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08.03.2009

Les trotskistes ou le syndrome Front National à gauche

NPA.jpgDepuis leurs origines, les trotskistes ont toujours refusé de se placer en parti de gouvernement, si bien qu'ils se sont gardé une virginité jusqu'à aujourd'hui, crachant sur ceux qui exercent des mandats électifs. Ce fut exactement le cas de l'extrême droite jusqu'aux années 1980, mais surtout jusqu'aux années 1990 avec de larges ententes dans les conseils régionaux ou la prise de mairies comme Vitrolles... Et ensuite, preuve à l'appui de leur gestion, les électeurs se sont désintéressés progressivement de leur parti... Peut-être est-ce la raison pour laquelle le NPA refuse toute alliance?

 

Au second tour des élections présidentielles de 2002, Les Trotskistes sont les seuls, par la voix d'Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière), à avoir appelé à ne pas voter pour Chirac, c'est à dire refuser à la démocratie le droit de se laver de sa propre dérive en montrant au monde entier que l'extrême droite en France n'est pas un courant majoritaire, loin de là. Heureusement, peu d'électeurs ont suivi Arlette dans sa logique du pire : rappelons qu'hitler n'a jamais remporté de majorité par les urnes mais c'est que, profitant de la déliquescence de la République de Weimar, il a surfé sur les 40% des suffrages (dûs à de nombreuses abstentions) pour se faire propulser chancelier! Ainsi, Arlette rêvait-elle secrètement d'un putsch de l'extrême droite pour que commence la Révolution victorieuse des forces néo-bolchéviques...

Bref, sept ans plus tard, en 2009, Olivier Besancenot crée le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) qui n'est rien d'autre que la LCR, c'est à dire le second courant trotskiste en France. Ce parti d'extrême gauche, comme LO, a toujours choisi le vote "révolutionnaire" c'est à dire refuser le jeu de la "démocratie bourgeoise", tout en sachant très bien en jouer : ainsi on sait dans les milieux avertis que la campagne présidentielle de la LCR en 2002 aurait été partiellement financée par le PS pour émietter son elle gauche afin de rester la seule force crédible, stratégie qui s'avéra suicidaire; ainsi on sait aussi qu'en 2007, l'UMP se serait faite une joie de soutenir logistiquement ce parti pour empêcher un front unitaire à gauche, comme sous le gouvernement Jospin, ce qui a fonctionné puisque Sarkozy est aujourd'hui président, même si la candidature de Séglène Royal était déjà un acte de sabotage de la part du ps...

Les trotskistes sont devenus, l'automne 2006, avec le refus d'intégrer les CUAL (Collectifs Unitaires Anti-Libéraux), le cancer qui ne permet plus à l'aile gauche de la gauche de se fédérer, de s'organiser, poussant ainsi le PS dans les bras du Modem, au centre droit., comme on l'a vu à la présidentielle de 2007! Alors, maintenant que se pose la question de refaire, comme en 2005, un front unitaire contre la tournure libérale et anti-démocratique que prend la construciton européenne, cette fois ils veulent faire cavaliers seuls, plutôt que de rejoindre le front de gauche...

Les heures les plus sombres de la gauche française depuis l'après-guerre ont commencé : un parti majoritaire qui part au centre droit, une extrême gauche qui prend de l'ampleur et faisant fi de toute approche constructive et le reste de ce qui fut la gauche essayant de se construire un radeau sur les décombres de ce qui fut le paquebot de la "gauche plurielle" il y a de cela maintenant trop longtemps en arrière pour que cela soit à nouveau possible un jour...

 

29.01.2009

Aujourd'hui, 29 janvier, manifestons notre mécontentement!


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30.11.2008

"M. MELENCHON", le docu-feuilleton du naufrage du Parti Socialiste autour du Congrès de Reims

Ce qui devait être un reportage des webjournalistes de Teletoc est devenu par la force des choses un docu-feuilleton sur les causes du naufrage du PS et par là même du départ de Jean-Luc MELENCHON du Parti Socialiste. Ce petit film en 4 parties intitulé "M. Mélenchon" répondra à beaucoup de questions que ceux qui ne sont pas dans les arcanes du PS peuvent se poser... Mais ce film explique aussi les raisons qui ont poussé Jean-Luc MELENCHON, en homme de convication,  à créer le "Parti de gauche". "Moi je ne suis pas au dessus de la mêlée, je suis dedans !" Voilà ce qui peut résumer la démarche de ce personnage hors du commun et haut en couleurs...

1ere partie :


 

2eme partie :


 

3eme partie :


 

4ème partie :


14.11.2008

Entre le parti socialiste et les Français le fossé se creuse

Le Monde et L'institut de sondages Sofres ont publié aujourd'hui un sondage dont les résultats ne surprendront personne : entre "les Français et le PS, un crise de confiance". Tout est dit. Mais en analysant le document complet - disponible en pdf sur le site sofres (lien) - on trouve aussi des résultats très intéressants concernant les rapports entre les sympathisants de gauche et le parti socialiste qui ne sont pas développés par le journal Le Monde :

français&ps copie.jpg

Le premier constat que l'on peut faire pour le graphique présentant l'ensemble des Français, c'est que les opinions sont assez partagées entre ceux qui trouvent le Parti socialiste trop à droite et ceux qui le trouvent bien à sa place. Cependant, chose plus étonnante : il n'y a qu'une frange infime de la population qui le trouve trop à gauche!!!

En s'intéressant aux deux graphiques concernant maintenant les sympathisants de gauche, dont les socialistes, on constate que globalement la gauche dans son ensemble trouve le PS trop à droite (45% contre 40% à penser que non ou à le trouver trop à gauche). Chose plus surprenante, lorsque l'on demande à ceux qui sont de la sensibilité socialiste leur avis, ils ne sont que 41% à trouver leur parti bien à sa place contre 37% à le trouver trop à droite et 8% à le trouver trop à gauche! A méditer!

Moralité : bien que le vote des motions ait donné précédemment la majorité à l'aile droite du parti (article précédent), un grand nombre de socialistes aspire à un réancrage à gauche tandis que l'écrasante majorité de la gauche n'attend que ça...

Attendons donc les résultats du Congrès de Reims pour voir à quel point les réelles aspirations populaires seront bafouées...

 

10.11.2008

Le parti socialiste où l'interminable agonie idéologique

Chassez Ségolène Royal par la grande porte, elle revient par la petite!

Après l'échec de la présidentielle, Ségolène ROYAL reste, néammoins leader du parti socialiste. Nous ne recommencerons par un énième article pour exposer l'arrivisme ségolénien mais plutôt le néant total dans lequel se trouve le parti socialiste à une semaine du Congrès - soit-disant historique - de Reims.

 

Ce parti apparaît tellement divisé que la synthèse qui s'annonce semble plus être une solution d'appareil qu'une réelle volonté de contruire un projet de société. Après, le vote des motions de la semaine dernière, les rapports de force sont clairement visibles :

motions PS novembre 2008.jpg

Malgré la forte poussée de l'aile gauche du parti derrière Benoït HAMON et l'échec des strauss-khanniens derrière DELANOE, c'est quand même Ségolène ROYAL qui reste en tête, même si cela est de peu (4% par rapport à ses gros concurrents). Le parti socialiste se présente donc comme très majoritairement au centre (54% contre 44%pour l'aile gauche).

Du coup, sous la présidence de Ségolène Royal, l'autisme de ce parti, légué par son ex-mari (François Hollande), va pouvoir se perpétuer : faire la synthèse entre des gens de gauche et de centre droit plutôt que d'éclater et permettre à la gauche démocratique qui ne se reconnaît plus dans les partis actuels (pc, verts, mrc...) de fonder un nouveau parti ainsi qu'aux centristes du clan Strauss-Khann & Delanöe de s'unir aux sympathisants du Modem!

 

America is Ba(ra)cK !!!

obama.1201801546.jpgL'optimisme politique est une denrée rare depuis quelques décennies... Pourtant, on peut être noir, issu d'un père étranger, outsider de la politique traditionnelle et devenir l'homme le plus puissant de la planète! Les Etats-Unis renouent ainsi avec leur mythe fondateur : le self-made-man.

Et Barak OBAMA est un symbole d'espoir sans précédent tant pour l'alternative politique qu'il semble proposer aux Américains, après 8 années catastrophiques sous Bush, que pour les droits civiques, couronnant ainsi deux siècles de lutte, d'abord contre l'esclavage, puis contre la ségrégation et enfin contre la discrimination. Un nouveau chapitre de l'Histoire semble  donc commencer à s'écrire...

 

 

 

 

 

Mais il ne faut pas attendre des merveilles de la nouvelle administration américaine :

 

Structurellement déjà, le parti démocrate correspond à la droite modérée en France - c'est à dire de l'aile droite du PS (avec Strauss-Kanniens), en passant par le Modem (même idéologie que l'aile droite du PS), jusqu'aux modérés de l'UMP (ce qui reste du clan chiraquien comme de Villepin). Du coup, on ne peut pas vraiment parler d'une gauche aux Etats-Unis et les questions de redistribution sociale restent toujours limitées. Il faut dire que, coté républicain, contrairement à l'UMP en France, le principe même de redistribution fiscale n'est pas ou très mal accepté. Le bouclier fiscal à 50% réalisé par Sarkozy apparaîtrait là bas comme une mesure encore socialiste!!! Le seul espoir est que le courage politique d'Obama l'amène à réaliser une CMU, comme Chirac l'a fait en France, et sauver les 4 millions de victimes des subprimes, ce qui ne serait déjà pas mal pour un président américain...

 

Ensuite, en politique étrangère, il y a toujours eu, comme en France, une Union Sacrée : rappelons nous que les deux guerres d'Irak ont été votées avec le soutien des parlementaires démocrates au Congrès. D'autre part, Clinton n'a jamais haussé le ton face à la politique de colonisation israélienne et n'a pas hésité à utiliser la force sans aval de l'ONU en Irak en 1996 et 1998 ou au Kosovo en 1999... La question du retrait de l'Irak devrait donc peu différer de celle qu'aurait mis en place Mc Cain. Dans 16 mois, des dizaines de milliers de soldats américains seront encore en Irak à moins qu'une force régionale ne prenne le relais (et heureusement car sinon ce sera le chaos). Le seul espoir est de voir les Etats-Unis rompre avec l'unilatéralisme diplomatique pratiqué par Bush

 

Enfin, et c'est là le point le plus important, en matière économique, les Démocrates sont, historiquement, ceux qui sont le plus protectionnistes. Il faut donc s'attendre à ce que l'Amérique se reconstruise de l'intérieur, laissant le reste du monde de dépêtrer dans la crise... Sur ce dernier point, hélas, l'Europe, avec la France en tête (Sarkozy en est le président tournant), est devenue la plus grande gardienne de la mondialisation libérale et cela est visible avec le contrôle qu'elle a sur le FMI (Strauss-Khann) ou l'OMC (Lamy). Il ne faut donc pas s'attendre à un plan de relance économique plus fort en Europe qu'aux Etat-Unis, bien au contraire... Sur ce point, donc, l'espoir pour les Américains risque de virer au cauchemard pour les autres...

 

En conclusion, en dehors de la leçon de démocratie donnée par les Etat-Unis avec l'élection d'un homme noir, le retour de la droite modérée à la Présidence américaine n'aura pas de grandes retombées positives pour le reste du Monde, mais pas de grandes retombées négatives non plus, ce qui nous changera de l'ère Bush! En revanche, du coté européen, nous pouvons nous  faire le plus grand souci : le nouveau petit Bush européen ressemble étrangement à notre Sarkozy...

 

 

23.10.2008

A 1 mois du congrès du PS : exit DSK!

DSK petite bite.jpg
DSK : "Je dément, ça ne peut pas être moi avec une petite comme ça!"


Et dire que Dominique Strauss-Kahn aurait pu être le nouveau favori du PS!

Dès fois il y a des affaires qui tombent à point nommer : en devenant directeur du FMI DSK bénéficiait d'un atout supérieur à tous ses rivaux du PS au sein d'un PS qui aurait fait en novembre 2008, une fois de plus la synthèse pour ne pas imploser (alors que la Frabce entière l'espère, sic!). On peut dire que ces événements ne mettent plus le clan strausskahnien en position de force sein du PS, à un mois du Congrès!

Grâce à ces affaires, le public peut,  lui aussi, re-prendre conscience à temps que DSK n'est décidément pas un homme politique particulièrement recommandable...

 

 

Petit flashback tout d'abord : l'affaire MNEF (l'actuelle Mutuelle des Etudiants qui a du changer de nom à cause de cette affaire)

9 septembre 1998 : une information judiciaire visant trois sociétés sous-traitantes de la MNEF, chargées de la communication et des travaux d'impression, est ouverte. Elle est confiée aux juges Armand Riberolles et Françoise Neher. Démission de Olivier Spithakis, directeur général de la MNEF (depuis 1983!). Plusieurs noms de personnalités du PS ayant eu des liens avec la MNEF circulent dans la presse, dont celui du ministre de l'Economie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn, de Jean-Marie Le Guen, patron de la fédération de Paris, ou Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS. Le Parti Socialiste récuse toute relation avec la mutuelle!

12 janvier 1999 : Ouverture d'une deuxième information judiciaire concernant des escroqueries au préjudice de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), des largesses indûment consenties aux filiales, de présumés emplois fictifs et certaines opérations immobilières.

19 juin 1999 : un rapport provisoire de l'Inspection générale des affaires sociales, accablant pour la MNEF, est rendu public par le journal Le Monde.

14 octobre : Première mise en examen d'un responsable de la MNEF. Ancien chef de cabinet d'Olivier Spithakis, Philippe Plantagenest est poursuivi pour "complicité d'abus de biens sociaux". Le 28 octobre  c'est au tour de M. Spithakis d'être mis en examen et écroué pour "recel et complicité de détournement de fonds publics". Un réquisitoire supplétif est délivré par le parquet de Paris aux juges pour "faux et usage" contre Dominique Strauss-Kahn, Olivier Spithakis "et tous autres". -

29 octobre : François Bernardini, premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, est mis en examen. C'est le premier responsable politique à être poursuivi dans cette affaire. Dominique Strauss-Kahn dément "catégoriquement" les "allégations prêtées à un ancien cadre de la MNEF" mettant en doute la réalité d'un travail rémunéré qu'il aurait effectué en qualité d'avocat conseil de la Mutuelle en 1997.

31 octobre : Dominique Strauss-Kahn s'entretient à Matignon avec Lionel Jospin.

2 novembre : Dominique Strauss-Kahn démissionne de ses fonctions de ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie.

 

 

La polémique actuelle : affaire de jupons et népotisme dans les couloirs du FMI

Certes, on l'accuse d'avoir courru les jupons au sein du FMI, jusque là rien de grave dans la tradition française, si ce n'est que cela s'est apparemment suivi de favoritisme, raison pour laquelle deux enquêtes parallèles concernent une subalterne et une jeune étudiante stagiaire... Sur l'aspect moral ou pas de la chose et du maintien au FMI de DSK, le débat matinal de France-info, ce matin entre Denis Olivennes, directeur de publication du Nouvel Observateur et Nicolas Baverez, essayiste, pose le double problème du népostisme de DSK et du respect de la vie privée des hommes publics...

téléchargez le débat de France-info en cliquant ici

 

 


Mais si, comme l'a publié Agoravos, l’affaire DSK était-elle l’arbre qui cachait la forêt ?

Dans les dîners mondains, dans le tout-Paris, le directeur du FMI est paraît-il connu pour ses conquêtes amoureuses. Sa supposée relation intime avec une économiste hongroise défraye en ce moment la chronique. Mais cette relation entre adultes consentants est après tout sans conséquence si, comme le dit lui-même DSK, elle ne s’est bornée qu’à un banal échange amoureux. Il y a plus grave. Une vidéo en ligne sur le web explique à mots couverts que DSK aurait pu se livrer à des violences sur Tristane Banon, une jeune journaliste et romancière. Si les faits sont avérés, l’accusation est terrible. Or la victime ne les dissimule pas, mieux, elle accuse le directeur du FMI de l’avoir malmenée. Le mot est faible.

 

 

DSK restera donc dans la mémoire collective comme un looser, et l'on sourit en écoutant son spot présidentiel des primaires du PS en 2007 :-p

 



Strauss Kahn il s'est vautré!
Strauss Kahn il s'est vautré!

Coups de reins! Coups de reins!

Strauss Kahn il s'est vautré!
Strauss Kahn il s'est vautré!

;-)


 

07.10.2008

Où est passé le mouvement social ?

Calimero_OEUF.jpgAprès un printemps 2008 de réduction généralisée du pouvoir d'achat et l'été le plus terne depuis le creux de la crise économique précédente, en 1993, on pouvait s'attendre à ce que le mécontentement des Français se fasse entendre bruyamment... Que nenni !!!

Après les réformes visant à comprimer la fonction publique et plus largement à la préparer, par pans entiers, à la privatisation, on pouvait s'attendre à une très large mobilisation dès la rentrée... Que nenni !!!

Pourtant, hier, le 06 octobre, nos voisins belges ont bien réussi à dépasser les clivages Public/privé et Wallons/Flamands pour provoquer une grève générale de 24 heures! Cela prouve donc que c'est possible aussi en France!

 

 

 

Mais alors, pourquoi diable la France reste-t-elle amorphe?

 

 

Petit calendrier politique et syndical :

- les 14, 15 et 16 novembre 2008 : 75ème Congrès national du Parti socialiste qui élira le nouveau 1er Secrétaire du parti.

- 3 décembre 2008 : élections prud'homales visant à élire les nouveaux conseillers pour 5 ans...

- les 11, 12, 13 et 14 décembre : 34ème Congrès national du Parti communiste qui élira le nouveau 1er Secrétaire du parti.

(seule la LCR d'Olivier Besançenot attend 2009 pour fonder son nouveau parti)

 

Par conséquent, au vu du calendrier politico-snydical, personne, dans ceux qui ont le pouvoir de faire bouger la gauche ne veut prendre le risque d'un mouvement social en période électorale...

 

Petit Flashback en 2007 :

le syndicat UNEF, co-signataire de la loi Pécresse sur la réforme de l'université française (appuyé par le PS), ne soutient pas le mouvement populaire étudiant qui a mobilisé plus de la moitié des centres universitaires français, malgré une omerta médiatique sans précédent... Sur l'université Paul Valéry Montpellier III, cette même UNEF est même allée jusqu'à organiser un référendum (sans campagne, sans respecter les délais légaux, sans convocation du corps étudiant), se rendant ainsi complice et coupable de soutenir le Président d'université qui avait fait évacuer violemment le campus quelques jours plus tôt par la police (voir article)


Par conséquent, non-contents de ne pas aider le peuple à se mobiliser, certains syndicats ou partis politiques de gauche peuvent servir de soutien à un gouvernement de droite pour casser le mouvement social...

 

 

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En conclusion, Françaises, Français, il ne vous reste plus qu'à réaliser l'impossible : briser la coquille dans laquelle on vous a invité à vous enfermer depuis plus de deux décennies parce que si vous y restez, vous finirez comme des oeufs durs : bouillis, ou plutôt en bouillie !!!

 

 

17.06.2008

L'alternative à gauche va-t-elle enfin voir le jour?

UnePolitis1002.gifL'appel de l'hebdomadaire "Politis" lancé, il y a tout juste un mois, pour fonder un nouveau parti de gauche, situé entre l'actuel PS et l'extrême gauche semble reçevoir un certain succès, même si les grands partis et les mass-médias veulent ébruiter le moins possible l'affaire... Pourtant la dynamique est belle et bien lancée, déjà beaucoup de pesonnalités de gauche ont signé cette pétition de soutien à un tel projet :  

Paul Ariès, Ariane Ascaride, François Asensi, Clémentine Autain, Christophe Barbillat, Francine Bavay, Hamida Bensadia, Pierre Bergounioux, Jacques Bidet, Martine Billard, Jean-Jacques Boislaroussie, Patrick Braouezec, Bernard Calabuig, Yves Contassot, Eric Coquerel, Emmanuelle Cosse, Thomas Coutrot, Claude Debons, Bernard Defaix, Marc Dolez, Annie Ernaux, Jean-Claude Gayssot, Jacques Généreux, Susan George, Dominique Grador, Robert Guediguian, Michel Husson, François Labroille, Frédéric Lebaron, Jacques Lerichomme, Philippe Mangeot, Roger Martelli, François Maspero, Gérard Mauger, Marion Mazauric, Daniel Mermet, Mohammed Mechmache, Philippe Meyrieu, Claude Michel, Yann Moulier-Boutang, Dominique Noguères, Michel Onfray, Christian Picquet, Christophe Ramaux, Yves Salesse, Denis Sieffert, Patrick Silberstein, Evelyne Sire-Marin, Emmanuel Terray, Rémy Toulouse, Marcel Trillat, Christophe Ventura, Marie-Pierre Vieu, Claire Villiers.

 

L'appel de POLITIS :

 

Nous célébrons l’anniversaire de Mai 68.

Le temps n’est toutefois ni aux commémorations, ni à la nostalgie.

La planète s’est profondément transformée. Le capitalisme se fait toujours plus prédateur. Les émeutes de la faim sont le corollaire de l’enrichissement indécent d’une minorité de privilégiés. Les crises financières s’enchaînent et une catastrophe écologique se dessine. Bousculée par un nouveau totalitarisme de marché, la démocratie s’étiole.

C’est à la refondation d’une politique d’émancipation qu’il importe de s’atteler.

En France, le sarkozysme se heurte déjà à la résistance du pays. Dans les entreprises du secteur privé, dans les services publics, à l’école, d’amples mobilisations se font jour.

À quarante ans de distance, deux questions se reposent à nous : quelles perspectives offrir à la colère sociale ? Comment la volonté de changer radicalement l’ordre des choses peut-elle redonner majoritairement le ton à gauche ?

À cet égard, chacun hélas peut le constater, il manque toujours une force incarnant un projet alternatif.

Du côté de la majorité dirigeante du Parti socialiste, les volontés hégémoniques se confirment, et avec elles les tendances au renoncement social-libéral, inspirées des exemples de MM. Blair ou Prodi. Mais la gauche de transformation sociale et écologiste ne doit pas, elle, s’accommoder d’un statu quo qui lui interdit d’espérer changer en profondeur la donne politique.

La menace du bipartisme devient plus forte, avec son choix mortifère ramené à deux variantes de l’adaptation au libéralisme. Tout cela peut nous conduire à des désastres comme celui que vient de connaître la gauche italienne, incapable d’empêcher le retour de Berlusconi aux affaires et littéralement disloquée.

Les municipales et les cantonales viennent pourtant de prouver qu’il existe ici un espace comparable à celui révélé par Die Linke en Allemagne ou d’autres expériences similaires en Europe. Faute de convergence entre des traditions et des cultures jusqu’ici séparées, faute de prendre en compte l’apport des mouvements sociaux et citoyens ayant émergé depuis plusieurs années, le champ des possibles demeurera inévitablement limité : aucune force constituée ne peut rassembler autour d’elle seule.

Les échecs passés nous instruisent des difficultés de l’entreprise. Nous n’en restons pas moins convaincus que c’est le seul horizon porteur d’avenir.

 

Un cadre permanent pour faire front :

Nous en appelons donc à l’affirmation d’une gauche enfin à gauche. Qui n’oublie plus la nécessité de redistribuer les richesses. Qui soit en phase avec les aspirations des salariés, avec ou sans papiers, des quartiers populaires, des jeunes. Qui conjugue urgence sociale, urgence démocratique et urgence écologique. Qui permette au peuple d’exercer sa souveraineté dans tous les domaines. Qui place l’égalité entre hommes et femmes au cœur de son projet. Qui milite pour un nouveau mode de production et de consommation, soutenable et respectueux des équilibres écologiques. Qui promeuve la construction d’une autre Europe et des rapports de codéveloppement avec le Sud. Qui devienne, ce faisant, une véritable force.

Militants politiques, acteurs du mouvement social et culturel, nous pouvons dès à présent agir de façon coordonnée. Sans préalable sur les engagements des uns et des autres, construisons un cadre permanent qui nous permette, ensemble, nationalement et localement, de réfléchir aux moyens d’une vraie réponse politique aux attaques de la droite et du Medef et d’aborder les grands rendez-vous qui s’annoncent. D’ici l’été, que chacun et chacune se saisisse de cette proposition sur le terrain. Et retrouvons-nous à l’occasion d’un grand rendez-vous national en septembre, afin de prolonger ces échanges.

 

09.03.2008

Vers une cohabitation gouvernement / collectivités locales?

2137285880.jpgL'UMP du président Nicolas Sarkozy a enregistré des revers significatifs à ce 1er tour des élections municipales, ce que l’opposition socialiste s'est empressée d'appeler une sanction contre le chef de l’Etat et son gouvernement, après dix mois de pouvoir.  Certes, il reste un second tour, mais la grande tendance, annoncée par le CSA, de 47,5% pour la gauche, de 40% pour la droite, 4,5 MoDem et 2% FN se confirme. Il y aura donc une majorité de communes et de départements à gauche en 2008!

Si l'on ajoute à cela le fait que les élections régionales de 2004 ont donné 21 régions / 22 à la gauche, il n'existe plus aujourd'hui de connection politique entre le pouvoir central et la majorité des collectivités territoriales jusqu'en 2012!!! Qu'est-ce donc si ce n'est un nouveau type de cohabitation ? 

Mais ne vous leurrez pas, la "gauche" telle qu'elle est présentée dans ces sondages n'est pas vraiment la gauche : dans une majorité de cas, le MoDem et le PS on fait liste commune. Déjà que la moitié du PS n'est plus de gauche, la seule réalité est la victoire d'un front anti-gouvernemental allant du PCF au MoDem! 

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