23.10.2008
A 1 mois du congrès du PS : exit DSK!

Et dire que Dominique Strauss-Kahn aurait pu être le nouveau favori du PS!
Dès fois il y a des affaires qui tombent à point nommer : en devenant directeur du FMI DSK bénéficiait d'un atout supérieur à tous ses rivaux du PS au sein d'un PS qui aurait fait en novembre 2008, une fois de plus la synthèse pour ne pas imploser (alors que la Frabce entière l'espère, sic!). On peut dire que ces événements ne mettent plus le clan strausskahnien en position de force sein du PS, à un mois du Congrès!
Grâce à ces affaires, le public peut, lui aussi, re-prendre conscience à temps que DSK n'est décidément pas un homme politique particulièrement recommandable...
Petit flashback tout d'abord : l'affaire MNEF (l'actuelle Mutuelle des Etudiants qui a du changer de nom à cause de cette affaire)
9 septembre 1998 : une information judiciaire visant trois sociétés sous-traitantes de la MNEF, chargées de la communication et des travaux d'impression, est ouverte. Elle est confiée aux juges Armand Riberolles et Françoise Neher. Démission de Olivier Spithakis, directeur général de la MNEF (depuis 1983!). Plusieurs noms de personnalités du PS ayant eu des liens avec la MNEF circulent dans la presse, dont celui du ministre de l'Economie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn, de Jean-Marie Le Guen, patron de la fédération de Paris, ou Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS. Le Parti Socialiste récuse toute relation avec la mutuelle!
12 janvier 1999 : Ouverture d'une deuxième information judiciaire concernant des escroqueries au préjudice de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), des largesses indûment consenties aux filiales, de présumés emplois fictifs et certaines opérations immobilières.
19 juin 1999 : un rapport provisoire de l'Inspection générale des affaires sociales, accablant pour la MNEF, est rendu public par le journal Le Monde.
14 octobre : Première mise en examen d'un responsable de la MNEF. Ancien chef de cabinet d'Olivier Spithakis, Philippe Plantagenest est poursuivi pour "complicité d'abus de biens sociaux". Le 28 octobre c'est au tour de M. Spithakis d'être mis en examen et écroué pour "recel et complicité de détournement de fonds publics". Un réquisitoire supplétif est délivré par le parquet de Paris aux juges pour "faux et usage" contre Dominique Strauss-Kahn, Olivier Spithakis "et tous autres". -
31 octobre : Dominique Strauss-Kahn s'entretient à Matignon avec Lionel Jospin.
2 novembre : Dominique Strauss-Kahn démissionne de ses fonctions de ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie.
La polémique actuelle : affaire de jupons et népotisme dans les couloirs du FMI
Certes, on l'accuse d'avoir courru les jupons au sein du FMI, jusque là rien de grave dans la tradition française, si ce n'est que cela s'est apparemment suivi de favoritisme, raison pour laquelle deux enquêtes parallèles concernent une subalterne et une jeune étudiante stagiaire... Sur l'aspect moral ou pas de la chose et du maintien au FMI de DSK, le débat matinal de France-info, ce matin entre Denis Olivennes, directeur de publication du Nouvel Observateur et Nicolas Baverez, essayiste, pose le double problème du népostisme de DSK et du respect de la vie privée des hommes publics...
téléchargez le débat de France-info en cliquant ici
Mais si, comme l'a publié Agoravos, l’affaire DSK était-elle l’arbre qui cachait la forêt ?
Dans les dîners mondains, dans le tout-Paris, le directeur du FMI est paraît-il connu pour ses conquêtes amoureuses. Sa supposée relation intime avec une économiste hongroise défraye en ce moment la chronique. Mais cette relation entre adultes consentants est après tout sans conséquence si, comme le dit lui-même DSK, elle ne s’est bornée qu’à un banal échange amoureux. Il y a plus grave. Une vidéo en ligne sur le web explique à mots couverts que DSK aurait pu se livrer à des violences sur Tristane Banon, une jeune journaliste et romancière. Si les faits sont avérés, l’accusation est terrible. Or la victime ne les dissimule pas, mieux, elle accuse le directeur du FMI de l’avoir malmenée. Le mot est faible.
DSK restera donc dans la mémoire collective comme un looser, et l'on sourit en écoutant son spot présidentiel des primaires du PS en 2007 :-p
Coups de reins! Coups de reins!
13:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, fmi, strauss-kahn, dsk, société, actualité
16.10.2008
Sainte Edwige veillez sur nous!
Si Edwige est un prénom féminin qui, toute référence religieuse mise à part, peut être fort sympathique (voir affiche ci-contre), EDVIGE est l'abréviation d' « Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale ». C'est un fichier de police informatisé créé par le décret 2008-632 du 27 juin 2008 par le ministère de l'intérieur et paru au Journal officiel n°152 du 1er juillet 2008.
Cette base de données résulte de la fusion de celle des Renseignements généraux et de celle la DST (Direction de la surveillance du territoire), dans le cadre de la création d'une administration unique, la Direction centrale du renseignement intérieur, intégrant les deux structures. Ce choix est avant tout politique : être militant associatif, syndical ou politique revient à être fiché et espionné avec la même suspicion que si vous étiez membre d'Al Qaïda ou de quelque autre groupe terroriste! Certes, le ministère de l'intérieur a décidé de faire machine arrière concernant certaines informations comme les orientations sexuelles mais la logique reste la même et résumable à la psychologie droitière des forces de l'ordre et de l'armée si magnifiquement résumée dans "Chanson pour Morales" du comique Didier Benuro :
" Et je te jure sur ta tombe
Qu'un jour un mon-onde
Où la pureté
Triompheront,
Car l'ennemi règne ici-bas,
Méchanceté -é-e, brutalité -é-e
Et les dealers et les chômeurs
Et communistes, psychanalystes,
Tous des pédés dégénérés !
Autant pour moi! "
Le comité des droits de l'homme de l'ONU a souligné dans un rapport rendu public le 22 juillet 2008 que ce fichier contrevenait au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, entré en vigueur en 1976. Le Conseil d'État, devant lequel ont été formés plusieurs recours doit rendre sa décision concernant la légalité du fichier fin décembre. Les associations signataires de la pétition « Non à EDVIGE » s'opposent à tout aménagement à la marge du dispositif et réclament l'abrogation pure et simple du décret et l'abandon du projet.
C'est dans ce cadre qu'aujourd'hui, pour la Sainte Edwige, ils ont choisi de faire une journée nationale de protestation avec des manifestations prévues devant les préfectures en soirée... Alors venez nombreux faire sa fête à Edvige! Avouez que ça serait dommage de lui lâcher les jarretelles! ( sic!)
PS: et encore EDVIGE n'est qu'un fichier public, obéissant à des lois "restrictives"... Imaginez un peu les informations privées détenues par des groupes comme Google Microsoft ou Facebook!!!
15:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, société, edvige, liberté, sarkozy, démocratie, loi
11.10.2008
Erratum : finalement le cycle économique actuel colle plus avec celui de la crise de 1929
Dans un précédent article intitulé "Entre crise boursière durable et récession économique assurée", publié le 28 août 2008, nous avions été un peu visionnaires dans le titre, mais pas assez catastrophistes dans les chiffres. En effet, le graphique alors proposé se basait sur une répétition de la crise "conjoncturelle" déjà survenue en 2001-2003. Or, dans ce modèle, le CAC40 n'était pas censé passer sous la barre des 3600 points...
Avec la semaine écoulée, force est de constater que nous sommes dans une configuration tout à fait différente de 2001 : cette fois, en un an, la bourse a perdu plus de 40% de sa valeur passant de plus de 5600 points en octobre 2007 à moins de 3200 points ce vendredi 10 octobre 2008. Le seul équivalent historique est la crise de 1929 ou la bourse a aussi dévissé de plus de 40%!
Comparaison des deux courbes :
17:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 1929, actualité, économie, sarkozy, crise, récession, bourse
07.10.2008
Où est passé le mouvement social ?
Après un printemps 2008 de réduction généralisée du pouvoir d'achat et l'été le plus terne depuis le creux de la crise économique précédente, en 1993, on pouvait s'attendre à ce que le mécontentement des Français se fasse entendre bruyamment... Que nenni !!!
Après les réformes visant à comprimer la fonction publique et plus largement à la préparer, par pans entiers, à la privatisation, on pouvait s'attendre à une très large mobilisation dès la rentrée... Que nenni !!!
Pourtant, hier, le 06 octobre, nos voisins belges ont bien réussi à dépasser les clivages Public/privé et Wallons/Flamands pour provoquer une grève générale de 24 heures! Cela prouve donc que c'est possible aussi en France!
Mais alors, pourquoi diable la France reste-t-elle amorphe?
Petit calendrier politique et syndical :
- les 14, 15 et 16 novembre 2008 : 75ème Congrès national du Parti socialiste qui élira le nouveau 1er Secrétaire du parti.
- 3 décembre 2008 : élections prud'homales visant à élire les nouveaux conseillers pour 5 ans...
- les 11, 12, 13 et 14 décembre : 34ème Congrès national du Parti communiste qui élira le nouveau 1er Secrétaire du parti.
(seule la LCR d'Olivier Besançenot attend 2009 pour fonder son nouveau parti)
Par conséquent, au vu du calendrier politico-snydical, personne, dans ceux qui ont le pouvoir de faire bouger la gauche ne veut prendre le risque d'un mouvement social en période électorale...
Petit Flashback en 2007 :
le syndicat UNEF, co-signataire de la loi Pécresse sur la réforme de l'université française (appuyé par le PS), ne soutient pas le mouvement populaire étudiant qui a mobilisé plus de la moitié des centres universitaires français, malgré une omerta médiatique sans précédent... Sur l'université Paul Valéry Montpellier III, cette même UNEF est même allée jusqu'à organiser un référendum (sans campagne, sans respecter les délais légaux, sans convocation du corps étudiant), se rendant ainsi complice et coupable de soutenir le Président d'université qui avait fait évacuer violemment le campus quelques jours plus tôt par la police (voir article)
Par conséquent, non-contents de ne pas aider le peuple à se mobiliser, certains syndicats ou partis politiques de gauche peuvent servir de soutien à un gouvernement de droite pour casser le mouvement social...

En conclusion, Françaises, Français, il ne vous reste plus qu'à réaliser l'impossible : briser la coquille dans laquelle on vous a invité à vous enfermer depuis plus de deux décennies parce que si vous y restez, vous finirez comme des oeufs durs : bouillis, ou plutôt en bouillie !!!
01:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, blog, société, sarkozy, ps, pc, crise financière
03.10.2008
Vive la crise!!!
On commençait à s'habituer à l'absence de discours alternatif, à l'absence d'opposition ou plutôt à une gauche ridicule... Mais voilà : la crise est arrivée, telle une "super-woman" et a renversé tout le discours dominant en quelques semaines. C'est au sein de l'UMP que l'on entend le discours que l'on attendrait de l'opposition :
- La religion "Europe libérale" s'ébranle : interrogé sur Canal+ sur le fait de savoir si les critères de Maastricht ne seraient pas "caducs" au cas où l’Etat devait aggraver son déficit en investissant massivement dans les banques, Henri GUAINO a répondu : "Non, ils sont, temporairement, pas la priorité des priorités", ce qui a provoqué des réactions en chaîne aux journées parlementaires de l’UMP d’Antibes!
- La religion "économie libérale" s'effondre : après avoir parlé il y a quelques jours de "précipice", M. Fillon a cette fois jugé que "le monde est au bord du gouffre" par la faute d'un système financier "irresponsable".
Mais cela ne doit pas faire oublier que ce que recherche le gouvernement est une "unité nationale" face à la crise lui permettant de servir ses desseins alors que c'est cette même politique qui nous a menés là on nous en sommes!
Il faut donc que le mouvement social pense à se réveiller car nous sommes déjà en octobre! Après il sera trop tard pour se lamenter quand tout aura été repris en main et que nous nous dirigerons lentement mais sûrement vers une économie de guerre comme à chaque fois dans l'Histoire!!! Pourtant, jamais autant de Français n'ont été mécontents et rien ne se passe! Alors, pour reprendre la "une" de Siné hebdo" :

19:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, économie, sarkozy, fillon, siné, crise
02.10.2008
La face cachée du Conseil français du culte musulman
(Cet article a été rédigé suite à l'alerte donnée par un de nos lecteurs)
« c'est dur d'être aimé par des cons » s'écriait Mahomet en "une" de Charlie Hebdo, à l'occasion de la publication de la série de caricatures de Mahomet du journal danois Jyllands-Posten, le 8 février 2006...
Cela lui a valu une plainte déposée par les différentes organisations musulmanes françaises dont le Conseil français du culte musulman (CFCM) pour faire interdire les caricatures qui a échoué pour vice de procédure mais un procès a suivi les 7 et 8 février 2007 et s'est terminé par une relaxe en mars.
Actuellement sur les écrans, un film retraçant cette affaire des "caricatures" est visible.
« c'est dur d'être aimé par des cons », documentaire français de Daniel Leconte, 1h48, sorti le 17 septembre 2008 :
Jérôme Florenville, preneur de son, Jean-Yves Charpin, cameraman, et Hervé Bouchaud, de l’émission "90 Minutes", sur la chaîne privée Canal+, ont été agressés le 11 mars 2004 par des membres d’une école coranique sur laquelle ils réalisaient un reportage". [suite sur RSF]
23:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, caricatures, sarkozy, islam, charlie hebdo, musulmans




