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20.04.2008

Pour ne pas laisser les profs de coté...

Les deux profs "timbrés" de "La chanson du dimanche" s'en prennent à leur collègue Xavier Darcos :

 

17.04.2008

Mai approche et dans grêve il y a rêve...

 Pardon d'avance de faire ainsi de la pub pour la LCR sur ce blog, mais il est des combats communs à tous les gens de gauche...
 

Sans papiers pour Pékin...

16.04.2008

L'europe : ennemie définitive de la démocratie

 

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Voici un article glané sur l' Observatoire de l'Europe :

"L'UMP, le Modem et le PS refusent par avance le résultat du référendum irlandais"

...si la réponse était "non", bien entendu. Doit-on s'en étonner, puisqu'ils n'ont déjà pas respecté le résultat négatif du référendum français ? Au cours de la séance de vote qui s'est déroulée le 20 février 2008 à Strasbourg au Parlement européen sur le Rapport Corbett-Mendez de Vigo relatif au traité de Lisbonne, un amendement (n°32) était sobrement rédigé : le Parlement européen "s'engage à respecter le résultat du référendum irlandais". Qui oserait voter contre, franchement, l'affirmation du respect du résultat futur des urnes, donc de la démocratie ? Réponse, s'agissant des eurodéputés Français : 46, de l'UMP, des Socialistes et du Modem. Voici en effet dans le détail le résultat du vote par appel nominal sur cet amendement n°32 (source : Parlement européen)


1. Ont voté contre l'amendement : 46 députés français
Libéraux (Modem et nouveau centre) : Beaupuy, Cornillet, Fourtou, Gibault, Griesbeck, Laperrouze, Lehideux, Morillon (Sarnez et Cavada absents)
Démocrates Chrétiens (UMP & autres divers droite) : Audy, Daul, Descamps, Fontaine, Fouré, Gaubert, Gauzès, Grossetête, Lamassoure, Mathieu, Morin, Sudre, Toubon
PSE, (Socialistes) : Arif, Berès, Bourzai, Carlotti, Désir, Douay,Guy-Quint, Hazan, Le Foll, Lefrançois, Navarro, Neris, Patrie, Peillon, Poignant, Pribetich, Savary, Schapira, Vaugrenard, Vergnaud, Trautmann, Weber
Verts (Ecologistes) : Aubert, Bennahmias, Libietz
2. Se sont abstenus : 3 députés français
PPE : de Veyrac
Verts : Flautre, Onesta
3. Ont voté pour : 17 députés français
Groupe IND/DEM (souverainistes) : Couteaux, Louis, de Villiers
GUE (PCF) : Hénin, Jouye de Grandmaison, Wurtz
Non Inscrits (FN) : Golnisch, Lang, Le Pen, Marine Le Pen, Le Rachinel.
PSE : Laignel
Gageons que si la réponse des Irlandais est un "oui" au traité de Lisbonne, UMP, Modem et PS seront les premiers à s'en féliciter et à célébrer la "démocratie"... Si c'est un "non", comme d'habitude on leur reposera la question jusqu'à ce qu'ils donnent la réponse qu'on attend d'eux, bis repetita placent...

 


Comme après le référendum de 2005 en France et en Hollande, les mêmes recettes donnent les mêmes résultats!

Nos démocraties européennes définitivement basculé dans un régime sans opposition, une dictature de velours où on laisse un peu de liberté d'expression (sans médias) et de démocratie (sans tribune) aux opposants au régime à condition qu'ils restent marginaux... Et quand il est sérieusement attaqué, le régime sanctionne! (répression généralisée des mouvements étudiants en Europe)

15.04.2008

Haltes aux idées reçues : l'essence n'est pas si chère...

1543015737.jpgAprès avoir reçu un mail annonçant que nous étions, nous Français, une fois de plus les vaches à lait d'un système-monde ou la chute du Dollar et la hausse de l'Euro ne se répercutaient pas à la pompe par une baisse logique des prix mais par une forte hausse, la rédaction MCI a mené une enquête sans concessions, allant jusquà produire des chiffres sur le pouvoir d'achat au plus près des conditions de vie de la classe moyenne (la vraie vache à lait de l'Etat contrairement aux pauvres et aux riches qui, eux, bénéficient des largesses de celui-ci). Donc voici les résultats détaillés depuis 2000 :

 

 

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 Il ressort de ce graphique que le prix de l'essence à la pompe et le salaire moyen des Français ont suivi exactement la même évolution entre 2000 et 2005. En revanche, depuis 2005 on assiste à un décallage dans ces évolutions, le prix de l'essence à la pompe ayant grimpé de 4% de plus que les salaires.

Si on ajoute à cela le fait que, dans le même temps, l'indice des prix à la consommation a progressé plus vite, depuis 2005, qu'entre 2000 et 2005, tout cela contribue à réduire l'augmentation du pouvoir d'achat des Français moyens. (d'ailleurs les dépenses de carburant sont prise en compte dans le calcul de l'indice des prix à la consommation)

 Mais si l'in veut être optimiste, on peut quand même remarquer que, depuis 2000, le pouvoir d'achat des classes moyennes a augmenté de 6% (131-125), ce qui représente une évolution positive de 0,75% par an, donc pas de quoi pavoiser quand même !!! (Dans le meme temps le pouvoir d'achat d'un Polonais a progressé de 50%!) la réalité est donc une stagnation du pouvoir d'achat des classes moyennes.

Donc une augmentation réelle du prix du carburant (déduction de l'inflation) de 10% depuis 2000 alors que le pouvoir d'achat est en berne, ça se ressent!

Pourtant, le pire reste à venir : regardez les courbes du baril de brut en Euro et en Dollar : entre 2000 et 2008, grâce au taux de change euro/dollar le baril n'a fait que doubler dans la zone Euro alors que pour le reste du monde il a été multiplié par 4!!!

1°) les marges de manoeuvres s'amenuisent pour les distributeurs donc l'augmentation du prix de l'essence à la pompe est inexorable

2°) le prix du baril n'est pas près de chuter et l'on ne peut pas espérer voir le rapport Euro/Dollar se creuser un peu plus, au risque de connaître une crise économique grave : donc la conversion Euro/Dollar du brut ne peut plus servir de levier bien longtemps...

Moralité : préparez vous à être un peu plus écolos : covoiturage, transports en commun ou alors achat d'une voiture très peu gourmande en carburant pour les plus aisés!

 

 

Archives sous scellé!

1347084876.jpgChers lecteurs, voici un  texte transmis par l'AUSPAN (Association des Usagers du Service Public des Archives Nationales). Il concerne le projet de loi sur les Archives qui vient d'être adopté par le Sénat :

 

 





"Le texte du nouveau projet de loi sur la conservation et la communication des Archives a été adopté par le Sénat. Des auditions ont été faites par la commission des lois de l’Assemblée nationale cette semaine et le texte doit être prochainement voté (dans la deuxième quinzaine d’'avril selon le calendrier parlementaire, peut- être le 17). Ce texte est disponible sur le site de l’Assemblée : page d’'accueil aller à la rubrique « document parlementaire », projet n°566 ou cliquez sur ce lien : http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl0566.asp

Ce projet mérite votre attention dans son ensemble, mais plus particulièrement le chapitre « régime de communication ». Il prévoit certes un raccourcissement des délais légaux d’accès à une partie des documents (vingt-cinq ans contre trente, ou cinquante contre soixante par exemple) mais comprend aussi quatre points très inquiétants.

- La création d’une nouvelle catégorie d’archives : les archives incommunicables. Elles pourront ne jamais être communiqués au nom de la «sécurité nationale » (armes biologiques…) et de la « sécurité des personnes », certainement immortelles. Il y a une contradiction dans les termes du texte, qui ne permet pas de comprendre quelles sont les intentions du législateur. Il est dit :

Art. L213-1 : "Les archives publiques sont [...] communicables de plein droit" et L 231-2 : « il existe des archives qui "ne peuvent être consultées" ».

Cet art. 213-2 n'a pas de raison d'être, car :

- 1/ les informations permettant de concevoir des armes biologiques ou de destruction de masse sont nécessairement récentes ; or celles-ci sont déjà couvertes par l'art. 213-2 I 3° ;

- 2/ les informations de nature à compromettre la sécurité des personnes sont déjà visées par le 213-2 I 4°.

- Un nouveau délai, fixé à soixante-quinze ans, est créé, fondé sur une extension de la notion de protection de la vie privée, visant la plupart des archives publiques (Art. L. 213-2-4). Il y a ici amalgame entre la « protection de la vie privée » (celle-ci n’étant pas plus définie) et le fait de rendre publique « une appréciation ou un jugement de valeur », catégories particulièrement floues. Ou pire, le fait de « faire apparaître le comportement d’une personne dans des conditions susceptibles de lui porter préjudice ». Pratiquement tous les dossiers d’archives publiques, tels les rapports de préfets, contiennent des jugements de valeur. Qui décidera – et sur quels critères – ce qui doit être ouvert alors ? Fixer la barre à 75 ans, conduirait de plus à refermer de nombreux dossiers ouverts depuis 15 ans. Verra-t-on se de refermer pour quelques années les études sur le Front populaire, la 2e Guerre mondiale et Vichy, ou celles sur la guerre froide qui commençaient à s’ouvrir librement ? Certes, restent les dérogations, mais c’est placer les chercheurs sous le sceau du privilège individuel pour 25 ans de plus.
- Une notion de « secret des statistiques » est introduite de façon répétitive (14 occurrences au mot secret, dont 8 au secret statistique). L'’article 25 – nouveau – dit dans un I que les documents administratifs (immédiatement consultables en vertu de la loi de 1978 sur la transparence administrative) ne sont communicables qu'aux intéressés quand ils portent atteinte au secret de la vie privée ou comportent des jugements sur les personnes. C'est le cas des dossiers d'instituteurs par exemple. Dans un II, il ajoute que les documents visés aux I sont consultables dans les conditions fixées par le 213-2 : c'est-à-dire 75 ans. Et comme ce II de l'article 25 nouveau ne mentionne pas le 213-3, qui est l'article autorisant des dérogations, le couvercle est vissé. Nul chercheur ou citoyen ne verra les dossiers de cour de justice ou les dossiers personnels avant 75 ans : aucune dérogation n’est possible.

- L’art. 213-I 4° aurait pour conséquence d'interdire toute recherche sérielle postérieure à 1923 ; l'art. 213-2 4° rend très difficile la consultation des listes nominatives.
- Enfin, le système des protocoles, déjà en vigueur pour les Chefs d’État et dont on a constaté les dérives dans certains cas est étendu à tous les papiers des ministres (Art. L. 213-4). Il permettra à ceux- ci de traiter les archives publiques produites par eux et par leurs collaborateurs, comme des archives privées jusqu’à leur décès. Les nouvelles dispositions prévues par ce texte sont extrêmement graves : elles traduisent une défiance inquiétante de la part des pouvoirs publics envers la communauté des chercheurs certes, mais de façon plus globale, envers la communauté des citoyens. Elles sont en contradiction flagrante avec les recommandations du Conseil de l’Europe adoptées le 21 février 2002 par le comité des ministres.

Nous tenions à vous faire savoir sans attendre cette 1ère information. Une pétition et d’autres initiatives sont en discussion. N’hésitez pas à faire circuler le texte voté par le Sénat et soumis aux députés et à diffuser ces informations."

07.04.2008

Jeux Olympiques de Pékin : Stéphane Diagana commémore à sa façon le geste courageux de Tommie Smith et de John Carlos au Jeux Olympiques de Mexico...

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(Amis lecteurs, ceci est bien évidemment un montage satirique!)
 
 
 
Entre courage et business, quarantes années de reniement...
 
 
JO de Mexico - 1968 (Source WIKI) : Le 17 octobre 1968, une controverse éclata au terme de la finale masculine du 200 mètres. les coureurs américains Tommie Smith et John Carlos arrivés premier et troisième du 200 mètres protestent contre la ségrégation raciale aux États-Unis en baissant la tête et en pointant, lors de l'hymne américain, leur poing ganté de noir vers le ciel, sur le podium de la remise des médailles.

Ce geste symbolique est la marque de leur soutien au mouvement politique noir-américain des Black Panthers et du Black power (pouvoir noir aux États-Unis). Ce geste fut déclaré scandaleux par le Comité International Olympique, qui ordonna aux officiels américains de suspendre Smith et Carlos. Ces derniers seront par la suite exclus à vie des jeux Olympiques.

Lors de ces jeux de Mexico, les athlètes noirs-américains, mais également une large majorité de leurs compatriotes blancs, portèrent sur leur veston un macaron portant l'inscription "Olympic project for human rights" (Projet olympique pour les droits humains). John Carlos déclara avant le début des jeux que les athlètes noirs d'Amérique ne boycotteront ou saboteront les jeux mais qu'ils réaffirmeront leur position contre l'injustice envers les noirs. Après son geste, il déclara aux journalistes : "Après ma victoire, l'Amérique blanche dira que je suis Américain, mais si je n'avais pas été bon, elle m'aurait traité de Négro".

 

    JO de Pékin - 2008 : les athlètes français, non contents de refuser de boycotter les Jeux de Pékin, non contents de refuser de porter un badge aux Jeux Olympiques, comme en 1968, sur lequel serait écrit "liberté" en chinois, non contents de refuser de participer au relais de la flamme olympique à Paris, se permettent de s'offusquer des incidents parisiens créés par les défenseurs de la liberté!

    Dans cet état d'esprit, Stéphane Diagana, premier porteur de la flamme Olympique n'a donc rien trouvé de mieux que de faire part de son agacement aux journalistes du journal de 13 heures!

    Nos athlètes se sont donc rangés du coté du business et du totalitarisme (d'ou le choix de ce montage) plutôt que dans le camp de la liberté!

Mais, après tout, le culte de la performance, cher aux sportifs, est à la fois le point commun du capitalisme et des totalitarisme...

 

06.04.2008

De l'olympisme au Casino, les jeux sont faits...

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Quelque chose de pourri dans les Jeux

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Depuis les années 1930, avec le maintien des Jeux Olympiques à Berlin malgré un changement radical de régime, passant de la démocratie au nazisme nous n’avons eu qu’une longue série de preuves montrant le caractère peu scrupuleux du CIO.

Après les Jeux de Berlin on pourrait citer ceux de Moscou en 1980 et de Los Angeles en 1984 qui symbolisent le retour des tensions, en pleine Guerre froide, avec le boycott respectif des jeux, à tour de rôle, par les Américains et par les Russes. En effet, à la fin des années 1970 c’est la l’URSS qui triomphait dans le monde et qui pouvait donc faire pression sur le CIO pour obtenir les Jeux. Au début des années 1980 la situation s’était inversée et ce furent les Américains qui, à leur tour furent en situation de force pour imposer les Jeux chez eux.

 

Depuis la fin de la Guerre froide, les conditions d’attribution des jeux ont changé : le pouvoir est aux multinationales et aux groupes financiers. On retient donc à la fois l’Etat le plus à même d’en payer le prix mais surtout que celui-ci se plie à leurs conditions, c'est-à-dire leur permettre d’augmenter leurs profits, mais aussi pour faire triompher leur idéologie. Dans cet esprit, l’attribution la plus caricaturale des Jeux revint, juste à la fin de la Guerre Froide, à la ville d’Atlanta qui est aussi le siège de Coca-Cola, principal partenaire de la manifestation sportive. La même année que les Jeux d’Atlanta, en 1996, Christian Bromberger résumait déjà cette idéologie dans « Aimez-vous les stades ? » (in Le sport c’est la guerre, Manière de voir, mai 1996), à savoir la volonté d’avoir des : «foules conditionnées par l’esprit de compétition et le culte de la performance sans limite, persuadées de la légitimité du combat perpétuel, de la juste domination du vainqueur couvert d’or et de prestige, de la soumission du faible au fort, de l’exploit et de la réussite individuelle. »

Il est très intéressant de rapprocher cette analyse de celle d’un certain Adolph Hitler qui écrivait déjà dans Mein Kampf : « des millions de corps entraînés au sport, imprégnés d’amour pour la patrie et remplis d’esprit offensif pourraient se transformer, en l’espace de deux ans, en une armée. ». Vue sous cet angle, la logique du monde de la finance n’est finalement que très peu éloignée de celle du totalitarisme…

Dans ces conditions, une idéologie totalitaire comme celle de la Chine ne peut que satisfaire à celle de ces grands groupes qui y font, d’ailleurs, déjà une grande part de leurs bénéfices, la Chine étant devenue le moteur de la mondialisation. Jean-Marie Brohm va encore plus loin en disant que le sport est « un véhicule puissant de diffusion de l’idéologie établie » et contribue ainsi à pérenniser le système actuel. Dans le cas présent des J.O. de Pékin, c’est justement le compromis machiavélique passé entre les multinationales et le gouvernement chinois : les deux parties doivent pouvoir profiter des Jeux pour asseoir un peu plus la légitimité de la mondialisation tant pour le monde que pour le peuple chinois.

Funk, un assistant de Goebbels déclarait : « Les jeux sont une occasion de propagande qui n’a jamais connu d’équivalent dans l’histoire du monde. » (in A. STRENK, The thrill of victory and the agony of defeat, Orbis, 1978). Les Jeux Olympiques de Berlin furent un succès international qui a permis au régime nazi de montrer sa puissance, par l’intermédiaire des cérémonies gigantesques et des nombreuses victoires des athlètes allemands pour montrer la puissance de leur idéologie… Deux ans plus tard, l’Allemagne envahissait les Sudètes avec une extrême passivité des démocraties occidentales et l’année suivante c’était le début de la Seconde Guerre mondiale…

 

Le gouvernement chinois ne respecte pas ses engagements olympiques et cela ne se résume pas au très réducteur Tibet :

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« Messieurs, Charbonnier est Maître chez soi. Nous sommes un Etat souverain […] Nous faisons ce que nous voulons de nos socialistes, de nos pacifistes et de nos juifs, et nous n'avons à subir de contrôle ni de l'humanité, ni de la SDN ». Cette invective était la réponse de Josef Goebbels, Ministre de la Propagande et de l'Information aux critiques des membres des membres de la SDN en 1933. Mais en remplaçant les Juifs par les Tibétains et la SDN par l’ONU, elle garde toute sa fraicheur en Chine…

 

Interrogé par rapport à la crise tibétaine actuelle par le Alternaives Internationales, dans un article intitulé « La crise tibétaine : une menace pour l'unité nationale ? », Jean-Philippe Béja enseignant-chercheur au CNRS/CERI-Sciences-Po, déclare concernant l’état d’esprit du gouvernement chinois :

« Pour les dirigeants chinois, ces manifestations (pourtant prévisibles puisque chaque année au mois de mars on ressent de l'agitation au Tibet) ne pouvaient arriver à un pire moment. Alors qu'ils sont obnubilés par la nécessité de présenter l'image impeccable d'une Chine moderne, harmonieuse, ouverte sur le monde à l'occasion des Jeux olympiques du mois d'août, elles viennent montrer que de fortes tensions agitent la société.

Les communistes chinois considèrent toute manifestation comme un signe de désordre. D'où les mesures prises contre les activistes du mouvement de défense des droits civiques depuis près d'un an : arrestation de militants et d'avocats qui défendent les droits des paysans victimes d'abus (Chen Guangcheng au Shandong, Guo Feixiong au Shandong, Hu Jia à Pékin), condamnation à de lourdes peines des organisateurs de pétition (Yang Chunlin condamné à 5 ans de prison pour avoir fait signer une pétition intitulée « nous voulons les droits de l'Homme, pas les Jeux olympiques»), évacuation des pétitionnaires venus réclamer justice à Pékin lors des réunions de l'Assemblée populaire nationale). Moins que jamais les dirigeants du Parti ne sont prêts à laisser s'exprimer le mécontentement social. Si l'on ne discute pas avec les paysans mécontents, les ouvriers licenciés, les citadins expulsés à la faveur des grands chantiers, peut-on négocier avec des manifestants Tibétains, violents qui plus est ? »

Il faut donc bien voir là que le Tibet est l’arbre qui cache la forêt ! La condamnation presque simultanée avec l’allumage de la flamme olympique de Yang Chunlin (évoqué plus haut) n’est pas un hasard : le gouvernement chinois a plus peur des 750 millions de laissés pour compte de son développement spectaculaire que de Reporters sans Frontières. C’est pourquoi il ne faut pas se contenter de vexer le gouvernement chinois et les 300 millions de nantis du système. Il faut boycotter totalement les jeux, pas simplement se présenter avec un badge (comme le voudrait RSF) parce que si l’on peut facilement manipuler les images, sans images et sans résultats on ne manipule rien ! Certes, on nous parle beaucoup de l’Etat d’esprit du peuple chinois : si on les prive de fête aux jeux ils peuvent le prendre mal et nous le faire payer ensuite… Avec les Jeux, il se refera une santé par l’esprit de conquête, sportive au départ… Donc, pour rester dans l’esprit de l’avant-guerre, reprenons Churchill (pas encore au pouvoir) qui, en 1938, avait fermement condamné l’attitude des ministres Anglais et Français des Affaires Etrangères qui avaient cédé, à la conférence de Munich, sur l’annexion des Sudètes en disant : « entre la honte et la guerre, ils ont choisi la honte mais ils auront quand même la guerre ».

 

Pour conclure : en boycottant collectivement les Jeux Olympiques de Pékin, les Occidentaux auraient au moins une assurance : celle de faire tomber le régime chinois et donc permettre une émancipation de son peuple ainsi que de faire cesser l’appétit impérialiste grandissant de ce pays qui provoque déjà des guerres (au Darfour et au Tchad). Mais ce sont les groupes financiers et les multinationales, trop impliqués dans ce régime, qui ont le pourvoir en Occident et non les politiques, donc cela n’arrivera pas !

 Enfin, ne doit-on pas tout symplement boycotter définitivement jes Jeux Olympiques qui n'ont plus rien à voir avec ceux créés par Pierre de Coubertin plutôt que de se comprommettre dans de futures olympiades encore plus douteuses? En 2014, nous aurons droit à un mix des "JO CocaCola" d'Atlanta et des "JO dictature" de Pékin avec les "JO Gazprom-Poutine" de Sotchi !!!

Tel un casino, les Jeux Olympiques sont aux mains d'une mafia classique: un pouvoir basé sur l'argent facile grâce à la mainmise économique, l'intimidation des rivaux par différents moyens plus ou moins sordides et de la drogue pour les athlètes (qui remplacent là, c'est vrai les protituées)!!!

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