Boosterblog.com : Echange de clics !

14.03.2010

Un électeur de moins pour le Front de gauche!

 

Jean Ferrat Front de gauche.jpg

L'article de Philippe Boggio sur Slate.fr est tellement éloquent qu'il était impossible de ne pas le citer pour vous parler de Jean Ferrat, l'homme qui choisit de vivre en région plutôt qu'à Paris, de quitter la scène tellement le Showbizz sentait mauvais en France depuis quelques décennies et qui choisit enfin de partir la veille des élections régionales, laissant le Front de gauche orphelin, mais peut être pour lui rendre un dernier service, comme il a sû le faire avec la fête de l'Huma par le passé...

Donc voici l'extrait de l'article avec un titre un rien provoquant, au moment ou les médias nationaux font les guimauves : "Jean Ferrat, une identité nationale", par Philippe Boggio :

"Il ne l'a pas fait exprès, évidemment, il s'est éteint juste quand la vie s'est retirée de ses poumons malades, à l'hôpital de d'Aubenas, dernier souffle épuisé. Mais il est mort en compagnon de route. Lui, Jean Ferrat, 79 ans, l'un des rares sympathisants communistes de l'histoire de la chanson française. Il est involontairement mort en acteur tactique, la veille d'un dimanche d'élection. Histoire de donner un coup de pouce aux derniers communistes de la liste du Front de gauche, engagés dans la campagne des régionales, et de faire un peu honte à d'autres. Par le brusque réveil des mémoires que sa disparition provoque.

Mort ironique, on pourrait même dire: mort critique, même si l'homme était l'un des plus bons qui ce soit trouvé, l'un des plus droits, assurent ceux qui l'ont connu; il n'aurait jamais insulté personne, aucun adversaire, aucun détracteur, les yeux dans les yeux. Mais mort, tout de même, qui va résonner, ce dimanche, bien au-delà du dernier carré, comme un reproche. Il devrait même y avoir des électeurs du Front National pour se sentir bizarres, en allant voter. Ou de l'UMP. Et puis des abstentionnistes. De ces seniors qui ne veulent plus entendre parler de la démocratie participative, et qui ont pris depuis longtemps l'habitude de ne plus se mêler de rien.

Car il a été un temps où ceux-là, ou bien leurs parents, dans les mêmes maisons, ou bien leurs profs, les voisins ou les collègues de bureau exprimaient des rêves, un idéal, des espérances à travers les chansons de Jean Ferrat. Où des gens de condition proches, Français simples, classe moyenne à peine montante, cultivaient encore le goût d'idées et de valeurs communes. «De classe», selon le jargon d'alors. Même pays, même peuple. Années 60-70. Mêmes individus, souvent, que ceux qui vont aller à l'élection, séparés, fâchés, hostiles les uns aux autres. Oui, les mêmes. Jean Ferrat a été tellement consensuel, il s'est vendu tellement de ses disques que, forcément, son œuvre les recouvre tous un peu. Qu'une même matrice culturelle les unit, les réunit encore, même si c'est désormais dans l'amertume et les querelles identitaires."


Votez et votez bien cette fois !

Commentaires

C'est qui s'appelle faire voter les morts !

Écrit par : solko | 14.03.2010

Avant sa mort, Jean FERRAT s'était prononcé en faveur du Front de gauche. Nous ne nous serions pas permis la chose sinon ;-)

Écrit par : MCI | 14.03.2010

Écrire un commentaire