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16.11.2007

Une évacuation injustifiée de l'université Montpellier III par les CRS : les preuves !

Ce matin à 5 heures, les CRS sont donc venus déloger les étudiants du campus Paul Valéry - Montpellier III au mépris de la loi : seul un péril immédiat peut justifier ce genre d'évacuation selon la loi Chevènement de 1984.

Voilà la situation réelle vue par le recteur lui-même avant qu'il ne décide d'autoriser l'évacuation du campus 48 heures plus tard (Agence de presse universitaire) :

Mercredi 14 novembre 2007,

Mouvement anti-LRU: le recteur s'oppose à l'évacuation de
Montpellier-III

   Le recteur de Montpellier s'est opposé hier soir, mardi 13 novembre
2007, à l'évacuation de l'Université Montpellier-III (Paul Valéry).
   il estime avoir une"divergence de perception" avec le président de
l'université
Montpellier-III sur la question de la sécurité des biens et des
personnes au sein de cet établissement.

"Le président Jean-Marie Miossec m'a informé hier après-midi qu'il
allait demander au préfet de procéder à l'évacuation de l'université. Il
a aussi décidé de fermer l'université. Je lui ai demandé de ne pas
demander l'évacuation et j'ai donné, en tant que chancelier des
universités, un avis défavorable à cette évacuation au préfet", affirme
Christian Nique. Le recteur ajoute: "Le président de Montpellier-III a
eu tort de fermer l'université parce qu'en face des 15 000 étudiants de
cette université, il n'y a que quelques dizaines de perturbateurs. On ne
ferme pas un service public quand il est en capacité de fonctionner.
L'université Montpellier n'aurait pas dû être fermée aujourd'hui. J'en
veux pour double preuve que des étudiants ont pu y entrer aujourd'hui et
que les squatteurs sont toujours là malgré la fermeture et n'ont pas mis
le feu". Le recteur affirme qu'il pourrait être amener à changer de
point de vue "si la sécurité des personnes et des biens était menacée".
"La situation est très différente de ce qui s'est passé lors du
mouvement contre le CPE où il y avait un beaucoup plus grand nombre de
perturbateurs et de réels dégâts. Aujourd'hui, il y a eu certes quelques
dégâts, mais uniquement quelques meubles abimés"
.

Par ailleurs, le recteur de Montpellier demande aux étudiants de
l'académie de s'informer sur la réalité de la loi LRU. "Il y a trop
de manipulations et de désinformations sur cette loi. Je leur demande
aussi de dire non à la violence, de ne pas cautionner les blocages qui
sont le fait d'une minorité et de participer aux AG et aux votes car,
dans le cas contraire, une minorité peut compromettre leur année
universitaire".

Il est donc très clair qu'à Montpellier ou ailleurs les évacuations relèvent de la pure répression politique et non de la sécurité des biens et des personnes tant invoquée!!!!

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