« 2007-08 | Page d'accueil | 2007-11 »

30.09.2007

Didier Super : "Misère Joyeuse!" le documentaire!

Pour tous ceux qui ne connaissent pas Didier Super, et bien il n'est jamais trop tard! Il a réussi à trouver un informaticien pour lui confectionner un magnifique site internet...

Dans l'esprit de son clip "Marre des pauvres", ce "docu" tourné en Inde est d'un genre nouveau : aucun effort esthétique dans la forme (au contraire) mais au vitriol, maniant le sinisme à merveille! Un régal...

Donc voilà le docu en 2 parties (2 x 9'30) :

                                            PARTIE 1 :




                                             PARTIE 2 :  

27.09.2007

Pub et prévention ça peut avoir du bon! lol

26.09.2007

Un peu d'humour quand même : le retour de Martine!

Article trouvé ce matin sur le site de libé (merci John) :

"Martine, c’est notre copine depuis 1954, pour les plus anciens d’entre nous.

7623c7014f1885750788fea54f4bcd38.jpgMartine à la ferme, Martine à la foire, Martine chez papy et mamie, la délicieuse nunuche polie sage travailleuse n’en finissait pas de tout réussir au fil d’albums pleins de fraîcheur, nés de l’imagination de Gilbert Delahaye, dessins Marcel Marlier. Eh bien, c’est papy et mamie qui vont être contents de voir ce qu’elle est devenue, la petite fille parfaite, sous la patte d’un dénommé Tréméchan, détourneur de couves assez poilant (lien vers son blog) : Martine devient lesbienne, Martine se fait jeter par ses vieux, Martine fist fuck un moineau - un de nos préférés, faut-il l’avouer -, Martine a loupé la Gay Pride, Martine se fait entretenir comme une pute. On continue ?

Martine fait caca au fond du jardin, Martine veut tuer son chien, Martine se drogue, ­Martine n’a pas d’amis, etc.

Ça circule par mail, et comment dire ? pour une fois que Martine se sort les doigts du cul pour nous faire marrer, hein. Vous avez aimé Martine, vous allez adorer Martine."

 

 

Plus provoc encore, d'autres détournements de Tremechan sur des sujets beaucoup plus graves que nous n'avons pas pu résister à vous faire partager! Il fallait oser :

 

c183d7682ac40389ba438411a77b6cd1.jpg

 

 

Euro et OGM

cdf701e7dbf6e8c8f2e3ffc86c4f5fa3.jpgDeux informations diffusées simultanément il y a une semaine, rappelent que tout gouvernement national de l'Union européenne est prié de s'incliner face à la toute puissance des institutions communautaires, gardiennes de la religion néolibérale à l'européenne.

 

 

 

 

 

    Tout d'abord ce fut le problème de la montée vertigineuse de la valeur de l'Euro, qui plombe les économies européennes, privées d'exportations. Au passage, cela révèle l'inadéquation de l'Euro pour des économies très diverses : l'Allemagne productrice de produits "haut de gamme", ne souffre que très marginalement de cette hausse de l'Euro, tandis que la France, productrice, pour l'essentiel de produits de moyenne gamme (en dehors du très étroit marché du luxe), voit ses entreprises fusillées et contraintes à la délocalisation, hors zone Euro (un comble après toutes les promesses en 1999-2001 de lendemains qui chantent). C'est donc une bonne leçon d'économie financière : on ne met pas la charrue avant les boeufs! Une monnaie est un levier de la politique économique des Etats. Avec l'Euro, pour que ce levier fonctionne, il aurait fallu d'abord une convergence des économies européennes au préalable. Du coup, la BCE (qui est à Franfort et ce n'est pas un hazars) fait le choix du plus fort (l'Allemagne) et chaque jour qui passe affaiblit un peu plus la France... Sarkozy aura beau crier, interpeler JC Trichet (un Français, certes, mais libéral avant tout), ce n'est plus la France qui possède le levier monétaire! 

    Ensuite ce fut le problème des OGM qui, au delà de la question éthique de leur existence, polluent génétiquement, c'est un fait avéré, le reste des cultures.  M. Borloo, ministre d'État, ministre de l'Écologie, du développement et de l'aménagement durables, a beau avoir proposé de mettre en place un moratoire interdisant l'agriculture OGM en France, la Comission européenne lui a immédiatement rappelé que les Etats membres n'avaient pas compétence à légiférer sur la question... Dons la France n'a plus vraiment non plus de levier politique...

    Ainsi, la question européenne, qui a été volontairement éludée par les candidats du système ( Sarkozy et Royal), s'invite dans le débat national et met en évidence les limites de la souveraineté française... Donc, "l'hyperprésident" Sarkozy, tout aussi puissant qu'il veuille paraître, n'est malgré tout qu'une marionnette parmi d'autres, chargées d'appliquer le dogme libéral insufflé depuis le sommet par la Commission européenne ou la BCE (non-élus par les peuples)! Bien fait!

Dernière minute : la réintégration programmée de la France dans l'OTAN va encore limiter un peu plus sa marge de manoeuvre militaire et diplomatique face aux Etats-Unis... Ce n'est pas pour rien que De Gaulle l'avait quittée avec fracas en 1966!

A lire d'urgence : "L’Empire du moindre mal" de Jean-Claude Michéa

c98f17e4dfe7219d7f2c8c55e5c2c20a.jpeg"Fiche de lecture", par Régis Penalva, de la librairie Sauramps :

 

  Dans son nouvel opus, L’Empire du moindre mal, Essai sur la civilisation libérale, le philosophe Jean-Claude Michéa accomplit la critique radicale du projet conceptuel et civilisationnel apparu en Europe aux XVIIème et XVIIIème siècles. Refusant l’artificielle opposition entre un bon libéralisme politique et culturel et un hypercapitalisme dévoyé et cynique, Jean-Claude Michéa établit au contraire que le second n’est que le développement logique quoique monstrueux des prémices posées par le premier.

  Ce livre important dresse la généalogie des idées qui ont structuré le projet de la modernité : domination du modèle des sciences expérimentales, culte du Progrès et fétichisation de la croissance, imaginaire hanté par le spectre des guerres civiles idéologiques (guerres de religion...). Surtout, en révélant la gémellité constitutive du libéralisme de droite (avec son culte du Marché) et de celui de gauche et d’extrême-gauche (et leur lutte pour l’extension sans limite des droits), Jean-Claude Michéa explique la malédiction apparemment tragique qui poursuit ces dernières : faute de rompre avec l’imaginaire qui structure le règne illimité du Marché, la Gauche est condamnée comme par enchantement à participer activement et efficacement au triomphe d’un système qu’elle prétend (et qu’elle croit !) combattre.

  Jean-Claude Michéa ne condamne pas pour autant son lecteur à ce fatalisme et à ce renoncement qui ont fait de l’Empire du moindre mal le seul monde possible. There is, sans doute et n’en déplaise à Mme Thatcher, an alternative, celle qui pourrait naître d’une méditation audacieuse et libre des textes de George Orwell et de la tradition du socialisme originel de Pierre Leroux, celle que l’on voit se dessiner à travers les écrits des penseurs anti-utilitaristes disciples du grand anthropologue Marcel Mauss (cf. Les travaux d’Alain Caillé et de la revue du MAUSS), celle aussi qui a pour nom Décroissance dans les livres de Serge Latouche.

  Et c’est sans nul doute dans le livre de cet anarchiste conservateur humble et discret, parfois féroce et doué d’un humour ravageur, au style précis et élégant, que se dessine la vraie rupture, non pas celle (présidentielle ou de Gauche) qui n’est jamais que la stricte répétition du Même mais dans le Mouvement (faut qu’ça bouge, quand même !), mais celle qui réaffirme le primat de la common decency, cette morale commune qu’Orwell a découvert au contact de la classe ouvrière anglaise de son temps, primat aussi de la civilité et de l’amitié sans lesquelles nul monde, fût-il sans alternative, n’est possible.

 

Note de l'éditeur : 

    L’ambition du libéralisme est d’instituer la moins mauvaise société possible, celle qui doit protéger l’humanité de sa folie idéologique. Pour ses partisans, c’est la volonté d’instituer le règne du Bien qui est à l’origine de tous les maux accablant le genre humain. C’est en ce sens que le libéralisme doit être compris, et se comprend lui-même, comme la politique du moindre mal. Il fait donc preuve d’un pessimisme profond quant à l’aptitude des hommes à édifier un monde décent. Cette critique de la “tyrannie du Bien” a un prix. N’exigeant rien de ses membres, cette société fonctionne d’autant mieux quand chaque individu se consacre à ses désirs particuliers sans céder à la tentation morale. Comment expliquer alors que cette doctrine, à mesure que son ombre s’étend sur la terre, reprenne, un à un, tous les traits de son plus vieil ennemi, le meilleur des mondes, jusqu’à se donner, à son tour, pour objectif final la création d’un homme nouveau ?

    Ce livre décrit ce processus, et son aboutissement, tant dans sa version économiste, centrée sur le Marché et traditionnellement privilégiée par la “Droite”, que dans sa version culturelle, centrée sur le Droit, et dont la défense est désormais la seule raison d’être de la “Gauche”. Il saisit admirablement la logique libérale dans le déploiement de son unité originelle tout en élaborant les fondements d’une société décente coïncidant avec la défense de l’humanité elle-même. D’une densité et d’une ambition exceptionnelles, il redonne toute sa place à la figure de l’homme révolté à un moment où beaucoup la souhaiteraient voir disparaître.

 

Agrégé de philosophie, Jean- Claude Michéa enseigne à Montpellier. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, tous publiés aux éditions Climats, parmi lesquels : Orwell, anarchiste tory (1995), L’Enseignement de l’ignorance (1999), Impasse Adam Smith (2002, Champs-Flammarion, 2006), Orwell éducateur (2003).

 

 

 - Rencontre-débat avec Jean-Claude Michéa et Dany-Robert Dufour, auteur du "Divin marché", animée par Elisabeth Lévy, Jeudi 4 octobre à Montpellier!

   A 20h : Salle Pétrarque, Place Pétrarque, dansle cadre des "rendez-vous" de la librairie Sauramps. Entrée libre.

 

Vive la franchise sur les médicaments !!!

3f6cb255adb46f336dccfed476786541.jpgCela risque d'être le seul article de soutien de ce blog à la politique du gouvernement Fillon, mais cela prouvera, au moins qu'il ne pratique pas langue de bois dont la gauche n'arrive pas à se débarrasser! 

 

 

Alors, pourquoi vanter une taxe de plus qui pénalise surtout les ménages modestes et les malades? 

 

 

 

 

Cette loi aurait été abjecte si, bien évidemment, elle n'avait pas été assortie d'un plafonnement de 50€ par an, ce que l'on feint d'ignorer à gauche! Si l'on calcule bien, ramené à l'année cela fait moins d'1€ par semaine, une somme dérisoire.

Ce n'est donc pas l'apport de cette taxe au budget de la Sécurité Sociale qui est important, mais plutôt son effet psychologique! En effet, tout comme pour les antibiotiques, les Français (l'auteur de cet article inclus) ont pris la fâcheuse habitude de considérer comme un "bon médecin" quelqu'un qui leur en donne pour leur argent, c'est a dire qui a la plume lourde au moment de la prescription.

Bref, plutôt que de l'écoute (pour les personnes âgées ou fragiles), plutôt que de la pédagogie (parents et enfants), on privilégie les drogues! Car il faut bien appeler un chat un chat : un médicament est un composant actif, le plus souvent de synthèse, visant à stimuler, ou au contraire annihiler, voire même se substituer à la réaction du corps humain de façon artificielle. On drogue donc bien les malades pour les soigner. D'ailleurs, la prise de stupéfiants, passible de 30 ans d'emprisonnement en France, depuis la loi de 1973, est autorisée dans certains car dans un cadre thérapeutique...

            Autre aspect : l’analyse de l’intérêt des médicaments en termes de coûts et d’efficacité, maintenant : un article de l’ « UFC-Que choisir ? » vient de mettre en évidence que les médecins administrent les médicaments "de façon irrationnelle" : une étude de l’association portant sur trois classes de médicaments ("Inexium", "ART 50" et "Sartans"), vendus entre 2002 et 2006, met en évidence "l'existence d'un immense gâchis". Bien qu’il ne soient pas plus efficaces que d'autres produits pourtant moins onéreux, ils auraient coûté autour de 650 millions d'euros à la Sécurité Sociale ! Pire encore, l’association précise : "Nous avons par exemple constaté que les ventes d'Inexium avaient progressé sans explication en termes d'efficacité, ni en termes de prévalence de la pathologie". Derrière ces chiffres, un autre réalité : « les labos » qui viennent démarcher les médecins ont plus d’impact sur eux que l'information de la Haute autorité de santé (HAS), pourtant la seule fiable !

            De leur côté, les patients ne veulent pas voir en face le coût pour la société de leurs propres dépenses : payer une cotisation (Sécu+mutuelle) ne vous blanchit pas pour l’année ! Lorsque vous avez un abonnement téléphonique, tout dépassement de forfait vous est facturé et personne ne trouve à y redire. Cependant la santé n’est pas un abonnement où on est soigné à hauteur de ses cotisations, heureusement. Du coup, il faut faire sentir passer le coput des médicaments à la population pou l’amener à réfléchir sur la question (d’ailleurs, il est regrettable que les bénéficiaires de la CMU en soient exonérés car cela participe à leur déresponsabilisation chronique dans une société ou la solidarité devient aveugle)

Sans nier l’importance des médicaments dans une thérapie, la mise en place de la franchise sur les médicaments, doit donc permettre de modifier le rapport entre les patients et les médecins, car il ne faut pas se leurrer : l’argent est le nerf de la guerre !

En effet, par manque d’éducation à la citoyenneté, ce qui est à tout le monde n’est à personne… Et la Sécurité Sociales (survivance d’une société qui croyait à la solidarité) en fait les frais par ses déficits abyssaux, aggravés par le « paquet fiscal » offert aux plus riches par ce gouvernement libéral qui n’inspire, par ailleurs, aucune sympathie !

16.09.2007

"Dimanche Martin" et "l'école des fans" sont définitivement déprogrammés pour la rentrée 2007

Pour des raisons très personnelles, Jacques Martin ne pourra plus animer sa célèbre émission! Mais fort heureusement voici un de ses meilleurs extraits! A voir ou à revoir ...

Toutes les notes