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21.11.2007

Après le Grenelle de l'environnement : le gang des néons!

Vu sur : http://clanduneon.over-blog.com (merci à Anne ;-D)

"Nous trépignons d'impatience depuis quelque temps déjà pour vous présenter les émules du Clan du Néon qui, comme Dali, Bruce, Marcelle, Lionel... sortent dans les rues de leur ville la nuit dans un seul but : stopper la fénésie  gloutonne des commerçants, qui laissent leur enseigne de néons allumée toute la nuit. Ces différents groupes tentent d'y mettrent fin en utilisant tous les moyens imaginables. Des actions à NANTES par Walkthelight (vidéo), à TOULOUSE par Switch Off, à PARIS par D4RK T34M et bientôt à LYON et peut être ailleurs...

Merci à eux et nous comptons sur vous pour que cette pratique se diffuse et devienne un réflexe citoyen.
"

 

02.07.2007

Ouverture du marché de l'électricité à la concurrence : ATTENTION ARNAQUE!!!

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Tout d'abord, pour comprendre, une bonne synthèse!

(réalisée par le gaulliste et dissident de l'UMP Nicolas Dupont-Aignan sur son blog - en lien en cliquant le titre)

A partir de dimanche, la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz sera effective en France. Cette libéralisation a été conjointement approuvée par Lionel Jospin et Jacques Chirac à Barcelone en 2002. Cette double signature, littéralement arrachée aux dirigeants français, gauche et droite réunie, à l’issue de plusieurs années de guérilla diplomatique, fut en réalité une véritable capitulation que l’on a cachée aux Français. La raison en est simple : notre pays avait le plus à perdre dans cette opération, qui revient à sacrifier sur le sacro-saint autel de la concurrence un atout économique loyalement acquis.

En effet, tous les experts, même les plus libéraux, la plupart des hommes politiques qui connaissent le dossier, et naturellement l’ensemble des professionnels du secteur reconnaissent que l’ouverture à la concurrence entraînera d’ici à quelques années (cinq tout au plus, selon le président d’EDF) une forte hausse des tarifs et affaiblira en conséquence tant la compétitivité des économies européennes (notamment française) que la capacité de l’UE a faire face à la crise énergétique annoncée.

Preuve indiscutable en France même : les entreprises qui sont passées en 2004 au marché libre, lors de la libéralisation du marché de l’électricité pour les gros consommateurs, le regrettent amèrement et ont obtenu du Parlement la possibilité de revenir (mais à titre transitoire seulement) à un tarif réglementé.

Pourtant tout continue comme si de rien n’était, dans le silence complice de la classe politique. Quant à la Commission de Bruxelles, véritable maître d’œuvre de cette ouverture à la concurrence, elle n’a cure des effets concrets de son dogme ultralibéral : pour elle, seul compte l’uniformisation à marche forcée des économies nationales.

On ne pourra pas dire dans quelques mois qu’on ne savait pas, puisque nous en avons l’exemple par la preuve dans les pays qui nous ont précédés. En République Tchèque, les prix de l’électricité ont grimpé de 51% depuis la libéralisation de 2006, en Suède de 74% depuis 1996. C’est exactement la même chose en Allemagne, en Espagne et partout ailleurs.

La France en souffrira encore plus, car son électricité était la moins chère d’Europe. Quant au gouvernement, il sera rapidement confronté au dilemme suivant : soit il se fâche avec les consommateurs pour obéir à Bruxelles, soit il s’expose aux poursuites de l’Union Européenne en cherchant à maintenir les tarifs régulés, fatalement appelés à disparaître sous la pression de la Commission et de la Cour Européenne de Justice.

En effet, grâce à sa capacité nucléaire, EDF produit une électricité très bon marché, à un coût nettement inférieur au prix du marché libre. Les concurrents d’EDF sont ainsi incapables de proposer des tarifs concurrentiels puisqu’ils ne bénéficient pas de la ressource abondante du nucléaire et doivent s’approvisionner auprès de producteurs soumis aux aléas du cours des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon,…).

Mais Bruxelles ne l’entend pas ainsi : si la concurrence ne peut pas exister, il faudra l’inventer de toutes pièces, même au détriment des consommateurs, de la compétitivité et de l’indépendance énergétique européenne ! Elle veut donc progressivement mais discrètement obliger la France à abandonner les tarifs réglementés et, dans l’intervalle, forcer EDF à vendre à bas prix sa production électrique à ses concurrents pour qu’ils puissent le concurrencer. On assiste en réalité à une véritable spoliation de la communauté nationale, qui a financé la création de l’industrie électronucléaire française, par des actionnaires privés. C’est en quelque sorte un 1981 à l’envers, un détournement de bien public au profit de quelques uns !

La raison veut donc que les Français gardent leur abonnement à EDF pour continuer à bénéficier du tarif réglementé. Mais, encore une fois, celui-ci est menacé. Le gouvernement français osera-t-il le défendre dans la durée, pour protéger ses consommateurs ? Rien n’est moins sûr, hélas… C’est pourquoi nos concitoyens doivent massivement boycotter le marché dérégulé, dans l’espoir de faire pression sur leurs gouvernants pour maintenir le tarif réglementé et conforter EDF pour investir à long terme.

Mais au-delà de la question tarifaire qui promet de belles empoignades, la libéralisation ne règlera pas la question majeure et centrale de la crise de l’énergie et du respect de l’environnement. Loin d’investir à long terme, l’expérience le prouve, les entreprises privées du secteur sont portées à augmenter leurs bénéfices, rémunérer leurs actionnaires et par OPA se lancer dans de ruineuses fusion-acquisitions qui obèrent leur capacité à gérer le présent comme à préparer l’avenir.

Le résultat est déjà là : l’Europe est en sous-capacité de production, les réseaux de transports sont insuffisants et le prix du marché libre flambe. Tout cela parce que, aveuglée par l’idéologie libérale et menée par le bout du nez par de puissantes multinationales, la Commission de Bruxelles ne défend plus l’intérêt général des Européens.

UFC- QUE CHOISR : Il faut sauver le « tarif France » !

"A la veille de l'ouverture du marché de l'électricité (et du gaz) pour les particuliers, la Commission Européenne est d'ores et déjà partie en guerre contre les tarifs réglementés de l'électricité en France. Pourtant, le tarif réglementé est la seule garantie pour le consommateur de pouvoir bénéficier d'un prix très compétitif qui est le reflet des coûts stables du nucléaire.

Si la décision du Conseil de la concurrence intervenue hier règlera peut-être les difficultés d'approvisionnement en électricité auprès d'EDF des fournisseurs alternatifs, elle n'est pas de nature à lever les risques évidents de flambée des prix d'un marché libéré où il sera très improbable qu'un producteur puisse concurrencer l'opérateur historique.

A la suppression des tarifs réglementés reste donc attachée la perspective d'une hausse des prix infligée aux consommateurs. Leur maintien est une sauvegarde pour le pouvoir d'achat dans l'attente de solutions ne sacrifiant pas l'intérêt de millions de ménages. Dans cette attente, l'UFC-Que Choisir conseille donc à tous les consommateurs de conserver le bénéfice des contrats actuellement en cours au tarif régulé.

Dans sa volonté de supprimer ces tarifs, la Commission Européenne est aujourd'hui implicitement soutenue par la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) ainsi que par EDF. Le fournisseur historique français pourrait alors produire de l'électricité aux coûts « stables » du nucléaire et vendre librement l'électricité produite à des prix tirés vers le haut par le prix des énergies fossiles.

L'ouverture à la concurrence, avec la suppression du tarif réglementé voulue par la Commission Européenne, aurait ainsi pour conséquence de forcer tous les consommateurs français à tirer un trait sur plusieurs décennies de choix industriels et d'investissements coûteux pour devenir les vaches à lait d'EDF en monopole de production.

Funeste situation quand on sait que la capacité de production électronucléaire d'EDF a été entièrement financée par tous les citoyens/consommateurs français qui en ont, par la même occasion, accepté les risques. Il n'existe donc aucune raison de priver aujourd'hui ces consommateurs des bénéfices de leurs efforts passés.

La construction souhaitable de l'Europe de l'énergie ne peut pas se réaliser au prix de tels sacrifices qui de surcroît ne bénéficieront pas aux consommateurs des autres pays européens mais aux seuls opérateurs dominants.

Pour l'UFC-Que Choisir il doit exister une voie de passage compatible avec des ambitions européennes à long terme, politiquement et économiquement équitables pour les consommateurs en France.

En attendant, l'UFC-Que Choisir demande au Président de la République Nicolas Sarkozy d'être le garant inébranlable du « tarif France » auprès des institutions européennes."

 

 CONCLUSION :

Non seulement la mise en concurrence va voir les factures exploser pour ceux qui optent pour les tarifs négociés, mais, en plus, les tarifs règlementés sont sur la sellette et voués à disparaître au nom de la libre-concurrence !

Français, bien fait pour vos gueules!

Sarko ou Ségo c'était le même combat, à savoir le libéralisme, et vous avez voté pour eux massivement!

Maintenant, il va falloir passer à la caisse!