29.01.2009
Aujourd'hui, 29 janvier, manifestons notre mécontentement!
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14.01.2009
Gaza: une guerre sale soudainement occultée des médias depuis le 13 janvier!
Le fait que le conflit à Gaza s'enlise se traduit étrangement par un Zapping de la part des médias français qui ont cessé de relayer les informations concernant cette guerre, ou alors de manière anecdotique dans les brèves, en milieu de journal...
Suite à la montée des tensions inter-communautaires en France, il semble donc que des consignes politiques ont été données aux rédactions!
Il existe donc bien un cahier des charges tout à fait particulier dès lors que l'on parle d'Israël, comme l'association CCIPPP34 (Campagne Civile Internationale pour la Protection de Peuple Palestinien de l'Hérault) l'explique ironiquement en 10 commandements (+2 nouveaux) à l'attention des journalistes :
Règle numéro 1 : Au Proche-Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers et c'est toujours Israël qui se défend et alors cela s'appelle des représailles.
Règle numéro 2 : Les arabes Palestiniens ou Libanais n'ont pas le droit de tuer des civils de l'autre camp. Quand il le font cela s'appelle du terrorisme.
Règle numéro 3 : Les israéliens peuvent tuer des civils arabes et ça s'appelle de la légitime défense.
Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l'appellent à la retenue. Cela s'appelle la réaction de la communauté internationale.
Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n'ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats.
Règle numéro 6 : Les Israéliens ont le droit d'enlever autant de Palestiniens qu'ils le souhaitent (environ 10000 prisonniers à ce jour dont près de 300 enfants). Il n'y a aucune limite et ils n'ont besoin d'apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique "terroriste".
Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", "Hamas" il faut toujours rajouter l'expression "soutenu par la Syrie et l'Iran".
Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël", il ne faut surtout pas rajouter après : "soutenu par les États-Unis, la France et l'Europe", car on pourrait croire qu'il s'agit d'un conflit déséquilibré.
Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires occupés", ni de résolutions de l'ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l'auditeur de France Info, France Culture et des chaines TV.
Règle numéro 10 : Les israéliens parlent mieux le français que les arabes. C'est ce qui explique qu'on leur donne, ainsi qu'à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s'appelle de la neutralité journalistique.
Nouvelles règles :
Règle N°11 : GAZA : Si vous parlez des bombardements israéliens et de l'invasion terrestre, si vous parlez du bombardement des hôpitaux, des mosquées, des écoles, des habitations et de la centaine d'enfants innocents assassinés par l'armée israélienne, n'oubliez pas de dire en commençant la phrase : "En riposte aux tirs de roquettes du Hamas, l'armée israélienne etc....."
Règle numéro 12 : Si vous n'êtes pas d'accord avec ces règles ou si vous trouvez qu'elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c'est que vous êtes un dangereux islamiste antisémite
(merci à Ken Dumb pour s'être tapé le tranfert du tract papier en "post")
La seule émission à peu près "libre" sur le sujet a été celle d'Eric Taddeï, "Ce soir ou jamais", le 8 janvier 2009 et intitulée : "Gaza, une guerre pour quoi?"
Outre la présence d'un Tariq RAMADAN qui se pose en avocart du Hamas et d'Alexandre ADLER qui laisse éclater son sionisme écoeurant, d'autres invitéz remontent le niveau : Elias SAMBAR, écrivain palestinien, montre qu'on peut être musulman Palestinien et continuer de rechercher le dialogue et Stéphane HESSEL (ancien résistant et déporté qui a ensuite participé à la rédaction de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme en 1948) montre qu'on peut être Juif et pas aussi con qu'un ADLER ou un FINKIELKRAUT, un BHL... sur le sujet.
ADLER démontre là, en tant que figure bien connue des médias audiovisuels (chroniqueur sur France culture et membre actuel du comité éditorial du Figaro, ancien rédacteur en chef de courrier international et ancien collaborateur de bon nombre de publications : Libération, Le Point, l'Express, Le Monde...) qu'il fait donc partie de ceux qui ont conçu ces 10 commandements +2 ...
C'est pourtant par le débat, en France (et là on peut reconnaître cet argument à Ramadan) que l'on pourra éviter les affrontements communautaires et non par le silence!
Regarder l'émission :
Partie 1 :
Partie 2 :
Partie 3 :
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13.01.2009
« Qui est le plus grand criminel : celui qui vole une banque ou celui qui en fonde une ? » (Bertolt Brecht - L’Opéra de quat’sous)

La dette nationale française est une bulle comme celle créée par le milliardaire-escroc Madoff!
Tout l'analyse qui suit repose en deux points : l'émergence d'un système de "Banksters", où la prise du pouvoir par la finance au détriment des politiques et des Etats, et le livre d'André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder, La Dette publique, une Affaire rentable ? qui nous montre que la reprise en main de la planche à billets par les Etats peut nous sauver s'ils en ont un jour le courage!
1°- Un monde dirigié par des "Banksters" !
Ce long métrage d'animation, dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.
La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour. De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.
S'il n'y avait PAS DE DETTE Il n'y aurait PAS D'ARGENT !
Depuis 1973 et entériné par l'article 104 de Maastricht et transposé dans l'article 123 de Lisbonne, l'Etat a supprimé le recours à l'émission de bons du trésor (emprunt d'état, exempt d'intérêts) puis s'est interdit toute création monétaire en interdisant tout recours à l'emprunt auprès de sa banque centrale à travers le traité européen. Cet état de fait, malicieusement déguisé, rend tout investissement "hors de prix". Ainsi nous sommes assis sur une montage de dettes artificielles dont les conséquences sont dramatiques: Diminution générale du pouvoir d'achat, extension de la pauvreté et misère absolue pour une majeure partie de la population terrestre. http://fr.public-debt.org/
2°- Vive la planche à billets ! (lorsqu’elle est à nous) Publié par Fabien Lacaze surwww.gaucherepublicaine.org :
Des idées reçues sur la dette, ou pourquoi la réappropriation de la création monétaire par la puissance publique peut tout changer.
Il est des livres comme des rencontres humaines : certains sont déterminants et bouleversent à jamais votre grille de lecture du monde.La Dette publique, une Affaire rentable ?[1] appartient à cette catégorie. Ses deux auteurs, André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder, « économistes citoyens » comme ils se surnomment, en remettant en cause l’analyse communément admise de la dette publique, révèlent une aberration responsable en grande partie du mal-être de notre société. Cet ouvrage énonce à mon sens des idées aussi structurantes que méconnues, pour qui veut tourner la page du néolibéralisme banco-financiarisé.
Sans les intérêts, il n’y aurait pas de dette publique
Il était donc une fois la dette publique. Vous la connaissez bien. François Bayrou s’était targué de l’avoir mise au centre du débat lors de la campagne présidentielle. Aujourd’hui, son ombre pèse sur bien des choix politiques : « l’Etat est en faillite », « On est contraints et forcés de réduire les dépenses publiques ». En chiffres, la dette de la France atteint près de 1300 milliards d’euros[2]. Comme une dette classique, celle d’un particulier qui emprunte pour acheter une voiture ou une maison, elle comprend les sommes réellement empruntées par l’Etat mais aussi les intérêts qu’il doit rembourser. Ces intérêts, bizarrement appelés « services de la dette », constituent aujourd’hui le deuxième budget de dépense de l’Etat, après l’Education nationale et avant la Défense, soit 40 milliards d’euros en 2006. A qui revient cette rondelette somme ? A ceux qui ont prêté, c’est-à-dire aux détenteurs de bons du Trésor français, des banques commerciales et d’affaires dont les clients sont des épargnants déjà bien lotis. Ce sont, depuis le début des années 1980, près de 1300 milliards d’euros d’intérêts qui ont été ainsi transférés des recettes de l’Etat, c’est-à-dire des impôts directs et indirects, vers ces banques privées. A l’heure de la crise financière, on a perdu la mesure des chiffres, mais 1300 milliards d’euros injectés dans l’économie française par le biais de la dépense publique, si l’on calcule ce que cela représente en termes de crèches, d’hôpitaux, d’emplois, de modes de transports et d’habitations écolos, de production agricole respectueuse de la nature, de MJC et de postes pour les magistrats, ce n’est pas négligeable…
Là où les deux auteurs commencent à vraiment nous intriguer, c’est avec leur calcul de ce que serait la dette de l’Etat aujourd’hui si l’on avait remboursé simplement la somme empruntée, sans les intérêts. Attention, premier choc, accrochez-vous bien : la dette serait… nulle. Les dépenses égales aux recettes. L’Etat, tant décrié pour ses dépenses outrancières, s’il n’avait pas eu à reverser tous ces intérêts, sur les trente dernières années[3], aurait un budget à l’équilibre. On est loin, très loin de l’idée de « faillite » énoncée par François Fillon et tant d’autres[4].
Une décision politique illégitime
Mais, me direz-vous, nous n’avions pas le choix. Si l’Etat a décidé de dépenser plus que ses recettes – à moins d’augmenter les impôts – il était bien obligé d’emprunter à ces banques commerciales. C’est là où vous risquez – vous et ceux que vous tenterez de convaincre par la suite – de subir un refus de l’information, de voir des personnes nier tellement cela paraît stupéfiant (mais ne vous inquiétez pas, ça m’a fait pareil au début) : je pense que c’est une réaction psychologique naturelle ! Ce système d’emprunt à des banques privées est illégitime et n’a objectivement aucune raison d’être. Il est le fait d’une loi votée en 1973[5], complétée depuis par d’autres textes, nationaux et européens : elle stipule que les banques centrales, reflet de la puissance publique, n’ont plus le droit de créer de la monnaie pour la prêter à l’Etat. Ce rôle fondamental a été donc dévolu aux banques commerciales.
Mais, me rétorquerez-vous, les banques centrales sont pourtant bien des « instituts d’émission ». Oui, cela signifie qu’elles fabriquent des pièces et des billets[6], mais la quasi-totalité de la création monétaire est aujourd’hui dématérialisée : c’est une histoire de chiffres qui s’affichent sur l’écran d’un ordinateur (s’il y a 10000 euros sur votre compte, cela ne signifie nullement que la même somme se trouve en pièces et en billets dans le coffre-fort de la banque). Ce droit d’accorder un crédit par une simple ligne d’écriture - à l’Etat, aux entreprises et aux ménages – est le privilège des banques commerciales. Les banques centrales sont censées être de simples « gendarmes » surveillant les agissements des banques commerciales (je perçois d’ici votre sourire moqueur), et ont donc perdu ce droit de faire tourner la planche à billets, autrement dit de créer de la monnaie. C’est fou, mais aujourd’hui, la quasi-totalité de l’argent en circulation a été créée par les banques commerciales, sous forme de crédit[7].
La grande différence est que si l’Etat empruntait aux banques centrales, il ne serait pas obligé de rembourser les intérêts, et cela ferait autant d’argent en plus pour la sphère publique et la société (1300 milliards, rappelez-vous). C’est ce mécanisme d’avant 1973 auquel il faudrait revenir, et cela est juste une question de volonté politique, insistent nos deux auteurs.
Et l’inflation galopante ?
Il faut savoir que lorsque vous tenterez de convaincre vos ennemis politiques et même vos amis, surtout s’ils sont banquiers, de l’iniquité du mécanisme de création monétaire actuel, ils vous répondront : « Et l’inflation galopante, alors ? Si l’on fait tourner la planche à billets, la monnaie perdra toute sa valeur ! » Ils vous rappelleront même peut-être cette photo, vue dans leur livre d’histoire de seconde, d’un gamin tenant un cerf-volant fait de billets de banques en marks dans l’Allemagne des années 1920. Ils auront raison, car si vous créez de la monnaie sans qu’il y ait une contrepartie de travail, de production, d’investissements, la monnaie perd logiquement de sa valeur, puisqu’elle ne correspond à aucune richesse réelle. Mais ils auront tort, car l’équation « planche à billets = inflation systématique » est fausse. Créer de la monnaie et accroître ainsi les moyens financiers de la puissance publique, si cela est bien encadré, si cela permet d’orienter et de lancer l’activité, cela ne fait pas perdre de valeur à la monnaie, puisque cette même valeur n’est que la contrepartie de la richesse créée. Dans ce cas, l’argent est un déclencheur, un simple outil : il est l’huile qui permet aux rouages de bien fonctionner[8].
Redonner cette prérogative de la création monétaire à la puissance publique, plutôt que de dépendre du bon-vouloir d’entreprises commerciales privées qui font du profit en nous vendant leur argent, cela pourrait être un formidable instrument pour passer à une économie et une production écolos par exemple, ou encore résoudre tous les problèmes de sous-effectifs dans la santé, la justice, l’éducation. Une image résume bien l’enjeu : la monnaie est pour la société comme le sang pour le corps, il transporte l’oxygène qui permet de faire fonctionner l’ensemble, il faut qu’il soit bien réparti et fluide, ni trop abondant ni trop raréfié. Aujourd’hui, le peuple soi-disant souverain doit acheter son propre sang, sa monnaie, auprès des banques commerciales, et ce, à un prix exorbitant. D’où sa raréfaction.
Reprendre la maîtrise du discours sur la dette
Je pense que toutes les forces politiques qui veulent tourner la page du néolibéralisme financier devraient travailler et assimiler ces thèses. Cette privatisation du crédit et de la création monétaire est une des raisons qui explique le déséquilibre dans la répartition de l’argent mondial : sous-monétisation d’un côté (des milliards d’humains vivant dans le dénuement), surmonétisation de l’autre (une petite minorité de super-riches). Pour reprendre une image du livre, c’est un peu comme dans un système naturel, la désertification d’un côté, l’inondation de l’autre.
Je n’ai donné ici qu’un résumé très incomplet de l’ouvrage, mais sachez que ça vaut vraiment la peine de s’y plonger : nos deux auteurs sont allés très loin dans leurs analyses et propositions, et ont pensé à tous les scénarios : Comment sortir du système de ce mécanisme en douceur ? Comment rembourser ces 1300 milliards ? Comment passer outre les contraintes européennes (car l’euro complique tout, bien entendu) ?
Il faut que la question du droit de création monétaire s’impose dans le débat public. Le discours sur la dette est actuellement vendu sur le thème moral du « poids insupportable légué à nos enfants ». Les forces politiques de changement doivent imposer une autre grille de lecture et reprendre la maîtrise du discours sur la dette, sur le fond comme sur la forme. C’est sûrement le bon moment, car les banques privées ont perdu leur crédibilité avec la crise. Et une large partie de la société est prête à accepter l’idée nouvelle qu’elle ne doit plus dépendre de ces banques pour son développement. Elle peut, et doit s’autofinancer !
Notes
[1] La Dette publique, une Affaire rentable. André-Jacques Holbecq, Philippe Derudder. Editions Yves Michel. Mai 2008. 12 euros.
[2] La dette publique est le total des déficits annuels. Elle a été évaluée pour le premier trimestre 2008 à 1 270,6 milliards d'euros, soit 65,3 % du PIB de la France.
[3] Plus précisément, le calcul des auteurs porte sur la période 1980-2006.
[4] De plus, parler de la dette sans parler de l’autre versant, tout ce que possède la France, son patrimoine, est un raisonnement tronqué. Pour faire un parallèle avec un particulier, ce n’est pas pareil d’être endetté parce que vous avez joué aux courses alors que n’avez aucun patrimoine, et de s’endetter pour construire une maison alors que vous êtes déjà propriétaire d’un appartement.
[5] Loi du 3 janvier 1973, Valery Giscard d’Estaing était alors ministre des Finances. Le traité de Maastricht et le traité de Lisbonne actuel, inspiré du TCE, rédigé sous l’égide du même VGE, vont dans le même sens.
[6] C’est la différence entre la monnaie fiduciaire (billets et pièces) et la monnaie scripturale (dépôts à vue et négociables titres d’OPCVM, etc…)
[7] L’argent vient du crédit, ce n’est pas le dépôt qui fait crée le crédit, mais bien le crédit qui fait le dépôt. La quasi-totalité de la monnaie mondiale vient de la dette émise par les banques commerciales. Pour la rembourser avec les intérêts, il faut émettre encore plus de crédit : la spirale de l’endettement est donc infinie. La logique est un peu difficile à comprendre mais elle est fondamentale.
[8] Sur la question de l’inflation, nos deux auteurs montrent d’ailleurs les contradictions de la Banque centrale européenne, qui a laissé filer l’augmentation de la masse monétaire pour les produits financiers. Des produits qui ne créent rien, aucune richesse, juste du pouvoir d’achat pour les plus nantis. C’est une des causes du transfert des revenus du travail vers le capital opéré ces trente dernières années.
Si vous préférez une approche plus visuelle de ce qui vient d'être expliqué et quelques infos supplémentaires, un petit film amateur :
post de bibounet01 sur Dailymotion : "Comme avant 1973, l'état français devrait pouvoir emprunter SANS INTERET à sa banque centrale, c.a.d. à lui-même ! Le droit de création de la monnaie appartient au PEUPLE donc à l'ETAT et non pas aux banques privées ! La collusion entre certains politiques et les banquiers a abouti à cette maudite loi de 1973, entrée en application en 1974 et scellée dans le marbre avec l'article 104 de Maastricht (123 de Lisbonne). N'oublions pas que Pompidou a été directeur général de la banque Rothschild en 1956 et que Michel Pebereau, conseiller technique auprès de Giscard lors de la loi scélérate de Janvier 1973, est désormais président du conseil d'administration de BNP Paribas!"
Conclusion : un bras de fer loin d'être gagné!
“Quand le président Abraham Lincoln a eu besoin d’argent, en 1861, pour financer la guerre civile et que les crédits des banques Rothschild, financiers traditionnels des guerres, lui sont devenus trop chers, il a éludé le privilège des banques privées et fait imprimer un billet d’Etat, le «Greenback». Il ne devait pas survivre longtemps à cette démarche téméraire. En 1865, il a été assassiné par un tireur isolé, abattu lui-même lors de sa fuite. Le successeur de Lincoln, Andrew Johnson, a suspendu l’impression de billets pour des raisons inexplicables. Le prochain président qui a voulu redonner à l’Etat le monopole de l’impression de billets a été John F. Kennedy.
Peu de mois avant son assassinat, John F. Kennedy a été semoncé par son père Joseph dans le salon ovale de la Maison Blanche. «Si tu le fais, ils te tueront!» Mais le président ne s’est pas laissé dissuader. Le 4 juin 1963, il a signé l’acte exécutif numéro 111 110,
abrogeant ainsi l’acte exécutif 10289, remettant la production de billets de banque dans les mains de l’Etat et privant en grande partie de son pouvoir le cartel des banques privées. Après que quelque USD 4 milliards en petites coupures nommées «United States Notes» eurent déjà été mises en circulation et alors que l’imprimerie de l’Etat s’apprêtait à livrer des coupures plus importantes, Kennedy a été assassiné le 22 novembre 1963, soit 100 ans après Lincoln, par un tireur isolé abattu lui-même lors de sa fuite."
Wolfgang Freisleben, Les secrets de l’institut d’émission des Etats-Unis.
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12.01.2009
Les voeux de Sarkozy... Version chanson du dimanche!
20:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, madof, économie, politique, humour, 2009
11.01.2009
Coup de gueule : quand les manifestations pour Gaza ou pour Israël ont de sales relents...

Comment ne pas être consterné, quand on est citoyen français, en entendant certains propos ou slogans de manifestations pro-palestiniennes ou pro-israéliennes?
Les autorités religieuses ont beau clamer qu'elles veulent éviter d'importer le conflit israélo-palestinien en France mais il n'y a qu'à écouter ce que leurs fidèles disent :
- samedi 10 janvier lors des manifestations pour Gaza, il a été scandé : "Allah akbar" ("Dieu est le plus grand"), slogan sous-entendant que l'on manifeste pour ses "frêres musulmans" de l'"Oumma", c'est à dire dans une visée panislamique où la religion devient patrie! "Le Progrès" de Lyon remarque dans son bilan de la journée : "l’absence de nombreux militants de gauche, en particulier socialistes ou laïcs, ne souhaitant plus s’associer à des manifestations au cours desquelles, de façon certes isolée, des slogans favorables au Hamas et autres « Allah Akbar », ont été lancés ainsi des mots d’ordre outranciers envers Israël voire des propos antisémites"
- dimanche 11 janvier lors des manifestation pour Israël organisées par le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) on a pu entendre : "civils, boucliers humains!". De la part de ces manifestants, c'est le comble de la mauvaise foi! De qui se moque-t-on sérieusement? C'est une guerre urbaine alors évidemment que les civils sont partout!!! Mais la raison profonde de tels propos est plus grave, le principe même de manifester son soutien à Israël dans un tel contexte accablant tient au fait que pour ces manifestants : "notre pays c'est la France mais notre patrie c'est Israël" (itw d'une femme sur France Info). France 2 relève sur son site, à propos de la manifestation de Marseille une déclaration d'Isidore Aragones, président du Crif : "Nous voulons dire à nos frères israéliens que nous sommes avec eux, que nous approuvons la réponse apportée aux agressions". Edifiant!
Alors, à vous tous, les connards qui défilent en France sans même avoir le début d'une conscience citoyenne, nous vous disons : si vous vous sentez si proches de vos "frêres", cassez vous! Foutez nous la paix! Vous êtes pires qu'un cancer pour notre société qui tente, tant bien que mal, que chacun puisse s'y retrouver à condition qu'il range ses convictions religieuses dans sa poche! Depuis un siècle (1905 : séparation de l'Eglise et de l'Etat) que nous essayons de faire de la citoyenneté une valeur supérieure!!!
18:24 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, gaza, palestine, blog, israël, société, foi
10.01.2009
Israël mérite-t-il la paix?
On peut sérieusement se demander qui du Hamas et d'Israël est le plus barbare des deux? Certes, on ne va pas faire ici la défense d'un groupe islamiste radical totalement dégénéré (comme le sont tous les fanatiques)! En refusant de signer un cessez-le-feu, cette milice met encore plus en danger la population de Gaza et permet à Israël d'agir dans l'impunité! Donc, il faut aussi que le Hamas sache qu'il est tenu pour co-responsable du massacre du peuple palestinien! Mais force est de constater que ce qu'Israël fait subir aux Palestiniens depuis 1967 est une colonisation progressive des territoires occuppés au nez et à la barbe des décisions prises par la communauté internationale à travers le Conseil de Sécurité de l'ONU. Depuis les accords d'Oslo, en 1994, avec la création d'une autorité palestinienne a commencé une nouvelle politique que l'on peut appeler "mise en ghetto" dans le meilleur des cas, pour ne pas dire "politique de désintégration nationale" du peuple palestinien.
Israël criminel sur le plan militaire et humain:
En deux semaines de combats, ceux sont plus de 850 Palestiniens qui ont perdu la vie, dont plus de 250 enfants! En ajoutant les adultes, les civils représentent près des 2/3 des victimes. En outre, les hôpitaux croulent sous le poids des 3000 blessés qu'ils ont dû accueillir malgré leur manque criant de moyens. Donc, d'un point de vue militaire c'est un double échec : image d'un peuple israëlien assoiffé de sang et qui en redemande (puisque l'opinion publique continue de soutenir l'assaut sur Gaza) et échec militaire annoncé car sur les 30 000 miliciens du Hamas disséminés dans gaza à peine 300 sont morts et les roquettes pleuvent encore sur Israël! A cela, il faut ajouter les destruction de cibles humanitaires comme les bâtiments l'Unrwa (l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens) où les civils avaient pris refuge. Qu'importe que des miliciens du Hamas aient pris position ou non sur le toit d'une école? De la part d'un Etat comme Israël qui se dit "civilisé", il y différents moyens de répondre militairement (comme les drônes déjà utilisés pour éliminer des responsables palestiniens par le passé) sans pour autant bombarder de manière délibérée un refuge où des civils avaient été envoyés par les soldats israéliens eux-mêmes! On pourrait aussi ajouter à cela le chiffre de 21 médecins tués dans ces combats... Enfin, preuve supplémentaire de son absence de compassion, Israël ne respecte même pas la trêve humanitaire quotidienne de 3 heures qu'il s'était pourant engagé à respecter! Bref, pour arriver à éliminer leur ennemi du Hamas, si l'on reste dans les proportions actuelles de ce que donne cette guerre urbaine, les Israéliens devraient massacrer avec eux plus de 100 000 gazaouis, ce qui paraît impensable!
Alors pourquoi la raffle dans le ghetto de Gaza?
Certes, Israël avait laissé penser qu'il pouvait consentir des efforts avec le retrait de Gaza en 2006, tout comme il y avait eu le retrait du Sud Liban en 2000... Mais dans les fait, cela a servi à quoi? A mieux revenir et encore plus violemment que pendant l'occupation, après un retrait unilatéral qui ne pouvait que laisser pourrir la situation! Sur ce point, les pays Arabes sont tout aussi condamnables car incapables de pacifier les territoires rendus par Israël!
Comme en 2006 au Liban, Israël s'achemine ici encore vers un échec militaire mais le plus dommageable est à nouveau son attitude arrogante face à la plupart des puissances régionales et mondiales quant à trouver des solutions diplomatiques... Par son obstination, cet Etat se comporte en fait exactement comme la France pendant la guerre d'Algérie, perdant toute crédibilité sur la scène internationale mais n'en est pas encore exclu parce qu'encore puissant et soutenu par d'autres grandes puissances! Donc si Israël s'obstine à Gaza comme la France dans la bataille d'Alger, c'est bien que son intérêt n'est ni militaire ni diplomatique mais bien à mettre en rapport avec sa politique intérieure!
Que se passe-t-il dans la tête des dirigeants israéliens?
La coalition entre les travaillistes et le centre-droit de Kadima sont en passe de perdre les élections législatives face au Likoud de Netanyahu, déjà fossoyeur des accords d'Oslo après l'assassinat de Yitzhak Rabin en 1995! Il faut donc montrer à l'opinion publique israélienne que le gouvernement ne reste pas impuissant face aux provocations du Hamas qui, par la rupture de la trêve, s'est invité dans les élections législatives israéliennes... On sacrifie donc les gazaouis pour apaiser les urnes israéliennes... Mais pourtant, nous l'avons vu, plus haut, l'opération lancée à Gaza ne peut être un succès.
Pour Tipi Livni, Ehud Olmert ou Ehud Barak, Israël est au bord du gouffre : si Netanyahu arrive au pouvoir ce pays sombrera un peu plus dans le fascisme d'Etat et l'option militaire contre l'Iran deviendra une évidence, projetant le monde dans une guerre suicidaire pour la région! Mais en agissant comme ils l'ont fait, les actuels dirigeant isaréliens ont d'ores et déjà permis à l'engrenage de la violence de reprendre et ils ne se distinguent donc pas vraiment de leur successeur annoncé: Benyamin Natanyahu.
Alors, puisque ces histoires de ghettos et de rafles à Gaza rappellent la tragique histoire du peuple Juif au XXe siècle, autant rappeler à Israël que selon le chemin qu'il fera prendre au monde par son comportement, il risque de n'y avoir, cette fois-ci, personne pour pleurer le nouveau massacre de millions de Juifs!
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09.01.2009
Merci à tous les lecteurs de MCI!
Depuis maintenant 3 ans MCI est régulièrement lu par un peu plus de 1000 visiteurs mensuels qui lisent, en moyenne, 2 à 3 articles différents. C'est aussi plus de 240 articles publiés, soit presque deux articles par semaine, malgré nos faibles moyens!
Merci de continuer à venir toujours plus nombreux!
Bonne année 2009!
(ou plutot qu'elle soit la moins mauvaise possible!^^)
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