22.02.2008
KOSOVO : les européens une fois de plus coupables de "mettre de l'huile sur le feu" dans les Balkans

Déjà, en décembre 1991, la reconnaissance unilatérale de l'indépendance de la Croatie et de la Slovénie par l'Allemangne avait transformé un conflit de faible ampleur en boucherie organisée. Mitterrand, pour ne pas faire capoter le référendum de Maastricht avait reconnu, dès janvier 1992, les deux nouveaux Etats et l'Allemagne avait du faire profil bas, voyant le déchaînement de violence que ces prises de positions diplomatiques entraînaient ...
Il aura fallu envoyer plusieurs dizaines de milliers de "casques bleus" de l'ONU et faire appel à l'OTAN en appui aérien contre les Serbes pour forcer les parties à signer les accord de Dayton, trois ans plus tard, sans rien régler concrètement par rapport à 1991. Le prix aura été des centaines de milliers de personnes déplacées de force dans chaque groupe "ethnique" et plus de 200 000 morts...
En 1999, avec la guerre du Kosovo, l'OTAN a imposé par les armes l'arrêt de l'"épuration ethnique" des populations albanophones mais a déclenché celle des populations serbophones qui se sentaient trop en danger pour rester...
Cette fois, en reconnaissant le Kosovo avant d'avoir fini de négocier sur son statut final avec toutes les parties, les Européens permettent à la colère des Serbes d'exploser, d'autant plus que le Kosovo est le lieu fondateur de leur nation et qu'il s'en sentent déjà chassés militairement depuis 1999 ...
L'explosion de violence des nationalistes à Belgrade aujourd'hui n'est que la conséquence logique d'une diplomatie européenne partiale qui exacerbe les haines là où elle aurait pu permettre le dialogue et le compromis...
16:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, histoire, kosovo, Serbie, Europe, Sarkozy, guerre



