03.10.2008
Vive la crise!!!
On commençait à s'habituer à l'absence de discours alternatif, à l'absence d'opposition ou plutôt à une gauche ridicule... Mais voilà : la crise est arrivée, telle une "super-woman" et a renversé tout le discours dominant en quelques semaines. C'est au sein de l'UMP que l'on entend le discours que l'on attendrait de l'opposition :
- La religion "Europe libérale" s'ébranle : interrogé sur Canal+ sur le fait de savoir si les critères de Maastricht ne seraient pas "caducs" au cas où l’Etat devait aggraver son déficit en investissant massivement dans les banques, Henri GUAINO a répondu : "Non, ils sont, temporairement, pas la priorité des priorités", ce qui a provoqué des réactions en chaîne aux journées parlementaires de l’UMP d’Antibes!
- La religion "économie libérale" s'effondre : après avoir parlé il y a quelques jours de "précipice", M. Fillon a cette fois jugé que "le monde est au bord du gouffre" par la faute d'un système financier "irresponsable".
Mais cela ne doit pas faire oublier que ce que recherche le gouvernement est une "unité nationale" face à la crise lui permettant de servir ses desseins alors que c'est cette même politique qui nous a menés là on nous en sommes!
Il faut donc que le mouvement social pense à se réveiller car nous sommes déjà en octobre! Après il sera trop tard pour se lamenter quand tout aura été repris en main et que nous nous dirigerons lentement mais sûrement vers une économie de guerre comme à chaque fois dans l'Histoire!!! Pourtant, jamais autant de Français n'ont été mécontents et rien ne se passe! Alors, pour reprendre la "une" de Siné hebdo" :

19:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, économie, sarkozy, fillon, siné, crise
02.10.2008
La face cachée du Conseil français du culte musulman
(Cet article a été rédigé suite à l'alerte donnée par un de nos lecteurs)
« c'est dur d'être aimé par des cons » s'écriait Mahomet en "une" de Charlie Hebdo, à l'occasion de la publication de la série de caricatures de Mahomet du journal danois Jyllands-Posten, le 8 février 2006...
Cela lui a valu une plainte déposée par les différentes organisations musulmanes françaises dont le Conseil français du culte musulman (CFCM) pour faire interdire les caricatures qui a échoué pour vice de procédure mais un procès a suivi les 7 et 8 février 2007 et s'est terminé par une relaxe en mars.
Actuellement sur les écrans, un film retraçant cette affaire des "caricatures" est visible.
« c'est dur d'être aimé par des cons », documentaire français de Daniel Leconte, 1h48, sorti le 17 septembre 2008 :
Jérôme Florenville, preneur de son, Jean-Yves Charpin, cameraman, et Hervé Bouchaud, de l’émission "90 Minutes", sur la chaîne privée Canal+, ont été agressés le 11 mars 2004 par des membres d’une école coranique sur laquelle ils réalisaient un reportage". [suite sur RSF]
23:47 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, caricatures, sarkozy, islam, charlie hebdo, musulmans
25.09.2008
Quand les scientifiques se prennent pour des dieux : les dangers de l'accélérateur de particules du CERN à Genève

" Un accélérateur de particules au banc des accusés
Le grand collisionneur de hadrons (Large Hadron Collider), très attendu dans la communauté scientifique, est mis en accusation, coupable de pouvoir produire un trou noir pouvant engloutir la Terre !
En effet, deux « physiciens », l’un espagnol (Luis Sancho), l’autre américain (Walter L. Wagner), voient un danger pour notre Terre dans cet accélérateur de particules. Ils craignent la création de « particules lourdes animées de vitesses très lentes » engendrant selon eux des minis trous noirs nous mettant tous en danger.
Le LHC est censé révolutionner le monde de la physique, en apportant notamment des précisions sur les premiers instants de l’univers, juste après le big-bang, grâce à l’étude des particules issues d’une très forte collision de « deux faisceaux de particules subatomiques ». Le porte-parole du CERN, l’organisation européenne pour la recherche nucléaire, responsable du projet, précise que « deux études ont déjà démontré que les recherches étaient sûres ».
Rappelons que le physicien Américains Walter L. Wagner n’en est pas à son coup d’essai, il a déjà, en 1999, protesté de la même façon contre un accélérateur de particules américain. "
Source: Galgui-Info
NB : par ailleurs, une autre plainte a été déposée, fin août 2008, en Europe, devant la cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg pour les mêmes raisons. La plainte a finalement été rejetée quelques jours plus tard!
"Le trou noir du CERN", cette vidéo a été vue plus de 2,6 millions de fois (preuve de l'inquétude qu'elle soulève :
15:51 | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : recherche, science, environnement, accélérateur de particules, trou noir, atome, cern
17.09.2008
Fin de partie pour le néo-libéralisme et la mondialisation économique...
Avant toute chose, un petit historique du processus de mondialisation économique qui ne date pas d'aujourd'hui : des échanges importants et de vastes empires ont existé, au niveau mondial, depuis l'antiquité romaine, notamment avec la Chine, mais les historiens n'osent pas parler de "mondialisation".
Ce qui est certain c'est qu'une première mondialisation a commencé avec le processus colonial et s'est effondrée dans les années 1930... La seconde a commencé dans l'après-guerre et est en train de se terminer...
I - La première mondialisation
I.1 - XVIe siècle-années XIX : nondialisation et capitalisme croissent ensemble
Entre le XVIe et la fin du XIXe siècle se constitue progressivement une économie mondiale hiérarchisée (une « économie-monde » selon la formule de Fernand Braudel dans « La dynamique du capitalisme ») où les différentes parties de la planète sont mises en relation de manière brutale par la vague d’expansion de l’Europe occidentale. Ce processus, en plus de la mise à disposition forcée des ressources des peuples colonisés par les puissances coloniales d’Europe, a aussi entraîné la destruction progressive de civilisations avancées qui sans cela auraient pu suivre leur propre évolution dans un cadre pluriel sans nécessairement passer par le modèle du capitalisme européen.
I.2 - A la fin du XIXe siècle la mondialisation est en plein essor.
Le ressort essentiel du processus est alors l'abaissement des coûts de transport, avec la généralisation de la machine à vapeur et celui des coûts de communication avec le télégraphe. Ces deux éléments permettent la mise en communication des différentes parties du globe et d'importants transferts d'hommes, de biens et de savoirs en fonction des inégalités de peuplement, de richesse et de pouvoir. Des flux de population sans précédent dans l’Histoire sont perceptible à l’échelle planétaire car l’industrialisation débauche la main d’œuvre paysanne des campagnes avec la révolution agricole qui provoque l’exode rural. La prospérité alimentaire provoque une hausse de la population en Europe que les mines et l’industrie ne suffisent pas à absorber. Les occidentaux migrent alors massivement à travers le monde (Amériques, Australie, Algérie…). Ces flux de population modifient en profondeur la répartition de la main d'œuvre au niveau mondial.
Au niveau économique, l'industrialisation rend possible le développement d'échanges de produits manufacturés entre pays industrialisés et en cours d'industrialisation, tandis que la colonisation entraîne des flux de matières premières depuis les colonies vers l'Europe. Mais l'impact économique de ces échanges est cependant plus faible que celui induit par les migrations mondiales.
La colonisation a également pour effet d'intégrer l'essentiel de la planète dans un espace géopolitique commun, et de favoriser des transferts financiers entre pays ainsi que vers les colonies.
Dans le domaine culturel, la multiplication des récits de voyage ou des modes comme le japonisme montrent la montée en puissance dans l'imaginaire européen d'autres cultures, elles-mêmes souvent mises à mal par la colonisation. Jules Verne fait faire à Philéas Fogg « Le Tour du monde en quatre-vingts jours, grâce au génie technique européen ». À cette époque cependant, le mondialisme trouve sa première expression d'ampleur sur le socle du marxisme avec la fondation des Internationales.
I.3 - Les débuts du XXe siècle sont marqués par une méfiance croissante à l'égard des échanges mondiaux
et l’effondrement de la première mondialisation
Le phénomène commence dans le secteur où les échanges étaient les plus importants, celui de flux humains. Avec la mise en place de quotas à l'immigration (1911 pour les asiatiques, 1921 pour les autres populations), les États-Unis arrêtent brutalement le flux le plus important, tandis que les révolutions russes privent l'Europe d'un important partenaire commercial et financier.
A l’issue de la Première Guerre Mondiale, les Etats-Unis, après s’être enrichis en alimentant l’effort de guerre des Européens jusqu’en 1917, leur prêtent massivement les devises nécessaires à leur redémarrage économique. Les échanges reprennent de plus belle pendant les années 20 et même trop bien : personne ne croit que la croissance ne puisse connaître de fin. Les observateurs ne prêtent pas d’attention aux signes d’essoufflements de la machine. Avec le crack boursier de 1929, les Etats-Unis, les premiers surpris, réagissent par la peur en rapatrient leurs capitaux d’Europe où ils propagent la crise. C’est alors la course au protectionnisme et la plupart des pays érigent alors d'importantes barrières douanières dans le but de protéger leur économie, marquant le point d'arrêt quasi-total de la mondialisation car à la panne économique suit la panne politique, provoquant l'effondrement de la Société des Nations et un repli national, voire nationaliste, surtout quand on a pas d’empire colonial pour retrouver son souffle.
II- La seconde mondialisation
II.1 - Un thème qui a retrouvé une nouvelle jeunesse, sur le plan économique, dans l’après-guerre.
Après la crise des années 30 et la Seconde Guerre mondiale, il était admis dans l'ensemble du monde occidental que l'ouverture des frontières irait de pair avec la croissance. Le système économique et monétaire était donc à refaire :
- d'un côté, les accords de Bretton Woods et leur régime de parités fixes placé sous le contrôle du Fonds Monétaire International (FMI).
- de l'autre, la création de la Banque Internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), chargée d'accorder des crédits aux pays pauvres ou détruits par la guerre.
- Le troisième pilier devait être l'Organisation internationale du commerce (OIC), qui n'a jamais vu le jour. En effet le Congrès américain se refusa à en ratifier la naissance, jugeant que la Charte de La Havane (1948) qui l'instituait, légitimait le protectionnisme, organisait le dirigisme économique et même la planification, contre la libre concurrence.
C'est donc sous la seule égide de l'accord de Genève, signé un an plus tôt (1947), et connu sous le nom de GATT, que le commerce international se trouve placé. Celui-ci n'est pas une organisation mais un simple protocole d'accord qui ne concerne qu'une réduction des droits de douane. Le GATT parvient ainsi à contrôler près de 60 des tarifs douaniers dans le monde.
1955 : L'Organisation de coopération commerciale complète l'accord du GATT.
II.2 - L'essor de la mondialisation après la Guerre froide
Depuis 1989 et la chute du communisme, mettant la fin aux deux « blocs » Est/Ouest, l'internationalisation des échanges a pris un nouvel essor. Le « nouvel ordre mondial » prôné par le président Bush père dans son discours du 11 septembre 1991 commence à se mettre en place avec les sommets du G7 (qui deviendra G8 avec l’entrée de la Russie en 1998) et le forum économique de Davos, en Suisse, qui rassemble les grands responsables économiques du capitalisme mondial et est considéré comme le symbole le plus visible du phénomène de mondialisation, surtout par les mouvements de contestation qu’il suscite.
1994 : (15 avril) L'accord de Marrakech, au Maroc, fonde la création de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui remplace la GATT. Institution de nouvelles règles économiques, portant notamment sur une libre circulation des biens et des capitaux, laquelle a favorisé le triomphe exclusif du modèle économique capitaliste.
1995-2000 : La bulle Internet (dot-com bubble en anglais) ou bulle technologique est une bulle spéculative, qui a affecté les « valeurs technologiques », c'est-à-dire celles des secteurs liés à l'informatique et aux télécommunications, sur les marchés d'actions à la fin des années 1990. Son apogée a eu lieu en mars 2000.
1998-2006 : La bulle immobilière: c'est le plus long cycle de croissance des prix de l'immobilier d'après-guerre. En à peine 8 ans les prix de l'immobilier ont plus que doublé un peu partout dans le Monde. Aux Etats-Unis, la bulle prend des tournures dangereuses avec la généralisation des "subprimes" (subprime loan ou subprime mortgage en anglais) : la c'est à dire des crédits à risque pour un emprunteur qui n'offre pas les garanties suffisantes, gagés sur le logement de l'emprunteur. Cette pratique s'est généralisée aux Etats-Unis entre 2004 et 2007 au fur et à mesure que les prix de l'immobilier ont gonflé et que les ménages ne pouvaient plus faire d'emprunt normal pour un logement normal, alimentant ainsi la spéculation et la bulle immobilière...
2001-2008 : la Chine dans l'OMC, moteur de la mondialisation : en vendant à bas prix des produits manufacturés aux pays développés et en finançant avec le déficit américain par achat d'obligations auprès du Trésor américain, la Chine a permis aux Etats-Unis de consommer à crédit...
II.3 - L'essoufflement de la deuxième mondialisation
Depuis 1999 : Apparition d'un mouvement de contestation de la Mondialisation libérale. Révélé lors de la réunion de l'OMC à Seattle, aux États-Unis. En 2001, le Sommet du G8 à Gênes, en juillet, provoque de gros affrontements et même un mort, c'est l'apogée de la contestation. De ces contestations naît peu à peu une « opinion publique mondiale », qui s'est clairement révélée à elle-même lors du premier forum social mondial de Porto Allègre, au Brésil, en janvier 2001. Là s'est organisé pour la première fois un véritable «contre-sommet », où l'on comptait, parmi les 10 000 participants venus de 120 pays, des ONG, des syndicats et des associations issues de la société civiles comme par exemple ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens). Ce contre-forum revendique lui-même le titre « d'altermondialiste », car il prétend militer pour une autre (« alter ») mondialisation, différente de celle organisée par les grands décideurs économiques mondiaux, en s'appuyant, par exemple, sur le thème d'un commerce équitable.
Depuis 2001, la perte de confiance du système en lui-même a commencé : l"année 2001 a été marquée par la perte totale de confiance dans la "nouvelle économie" l'indice NASDAQ a perdu cette année là plus de la moitié de sa valeur... Les valeurs refuges sont donc devenue l'immobilier et les matières premières...
En 2006, le doute survient avec l'immobilier, devenu clé de voûte du crédit et da la finance mondiale : les prix de l'immobilier qui ne peuvent pas monter éternellement commencent à chuter . Cela déclenche la crise des "subprimes" et la bulle éclate à l'été 2007 avec une première crise financière...
En 2008, le risque de dépression devient réalité : en mars, on frôle le krach boursier total mais les banques centrales mettent la main à la poche à temps. L'immobilier ne faisant plus recette, les spéculateurs se sont réfugiés sur les matières premières. Mais cela plombe la croissance mondiale : la demande de pétrole chute mondiale chute de plus de 10% pendant l'été 2008, causant cette fois la chute des cours du brut, dernier refuge des spéculateurs...
La finance a perdu, fin de partie : les fonds d'investissement tombent un à un, entraînant les banques dans leur chute... Les Etats les réputés être les plus libéraux nationalisent des établissements financiers : la Grande-Bretagne en juillet, les Etats-Unis en août et septembre... A qui le tour, se demandent les anciens "barons" de la finance? La deuxième mondialisation vient de mourir.
19:51 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, économie, omc, fed, bce, subrimes, etats-unis
11.09.2008
Attentats du 11 septembre 2001 : 7 ans après la version officielle est plus que jamais battue en brêche...
Après les attentats du 11 septembre 2001, une commission américaine a enquêté pendant 19 mois sur " les faits et les circonstances liés aux attaques terroristes " et a remis son rapport final le 22 juillet 2004...
Le moins que l'on puisse dire, c'est que compte-tenu de l'ampleur des attentats et de leur nombre cette enquête a été un eu expéditive : à titre de comaraison, l'enquête du crash sur l'avion TWA 800 (17/07/1996) a duré 4 ans!!!
La note de l'éditeur qui a publié le rapport se termine ainsi : "Ce rapport, terrifiant, se lit comme un récit d'espionnage. C'est un formidable outil d'analyse géopolitique. Une plongée dans les rouages et les coulisses du pouvoir des Etats-Unis. Un tableau du terrorisme d'aujourd'hui et de demain".
En effet, on peut se demander s'il s'agit plus d'une réelle volonté de faire éclater la vérité ou si, au contraire il s'agit de produire une vision acceptable des faits?
Toujours est-il que la contre-enquête de la société civile, elle, continue l'nequête qui est loin d'être close! Malheureusement les différentes versions alternatives sont très inégales: allant de la pure spéculation au travail ultra-documenté. Cependant, toutes on l'avantage de souligner les faiblesses de la thèse officielle qui passe pour de moins en moins crédible...
Quelques films clé :
- Loose change-final cut : la version ultime du film conspirationniste qui a fait le tour du monde (VO) :
- Press for the truth : plus professionnel que loose change, réalisé par des journalistes américains (VOSTFR) :
-Eyewitness : un témoin filme les twin towers depuis le quai d'en face... Edifiant! (VOSTFR)
- BBC2 - Conspiracy Files : "The Third Tower" - 60 mn - 6 juil. 2008 (VO):
19:37 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, 11 septembre 2001, world trade center, 911, wtc, usa, etats-unis
06.09.2008
Oyé! Oyé! Sortie mercredi de "Siné Hebdo" parce que "Charlie hebdo" c'est fini!
Mercredi va paraître le numéro 1 (et fort attendu) "Siné Hebdo", hebdo satirique au prix de 2 euros. Seize pages.
Siné résume ainsi la ligne éditoriale : "A l'insu de mon plein gré, j'ai réuni, sous ma bannière de pestiféré, une bande de trublions, bien décidés à ruer dans les brancards." Parmi ces trublions, Guy Bedos, Christophe Alévêque, Didier Porte, Benoît Delépine, Bruno Gaccio, Michel Onfray, Jackie Berroyer, Geluck, Tardi, Vuillemin...Bref que des grands noms!!!
Après son licenciement de Charlie Hoebdo (voir article précédent), Siné a été attaqué par une grande partie des éditorialistes français, accusé d'antisémitisme parce qu'il avait commis une plaisanterie, pas forcément drôle, sur Jean Sarkozy.
Après avoir été victime d'une fatwa médiatique, l'heure est maintenant à la riposte!!!
18:16 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charlie hebdo, siné, actualité, médias, religion, france, politique
03.09.2008
A l'heure où l'on parle d'exclusion de la Russie du G8, gros plan sur une institution obsolète :
Le G8 est un groupe de discussion et de partenariat économique rassemblant huit pays parmi les plus puissants économiquement du monde: les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l'Italie, le Canada, et la Russie. Le G8 représente environ la moitié de l'économie mondiale. Cette institution a évolué lentement : G6 à sa création en 1975, puis G7 avec l'intégration du Canada en 1976, il a fallu attendre 1998 pour voir le groupe s'élargir à la Russie et devenir le G8.
Cette institution est, à juste titre, largement décriée par bon nombre de citoyens militants alors, pour s'amuser, nous avons fait un état des lieux des actuels membres du G8 et de autres puissances économiques qui n'en font pas partie alors qu'elles n'ont rien à envier à ses membres. Et là, surprise! On se rend compte que si l'on intègre toutes les puissances économiques comparables aux membres du G8 on se retrouve avec un G14 qui, d'ailleurs serait beaucoup plus représentatif en termes de population: on passerait d'un G8 représentant, certes, 46% du PIB mondial mais seulement 13% de la population mondiale à un G14 qui représentent 70% du PIB mondial mais surtout 56% de la population mondiale!
Etonnament cette proposition n'est pas à l'ordre du jour... Peut être parce que les nouveaux membres seraient, pour la plupart, issus du Tiers-Monde ?
Pourtant, comme le précise le président russe, Dmitri Medvedev, Interviwé par Euronews: "Même au sein du G8, on a bien compris que sans des pays comme la Chine ou l’Inde, sans l’utilisation des mécanismes de consultation extérieure, beaucoup de décisions prises par le groupe des Huit ne seraient pas valables, et encore moins si elles étaient prises sans la Russie".
18:44 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : g8, politique, russie, sarkozy, blog, usa, économie
27.08.2008
Hacker britannique contre Men in Black ?
Un Génie Livré Aux USA envoyé par Face_Occulte_De_Nos_Etats
Article original : Le hacker anglais Gary McKinnon livré aux USA le 31 août ? Bonjour l’angoisse ! Publié sur www.tlaxcala.es, le 24 août 2008 par M. PORCHERON :
Il s’appelle Gary McKinnon, rappelez-vous, il est anglais, il a 42 ans et une passion, disait-il, les extraterrestres quand boosté à l’anodin pétard, notre informaticien super-hacker était loin de penser qu’un jour il risquerait de finir sa vie dans une cellule quatre étoiles aux Etats Unis, livré par la justice de son pays depuis le 30 juillet dernier.
Aux dernières nouvelles, il devrait être définitivement fixé à la fin du mois d’août. S’il en réchappe, il abandonnera le clavier pour un jeu plus tranquille, genre sudoku.
Car Gary McKinnon est l’auteur d’un coup génial : entre février 2001 et mars 2002, cet expert a piraté, y rentrant comme dans du fromage blanc, des dizaines d’ordinateurs de la Nasa, de l’Armée de l’Air et de la Marine américaine. Le tout sans jamais quitter sa modeste chambre du modeste appartement du nord de Londres, à Enfield, prêté par la tante de sa copine, ont précisé ses amis pour qui, cela va de soi, il n’est ni un « terroriste » ni même un hacker malveillant. Pénard dans son bedroom, c’est logiquement qu’il s’était choisi un pseudo pour le net adapté à sa vie : « Solo ».
Mephisto ? Non, "Solo"
Un hacker de génie. Qui passait sa vie devant son ordinateur personnel lequel n’avait plus de secret pour lui. Supposons : s’il a pénétré ces réseaux militaires ultrasensibles, c’est uniquement pour découvrir des informations secrètes sur les vaisseaux extraterrestres. En réalité, comme des milliers de passionnés d’OVNIS (et de fans de la série X-Files), il est en effet persuadé que les autorités américaines nous cachent la vérité.... «Ce n'est pas qu'un intérêt pour les petits hommes verts ou les soucoupes volantes, expliquait McKinnon à la BBC. Je crois qu'il y a, ou qu'il y a eu dans le passé, des vaisseaux spatiaux qui circulent sur Terre sans que le public soit au courant.» Il est aussi convaincu que les militaires américains ont récupéré un système de propulsion par antigravité, qu'ils gardent secret.
Une passion qui s’est rapidement transformée en obsession, ajoutent ses amis sur le net. Ils ajoutent : à force de surfer internet, Gary McKinnon, qui délaissait sa salle de bains et vivait, comme un reclus, en peignoir dans son appartement, a fini par perdre sa petite amie, son travail, son anonymat...et, on le verra, son ordinateur désormais sans connexion à Internet. Un ordinateur réduit au rang de machine à écrire. Ce n’est pas une vie.
Le jour où cet administrateur système de formation pénétra les réseaux US, pour fêter ça, il se fit livrer une pizza napolitaine spéciale (nul n’est parfait). Comme c’est connu, dans les temps qui sont les nôtres, faîtes l’essai par téléphone, le livreur de pizza –casqué- arrive chez vous plus vite que la police- casquée mais pas seulement. Il n’avait pas avalé la dernière olive de sa pizza que déjà la justice américaine lançait un avis mondial de recherche, contre un (alors) inconnu accusé par les plus hautes autorités de l’hyper-puissance du « plus grand piratage informatique militaire de tous les temps ». Dégâts évalués : autour de 700 000 dollars, un chiffre relativement faible au regard des sommes quotidiennement traitées par les administrations visées.
Selon les accusations portées contre lui, il se serait approprié 950 mots de passe et il aurait détruit des informations vitales pour la marine US. Il aurait réussi à s’introduire par effraction dans 53 ordinateurs de l’armée, ce qui aurait forcé les responsables à fermer 2000 ordinateurs de la zone militaire de Washington,
pendant 24 heures, occasionnant des coûts imprévus de presque un million de dollars. Il est accusé d'avoir mis à mal 300 ordinateurs de la base navale de Earle (New Jersey) peu après les attentats du 11 septembre 2001, etc, etc...
De là à accuser McKinnon d’être à l’origine de la débâcle irakienne, des lourdes pertes de l’économie américaine, de la crise des subprimes, de la chute de l’hypo-président Bush, etc, etc...il n’y aurait qu’un pas. Le discret et flegmatique Gary a été catapulté au rang d’ennemi public numéro un aux Etats-Unis, de terroriste d’un nouveau type, le cyber-terroriste. À son insu et sans que « le grand public » le sache.
Si vous avez manqué les chapitres précédents : Cette histoire à la fois fabuleuse et pathétique – aujourd’hui elle ne fait rire personne- remonte à plus de six ans. Une fois découvertes les gigantesques « anomalies » informatiques qu’ils enregistrent, les plus fins limiers US font intervenir leurs Global Positioning Systems les plus sophistiqués, parviennent à loger l’intrus à Londres, comme quoi, soit dit en passant, il est plus facile et plus rapide de mettre la main sur un mangeur de rosbif, le visage crevette rose et le cheveu tirant sur le roux, que sur le bouffeur de yankees le plus recherché de l’histoire, le visage basané et une barbe tirant sur le blanc. Il faut bien plaisanter.
Et McKinnon lui ne se cache pas, ne change pas de domicile, ne voyage pas, ne complote pas, n’est animé d’aucune mauvaise intention. Quand les Américains demandent à leurs homologues anglais d’aller signifier au hacker de génie la litanie de chefs d’accusation que la « justice » de Washington à rédigé avec minutie, McKinnon, en peignoir, vaque à ses occupations. Et quand les police officers de sa Très Gracieuse Majesté – qui auparavant avaient installé un périmètre de sécurité autour de la maison afin d’éviter une fuite par l’escalier de service ou par une porte dérobée – frappe à sa porte, McKinnon ouvre comme il aurait ouvert au livreur de pizza. Il ne se cache pas, on l’a dit, il n’en a jamais eu l’idée, comme il ne cachera jamais s’être introduit à distance dans les ordinateurs américains.
Que lui disent ces envoyés très spéciaux ? Nous n’avons rien contre vous, la justice britannique n’a rien à vous reprocher, mais nous avons un message recommandé pour vous. La justice américaine en a après vous. Vous êtes inculpé par la justice fédérale américaine de huit chefs d'accusation de crimes informatiques commis dans 14 Etats différents. Ne quittez pas le territoire britannique. Vous recevrez bientôt une convocation.
Là commence un parcours judiciaire marathonien du prévenu, qui vient de se terminer fin juillet : préparez quelques affaires personnelles, vous allez être extradé vers le pays requérant, les Etats Unis. C’est une affaire de quelques semaines. Avant la fin du mois d’août, vous goûterez aux charmes d’un pénitencier tout équipé dernier modèle – vous y bénéficiez déjà d’une réservation de longue durée, entre 60 et 70 ans- comme seuls nos amis américains savent en faire.
Pour des raisons bassement politiciennes, cet homme risque ainsi de sortir de prison quand il aura 110 ans. Ça fait cher payer... la mauvaise sécurisation de sites web, non ?!
McKinnon qui au fil des ans, est devenu un personnage (hélas) célèbre dans son pays – son cas est nettement plus connu sur le web que dans la « grande presse » mondiale – est aujourd’hui autant entouré de médecins (pour méchante déprime légitime) que d’avocats. Lesquels ne font que répéter la même chose depuis le début : si leur client doit être jugé, il doit l’être par la justice de son pays, en qui ils n’arrêtent pas de croire. Si »crime » il y a, il a été commis en territoire britannique.
Hélas, ces avocats, au nom de McKinnon, toujours prévenu libre, en liberté surveillé, au chômage forcé, ont épuisé tous les recours de la «justice » britannique, qui ayant entre ses mains une hot potato et soucieuse d’être prévenante et complaisante envers la « justice », celle de M. Bush ne l’oublions pas, avec probablement derrière la tête l’idée d’un renvoi d’ascenseur un jour ou l’autre, livre donc McKinnon, aussi facilement qu’un livreur une pizza.
McKinnon n’aura pas eu l’occasion de profiter des senteurs printanières londoniennes, car plus que tendu, fébrile, il attendait comme le messie l’ultime décision de la Chambre des Lords le 30 juillet dernier. Le hacker de la NASA en appelle à la chambre des Lords .En effet en mai 2007, la Haute cour de Londres ayant autorisé son extradition vers les Etats-Unis pour y être jugé devant un tribunal militaire américain, il ne restait plus aux avocats que le recours d’appel auprès des Law Lords, la plus haute cour britannique...qui a rejeté cet appel et confirmé l'extradition du hacker. Les avocats ont annoncé qu'ils allaient "immédiatement" se pourvoir devant la Cour européenne des droits de l'Homme.
Les Américains attendent McKinnon de pied ferme. Ils parlent de cette affaire comme étant l’affaire du siècle. Ses avocats craignent plus que jamais les 60 ans de prison pour McKinnon, s’il est reconnu coupable de sabotage, et pourquoi pas une tenue orange sur mesure que les G.O de Guantanamo réservent à leurs pensionnaires. Le temps n’est plus où McKinnon considérait que l’orange est une couleur qui irait bien avec sa courte chevelure de rouquin. On se souvient que McKinnon avait alors donné une interview pour exprimer sa peur de finir dans la prison de Guantanamo pour violation de la loi américaine sur la lutte contre le terrorisme.
The fall guy ?
Cela étant, si quelqu’un devait tomber, ce serait plutôt le responsable informatique américain qui avait sous sa coupe le réseau réputée le plus sûr du monde, a fortiori après les attentats du 9/11. Or, McKinnon a révélé sans le vouloir, que ces ordinateurs n'étaient pas sécurisés !
Pour le gouvernement américain, ce piratage “était intentionnel et calculé pour influencer et affecter le gouvernement américain par intimidation et coercition “.
“En conséquence de sa conduite, des dommages ont été causés aux ordinateurs en mettant à mal leur intégrité, disponibilité et fonctionnalités des programmes, systèmes, informations et données”, avait précisé un juge américain qui à la fois perdait là une occasion de se taire et révélait à la terre entière la fragilité – une fragilité de plus- d’un méga-système qui devait protéger - en théorie- les USA de toutes les attaques « terroristes » qui n’allaient pas manquer de mettre le feu à la planète.
La justice américaine veut la peau de Gary McKinnon. Selon ses avocats, la justice américaine a fait pression sur leur client, en essayant de l'intimider pour qu'il accepte de plaider coupable devant un juge américain. Les hommes de loi ont révélé aussi que les autorités américaines auraient proposé un marché à son client, marché qui consisterait à lui assurer une peine de prison réduite s’il cessait de lutter contre son extradition. L’offre a bien évidemment été rejetée, mais surtout qualifiée d’ « approche illégale ». S'il ne coopère pas, cela pourrait être considéré comme un acte de terrorisme et valoir de la réclusion en quartier de haute sécurité. Dans le cas contraire, il prendrait entre 37 et 46 mois, serait rapatrié en Angleterre et serait libéré sur parole, après une condamnation pour « atteinte significative à la sécurité nationale ».
Vraiment très sympa, McKinnon qui, à toutes fins utiles, a donné aux Américains les clés de sa brillante opération purement technique : il a utilisé un programme appelé "Remotely Anywhere" pour pirater des postes de nuit des agences de sécurité américaines, lorsque tous les employés sont partis. Cet « Arsène Lupin » de l’informatique s’est alors fait prendre à cause du décalage horaire entre Londres et les Etats-Unis, un employé s’étant vite rendu compte de l’intrusion, dit encore un site ami du hacker. C’est aussi simple que ça. «J'ai découvert que les militaires américains utilisaient Windows, raconte l'ancien administrateur de réseaux informatiques, et j'ai cherché à voir si certains ordinateurs étaient mal protégés.»
« Gary » joue très gros. Déjà privé d’Internet, il a perdu le flegme très British du « Wait and See ». S’il perd également devant la Cour Européenne des droits de l’homme, avant la fin du mois d’août, il aura le titre très peu envié du premier pirate britannique à être extradé vers les Etats Unis.
Tout comme l'ancien pirate informatique américain Kevin Mitnick, accusé dans les années soixante d'intrusion dans un ordinateur du Pentagone, le pirate britannique Gary McKinnon a droit à un site Web prenant sa défense. Le site « Free Gary » assure ainsi un suivi quotidien des péripéties judiciaires du pirate et permet aux internautes de faire connaître leurs points de vue et leurs opinions sur cette histoire. Cependant, ils ne peuvent espérer une réponse directement de McKinnon puisqu'une des conditions pour sa remise en liberté est de ne pas utiliser d'ordinateur ayant un accès Internet...
Au fait, il fait quel temps, en ce moment, à Guantánamo ? C’est juste une question que se pose un ami de McKinnon. Très chaud et très humide. Insupportable. Même l’hiver.
Quelques liens avant la conclusion, provisoire :
http://www.zataz.com:80/news/15418/Gary-McKinnon-demande-du-secours-aux-Lords-anglais.html
Gary McKinnon (lire) est un internaute presque comme les autres. Sauf que lui, il risque de finir ses jours en prison (via la fameuse fumeuse faille IIS)
http://www.silicon.fr/fr/news/2008/06/16/mckinnon_le_hack...Articles associés :
· Infosec : le 'hacker' McKinnon fait son show devant les professionnels
· La défense du Hacker de la NASA dénonce des tentatives d'intimidation
· Le hacker de la Nasa a bien du mal à décoller pour les US
· Le 'hacker' McKinnon conteste les arguments de la justice US
· L'extradition de McKinnon est officialisée
· Le piratage le plus important de l'histoire a eu lieu
· McKinnon, le 'hacker' de la NASA, risque l'extradition vers les US
· Le pirate informatique Gary McKinnon pourrait être envoyé à Guantanamo
http://www.pcinpact.com:80/actu/news/44243-pirate-anglais-OVNI-extradition-abus.htm
Conclusion provisoire : juridiction basée à Strasbourg, la Cour Européenne des droits de l’Homme laisse un sursis à celui surnommé le pirate de la NASA. Dernier recours contre l’extradition, elle l’auditionnera le 28 août prochain. Elle a en effet demandé mercredi 13 août à la justice britannique de suspendre la décision d’extradition, le temps d'examiner le recours déposé par le hacker.
Il reste donc à McKinnon un sursis jusqu'au 31 août prochain. À minuit, il sera peut-être obligé de faire ses bagages.
16:29 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, internet, usa, ovni, nasa, pentagone
26.08.2008
Quand la Russie joue à l'OTAN
La Géorgie paie, en dommage collatéral, la politique aventureuse des Etats membres de l'OTAN qui ont reconnu l'indépendance du Kosovo au printemps dernier. D'un point de vue slave, cette "avancée" politique avait été vécue comme une insulte et maintenant il est intéressant de voir l'air courroussé de nos chefs d'Etat ou responsables diplomatiques s'alarmer de la "violation" du droit des peuples... Mais rappelons que l'Abkhazie et l'Ossétie sont des régions depuis fort longtemps autonomistes, comme l'était le Kosovo au sein de la Yougoslavie avant son éclatement... Déjà au début de l'éclatement de l'ex-Yougoslavie, en 1991, la reconnaissance unilatérale par l'Allemagne de l'indépendance de la Croatie avait entrainé un bain de sang que les Bosniaques ont ensuite payé au prix fort...
Alors, qui a des leçons à donner ou à reçevoir de qui dans l'histoire? l'OTAN ou la Russie?!
Ce qui est certain c'est qu'une fois de plus, ce sont les peuples qui paient - et qui vont encore payer - au prix fort les manoeuvres diplomatico-militaires des grandes puissances. Donc, en soi, Medvedev ne se trompe pas quand il dit que tout est comme en 1914...
La différence avec les guerres d'ex-Yougoslavie, c'est que cette fois-ci c'est la France et l'OTAN qui soutiennent le petit Milosevic local : Michael Saakachvili, dont la répression contre l'opposition et le nationalisme exacerbé sont reconnus...
22:26 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, otan, ossétie, géorgie, guerre, actualité
Entre crise boursière durable et récession économique assurée
Tous les économistes, les journalistes des grands médias et les responsables politiques commencent à préparer le public à une évidence : la crise est là! Certes on va chercher à minimiser l'ampleur du phénomène en disant que le pire est passé mais les faits sont là : toute crise commence par une crise boursière qui se finit en crise économique (en l'occurrence une récession).
Le gravité de la crise qui s'annonce est telle que nous n'avons pas fini le cycle de chute boursière que la récession a déjà commencé : le PIB s'est réduit de 0,3% au second trimestre et la saison touristique a été tellement mauvaise que tout le monde s'accorde à dire que le troisième trimestre sera pire encore!
Or, selon la théorie des cycles économiques, qui se vérifie à chaque fois (et notamment entre 2000 et 2003 - voir graphique : cycle 1) il n'y a aucune raison que cette fois encore cela ne se passe pas ainsi (dans le meilleur des cas car une récession si rapidement arrivée après une crise boursière est un fait inédit en économie). Nous en avons donc, vraisemblablement encore pour un an et demi de baisse boursière (voir graphique : cycle 2), ce qui aura pour effet d'aggraver encore la crise économique...
21:25 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : actualité, économie, sarkozy, crise, récession, bourse
Jeux de Pékin et autocensure...

Chers lecteurs,
durant toute la durée des Jeux Olympiques de Pékin nous avons gardé le silence, non parce que nous étions trop occupés à buller dans le remoud de la Grande Bleue mais en signe de soutien à tous les blogueurs chinois qui ont le choix entre se taire et finir emprisonnés!
On ne parle que de la répression au Tibet, mais que dire du silence complice des Occidentaux et du CIO par rapport à la chape de plomb que subit le peuple chinois?
Un enseignant a été incarcéré pour avoir osé se poser la question sur son blog de pourquoi les écoles étaient les édifices qui avaient le plus souffert du tremblement de terre de ce printemps...
Même dans le traitement de l'actualité relative aux Jeux, il était presque tabou de remettre en cause l'age de certaines athlètes chinoises, fusse le CIO lui même, puisque Mr. ROGUE a parlé de Jeux "exceptionnels"...
21:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pékin, jeux olympiques, jo, sport, chine, actualité
26.07.2008
Charlie Hebdo ou la laïcité à sens unique!!!

"Siné, le dessinateur, est donc anti-sémite. La police de la pensée qui sévit en France en a décidé ainsi. A mort donc Maurice Siné: il doit être banni de l'espace médiatique. Le patron de Charlie Hebdo, Philippe Val, celui-là même qui se pique de défendre les « démocrates » algériens contre les intégristes, celui qui défend la liberté de la presse contre la prétention des musulmans à l'empêcher d'insulter leur prophète, l'a immédiatement licencié.
En France, oser parler de « lobby sioniste » déclenche automatiquement l'accusation majeure d'antisémitisme. Dans le meilleur des cas, on vous reprocherait un penchant à l'exagération, voire aux théories du complot. Dans le cas de Siné, il a suffi qu'un potentat du Nouvel Observateur, Claude Askolovitch, pour ne pas le nommer, décrète qu'il est coupable d'antisémitisme pour que la sentence de mise à mort tombe. Siné a pourfendu de manière outrancière les musulmans, cela n'a guère suscité le moindre émoi. Mais dans le cas d'espèce, le dessinateur a franchi la « ligne rouge » fixée par une camarilla de propagandistes de la cause sioniste qui impose ce qu'il est bon de penser et ce qui est interdit, en se moquant gentiment de la conversion au judaïsme du fils du président français pour convoler avec une héritière de Darty. Gageons que si le fils de Sarkozy avait voulu épouser la fille d'un émir musulman, le dessinateur l'aurait moqué de la même manière. Mais, ce qui est valable pour l'un ne l'est pas pour l'autre.
On peut déverser des torrents d'âneries et de méchancetés sur les musulmans - et Charlie Hebdo s'en est fait une spécialité -, cela relèvera de l'exercice de la liberté d'expression reconnue par les lois. Mais cette liberté sacrée s'arrête quand il s'agit d'évoquer le judaïsme ou Israël. L'accusation capitale d'antisémitisme est si facilement brandie qu'il devient quasiment dangereux en France de fréquenter ces thèmes. Même des intellectuels décédés, comme Pierre Bourdieu, ont été accusés, post-mortem, d'être des antisémites. Cela tend au délire. Une sorte de terrorisme intellectuel s'est installé pour sommer tout le monde de s'aligner. Il est interdit de critiquer Israël, mais l'injure et l'outrage sont vivement encouragés en ce qui concerne les Palestiniens et les Arabes.
La règle est donc la suivante: la diffamation de l'Islam et des musulmans au nom de la liberté de pensée est licite, mais cela ne peut s'appliquer pour les juifs et le judaïsme. La ligne d'attaque est qu'il faut tout faire pour assimiler antisionisme à antisémitisme. Dans le cas d'espèce, on est face à un journal supposé satirique qui s'est donné comme vocation de vilipender l'Islam et les musulmans. C'est le terrain privilégié de la liberté d'expression débridée. Mais apparemment, le vieux Siné a oublié qu'il existe chez les commissaires politiques de la pensée un tabou intouchable.
Tous ceux qui ont suivi l'épisode des caricatures du Prophète sont désormais édifiés: le sacré existe dans la France laïque et il mène au bûcher ceux qui l'enfreignent. Siné, qui a dénoncé les tortures en Algérie durant la guerre de libération, avait rassemblé ses dessins dans un album intitulé « Le déshonneur est sauf». Il l'est assurément !
Aux dernières nouvelles, Reporters sans Frontières, qui avait défendu Charlie Hebdo contre les musulmans, n'a encore rien dit sur ce grotesque épisode de la liberté d'expression en démocratie avancée. L'organisation qui pourfend les atteintes à la liberté d'expression à Cuba ou en Chine est apparemment trop éloignée du siège social de Charlie Hebdo."
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5106779&nb...
18:15 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : charlie hebdo, actualité, religion, politique, censure, france, islam





