09.08.2009
Population immigrée : de la gauche à la droite, la France face à ses responsabilités

La gauche française a, à tort, considéré pendant des années que la question de l'immigration était un fantasme d'extrême droite. Mais voilà, la société "black, blanc, beur" est maintenant une réalité qu'il va falloir gérer à bras le corps! Les "Français" d'origine étrangère seraient autour de 9 millions en France...
Pourquoi les statistiques "ethniques" sont interdites en France? Parce qu'elles sont effrayantes!
Voici des statistiques que l'INSEE refuse de publier :

Jamais, donc, les enfant issus de l'immigration n'ont jamais été aussi présents dans une génération montante. Mais les niveaux atteints en Ile de France sont de nature à remettre en cause les fondements mêmes de la République. Depuis ses origines, la république française visait à l'assimilation et l'intégraytion des populations dans une communauté unique : la France.
Entendons nous bien, par "Francçais" il faut entendre non pas "blanc" et/ou "chrétien" mais le fait de se reconnaître dans les Lumières du XVIIIe et la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789!
D'autre part, un petit éclairage avec la définition d' "intégration" s'impose : le fait d'inclure un élément dans un ensemble plus vaste.
Or, pour la premièe fois un problème grave se pose : en Ile de France, les enfants issus de l'immigration repésentent plus du tiers et presque la moitié des effectifs scolaires (base de l'enquête). En Seine Saint-Denis, ils représentent même une écrasante majorité. Alors quelle valeur revêt encore le mot "intégration" dans ces conditions?
Le principe du droit du sol s'est suicidé !
Force est de constater que cette fois la France se retrouve dans une situation qui remet en cause ses piliers fondamentaux à commencer par celui de la "nation républicaine" basée sur le droit du sol et non le droit du sang. La responsabilité en incombe au clientélisme de la gauche qui n'a eu de cesse de vouloir s'attirer les votes des populations immigrées et des bienpensants :
- pendant des décennies a sévi le remembrement familial, totalement contraire au principe d' "intérgration" car favorisant le communautarisme au lieu de forcer des individus isolés à fonder une famille avec les populations autochtones ou à rentrer au pays dans le cas contraire. Par ce biais on a fait entre sur le territoire environ 3 millions de personnes supplémentaires sans les intégrer et pire encore, en empêchant l'intégration des deux millions de travailleurs déjà présents!
- le concept de "sans-papier" une jolie formule vide de sens mais lourde de conséquences : les sans-papiers furent des personnes qui avaient un droit de séjour en France mais qui, à cause des lois Pasqua se sont retrouvés du jour au lendemain contraints à la clandestinités. Ces personnes ont été régularisées en 1997 par Jean-Pierre Chevènement et étaient au nombre de 180 000. Ensuite, l'extrême gauche s'est emparé du concept pour donner une légitimité à son combat pour la libre circulation des personnes et la suppression des frontières dans le but inavoué de faire choir le capitalisme en multipliant les prolétaires et en comprimant les classes moyennes, jugées "petites-bourgeoises", donc ennemies de la révolution. Et ce combat, qui a trouvé comme allié de circonstance le patronat qui, lui aussi, a intérêt à une main d'oeuvre servile et donc emploie par centaines de milliers des clandestins, en particulier dans le BTP et la restauration. Une fois ces personnes économiquement (et non culturellement) intégrées, leur situation devient moralement inadmissible et l'on procède à des naturalisations forcées... Il faut savoir que d'après l'OSCE, ce flux a été d'environ 200 000 personnes par an sous le gouvernement Jospin. Et même aujourd'hui il continue à hauteur de 40 000.
- le "droit à la différence" ou le dynamitage final de la République : corollaire du combat pour les "sans papiers" celui du "droit à la différence" est, de loin, la plus grave faute imputable à la gauche dans les années 1980 : sous l'impulsion du Parti socialiste, l'association SOS racisme a vu le jour, stigmatisant tout comportement douteux de la part des autochtones mais jamais de la part des immigrés, pauvres victimes innocentes injustement montrées du doigt par Le Pen. Ainsi la France est rentré dans une schizofrénie politique dont elle n'est toujours pas sortie : si l'on critique les immigrés on est de droite et si on les défend on est de gauche.
Alors que faire aujourd'hui?
Pour le moment le seul parti à approter une solution qui paraisse à peu près crédible est l'UMP : fermer les robinets de l'immigration, lutter contre les discriminations, désenclaver les banlieues... Mais cette analyse est une fois de plus uniquement basée sur des questions économiques. Rien de très sérieux sur un "vivre ensemble" n'est proposé...
Peut-être faudrait-il alors repenser à comment s'est fait l'unification culturelle de la France : par l'école, au moyen des "hussards noirs" ?
La jeune République savait qu'elle était avant tout parisienne et que la France était encore une virtualité. Pourtant en quelques décennies d'acharnement, l'Etat s'appuyant sur l'école, réussit à s'imposer. Aujourd'hui, il en va de même : certains quartiers ou banlieues sont sûrement, d'un point de vue républicain, moins français que ne l'étaient beaucoup de "douars" du temps de l'Algérie française.
Comment y arriver ?
- Il faut un corps d'élite de l'enseignement, spécialisé dans la reconquête des territoires perdus!
Il faut déjà bien avoir conscience que le ver est dans la pomme : les ennemis de l'école sont une partie des enseignant qui sont beaucoup plus "fonctionnaires" que "hussards noirs": on préfère capituler sur les diplômes que l'on brade, faute d'obtenir de bons résultats en se battant sur le contenu... Aujourd'hui ceux qui se battent sont plus souvent les "contractuels" que les "titulaires"... UN mauvais soldat est "réformé" quand il n'est pas apte alors pourquoi pas un mauvais prof?
- Il faut un soutien sans faille de tout le système de l'Etat pour que les enseignants fassent plus peur aux élèves ou à leurs parents que l'inverse. Pour se justifier autant citer Platon : «Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants..., lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter; lorsque les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus rien au-dessus d'eux, c'est le début de la tyrannie.» Face au risque de la tyrannie, qu'est-ce qu'une fessée bien placée? Qu'est-ce qu'une expulsion musclée (par un personnel approprié) de parents un peu trop excités de l'école? Ras le bol de la niaiserie post soixante huitarde : dès fois l'enfant est trop con pour entendre un "non", tout simplement parce que la carence parentale est totale (les enfant de cas-sos sont eux même des cas-sos / les "enfants-rois" sont aussi des cas ingérables). Dans ce alors une fessée (mais surtout pas une gifle beaucoup plus dégradante) ça remet les idées en place pour un coût pédagogique vraiment faible! Ras le bol aussi des parents qui prennent les enseignants pour des boniches : ceux qui ne sont pas contents n'ont qu'à placer leurs enfants dans le privé! Il faudrait aussi que les menaces et/ou coups sur enseignants soient aussi sévèrement réprimées que lorsqu'il s'agit de flics!
Vous doutes que de telles propositions soient de gauche? Pourtant, quand le respect et les règles communes viendront de l'école alors toute la société en sera irradiée, la répression policière deviendra infondée, la solidarité nationale se sera beaucoup moins pillée sans état d'âme par de petits profiteurs ayant grandi sur le terreau de l'égoïsme...
Beaucoup de personnes de sensibilité de gauche trouveront même sûrement dans cet article des relents "fascistes" Mais il faut en finir avec une gauche s'est trahie elle-même et qui, depuis longtemps, s'écoute parler plutôt que de proposer des solutions concrètes et surtout pragmatiques! Non il n'est pas interdit d'interdire! Et ce n'est pas parce qu'on est pauvre et exclu qu'on est innocent ou à l'inverse parce qu'on est riche et influent qu'on est coupable!
Citoyens, camarades, êtes vous prêts à relever ce défi ou le pragmatisme est-il l'appanage de la seule droite?
23:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, societe, france, démographie, intégration, immigration, nation, école, statistiques ethniques, insee, saphir, integrisme, gauche



