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07.08.2006

les conséquences inattendues de la loi DADVSI sur la liberté de la presse...

medium_major.jpegAu nom de la lutte contre le piratage, le gouvernement et la majorité parlementaire, tous deux achetés par le réseau des majors du disque, ont voté une loi qui permet d'anéantir la vie privée au profit du flicage des internautes.

Saisi par la gauche qui espérait adoucir la loi, le conseil constitutionnel a durci le texte, offrant à la France la loi la plus liberticide de la planète en la matière! Mais rien d'étonnant à cela car le conseil constitutionnel est lui-même encore plus mouillé dans les amitées verreuses avec les grands industriels que la majorité parlementaire, puisque qu'il est nommé par le chef d'Etat, le chef du gouvernement et le président du Sénat, tous trois arrivés à leur place grâce à l'appui de la mafia du PPA (parti de la presse et de l'argent) dont ils font partie...

Mais le plus sordide est qu'avec l'entrée en vigueur de la DADVSI, toute apologie du peer-to-peer est devenue répréhensible! D'aileurs, la ligne éditoriales de certains sites en fait les frais (lien vers article dans "pc impact")

Il serait peut-être temps de se réveiller, peuple internaute français!!!

Ce n'est pas une fois que l'appareil vous aura broyé que vous pourrez réagir! Il est temps que les veaux deviennent des taureaux! (à moins que vous voulliez finir en quenelles)

Vive le peer-to-peer sans être rançonnés par les majors !

Vive une license globale qui serait redistribuée aux artistes en fonction des téléchargements!

 

PS: vous aurez remarqué le silence de RSF (Reporters Sans Frontières) quand il s'agit de ce genre de question... 

09.03.2006

Qui sont ces artistes qui ont choisi le camp du pouvoir contre celui du public ?

Dans le conflit autour de la license globale, les camps sont en train de se positionner.

D'un coté, on trouve ceux qui se disent favorables au concept de "licence globale optionnelle" qui permet, en contrepartie du paiement d'une rémunération pour les artistes incluse dans l'abonnement Internet, d’accéder à du contenu protégé (musique, images, films et textes) sur le net et de l’échanger, entre licenciés, à des fins non commerciales. Dans ce camp, on trouve la Spedidam (Société de Perception et de Distribution des Droits des Artistes-interprètes de la Musique et de la Danse) et l’APA (Alliance Public-Artistes) qui réunit des associations de consommateurs et des artistes et dont l'objectif est de promouvoir la mise en place d'une solution équilibrée pour les artistes et le public. Au niveau politique on trouve la majorité des députés de gauche et certains députés de la majorité.

De l'autre, on trouve ceux qui se disent opposés à toute solution dite "globale", préférant la répression tous azimuts: une amende de 38 € pour du téléchargement illégal de musique et 150€ pour du téléchargement illégal de vidéo. Ils préfèrent mettre en avant le fait que les consommateurs ne risqueront plus de procès. Mais quand on sait que la jurisprudence commence à se ranger du coté des internautes, l'argument ne tient plus. Pire, il accrédite la volontée répressive de ce camp. Dans ce camp, on trouve les plateformes de téléchargement légal, tenues par les Majors du disque et de puissants groupes, le gouvernement, la plupart des députés de la majorité parlementaire et certains artistes. Le fait de touver des artistes, aux cotés d'industriels et de la droite pour demander plus de répression sur les citoyen surprend un peu.

Qui sont ces artistes qui sont plus attachés à leur porte-feuille qu'à leurs fans ?

La réponse se trouve avec le dernier rebondissement dans le bras de fer entre les deux camps. La Spedidam a assigné en contrefaçon la plupart des plateformes de téléchargement légal en France car il n'y aurait pas eu de contrat écrit les autorisant à diffuser certains artistes. La plainte porterait sur une vingtaine d'artistes. Universal Music On Line, propriétaire d’e-Compil, précise que « tous les artistes interprètes vivants à l’exception d’un seul que vise l’assignation de la Spedidam, sont contre la licence globale ». Et le groupe croit bon ce citer des noms :
-Chez universal : Bashung, Arthur H, Maxime Le Forestier, Eddy Mitchell, Michel Sardou
-Ailleurs: Patrick Bruel, Julien Clerc, Etienne Daho, Johnny Hallyday, Jacques Higelin,Patricia Kaas, Serge Lama, Pascal Obispo, Renaud, Véronique Sanson, Alain Souchon.

BOYCOTTONS les albums et les concerts de ces artistes qui font honte à la profession en se préférant la logique financière à celle du coeur de leur public sans lequel ils ne seraient rien aujourd'hui !

plus d'info

07.01.2006

La génération Mitterrand se souvient?

Apparemment, la "génération Mitterrand", dont je fais, hélas partie, est victime d'une amnésie collective!

Que nous ont-ils fait prendre pour que nous en arrivions à être suffisemment nostalgiques pour placer Mitterrand en 1er dans les présidents de la Veme République?

A l'occasion de l'anniversaire de sa mort, même des vilains petits canards de son régime se sont exprimés avec nostalgie à son sujet. Chevènement, par exemple, a droit à un article dans Libé intitulé : "Quand Chevènement pleure Mitterrand" ( où l'on explique qu'il s'est rendu à une commémoration en l'honneur de l'ancien Président, où il a apporté son témoignage "avec humour et émotion").

Rien ne va plus donc ! Mais comment se fait-il qu'on le commémore plus aujourd'hui qu'il y a 10 ans ? Les morts ont plus la cote que les vivants. C'est un fait. Alors, M. le Président, vous qui êtes au plus bas dans les sondages, rassurez-vous !

Le semaine prochaine, nous nous intéresserons au sujet : "politique et chanson : les débuts de Tapi dans le show bizz"...