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10.08.2011

La crise finale du capitalisme est amorcée

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Vingt ans après le Bloc communiste, c'est donc maintenant le bloc capitaliste qui présente une crise structurelle qui devrait lui être fatale. Depuis 5 ans, le système financier mondial n'en finit pas de panser ses plaies mais la crise ne passe pas. Pire, elle s'aggrave et le mois d'août 2011 restera sûrement dans les annales en la matière! En effet, malgré les différents plans de sauvetage de la Grèce, la zone Euro s'enfonce dans la crise. Les Etats-Unis en perdant leur triple A ont aussi perdu, vendredi 5 août, une grande part de leur prestige. Même la Grande-Bretagne, véritable Mecque du capitalisme, est secouée par des émeutes sans précédent que même les autorités ne peuvent contenir... Si l'on ajoute à tous ces facteurs celui de la crise mondiale de l'offre sur le marché des matières premières et des céréales, tous les ingrédients d'une pénurie durable, incompatible avec les impératifs de croissance, sont réunis.

 

Le capitalisme : une idéologie démasquée

Dès lors, le capitalisme est, comme dans les années 1930, exposé, mis à nu dans ce qu'il est avant tout une idéologie et non une "loi naturelle". Tous les ressorts sur lesquels il se base s'effondrent un à un, révélant l'imposture que celui-ci représente. La principale imposture sur laquelle repose le capitalisme est que la croissance des profits serait le moteur de la croissance économique. En réalité il n'en est rien : le capitalisme ne favorise que la concentration des richesses entre un nombre réduit d'acteurs. Avec la mondialisation économique, les centres capitalistes se sont multipliés, donnant l'impression d'une diffusion des richesses de par le Monde. Mais, tels les vases communiquants, ce sont les pays riches qui se sont sabordés au profit de pays émergents, les capitalistes réalisant, au passage, une plus-value en faisant migrer leurs activités de production des premiers vers les seconds.

 

L'imposture capitaliste ou la pyramide de Ponzi comme fondement

Les gains réalisés par les capitalistes ont donc été démultipliés sans connections avec l'économie réelle et sans volonté de péréniser une système vertueux, bien au contraire! Pour faire simple, le capitalisme est en fait une sorte de pyramide de Ponzi : les capitalistes doivent convaincre la masse des épargnants/citoyens du bien fondé de leur gestion pour les convaincre de participer au marché dans l'espoir de profits communs futurs. Mais, en réalité, pour capitalistes financiers, seul compte les gros rendements à court terme. Dans cette perspective, même les entreprises capitalistes transnationales ont été obligées de trouver de nouvelles façon de faire exploser leurs profits, même si la demande, sur le marché, stagnait. C'est la fameuse technique de profits par réduction des coûts, déguisée en "gains de productivité" par le verbiage des économistes. Dans les faits, on supprime des emplois dans la production industrielle, agricole ou de services dans les pays "développés" et on "délocalise" ceux-ci dans des pays dits "émergents" tout en continuant à faire consommer aux pays "développés" ce qui est "délocalisé". Or, en procédant ainsi on ne fait pas que déséquilibrer la balance commerciale des pays développés: on casse la croissance économique de ces derniers. Donc, vient le moment où les consommateurs des pays "développés" ont vidé toute leur épargne et vivent au dessus de leurs moyens. C'est à ce moment là que la pyramide de Ponzi qu'est le capitalisme explose : la base cesse de nourrir le haut de la pyramide. C'est donc un mensonge de penser que l'on peut réformer le capitalisme : il n'y a pas de plan B! Un bon exemple est l'affaire Madoff : l'ancien responsable de l'autorité de contrôle de la bourse de New-York, sans doute bien inspiré par ce qu'il a dû constater en voyant les coulisses du capitalisme, avait constitué une pyramide de ponzi évaluée à 50 milliards de dollars, juste en "plaçant" l'épargne de personnes qui lui faisaient confiance mais en fait il leur dérobait la somme sans que personne ne s'en aperçoive... Jusqu'au jour où, sous le poids de la crise boursière américaine, elle éclata en 2008, laissant tout le monde ruiné!

 

Demain la démocratie autoritaire...

Bien évidemment, il n'est pas question, pour les capitalistes que la pyramide de Ponzi n'explose. Donc, dans les semaines et les mois à venir, les politiques, les économistes, vont tout faire pour essayer de garder le contrôle de la situation, bien qu'ils n'aient pas de solution. Les techniques sont déjà en oeuvre : d'une part, il s'agit de rassurer les "marchés" en pratiquant la surenchère des plans de refinancement des dettes souveraines couplés à des plans d'austérité sans précédent; d'autre part, il s'agit de focaliser l'attention du peuple sur sa sécurité en brandissant le péril "anarchiste" comme c'est le cas en Grèce depuis 2 ans ou en Grande-Bretagne depuis quelques jours...

Le capitalisme étant un système taillé pour un nombre restreint de bénéficiaires mais ayant aussi besoin de rester dégagé de l'emprise étatique, il préfèrerait donc une démocratie autoritaire. En effet, la démocratie réelle est trop dangereuse pour sa survie car elle tend vers l'égalitarisme, tandis qu'en dictature le risque est permanent de se voir confisquer ses capitaux selon le goût de l'autorité.  La démocratie autoritaire, visera donc à péréniser le capitalisme en faisant payer au peuple le coût du hold-up dont il a été victime à ses propres cambrioleurs. Le fait de payer la "protection" contre ceux qui vous rançonnent a un nom : on appelle cela un système mafieux! Voilà donc le système qui se met en place sous nos yeux et qu'il va falloir combattre!

Voir aussi un article complémentaire publié par Edwy Plenel dans Mediapart : Contre la dictature financière, la révolte nécessaire

06.05.2010

Les Grecs : cancer pour l'Euro mais chimiothérapie pour les peuples européens!

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La flambée de violences que connaît la Grèce inquiète toute l'Europe. Et celles-ci ont occasioné des "dégâts collatéraux" ce mercredi dans une banque d'Athènes (3 morts), en marge de la manifestation de masse contre le plan d'austérité imposé à la Grèce par l'Eurotan (Entendez le Conseil des ministres de l'UE et le FMI dans ce cas précis - pour la définition du mot allez dans les archives!). A l'instar du gouvernement grec, les médias de l'Europe entière se sont offusqués de tels agissements de la part des jeunes grecs...

Mais soyons sérieux : de la même manière que les militaires qui partent à la guerre savent qu'ils peuvent mourir, les banquiers ou leurs subalternes travaillant dans la financent doivent savoir que lorsque l'on part guerroyer en bourse pour voler et piller l'argent du travail (et c'est ce que font les banksters depuis au moins 150 ans), il faut aussi s'attendre à y laisser sa peau un jour! Et puis comme le disait Brecht dans L'opéra de quat'sous : "il y a plus criminel que de cambrioler une banque : en fonder une!" Donc il n'y a pas matière à polémiquer : ce n'est que le début de la guerre, celle contre la finance!

D'ailleurs les Français ne s'y trompent pas: s'ils sont 66% à vouloir "aider" la Grèce, 38% d'entre eux sont déjà pour l'abandon de l'Euro et le retour au Franc, selon un sondage IFOP pour La lettre de l'opinion publié ce mercredi 5 mai. Pour rappel, un sondage de l'IFOP pour Paris Match, publié en février, indiquait que 69% des Français regrettaient le franc.

Derrière ce chiffre généraliste, le rejet de la monnaie unique européenne, malmenée par la crise grecque, est très connoté socialement : 59% des ouvriers et 58% des employés sont favorables au retour au Franc alors que 86% des professions libérales et des cadres supérieurs se prononcent pour le maintien de l'Euro. Les femmes, qui sont en moyenne payées 20% de moins que les hommes sont contre l'Euro à 41% contre 34% pour ces derniers.

On le voit donc, le système vacille et on voit mal comment il pourrait survivre dans une telle adversité, sauf à se montrer plus autoritaire qu'il ne l'est déjà et confisquer le droit encore laissé aux peuples de s'exprimer dans la rue et dans une moindre mesure dans les urnes...

Pour conclure, c'est aux différents peuples d'Europe et d'ailleurs, futures victimes de la dictature de la finance, de se rebeller contre la machine maléfique que celle-ci tente de mettre en place pour les contrer...

 

26.09.2007

Euro et OGM

cdf701e7dbf6e8c8f2e3ffc86c4f5fa3.jpgDeux informations diffusées simultanément il y a une semaine, rappelent que tout gouvernement national de l'Union européenne est prié de s'incliner face à la toute puissance des institutions communautaires, gardiennes de la religion néolibérale à l'européenne.

 

 

 

 

 

    Tout d'abord ce fut le problème de la montée vertigineuse de la valeur de l'Euro, qui plombe les économies européennes, privées d'exportations. Au passage, cela révèle l'inadéquation de l'Euro pour des économies très diverses : l'Allemagne productrice de produits "haut de gamme", ne souffre que très marginalement de cette hausse de l'Euro, tandis que la France, productrice, pour l'essentiel de produits de moyenne gamme (en dehors du très étroit marché du luxe), voit ses entreprises fusillées et contraintes à la délocalisation, hors zone Euro (un comble après toutes les promesses en 1999-2001 de lendemains qui chantent). C'est donc une bonne leçon d'économie financière : on ne met pas la charrue avant les boeufs! Une monnaie est un levier de la politique économique des Etats. Avec l'Euro, pour que ce levier fonctionne, il aurait fallu d'abord une convergence des économies européennes au préalable. Du coup, la BCE (qui est à Franfort et ce n'est pas un hazars) fait le choix du plus fort (l'Allemagne) et chaque jour qui passe affaiblit un peu plus la France... Sarkozy aura beau crier, interpeler JC Trichet (un Français, certes, mais libéral avant tout), ce n'est plus la France qui possède le levier monétaire! 

    Ensuite ce fut le problème des OGM qui, au delà de la question éthique de leur existence, polluent génétiquement, c'est un fait avéré, le reste des cultures.  M. Borloo, ministre d'État, ministre de l'Écologie, du développement et de l'aménagement durables, a beau avoir proposé de mettre en place un moratoire interdisant l'agriculture OGM en France, la Comission européenne lui a immédiatement rappelé que les Etats membres n'avaient pas compétence à légiférer sur la question... Dons la France n'a plus vraiment non plus de levier politique...

    Ainsi, la question européenne, qui a été volontairement éludée par les candidats du système ( Sarkozy et Royal), s'invite dans le débat national et met en évidence les limites de la souveraineté française... Donc, "l'hyperprésident" Sarkozy, tout aussi puissant qu'il veuille paraître, n'est malgré tout qu'une marionnette parmi d'autres, chargées d'appliquer le dogme libéral insufflé depuis le sommet par la Commission européenne ou la BCE (non-élus par les peuples)! Bien fait!

Dernière minute : la réintégration programmée de la France dans l'OTAN va encore limiter un peu plus sa marge de manoeuvre militaire et diplomatique face aux Etats-Unis... Ce n'est pas pour rien que De Gaulle l'avait quittée avec fracas en 1966!

13.01.2007

L'euro, 5 ans après : nous avions raison nous, les eurosceptiques !

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Cinq ans après son entrée en service total, l'Euro ne fait plus rêver, pas plus que l'Europe, d'ailleurs.

Nombreux sont ceux qui voulaient enterrer les eurosceptiques, mais voilà que tout ne se déroule pas comme ils l'avaient prévu... 

Voici donc une proposition d'analyse de la situation par MCI!

 

 

Tout d'abord, la revue de presse

  
1) Vu sur actusite.fr le 12 janvier 2007  : "L'euro n'a plus la cote auprès des Européens"

"Selon la Commission européenne, les Européens ne sont plus que 48 % à trouver l'euro avantageux, contre 59 % en 2002.

L’euro ne fait pas l’unanimité auprès des consommateurs européens. La proportion d'Européens à trouver la monnaie globalement avantageuse a diminué de 11 points. En 2006, ils ne sont plsu que 48 % à l'apprécier, contre 59 % en 2002. C'est ce que révèle la Commission européenne qui vient de publier les résultats de son « eurobaromètre », réalisé par l'institut Gallup, portant sur « la zone euro, cinq ans après l'introduction des pièces et des billets en euros ».

Par ailleurs, les Européens pensent à 37,5 % (30,9 % pour les Français) que la devise européenne a plus d'inconvénients que d'avantages. Ainsi, 81,4 % des Européens (64,4 % de Français) affirment que la nouvelle monnaie a eu pour effet une augmentation des prix. Résultat : les comportements d'achats ont changé pour 58 % des Européens (64 % des Français). Certains consommateurs ont diminué leurs dépenses, par peur de trop dépenser car ils n'arrivent pas à évaluer le coût véritable de leurs achats. D'autres n'ont rien modifié, mais ils n'appréhendent pas leurs dépenses réelles. Pour faire face à cette « sinistrose », la Commission européenne met en avant les avantages techniques de l'euro : une inflation maîtrisée (2,4 % en moyenne dans la zone), des taux d'intérêts bas, une protection contre la crise des changes, une réduction sur le coût des produits importés, la transparence des prix...

Les Européens trouvent tout de même des avantages à la monnaie unique : le fait de pouvoir se déplacer dans la zone euro sans changer de monnaie et l'acceptation de l'euro par certains pays en dehors de la zone euro. Enfin, 3/4 des Européens (71 % de Français) affirment que le statut de l'euro est identique à celui du dollar ou du yen et la moitié sait qu'actuellement l'euro vaut plus que le dollar."  (E.S avec Capa Conseil)

 

 2) Vu sur lemonde.fr : "Angela Merkel : "Le débat sur l'euro en France m'inquiète"

"Après l'Italie, l'euro est mis en cause en France. Est-il à l'origine de l'inflation et de la détérioration du niveau de vie ?

Franchement, ce débat mené en France m'inquiète assez. L'existence de l'euro est liée à une décision commune que nous avons prise : avoir une Banque centrale indépendante. Il faut faire attention à ce que nos difficultés - l'adaptation à la mondialisation, les réformes à faire, les problèmes sociaux à résoudre - ne soient pas mises de manière injuste sur le dos de l'euro. C'est une monnaie très dure, car elle laisse apparaître de manière très tranchée là où un pays est compétitif et là où il peut avoir des problèmes. C'est pour cela qu'il pourrait être tentant de faire des changements provisoires pour évacuer temporairement des difficultés. L'abandon du franc et du mark a été un pas considérable. Si nous voulons conserver la confiance dans l'euro, nous devons le laisser en dehors du débat politique, laisser à la Banque centrale son indépendance : c'est la position allemande très ferme."

 

Ce qu'il faut retenir : 

 - On se rend compte que c'est l'idée de "monnaie commune" qui aurait du prévaloir sur la monnaie unique :

La monnaie commune aurait été une devise européenne complémentaire des monnaies nationales, sans critères d'admission, servant uniquement pour le tourisme et le commerce communautaire, c'est à dire pour voyager en Europe en toute tranquilité.

- Le souhait d'Angela Merkel est de maintenir le cap libéral européen : on ne revient pas sur la constitution car ceux qui ne la signent pas sont minoritaires et on conserve l'indépendance de la BCE, c'est à dire un politique monétaire pénalisante pour le commerce extérieur mais pas pour le monde de la finance!!!

En conclusion : l'europe pourrie qui se construit depuis Maastricht se meurt déjà, à petit feu, et il est grand temps de proposer un "plan B" offrant un nouveau modèle moins contraignant qui conserverait le rôle central des etats membres et non une supranationalité qui ne fait que nous entraîner vers l'abîme du nationalisme!

"Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène" (Jaurès, L'armée Nouvelle, 1914)