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27.08.2007
L'arnaque des renseignements "118"
18:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 118, telephonie, economie, actu, consommateurs, concurrence
Et bien moi je n'aimais pas Raymond Barre!
Notre Thatcher français est mort et voici le seul article publié valable pour le commémorer :
article paru sur : http://dedroiteagauche.blog.20minutes.fr/archive/2007/08/26/barre.html
"Un concert ininterrompu de louanges s'est abattu sur Raymond Barre, pour saluer un économiste d'exczption et un grand serviteur de l'Etat. Diificile dans ce contexte d'avouer que je n'aimais pas Raymond Barre, enfin je veux dire que je n'aimais pas l'homme qu'il était, et non l'intellectuel que je respectais.
Je l'avais rencontré à quelques reprises et j'avais constaté que l'homme avait une confiance dans ses propos et ses pensées qui ne faisait pas place au moindre doute. Il était un mélange de pensée moderne, critique et adogmatique, et un homme rigide, sur de lui et décalé.
Il était une bonne illustration de la difficulté que nous avons tous de mettre en harmonie notre vision du monde avec notre éducation et nos origines. J'avais été séduit par sa pensée rigoureuse, qui voulait incarner un "parler vrai" à une époque où le discours devait être "convenu" et répondre à une forme désuète et souvent mensongère.
Je l'avais même soutenu en 1988 dans sa tentative de représenter un nouveau courant de pensée politique, affranchi d'une querelle droite-gauche qu'il accusait de n'êttre qu'une querelle d'appareils au service de ses intérêts propres.
Mail je n'aimais pas ce titre de premier économiste de France qu'il aimait à rappeler. Il n'avait pas su prévoir, ni empêcher, les effets de la crise pétrolière de 1974, pourtant logique en raison d'une trop grande dépendance énergétique des pays occidentaux au pétrole. Il n'avait pas su combattre la montée du chômage, ni trouver le moyen d'en combattre les conséquences destructrices. Pas plus n'avait-il su comprendre qu'une frature sociale profonde était en train de se mettre en place, et qu'elle allait entraîner la chute de son président Valéry Giscard d'Estaing, l'arrivée de François Mitterrand au pouvoir, puis la victoire de Jacques Chirac sur fond d'analyse de cette coupure au sein de notre société.
Mais l'homme demeurait inflexible et rigide, emmuré dans sa certitude qu'une bonne réflexion suffit à convaincre les Français. Sa conception du service de l'Etat avait quelque chose de religieux, allant jusqu'à "comprendre" l'attitude de Papon pendant les années 40 ou soutenant "l'universitaire" Bruno Gollnisch au nom de l'indépendance d'esprit.
Né à la Réunion, il n'a pas brillé par ses prises de position en faveur des minorités, des Antillais ou des exclus. Il possédait une vision à mes yeux dépassée que toutes les décisions de l'Etat sont bonnes, et tant pis si l'on est pas d'accord.
Il n'avait pas compris que ce n'est pas seulement la classe politique qu'il fallait moraliser, mais l'Etat lui-même ainsi que le fonctionnement de ses institutions et de ses décisions. Sa pensée s'est arrêtée là où l'homme qu'il était s'était arrêté lui-même."
01:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : barre, politique, disparition, france, actu, economie




