20.04.2008
Pour ne pas laisser les profs de coté...
Les deux profs "timbrés" de "La chanson du dimanche" s'en prennent à leur collègue Xavier Darcos :
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04.02.2007
My teatcher is rich...

Partout le même signal d'alarme en Europe : on privatise l'enseigmement à grande vitesse!
- Grèce : trois semaines de lutte… et ça continue !!!!!, Publié mercredi 31 janvier 2007 sur Rebellyon.info :
"Le monde universitaire en Grèce est paralysé. Plus de la moitié des facultés du supérieur (Universités et Haute écoles) sont occupées au niveau national par les étudiants qui refusent la privatisation de l’enseignement grec. Tous les jours des Assemblées Générales sont organisées et des nouvelles facultés s’ajoutent à la liste. Aux côtés des étudiants nous trouvons aussi les professeurs universitaires, les enseignants du primaire et secondaire et plusieurs organisations syndicales".
- Royaume-Uni : "L’école britannique livrée au patronat", par Richard Hatcher. Le Monde Diplomatique, avril 2005 (site)
De l'autre coté de l'Atlantique, au Canada : À Sherbrooke, public et privé s’arrachent les élèves:
"Dans une région où 25% des élèves fréquentent une institution privée — 10% de plus que la moyenne provinciale — les écoles publiques et privées se livrent une bataille publicitaire pour attirer la clientèle étudiante. Après que les écoles publiques aient réagi à la popularité croissante de ses rivaux en offrant des programmes d’étude spécifiques tels que sciences et informatique, sports, arts et éducation internationale, le secteur privé sent que la compétition est beaucoup plus grande."
En France, les grands médias n'en font pas un thème de campagne, bien au contraire, ils essaient de faie dans la "pédagogie" pour expliquer les bienfaits du privé:
- "Le livre du Jour", présenté par Philippe Vallet sur France-Info, lundi 29 janvier 2007 : "Le grand méchant marché. Décryptage d'un fantasme français", David Thesmar, Augustin Landier, Flammarion
Les deux économistes, Augustin Landier et David Thesmar, essaient de comprendre pourquoi les Français n'aiment pas le capitalisme financier à travers l'histoire économique de notre pays... On nous explique rapidement que la France des Années 20 était très proche des Etats-Unis aujourd'hui en ce qui concerne le rapport à la finance : les Français aimaient la Bourse. Mais que depuis la crise des années 30 nous semblons touchés par une maladie qui nous rend frileux et les privatisations ont surtout servi aux capitaux étrangers. Jusque là c'était un résumé d'histoire de l'économie. Mais face au journaliste, les auteurs expliquent esquissent des propositions, notamment concernant l'enseignement supérieur qu'il faut forcément "ouvrir au partenariat privé" pour redorer l'image de la finance chez les jeunes et dynamiser les enteprises avec des partenariats...
- "Université : des chaires financées par le privé ? ", par catherine Rollot, publié dans Le Monde du 27/10/2006 :
"Je ne vois pas pourquoi (les entreprises) ne pourraient pas faire des dons à des universités pour que des enseignements soient plus développés qu’ils ne l’étaient avant. Il faut arrêter ce cloisonnement stupide." Lors du débat des candidats PS à l’investiture présidentielle, Dominique Strauss-Kahn a défendu, le 24 octobre, la diversification des ressources des universités. " Pour moi, il n’y aurait pas de scandale à ce que la chaire de physique nucléaire de Paris-VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c’est bon pour son image", avait-il déclaré en septembre dans Libération.
Contrairement à des pays comme les Etats-Unis ou le Japon et, dans une moindre mesure, le Royaume-Uni, le financement de l’enseignement supérieur français est encore essentiellement public. En 2004, l’Etat a participé à hauteur de près de 75 % au financement des formations supérieures. Les fonds privés pèsent 18,4 % dont 12 % via les droits de scolarité. Seuls 6,4 % proviennent des entreprises.
Pour l’essentiel, cette contribution est utilisée dans la recherche. Beaucoup de laboratoires universitaires ont signé des conventions avec des entreprises pour financer équipes et matériel.
Plus indirectement, via la taxe d’apprentissage, l’argent du monde économique est également affecté à des formations professionnalisantes. Mais les entreprises n’ont pas vraiment franchi jusqu’ici les portes des campus pour subventionner ouvertement matériel, bâtiments ou enseignements.
L’idée commence pourtant à faire son chemin. Le 18 janvier 2007, le Collège de France devrait inaugurer une chaire d’innovation technologique financée par la fondation Bettencourt-Schueller, présidée par Liliane Bettencourt, principale actionnaire de L’Oréal et deuxième plus grosse fortune de France. Ses dons, dont le Collège de France ne précise pas le montant, permettront de financer heures de cours et séminaires.
" Depuis cinq ans, nous travaillons sur ce projet", explique Pierre Corvol, nouvel administrateur du Collège, où il est aussi professeur. "Mme Bettencourt a décidé de financer cette chaire sur sa fortune personnelle. Nous avons une liberté totale, sur les thèmes de recherche mais aussi sur la personnalité qui va l’animer", précise-t-il.
La vénérable institution espère ne pas en rester là. " Je serais heureux que cette initiative donne des idées à d’autres entreprises, car aujourd’hui on ne peut pas tout attendre de l’Etat", considère M. Corvol.
A l’université de Marne-la-Vallée, son président Yves Lichtenberger partage la même analyse. En pointe sur les formations professionnalisantes, l’université planche sur la création d’une chaire en collaboration avec Veolia. Elle porterait sur les services de protection de l’environnement. Ouverture prévue à la rentrée 2007. " La collaboration avec Veolia nous permettrait d’avoir des moyens supplémentaires pour faire venir, par exemple, des chercheurs étrangers", explique le président de l’université.
Ces premiers projets feront-ils boule de neige ? Juridiquement rien n’empêche les universités de recevoir de l’argent privé. Restent les barrières psychologiques et idéologiques. Au fil du temps, les deux mondes ont appris à se connaître, à se faire confiance. Le développement de formations professionnalisantes qui nécessite des passerelles entre université et entreprise y a beaucoup contribué.
" Là où il existait ce type de formation, les plus sceptiques ont eu la preuve que les deux partenaires pouvaient travailler ensemble intelligemment, sans ingérence", constate Yves Lichtenberger.
La prise de conscience des faiblesses de l’université française dans un marché de la formation de plus en plus mondialisé pousse le monde universitaire à être plus pragmatique.
" L’université a besoin d’argent et il n’y a pas trente-six façons d’en trouver", analyse Yannick Vallée, vice-président de la Conférence des présidents d’université. " L’Etat doit continuer à jouer un rôle majeur mais nous savons que ce ne sera pas suffisant. Outre, la question de l’augmentation des droits d’inscription, la recherche de nouvelles sources de financement, entreprises et collectivités locales, doit être posée et envisagée."
Si le service public de l'enseignement est une notion qui a encore un sens, il est temps de prendre conscience que cela risque bientôt de n'être plus qu'un terme réservé aux historiens!
16:29 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : economie, politique, actu, journalistes, education, universite, presidentielles 2007



