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13.01.2007

L'euro, 5 ans après : nous avions raison nous, les eurosceptiques !

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Cinq ans après son entrée en service total, l'Euro ne fait plus rêver, pas plus que l'Europe, d'ailleurs.

Nombreux sont ceux qui voulaient enterrer les eurosceptiques, mais voilà que tout ne se déroule pas comme ils l'avaient prévu... 

Voici donc une proposition d'analyse de la situation par MCI!

 

 

Tout d'abord, la revue de presse

  
1) Vu sur actusite.fr le 12 janvier 2007  : "L'euro n'a plus la cote auprès des Européens"

"Selon la Commission européenne, les Européens ne sont plus que 48 % à trouver l'euro avantageux, contre 59 % en 2002.

L’euro ne fait pas l’unanimité auprès des consommateurs européens. La proportion d'Européens à trouver la monnaie globalement avantageuse a diminué de 11 points. En 2006, ils ne sont plsu que 48 % à l'apprécier, contre 59 % en 2002. C'est ce que révèle la Commission européenne qui vient de publier les résultats de son « eurobaromètre », réalisé par l'institut Gallup, portant sur « la zone euro, cinq ans après l'introduction des pièces et des billets en euros ».

Par ailleurs, les Européens pensent à 37,5 % (30,9 % pour les Français) que la devise européenne a plus d'inconvénients que d'avantages. Ainsi, 81,4 % des Européens (64,4 % de Français) affirment que la nouvelle monnaie a eu pour effet une augmentation des prix. Résultat : les comportements d'achats ont changé pour 58 % des Européens (64 % des Français). Certains consommateurs ont diminué leurs dépenses, par peur de trop dépenser car ils n'arrivent pas à évaluer le coût véritable de leurs achats. D'autres n'ont rien modifié, mais ils n'appréhendent pas leurs dépenses réelles. Pour faire face à cette « sinistrose », la Commission européenne met en avant les avantages techniques de l'euro : une inflation maîtrisée (2,4 % en moyenne dans la zone), des taux d'intérêts bas, une protection contre la crise des changes, une réduction sur le coût des produits importés, la transparence des prix...

Les Européens trouvent tout de même des avantages à la monnaie unique : le fait de pouvoir se déplacer dans la zone euro sans changer de monnaie et l'acceptation de l'euro par certains pays en dehors de la zone euro. Enfin, 3/4 des Européens (71 % de Français) affirment que le statut de l'euro est identique à celui du dollar ou du yen et la moitié sait qu'actuellement l'euro vaut plus que le dollar."  (E.S avec Capa Conseil)

 

 2) Vu sur lemonde.fr : "Angela Merkel : "Le débat sur l'euro en France m'inquiète"

"Après l'Italie, l'euro est mis en cause en France. Est-il à l'origine de l'inflation et de la détérioration du niveau de vie ?

Franchement, ce débat mené en France m'inquiète assez. L'existence de l'euro est liée à une décision commune que nous avons prise : avoir une Banque centrale indépendante. Il faut faire attention à ce que nos difficultés - l'adaptation à la mondialisation, les réformes à faire, les problèmes sociaux à résoudre - ne soient pas mises de manière injuste sur le dos de l'euro. C'est une monnaie très dure, car elle laisse apparaître de manière très tranchée là où un pays est compétitif et là où il peut avoir des problèmes. C'est pour cela qu'il pourrait être tentant de faire des changements provisoires pour évacuer temporairement des difficultés. L'abandon du franc et du mark a été un pas considérable. Si nous voulons conserver la confiance dans l'euro, nous devons le laisser en dehors du débat politique, laisser à la Banque centrale son indépendance : c'est la position allemande très ferme."

 

Ce qu'il faut retenir : 

 - On se rend compte que c'est l'idée de "monnaie commune" qui aurait du prévaloir sur la monnaie unique :

La monnaie commune aurait été une devise européenne complémentaire des monnaies nationales, sans critères d'admission, servant uniquement pour le tourisme et le commerce communautaire, c'est à dire pour voyager en Europe en toute tranquilité.

- Le souhait d'Angela Merkel est de maintenir le cap libéral européen : on ne revient pas sur la constitution car ceux qui ne la signent pas sont minoritaires et on conserve l'indépendance de la BCE, c'est à dire un politique monétaire pénalisante pour le commerce extérieur mais pas pour le monde de la finance!!!

En conclusion : l'europe pourrie qui se construit depuis Maastricht se meurt déjà, à petit feu, et il est grand temps de proposer un "plan B" offrant un nouveau modèle moins contraignant qui conserverait le rôle central des etats membres et non une supranationalité qui ne fait que nous entraîner vers l'abîme du nationalisme!

"Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène" (Jaurès, L'armée Nouvelle, 1914)

 

 

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