14.08.2011
Le nouveau danger pour la paix mondiale viendra (encore) du Texas!

C'est officiel, le gouverneur républicain du Texas, Rick Perry, s'est déclaré candidat à la primaire de son parti en vue de la présidentielle de 2012. Avec son sourire Colgate et son air propre sur lui, il incarne une Amérique affairiste et conservatrice qui met en avant les winners, élus de Dieu pour reigner sur le Monde. Dieu, la Famille et la Partie, tout est dit ans son discours prononcé samedi en Caroline du Sud, un des principaux bastions républicains : "Avec ma foi en Dieu, le soutien de ma famille et une foi inébranlable en les vertus de l'Amérique, je suis candidat à la présidence des Etats-Unis." Mais son discours ne s'arrête pas là et il est sans équivoque.
UNE POLITIQUE INTERIEURE VISANT A CASSER LE (MAIGRE) TRAVAIL SOCIAL D'OBAMA
Sans surprise il condamne le bilan de l'actuel président : "Nous n'allons pas rester sans rien faire et accepter la misère dans laquelle nous nous trouvons, car un grand pays a besoin d'être mieux dirigé, le renouveau d'un pays nécessite un nouveau président", omettant de préciser que la crise financière a commencé sous Bush. Mais il va encore plus loin pour s'assurer le soutien de tous ceux que l'Etat interventionniste répugnent : "je travaillerai tous les jours pour que Washington ait aussi peu d'incidence sur vos vie que possible". C'est évidemment là un cadeau aux mouvement Tea Party, aux milices d'extrême droite et plus largement à tous ceux qui ne veulent pas entendre parler de partage des richesses tant sur le plan social que national. Rappelons que le Texas est un riche Etat pétrolier qui, depuis toujours, rechigne à faire profiter l'ensemble du pays de sa manne financière. On le voit, le ton est diamétralement opposé à celui d'Obama : face à la crise chacun pour soi!
UNE POLITIQUE ETRANGERE OFFENSIVE COMME DU TEMPS DE BUSH
"La place de l'Amérique dans le monde est en danger, non seulement à cause d'une politique économique désastreuse, mais à cause de la pagaille incohérente qui passe pour être notre politique étrangère". Loin de faire son Mea-Culpa pour les terribles années Bush, le ton est donc à l'agressivité à l'égard d'Obama. Le fait de rechercher la paix mondiale (même si sur ce point le bilan est mitigé) est considéré par M. Perry comme une preuve de faiblesse. Il prône enfin un repli diplomatique des Etats-Unis, très éloigné de la Real Politik d'Obama au Proche-Orient, par exemple, qu'il estime être "un pied-de-nez à des alliés traditionnels comme Israël et la Grande-Bretagne". Donc l'arrivée de Perry serait, une fois encore la doctrine "America Alone", fanstasme d'une "Eurabia" islamisée, donc décadente, contre laquelle seule l'Amérique offrirait encore un rempart chrétien, donc vertueux (voir : Marc Steyn)
Nous le voyons donc, la relève républicaine se présente comme la continuité en pire de ce que nous avons déjà subi pendant 8 années sous Bush.
Voir aussi : Les autres candidats à l'investiture républicaine
16:35 Publié dans actualité, Etats-Unis, international, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, republicains, politique, international, obama, rick perry, 2012, primaires, présidentielle
10.08.2011
La crise finale du capitalisme est amorcée

Vingt ans après le Bloc communiste, c'est donc maintenant le bloc capitaliste qui présente une crise structurelle qui devrait lui être fatale. Depuis 5 ans, le système financier mondial n'en finit pas de panser ses plaies mais la crise ne passe pas. Pire, elle s'aggrave et le mois d'août 2011 restera sûrement dans les annales en la matière! En effet, malgré les différents plans de sauvetage de la Grèce, la zone Euro s'enfonce dans la crise. Les Etats-Unis en perdant leur triple A ont aussi perdu, vendredi 5 août, une grande part de leur prestige. Même la Grande-Bretagne, véritable Mecque du capitalisme, est secouée par des émeutes sans précédent que même les autorités ne peuvent contenir... Si l'on ajoute à tous ces facteurs celui de la crise mondiale de l'offre sur le marché des matières premières et des céréales, tous les ingrédients d'une pénurie durable, incompatible avec les impératifs de croissance, sont réunis.
Le capitalisme : une idéologie démasquée
Dès lors, le capitalisme est, comme dans les années 1930, exposé, mis à nu dans ce qu'il est avant tout une idéologie et non une "loi naturelle". Tous les ressorts sur lesquels il se base s'effondrent un à un, révélant l'imposture que celui-ci représente. La principale imposture sur laquelle repose le capitalisme est que la croissance des profits serait le moteur de la croissance économique. En réalité il n'en est rien : le capitalisme ne favorise que la concentration des richesses entre un nombre réduit d'acteurs. Avec la mondialisation économique, les centres capitalistes se sont multipliés, donnant l'impression d'une diffusion des richesses de par le Monde. Mais, tels les vases communiquants, ce sont les pays riches qui se sont sabordés au profit de pays émergents, les capitalistes réalisant, au passage, une plus-value en faisant migrer leurs activités de production des premiers vers les seconds.
L'imposture capitaliste ou la pyramide de Ponzi comme fondement
Les gains réalisés par les capitalistes ont donc été démultipliés sans connections avec l'économie réelle et sans volonté de péréniser une système vertueux, bien au contraire! Pour faire simple, le capitalisme est en fait une sorte de pyramide de Ponzi : les capitalistes doivent convaincre la masse des épargnants/citoyens du bien fondé de leur gestion pour les convaincre de participer au marché dans l'espoir de profits communs futurs. Mais, en réalité, pour capitalistes financiers, seul compte les gros rendements à court terme. Dans cette perspective, même les entreprises capitalistes transnationales ont été obligées de trouver de nouvelles façon de faire exploser leurs profits, même si la demande, sur le marché, stagnait. C'est la fameuse technique de profits par réduction des coûts, déguisée en "gains de productivité" par le verbiage des économistes. Dans les faits, on supprime des emplois dans la production industrielle, agricole ou de services dans les pays "développés" et on "délocalise" ceux-ci dans des pays dits "émergents" tout en continuant à faire consommer aux pays "développés" ce qui est "délocalisé". Or, en procédant ainsi on ne fait pas que déséquilibrer la balance commerciale des pays développés: on casse la croissance économique de ces derniers. Donc, vient le moment où les consommateurs des pays "développés" ont vidé toute leur épargne et vivent au dessus de leurs moyens. C'est à ce moment là que la pyramide de Ponzi qu'est le capitalisme explose : la base cesse de nourrir le haut de la pyramide. C'est donc un mensonge de penser que l'on peut réformer le capitalisme : il n'y a pas de plan B! Un bon exemple est l'affaire Madoff : l'ancien responsable de l'autorité de contrôle de la bourse de New-York, sans doute bien inspiré par ce qu'il a dû constater en voyant les coulisses du capitalisme, avait constitué une pyramide de ponzi évaluée à 50 milliards de dollars, juste en "plaçant" l'épargne de personnes qui lui faisaient confiance mais en fait il leur dérobait la somme sans que personne ne s'en aperçoive... Jusqu'au jour où, sous le poids de la crise boursière américaine, elle éclata en 2008, laissant tout le monde ruiné!
Demain la démocratie autoritaire...
Bien évidemment, il n'est pas question, pour les capitalistes que la pyramide de Ponzi n'explose. Donc, dans les semaines et les mois à venir, les politiques, les économistes, vont tout faire pour essayer de garder le contrôle de la situation, bien qu'ils n'aient pas de solution. Les techniques sont déjà en oeuvre : d'une part, il s'agit de rassurer les "marchés" en pratiquant la surenchère des plans de refinancement des dettes souveraines couplés à des plans d'austérité sans précédent; d'autre part, il s'agit de focaliser l'attention du peuple sur sa sécurité en brandissant le péril "anarchiste" comme c'est le cas en Grèce depuis 2 ans ou en Grande-Bretagne depuis quelques jours...
Le capitalisme étant un système taillé pour un nombre restreint de bénéficiaires mais ayant aussi besoin de rester dégagé de l'emprise étatique, il préfèrerait donc une démocratie autoritaire. En effet, la démocratie réelle est trop dangereuse pour sa survie car elle tend vers l'égalitarisme, tandis qu'en dictature le risque est permanent de se voir confisquer ses capitaux selon le goût de l'autorité. La démocratie autoritaire, visera donc à péréniser le capitalisme en faisant payer au peuple le coût du hold-up dont il a été victime à ses propres cambrioleurs. Le fait de payer la "protection" contre ceux qui vous rançonnent a un nom : on appelle cela un système mafieux! Voilà donc le système qui se met en place sous nos yeux et qu'il va falloir combattre!
Voir aussi un article complémentaire publié par Edwy Plenel dans Mediapart : Contre la dictature financière, la révolte nécessaire
22:18 Publié dans actualité, economie, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, bourse, politique, ponzi, économie, sécurité, capitalisme, communisme, anarchie, démocratie, dictature, euro, europe, chine, etats-unis, usa, france, grece, grande bretagne
MCI, le retour!

Ce blog avait cessé d'émettre depuis quelques temps car personne n'est inusable, même pas les blogueurs. En effet, le manque d'interactivité constaté pour les publications de 2009 et de 2010 avaient fini par désespérer le blogueur que je suis de continuer à publier. En effet, jamais une réelle équipe journalistique organisée n'avait vraiment émergé et rares étaient les internautes désireux de pratiquer un dialogue, un échange autour de ces notes...
Pourquoi revenir alors?
Et bien parce qu'à un moment donné, le citoyen que je suis continue de ressentir le besoin de s'exprimer et le fait de se cantonner à déposer des commentaires sur les articles d'autres auteurs finit par devenir un exercice extrêmement frustrant.
Ce blog redevient donc un blog classique, c'est à dire un "billet d'humeur", "angle d'analyse" et outil de réflexion personnel d'un auteur qui restera anonyme, non par lâcheté mais par choix car, à l'image des Francs-Maçons, choisir le secret est aussi le moyen de protéger ma liberté d'expression.
Vous l'aurez donc compris, le MCI nouveau est arrivé : sans concessions, à prendre ou à laisser!
22:00 Publié dans actualité, Blog, politique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, mci, journal, actualité, presse, journalisme, liberté, expression



