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23.06.2007
Juste après les législatives, le masque de Ségolène ROYAL tombe enfin ! En une semaine, que de révélations !

- Dimanche 17 juin, le soir même du second tour des législatives, elle annonce sa rupture avec son mari (qui est réelle déjà depuis presque 1 an mais qui a été cachée pour préserver son image), ce qui monopolise les discussions des journalistes et des politiques à la place de l’analyse des résultats...
- Mercredi, elle a vivement critiqué les mesures phares du projet présidentiel socialiste (le SMIC à 1.500 euros et la généralisation des 35 heures) qu'elle aurait été contrainte d'intégrer dans son "pacte".
- Jeudi elle rencontre Sarkozy, dans le cadre des consultations pour le mini-traité constitutionnel qu’il compte proposer à Bruxelles et elle se contente de critiques sur le contenu : rien sur la voie parlementaire plutôt qu’un référendum populaire ! Cela signifie donc qu’elle est « pour » s’asseoir sur le vote démocratique des Français en 2005 !
- Aujourd’hui (samedi 23 juin) elle décide de ne pas assister pas au Conseil national du Parti socialiste qui doit décider ce samedi d'un calendrier de refondation, après les défaites électorales présidentielle et législatives, ce qui est pour le moins surprenant compte tenu qu’elle est la première intéressée
- Demain (dimanche 24 juin) elle doit être coup sur coup l'invitée de Canal + à la mi-journée puis du 20h de TF1, ce qui illustre bien le fait qu’elle est avant tout, depuis toujours, la candidate des médias !
La tension monte au sein du PS :
Jean-Luc Mélenchon a déclaré mercredi 20 juin que la gauche du PS "est de plus en plus un alibi pour ce parti" et que "la question du divorce commence à être posée", imaginant un rapprochement avec les communistes pour construire "une force nouvelle".
Espérons qu'il dise vrai!
18:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, royal, segolene, actu, medias, europe
19.06.2007
La censure continue à France télévision : France 5 supprime "Arrêt sur images"

Pultôt qu'on long article, juste quelques précisions avant de laisser la parole à Daniel Schneiderman qui est le premier intéressé.
Nous vous avions parlé le mois dernier du documentaire interdit : "Sarko mot à mot" qui a été déprogrammé de France 2 sous la pression de l'intéressé. Cette fois c'est au tour de l'émission culte "Arrêt sur images" de se faire pulvériser en plein vol. Il faut dire que cette émission de décryptage des images de télévision avait été assez critique au moment des émeutes de 2005 et avec les grèves du CPE de 2006... C'est donc dans cette logique que les hommes de M. De Carolis, ami de Nicolas Sarkozy et président du groupe Fance télévisions, ont oeuvré pour faire déprogrammer l'émisssion à partir de la rentrée. Ainsi, on démonte un à un les contre-pouvoirs institutionnels... L'étau se resserre, le système Sarkozy s'affine!
Signez la pétition citoyenne sur : http://arret-sur-images.heraut.eu/
Voici quelques extraits du blog de Daniel Schneiderman :
"[...]Il faut que vous sachiez que c’est ainsi que les courageux dirigeants de France 5 en ont fini avec la plus ancienne émission de la chaine : sans un mot face à face, sans une convocation, sans l’ombre d’une raison donnée.
Quelques minutes après la mise en ligne de l’urgent du Point, le directeur de l’antenne Vilamitjama a appelé notre producteur Alain Taïeb. Il a parlé de "refonte générale de la grille". Il a dit "c’est ferme et irrévocable". Alain a dit qu’on ne se débarassait pas comme ça, au téléphone, des anciens serviteurs. Du coup, Vilamitjana, dans sa mansuétude, a consenti à le voir (moi, je suis aujourd’hui sur les bords de Loire). Il lui a dit : "c’est une formidable émission, mais elle est usée." C’est tout. Pas un reproche explicite. Auprès de certains des journalistes qui, en ce moment même, m’appellent en rafales, il a été plus loquace. Il parait qu’il nous aurait demandé de modifier la formule, de parler plus de ceci, moins de cela. Sachez que c’est faux. L’homme qui tient le stylo pour signer notre arrêt de mort, et porte le titre de directeur d’antenne, ne nous a jamais fait aucune suggestion que ce soit.
Mais l’important n’est pas dans ces péripéties. L’important n’est pas que Carolis et ses hommes décident, sans l’ombre d’une explication, de tuer Arrêt sur images.
L’important, c’est qu’ils ne sont pas effleurés par l’idée que cette émission remplissait une mission indispensable de service public.
L’important, c’est qu’ils renoncent impunément, sans un soupir, à cette mission : critiquer à la télévision, avec les armes de la télévision, le pouvoir des images.
Cette mission était, en 1995, au coeur du projet de chaine de la connaissance. C’était après la première guerre du Golfe, et ses dérapages en direct. C’était après la fausse image du faux charnier de Timisoara. Ceux qui avaient imaginé cette chaine, et s’appelaient Georges Duby ou Jean-Noël Jeanneney, avaient voulu voir si on pouvait retourner le monstrueux outil contre lui-même. Ils ne savaient pas très bien comment faire. Cavada, premier président, m’appela. "Ca vous tente ?" Je n’en avais pas la moindre idée, mais oui, ça me tentait. J’avais tout de même une intuition. Pour dépouiller les images de leur pouvoir, il fallait les arrêter.
[...] je pense à eux, évidemment, au quatuor des assassins tremblants. Tous ces mois à ronger leur frein, à attendre l’heure, avant de porter enfin le coup de poignard. Tous ces mois, ou toutes ces années. Ah, Carolis, depuis quand rêviez-vous secrètement de prononcer les mots que vous venez de prononcer ? Depuis que nous avions mis en lumière votre petit bidonnage sur France 3, quand vous aviez vendu des images de reconstitution d’un sauvetage en montagne, comme celles d’un sauvetage réel ? Depuis qu’il vous a fallu piteusement venir vous expliquer devant les télespectateurs de la médiatrice de France 3 ? Quel effet ça fait, Carolis, de porter si longtemps votre vengeance ?
Il parait que Vilamitjana avait déjà demandé l’arrêt de l’émission à Carolis l’an dernier (l’an dernier, c’est à dire après que nous ayions traité dans l’émission du problème de Mme Borloo, présentatrice de journal, et que Arlette Chabot s’en soit fort énervée). Je n’en sais rien. A vrai dire, ça m’est égal. Claude-Yves Robin (directeur général de France 5), Philippe Vilamitjama (directeur de l’antenne), Patrice Duhamel (directeur général de France Télévisions), Patrick de Carolis (PDG) : je ne sais pas, dans le quatuor, qui a tenu le poignard, qui a tenté de retenir la main de qui, qui s’est caché derrière qui. A vrai dire, ça m’est égal. Tous quatre sont à mes yeux responsables.
Au fond, la question n’est pas : pourquoi s’arrête Arrêt sur images ? La question est : pourquoi ne s’arrête-t-elle que maintenant ? Comment avons-nous fait, pour tenir douze ans ? "Si je touchais à l’émission, j’aurais l’impression d’être liberticide", nous disait, souriant et un peu étonné lui-même de cette drôle d’impression, Jean Mino, qui fut le premier directeur des programmes de la chaine, à sa création. Puis, vinrent d’autres hommes, qu’effleura sans doute la même impression.
Jusqu’au quatuor actuel. A-t-il décidé seul ? A-t-il entendu des suggestions ? Je n’en sais rien. Peut-être, seulement, aura-t-il été enhardi par la tendance de la saison, à la décomplexion.
Les hasards de la vie font que je dois me rendre, lundi prochain, à Genève. J’y suis invité par le comité des télespectateurs de la télévision publique. C’est un comité qui a une existence officielle. Parce que là-bas, figurez-vous, ils ont apparemment inventé un système pour que les télespectateurs puissent donner leur avis à propos des programmes de la télévision qu’ils paient. Un avis argumenté, se traduisant en mots et en phrases, et pas seulement en courbes d’audience. Je ne sais pas exactement comment ça marche. Je vous dirai à mon retour. Mais s’ils m’offrent l’asile médiatique, il n’est pas impossible que j’accepte"
11:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journalistes, Sarkozy, UMP, France, politique, medias, blog
17.06.2007
Enterrons le PS! Recontruisons la gauche!

Après une campagne présidentielle dominée par le "vote utile" les Français de gauche semblent bouder les urnes pour les législatives. Il faut dire que, passé l'effet "Ségolène", la dure réalité d'un PS sans projet éclate au grand jour... De plus la division de la gauche antilibérale n'a rien permis de faire émerger! La gauche traverse sa pire crise depuis le débute de la Veme République!
Après un long silence dédié à la réflexion, MCI propose aux militants de la gauche en ruines de procéder de la manière suivante :
1) Faire le grand tri gauche / droite au sein du PS
2) Faire le grand tri gauche de gouvernement / gauche d'obstruction au sein de la gauche
3) Et ensuite refondons un nouveau parti ou mouvement de gauche ayant pour but de gagner les élections de 2012!
Ras le bol du défaitisme!
Citoyens, citoyennes !
Laissez des impressions, des propositions sur MCI !
Il faut créer une constituante pour la nouvelle gauche du XXIème siècle !
18:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vague, bleue, ump, ps, legislatives, elections, gauche



