25.09.2008
Quand les scientifiques se prennent pour des dieux : les dangers de l'accélérateur de particules du CERN à Genève

" Un accélérateur de particules au banc des accusés
Le grand collisionneur de hadrons (Large Hadron Collider), très attendu dans la communauté scientifique, est mis en accusation, coupable de pouvoir produire un trou noir pouvant engloutir la Terre !
En effet, deux « physiciens », l’un espagnol (Luis Sancho), l’autre américain (Walter L. Wagner), voient un danger pour notre Terre dans cet accélérateur de particules. Ils craignent la création de « particules lourdes animées de vitesses très lentes » engendrant selon eux des minis trous noirs nous mettant tous en danger.
Le LHC est censé révolutionner le monde de la physique, en apportant notamment des précisions sur les premiers instants de l’univers, juste après le big-bang, grâce à l’étude des particules issues d’une très forte collision de « deux faisceaux de particules subatomiques ». Le porte-parole du CERN, l’organisation européenne pour la recherche nucléaire, responsable du projet, précise que « deux études ont déjà démontré que les recherches étaient sûres ».
Rappelons que le physicien Américains Walter L. Wagner n’en est pas à son coup d’essai, il a déjà, en 1999, protesté de la même façon contre un accélérateur de particules américain. "
Source: Galgui-Info
NB : par ailleurs, une autre plainte a été déposée, fin août 2008, en Europe, devant la cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg pour les mêmes raisons. La plainte a finalement été rejetée quelques jours plus tard!
"Le trou noir du CERN", cette vidéo a été vue plus de 2,6 millions de fois (preuve de l'inquétude qu'elle soulève :
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17.09.2008
Fin de partie pour le néo-libéralisme et la mondialisation économique...
Avant toute chose, un petit historique du processus de mondialisation économique qui ne date pas d'aujourd'hui : des échanges importants et de vastes empires ont existé, au niveau mondial, depuis l'antiquité romaine, notamment avec la Chine, mais les historiens n'osent pas parler de "mondialisation".
Ce qui est certain c'est qu'une première mondialisation a commencé avec le processus colonial et s'est effondrée dans les années 1930... La seconde a commencé dans l'après-guerre et est en train de se terminer...
I - La première mondialisation
I.1 - XVIe siècle-années XIX : nondialisation et capitalisme croissent ensemble
Entre le XVIe et la fin du XIXe siècle se constitue progressivement une économie mondiale hiérarchisée (une « économie-monde » selon la formule de Fernand Braudel dans « La dynamique du capitalisme ») où les différentes parties de la planète sont mises en relation de manière brutale par la vague d’expansion de l’Europe occidentale. Ce processus, en plus de la mise à disposition forcée des ressources des peuples colonisés par les puissances coloniales d’Europe, a aussi entraîné la destruction progressive de civilisations avancées qui sans cela auraient pu suivre leur propre évolution dans un cadre pluriel sans nécessairement passer par le modèle du capitalisme européen.
I.2 - A la fin du XIXe siècle la mondialisation est en plein essor.
Le ressort essentiel du processus est alors l'abaissement des coûts de transport, avec la généralisation de la machine à vapeur et celui des coûts de communication avec le télégraphe. Ces deux éléments permettent la mise en communication des différentes parties du globe et d'importants transferts d'hommes, de biens et de savoirs en fonction des inégalités de peuplement, de richesse et de pouvoir. Des flux de population sans précédent dans l’Histoire sont perceptible à l’échelle planétaire car l’industrialisation débauche la main d’œuvre paysanne des campagnes avec la révolution agricole qui provoque l’exode rural. La prospérité alimentaire provoque une hausse de la population en Europe que les mines et l’industrie ne suffisent pas à absorber. Les occidentaux migrent alors massivement à travers le monde (Amériques, Australie, Algérie…). Ces flux de population modifient en profondeur la répartition de la main d'œuvre au niveau mondial.
Au niveau économique, l'industrialisation rend possible le développement d'échanges de produits manufacturés entre pays industrialisés et en cours d'industrialisation, tandis que la colonisation entraîne des flux de matières premières depuis les colonies vers l'Europe. Mais l'impact économique de ces échanges est cependant plus faible que celui induit par les migrations mondiales.
La colonisation a également pour effet d'intégrer l'essentiel de la planète dans un espace géopolitique commun, et de favoriser des transferts financiers entre pays ainsi que vers les colonies.
Dans le domaine culturel, la multiplication des récits de voyage ou des modes comme le japonisme montrent la montée en puissance dans l'imaginaire européen d'autres cultures, elles-mêmes souvent mises à mal par la colonisation. Jules Verne fait faire à Philéas Fogg « Le Tour du monde en quatre-vingts jours, grâce au génie technique européen ». À cette époque cependant, le mondialisme trouve sa première expression d'ampleur sur le socle du marxisme avec la fondation des Internationales.
I.3 - Les débuts du XXe siècle sont marqués par une méfiance croissante à l'égard des échanges mondiaux
et l’effondrement de la première mondialisation
Le phénomène commence dans le secteur où les échanges étaient les plus importants, celui de flux humains. Avec la mise en place de quotas à l'immigration (1911 pour les asiatiques, 1921 pour les autres populations), les États-Unis arrêtent brutalement le flux le plus important, tandis que les révolutions russes privent l'Europe d'un important partenaire commercial et financier.
A l’issue de la Première Guerre Mondiale, les Etats-Unis, après s’être enrichis en alimentant l’effort de guerre des Européens jusqu’en 1917, leur prêtent massivement les devises nécessaires à leur redémarrage économique. Les échanges reprennent de plus belle pendant les années 20 et même trop bien : personne ne croit que la croissance ne puisse connaître de fin. Les observateurs ne prêtent pas d’attention aux signes d’essoufflements de la machine. Avec le crack boursier de 1929, les Etats-Unis, les premiers surpris, réagissent par la peur en rapatrient leurs capitaux d’Europe où ils propagent la crise. C’est alors la course au protectionnisme et la plupart des pays érigent alors d'importantes barrières douanières dans le but de protéger leur économie, marquant le point d'arrêt quasi-total de la mondialisation car à la panne économique suit la panne politique, provoquant l'effondrement de la Société des Nations et un repli national, voire nationaliste, surtout quand on a pas d’empire colonial pour retrouver son souffle.
II- La seconde mondialisation
II.1 - Un thème qui a retrouvé une nouvelle jeunesse, sur le plan économique, dans l’après-guerre.
Après la crise des années 30 et la Seconde Guerre mondiale, il était admis dans l'ensemble du monde occidental que l'ouverture des frontières irait de pair avec la croissance. Le système économique et monétaire était donc à refaire :
- d'un côté, les accords de Bretton Woods et leur régime de parités fixes placé sous le contrôle du Fonds Monétaire International (FMI).
- de l'autre, la création de la Banque Internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), chargée d'accorder des crédits aux pays pauvres ou détruits par la guerre.
- Le troisième pilier devait être l'Organisation internationale du commerce (OIC), qui n'a jamais vu le jour. En effet le Congrès américain se refusa à en ratifier la naissance, jugeant que la Charte de La Havane (1948) qui l'instituait, légitimait le protectionnisme, organisait le dirigisme économique et même la planification, contre la libre concurrence.
C'est donc sous la seule égide de l'accord de Genève, signé un an plus tôt (1947), et connu sous le nom de GATT, que le commerce international se trouve placé. Celui-ci n'est pas une organisation mais un simple protocole d'accord qui ne concerne qu'une réduction des droits de douane. Le GATT parvient ainsi à contrôler près de 60 des tarifs douaniers dans le monde.
1955 : L'Organisation de coopération commerciale complète l'accord du GATT.
II.2 - L'essor de la mondialisation après la Guerre froide
Depuis 1989 et la chute du communisme, mettant la fin aux deux « blocs » Est/Ouest, l'internationalisation des échanges a pris un nouvel essor. Le « nouvel ordre mondial » prôné par le président Bush père dans son discours du 11 septembre 1991 commence à se mettre en place avec les sommets du G7 (qui deviendra G8 avec l’entrée de la Russie en 1998) et le forum économique de Davos, en Suisse, qui rassemble les grands responsables économiques du capitalisme mondial et est considéré comme le symbole le plus visible du phénomène de mondialisation, surtout par les mouvements de contestation qu’il suscite.
1994 : (15 avril) L'accord de Marrakech, au Maroc, fonde la création de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui remplace la GATT. Institution de nouvelles règles économiques, portant notamment sur une libre circulation des biens et des capitaux, laquelle a favorisé le triomphe exclusif du modèle économique capitaliste.
1995-2000 : La bulle Internet (dot-com bubble en anglais) ou bulle technologique est une bulle spéculative, qui a affecté les « valeurs technologiques », c'est-à-dire celles des secteurs liés à l'informatique et aux télécommunications, sur les marchés d'actions à la fin des années 1990. Son apogée a eu lieu en mars 2000.
1998-2006 : La bulle immobilière: c'est le plus long cycle de croissance des prix de l'immobilier d'après-guerre. En à peine 8 ans les prix de l'immobilier ont plus que doublé un peu partout dans le Monde. Aux Etats-Unis, la bulle prend des tournures dangereuses avec la généralisation des "subprimes" (subprime loan ou subprime mortgage en anglais) : la c'est à dire des crédits à risque pour un emprunteur qui n'offre pas les garanties suffisantes, gagés sur le logement de l'emprunteur. Cette pratique s'est généralisée aux Etats-Unis entre 2004 et 2007 au fur et à mesure que les prix de l'immobilier ont gonflé et que les ménages ne pouvaient plus faire d'emprunt normal pour un logement normal, alimentant ainsi la spéculation et la bulle immobilière...
2001-2008 : la Chine dans l'OMC, moteur de la mondialisation : en vendant à bas prix des produits manufacturés aux pays développés et en finançant avec le déficit américain par achat d'obligations auprès du Trésor américain, la Chine a permis aux Etats-Unis de consommer à crédit...
II.3 - L'essoufflement de la deuxième mondialisation
Depuis 1999 : Apparition d'un mouvement de contestation de la Mondialisation libérale. Révélé lors de la réunion de l'OMC à Seattle, aux États-Unis. En 2001, le Sommet du G8 à Gênes, en juillet, provoque de gros affrontements et même un mort, c'est l'apogée de la contestation. De ces contestations naît peu à peu une « opinion publique mondiale », qui s'est clairement révélée à elle-même lors du premier forum social mondial de Porto Allègre, au Brésil, en janvier 2001. Là s'est organisé pour la première fois un véritable «contre-sommet », où l'on comptait, parmi les 10 000 participants venus de 120 pays, des ONG, des syndicats et des associations issues de la société civiles comme par exemple ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens). Ce contre-forum revendique lui-même le titre « d'altermondialiste », car il prétend militer pour une autre (« alter ») mondialisation, différente de celle organisée par les grands décideurs économiques mondiaux, en s'appuyant, par exemple, sur le thème d'un commerce équitable.
Depuis 2001, la perte de confiance du système en lui-même a commencé : l"année 2001 a été marquée par la perte totale de confiance dans la "nouvelle économie" l'indice NASDAQ a perdu cette année là plus de la moitié de sa valeur... Les valeurs refuges sont donc devenue l'immobilier et les matières premières...
En 2006, le doute survient avec l'immobilier, devenu clé de voûte du crédit et da la finance mondiale : les prix de l'immobilier qui ne peuvent pas monter éternellement commencent à chuter . Cela déclenche la crise des "subprimes" et la bulle éclate à l'été 2007 avec une première crise financière...
En 2008, le risque de dépression devient réalité : en mars, on frôle le krach boursier total mais les banques centrales mettent la main à la poche à temps. L'immobilier ne faisant plus recette, les spéculateurs se sont réfugiés sur les matières premières. Mais cela plombe la croissance mondiale : la demande de pétrole chute mondiale chute de plus de 10% pendant l'été 2008, causant cette fois la chute des cours du brut, dernier refuge des spéculateurs...
La finance a perdu, fin de partie : les fonds d'investissement tombent un à un, entraînant les banques dans leur chute... Les Etats les réputés être les plus libéraux nationalisent des établissements financiers : la Grande-Bretagne en juillet, les Etats-Unis en août et septembre... A qui le tour, se demandent les anciens "barons" de la finance? La deuxième mondialisation vient de mourir.
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11.09.2008
Attentats du 11 septembre 2001 : 7 ans après la version officielle est plus que jamais battue en brêche...
Après les attentats du 11 septembre 2001, une commission américaine a enquêté pendant 19 mois sur " les faits et les circonstances liés aux attaques terroristes " et a remis son rapport final le 22 juillet 2004...
Le moins que l'on puisse dire, c'est que compte-tenu de l'ampleur des attentats et de leur nombre cette enquête a été un eu expéditive : à titre de comaraison, l'enquête du crash sur l'avion TWA 800 (17/07/1996) a duré 4 ans!!!
La note de l'éditeur qui a publié le rapport se termine ainsi : "Ce rapport, terrifiant, se lit comme un récit d'espionnage. C'est un formidable outil d'analyse géopolitique. Une plongée dans les rouages et les coulisses du pouvoir des Etats-Unis. Un tableau du terrorisme d'aujourd'hui et de demain".
En effet, on peut se demander s'il s'agit plus d'une réelle volonté de faire éclater la vérité ou si, au contraire il s'agit de produire une vision acceptable des faits?
Toujours est-il que la contre-enquête de la société civile, elle, continue l'nequête qui est loin d'être close! Malheureusement les différentes versions alternatives sont très inégales: allant de la pure spéculation au travail ultra-documenté. Cependant, toutes on l'avantage de souligner les faiblesses de la thèse officielle qui passe pour de moins en moins crédible...
Quelques films clé :
- Loose change-final cut : la version ultime du film conspirationniste qui a fait le tour du monde (VO) :
- Press for the truth : plus professionnel que loose change, réalisé par des journalistes américains (VOSTFR) :
-Eyewitness : un témoin filme les twin towers depuis le quai d'en face... Edifiant! (VOSTFR)
- BBC2 - Conspiracy Files : "The Third Tower" - 60 mn - 6 juil. 2008 (VO):
19:37 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, 11 septembre 2001, world trade center, 911, wtc, usa, etats-unis
06.09.2008
Oyé! Oyé! Sortie mercredi de "Siné Hebdo" parce que "Charlie hebdo" c'est fini!
Mercredi va paraître le numéro 1 (et fort attendu) "Siné Hebdo", hebdo satirique au prix de 2 euros. Seize pages.
Siné résume ainsi la ligne éditoriale : "A l'insu de mon plein gré, j'ai réuni, sous ma bannière de pestiféré, une bande de trublions, bien décidés à ruer dans les brancards." Parmi ces trublions, Guy Bedos, Christophe Alévêque, Didier Porte, Benoît Delépine, Bruno Gaccio, Michel Onfray, Jackie Berroyer, Geluck, Tardi, Vuillemin...Bref que des grands noms!!!
Après son licenciement de Charlie Hoebdo (voir article précédent), Siné a été attaqué par une grande partie des éditorialistes français, accusé d'antisémitisme parce qu'il avait commis une plaisanterie, pas forcément drôle, sur Jean Sarkozy.
Après avoir été victime d'une fatwa médiatique, l'heure est maintenant à la riposte!!!
18:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charlie hebdo, siné, actualité, médias, religion, france, politique
03.09.2008
A l'heure où l'on parle d'exclusion de la Russie du G8, gros plan sur une institution obsolète :
Le G8 est un groupe de discussion et de partenariat économique rassemblant huit pays parmi les plus puissants économiquement du monde: les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l'Italie, le Canada, et la Russie. Le G8 représente environ la moitié de l'économie mondiale. Cette institution a évolué lentement : G6 à sa création en 1975, puis G7 avec l'intégration du Canada en 1976, il a fallu attendre 1998 pour voir le groupe s'élargir à la Russie et devenir le G8.
Cette institution est, à juste titre, largement décriée par bon nombre de citoyens militants alors, pour s'amuser, nous avons fait un état des lieux des actuels membres du G8 et de autres puissances économiques qui n'en font pas partie alors qu'elles n'ont rien à envier à ses membres. Et là, surprise! On se rend compte que si l'on intègre toutes les puissances économiques comparables aux membres du G8 on se retrouve avec un G14 qui, d'ailleurs serait beaucoup plus représentatif en termes de population: on passerait d'un G8 représentant, certes, 46% du PIB mondial mais seulement 13% de la population mondiale à un G14 qui représentent 70% du PIB mondial mais surtout 56% de la population mondiale!
Etonnament cette proposition n'est pas à l'ordre du jour... Peut être parce que les nouveaux membres seraient, pour la plupart, issus du Tiers-Monde ?
Pourtant, comme le précise le président russe, Dmitri Medvedev, Interviwé par Euronews: "Même au sein du G8, on a bien compris que sans des pays comme la Chine ou l’Inde, sans l’utilisation des mécanismes de consultation extérieure, beaucoup de décisions prises par le groupe des Huit ne seraient pas valables, et encore moins si elles étaient prises sans la Russie".
18:44 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : g8, politique, russie, sarkozy, blog, usa, économie




