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15.03.2009

La méthode de calcul Maya supérieure à la notre!

No comment (mais fiert d'être un cancre en maths maintenant^^) :

 

17.06.2008

Depuis "Soyez sympas, rembobinez" : "la mode suédée"

Depuis quelques temps, fortement inspirés par le film "Soyez sympas, rembobinez" de Gondry,  des réalisateurs en herbe répandent sur la toile des vidéos de plus en plus travaillées qui reprennent (en version kitsh) les plus grands blockbusters américains...

Pour vous mettre en bouche, un petit bijou :

 

28.02.2008

No comment : Segolene Royal dérape aussi bien que Sarkozy, la preuve:


Segolene_Region
envoyé par M-C-I

Après Sakozy au salon de l'agriculture Ségolène Royal n'a pas voulu être en reste... Ce lundi, en tant que Présidente de la Région Poitou-Charentes elle a refusé de donner la parole à son premier vice-président, Jean-françois Fountaine (un proche de Lionel Jospin) avant le vote du budget, parce que, contrairement à elle, il souhaitait une augmentation des impôts... Cela a évidemment immédiatement créé un tollé dans l'hémicycle et Jean François Fountaine a quitté la séance, accompagné d’autres élus. Du coup Ségolène Royal l'a retiré de la commission des finances de la région... Cela n'est pas sans rappeler la "méthode Frêche" en Languedoc-Roussillon, autre fief socialiste...

22.02.2008

La fin de l'exception culturelle?

Après avoir fait de "l'exception culturelle" son cheval de bataille dans les années 1990, notamment à propos de l'AMI en 1998 et au sommet de Seattle en 1999, la France sembla avoir abandonné une fois de plus la bataille... 

 

bebc95882f5ea6499c4db70d94bcbd99.jpgLe 17 décembre 2001, Jean-Marie MESSIER, le patron du groupe Vivendi-Universal, numéro 1 mondial franco-canadien en matière de bien culturels déclarait sans honte « L'exception culturelle française est morte ». A l’heure de la mondialisation plus de place « à part » pour la culture (et pour l’éducation bien entendu).

Depuis 2002, en l’absence de fort soutien présidentiel, l’administration proprement culturelle a perdu de son prestige et n’est plus au cœur des débats de société.

Par ailleurs, la culture a été une thématique peu présente dans le discours de l’opposition pour les années 2002-2007, signe aussi d’une crise de la réflexion sur la place de la culture.

Ce vide a permis au gouvernement de droite de reprendre à son compte des outils et des politiques qu’elle a longtemps combattues tout en remettant en cause ses aspects les plus innovants (l’éducation artistique et l’audiovisuel public).

Le Ministère se contente de gérer la culture dans la pénurie des moyens budgétaires et sans en saisir le caractère non marchand. Les gouvernements successifs depuis 2002 réduisent la politique culturelle à la gestion du patrimoine et à la gestion de l’emploi. Cette gestion est menée bien différemment selon le domaine :

  • La défense du patrimoine est mise en avant mais les moyens ne suivent pas :

Les chiffres, donnés par le Groupement Français des Entreprises de Restauration de Monuments Historiques (GMH), sont les suivants :

- depuis 2002 les sommes dépensées réellement pour les restaurations de monuments historiques par l'Etat ont fortement chuté : de 500 à 200 millions d'euros entre 2002 et 2006.

- En 2006, 30% des chantiers de restauration ont dû être interrompus.

  • Plus encore, concernant l’emploi culturel, l’heure est à la restriction assumée :

on se rappelle de la grève des intermittents en 2003 où les Francofolies, le Festival d'Avignon, le Festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence et d’autres manifestations culturelles avaient été annulés, sans que le gouvernement ne cède.

 

C’est une vision figée de la culture qui est au pouvoir : elle est plus perçue plus comme un acquis à sauvegarder que comme un outil à développer et à dynamiser. D’où une valorisation extrême dans les discours du patrimoine.

C’est donc une politique réduite à une série de discours à l’effet anesthésiant qui tentent de masquer à la fois l’absence d’idéal et le refus d’entreprendre des réformes durables. C’est une politique déconnectée de la lutte contre les inégalités sociales qui se cantonne à une administration des lieux de la culture tout en essayant de s’en débarrasser :

Loi du 13 août 2004 : « libertés et responsabilités locales » : propose le transfert de propriété de certains monuments historiques de l’Etat aux collectivités territoriales.

Concernant les organismes de financement des œuvres, la tendance à de plus en plus à la rentabilité à tout prix : le CNC ne financera, à partir de 2008 que les gros producteurs…

Une pétition du 11 janvier 2008 émanant du monde associatif s’intitule :  « Cinéma et Audiovisuel, vers le démantèlement de la diversité culturelle en France ?

Elle commence ainsi :

« Une très forte baisse du soutien de l’État menace aujourd’hui la diffusion culturelle du cinéma et de l’audiovisuel sur  tout  le territoire.

Sans en préciser l’ampleur, les services du Ministère de la Culture et de la Communication et du Centre National de la Cinématographie confirment, dès 2008, une forte baisse des crédits déconcentrés disponibles en DRAC (Directions Régionales des Affaires Culturelles), pour les festivals, les associations régionales de salles, les circuits itinérants et, plus généralement, l’ensemble des acteurs de l’action culturelle cinématographique du territoire français. »

Et elle se termine ainsi :

« Après le soutien réaffirmé en mars 2007 à Montréal par 38 coalitions pour la diversité culturelle au sein de l'UNESCO, ce désengagement, s'il se confirmait, constituerait un très mauvais signal à l'attention de nos voisins et partenaires européens vis-à-vis desquels la France a toujours joué un rôle moteur dans la reconnaissance du cinéma comme un art à part entière. »

Mais n’oublions pas qu’à l’heure de la loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), plus connue sous le nom de « loi d’autonomie des universités », ce sont aussi les filières en rapport avec la culture qui sont menacées, puisqu’en l’absence de cofinancements qui semblent improbables vu la détresse des organismes régionaux, elles seront condamnées financièrement…

 

Pour la période 2008-2012, c’est l’existence même d’un ministère de la culture à part entière qui risque d’être remis en cause, rompant ainsi avec près de deux siècles de construction d’une politique culturelle …