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13.01.2009

« Qui est le plus grand criminel : celui qui vole une banque ou celui qui en fonde une ? » (Bertolt Brecht - L’Opéra de quat’sous)

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La dette nationale française est une bulle comme celle créée par le milliardaire-escroc Madoff!

Tout l'analyse qui suit repose en deux points : l'émergence d'un système de "Banksters", où la prise du pouvoir par la finance au détriment des politiques et des Etats, et le livre d'André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder, La Dette publique, une Affaire rentable ? qui nous montre que la reprise en main de la planche à billets par les Etats peut nous sauver s'ils en ont un jour le courage!

 

1°- Un monde dirigié par des "Banksters" !


Ce long métrage d'animation, dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.

La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour. De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.
S'il n'y avait PAS DE DETTE  Il n'y aurait PAS D'ARGENT !

Depuis 1973 et entériné par l'article 104 de Maastricht et transposé dans l'article 123 de Lisbonne, l'Etat a supprimé le recours à l'émission de bons du trésor (emprunt d'état, exempt d'intérêts) puis s'est interdit toute création monétaire en interdisant tout recours à l'emprunt auprès de sa banque centrale à travers le traité européen. Cet état de fait, malicieusement déguisé, rend tout investissement "hors de prix". Ainsi nous sommes assis sur une montage de dettes artificielles dont les conséquences sont dramatiques: Diminution générale du pouvoir d'achat, extension de la pauvreté et misère absolue pour une majeure partie de la population terrestre. http://fr.public-debt.org/

 

 

2°- Vive la planche à billets ! (lorsqu’elle est à nous) Publié par Fabien Lacaze surwww.gaucherepublicaine.org :


Des idées reçues sur la dette, ou pourquoi la réappropriation de la création monétaire par la puissance publique peut tout changer.

Il est des livres comme des rencontres humaines : certains sont déterminants et bouleversent à jamais votre grille de lecture du monde.La Dette publique, une Affaire rentable ?[1] appartient à cette catégorie. Ses deux auteurs, André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder, « économistes citoyens » comme ils se surnomment, en remettant en cause l’analyse communément admise de la dette publique, révèlent une aberration responsable en grande partie du mal-être de notre société. Cet ouvrage énonce à mon sens des idées aussi structurantes que méconnues, pour qui veut tourner la page du néolibéralisme banco-financiarisé.

Sans les intérêts, il n’y aurait pas de dette publique

Il était donc une fois la dette publique. Vous la connaissez bien. François Bayrou s’était targué de l’avoir mise au centre du débat lors de la campagne présidentielle. Aujourd’hui, son ombre pèse sur bien des choix politiques : « l’Etat est en faillite », « On est contraints et forcés de réduire les dépenses publiques ». En chiffres, la dette de la France atteint près de 1300 milliards d’euros[2]. Comme une dette classique, celle d’un particulier qui emprunte pour acheter une voiture ou une maison, elle comprend les sommes réellement empruntées par l’Etat mais aussi les intérêts qu’il doit rembourser. Ces intérêts, bizarrement appelés « services de la dette », constituent aujourd’hui le deuxième budget de dépense de l’Etat, après l’Education nationale et avant la Défense, soit 40 milliards d’euros en 2006. A qui revient cette rondelette somme ? A ceux qui ont prêté, c’est-à-dire aux détenteurs de bons du Trésor français, des banques commerciales et d’affaires dont les clients sont des épargnants déjà bien lotis. Ce sont, depuis le début des années 1980, près de 1300 milliards d’euros d’intérêts qui ont été ainsi transférés des recettes de l’Etat, c’est-à-dire des impôts directs et indirects, vers ces banques privées. A l’heure de la crise financière, on a perdu la mesure des chiffres, mais 1300 milliards d’euros injectés dans l’économie française par le biais de la dépense publique, si l’on calcule ce que cela représente en termes de crèches, d’hôpitaux, d’emplois, de modes de transports et d’habitations écolos, de production agricole respectueuse de la nature, de MJC et de postes pour les magistrats, ce n’est pas négligeable…
Là où les deux auteurs commencent à vraiment nous intriguer, c’est avec leur calcul de ce que serait la dette de l’Etat aujourd’hui si l’on avait remboursé simplement la somme empruntée, sans les intérêts. Attention, premier choc, accrochez-vous bien : la dette serait… nulle. Les dépenses égales aux recettes. L’Etat, tant décrié pour ses dépenses outrancières, s’il n’avait pas eu à reverser tous ces intérêts, sur les trente dernières années[3], aurait un budget à l’équilibre. On est loin, très loin de l’idée de « faillite » énoncée par François Fillon et tant d’autres[4].

Une décision politique illégitime

Mais, me direz-vous, nous n’avions pas le choix. Si l’Etat a décidé de dépenser plus que ses recettes – à moins d’augmenter les impôts – il était bien obligé d’emprunter à ces banques commerciales. C’est là où vous risquez – vous et ceux que vous tenterez de convaincre par la suite – de subir un refus de l’information, de voir des personnes nier tellement cela paraît stupéfiant (mais ne vous inquiétez pas, ça m’a fait pareil au début) : je pense que c’est une réaction psychologique naturelle ! Ce système d’emprunt à des banques privées est illégitime et n’a objectivement aucune raison d’être. Il est le fait d’une loi votée en 1973[5], complétée depuis par d’autres textes, nationaux et européens : elle stipule que les banques centrales, reflet de la puissance publique, n’ont plus le droit de créer de la monnaie pour la prêter à l’Etat. Ce rôle fondamental a été donc dévolu aux banques commerciales.
Mais, me rétorquerez-vous, les banques centrales sont pourtant bien des « instituts d’émission ». Oui, cela signifie qu’elles fabriquent des pièces et des billets[6], mais la quasi-totalité de la création monétaire est aujourd’hui dématérialisée : c’est une histoire de chiffres qui s’affichent sur l’écran d’un ordinateur (s’il y a 10000 euros sur votre compte, cela ne signifie nullement que la même somme se trouve en pièces et en billets dans le coffre-fort de la banque). Ce droit d’accorder un crédit par une simple ligne d’écriture - à l’Etat, aux entreprises et aux ménages – est le privilège des banques commerciales. Les banques centrales sont censées être de simples « gendarmes » surveillant les agissements des banques commerciales (je perçois d’ici votre sourire moqueur), et ont donc perdu ce droit de faire tourner la planche à billets, autrement dit de créer de la monnaie. C’est fou, mais aujourd’hui, la quasi-totalité de l’argent en circulation a été créée par les banques commerciales, sous forme de crédit[7].
La grande différence est que si l’Etat empruntait aux banques centrales, il ne serait pas obligé de rembourser les intérêts, et cela ferait autant d’argent en plus pour la sphère publique et la société (1300 milliards, rappelez-vous). C’est ce mécanisme d’avant 1973 auquel il faudrait revenir, et cela est juste une question de volonté politique, insistent nos deux auteurs.

Et l’inflation galopante ?

Il faut savoir que lorsque vous tenterez de convaincre vos ennemis politiques et même vos amis, surtout s’ils sont banquiers, de l’iniquité du mécanisme de création monétaire actuel, ils vous répondront : « Et l’inflation galopante, alors ? Si l’on fait tourner la planche à billets, la monnaie perdra toute sa valeur ! » Ils vous rappelleront même peut-être cette photo, vue dans leur livre d’histoire de seconde, d’un gamin tenant un cerf-volant fait de billets de banques en marks dans l’Allemagne des années 1920. Ils auront raison, car si vous créez de la monnaie sans qu’il y ait une contrepartie de travail, de production, d’investissements, la monnaie perd logiquement de sa valeur, puisqu’elle ne correspond à aucune richesse réelle. Mais ils auront tort, car l’équation « planche à billets = inflation systématique » est fausse. Créer de la monnaie et accroître ainsi les moyens financiers de la puissance publique, si cela est bien encadré, si cela permet d’orienter et de lancer l’activité, cela ne fait pas perdre de valeur à la monnaie, puisque cette même valeur n’est que la contrepartie de la richesse créée. Dans ce cas, l’argent est un déclencheur, un simple outil : il est l’huile qui permet aux rouages de bien fonctionner[8].
Redonner cette prérogative de la création monétaire à la puissance publique, plutôt que de dépendre du bon-vouloir d’entreprises commerciales privées qui font du profit en nous vendant leur argent, cela pourrait être un formidable instrument pour passer à une économie et une production écolos par exemple, ou encore résoudre tous les problèmes de sous-effectifs dans la santé, la justice, l’éducation. Une image résume bien l’enjeu : la monnaie est pour la société comme le sang pour le corps, il transporte l’oxygène qui permet de faire fonctionner l’ensemble, il faut qu’il soit bien réparti et fluide, ni trop abondant ni trop raréfié. Aujourd’hui, le peuple soi-disant souverain doit acheter son propre sang, sa monnaie, auprès des banques commerciales, et ce, à un prix exorbitant. D’où sa raréfaction.

Reprendre la maîtrise du discours sur la dette

Je pense que toutes les forces politiques qui veulent tourner la page du néolibéralisme financier devraient travailler et assimiler ces thèses. Cette privatisation du crédit et de la création monétaire est une des raisons qui explique le déséquilibre dans la répartition de l’argent mondial : sous-monétisation d’un côté (des milliards d’humains vivant dans le dénuement), surmonétisation de l’autre (une petite minorité de super-riches). Pour reprendre une image du livre, c’est un peu comme dans un système naturel, la désertification d’un côté, l’inondation de l’autre.
Je n’ai donné ici qu’un résumé très incomplet de l’ouvrage, mais sachez que ça vaut vraiment la peine de s’y plonger : nos deux auteurs sont allés très loin dans leurs analyses et propositions, et ont pensé à tous les scénarios : Comment sortir du système de ce mécanisme en douceur ? Comment rembourser ces 1300 milliards ? Comment passer outre les contraintes européennes (car l’euro complique tout, bien entendu) ?
Il faut que la question du droit de création monétaire s’impose dans le débat public. Le discours sur la dette est actuellement vendu sur le thème moral du « poids insupportable légué à nos enfants ». Les forces politiques de changement doivent imposer une autre grille de lecture et reprendre la maîtrise du discours sur la dette, sur le fond comme sur la forme. C’est sûrement le bon moment, car les banques privées ont perdu leur crédibilité avec la crise. Et une large partie de la société est prête à accepter l’idée nouvelle qu’elle ne doit plus dépendre de ces banques pour son développement. Elle peut, et doit s’autofinancer !

Notes

[1] La Dette publique, une Affaire rentable. André-Jacques Holbecq, Philippe Derudder. Editions Yves Michel. Mai 2008. 12 euros.

[2] La dette publique est le total des déficits annuels. Elle a été évaluée pour le premier trimestre 2008 à 1 270,6 milliards d'euros, soit 65,3 % du PIB de la France.

[3] Plus précisément, le calcul des auteurs porte sur la période 1980-2006.

[4] De plus, parler de la dette sans parler de l’autre versant, tout ce que possède la France, son patrimoine, est un raisonnement tronqué. Pour faire un parallèle avec un particulier, ce n’est pas pareil d’être endetté parce que vous avez joué aux courses alors que n’avez aucun patrimoine, et de s’endetter pour construire une maison alors que vous êtes déjà propriétaire d’un appartement.

[5] Loi du 3 janvier 1973, Valery Giscard d’Estaing était alors ministre des Finances. Le traité de Maastricht et le traité de Lisbonne actuel, inspiré du TCE, rédigé sous l’égide du même VGE, vont dans le même sens.

[6] C’est la différence entre la monnaie fiduciaire (billets et pièces) et la monnaie scripturale (dépôts à vue et négociables titres d’OPCVM, etc…)

[7] L’argent vient du crédit, ce n’est pas le dépôt qui fait crée le crédit, mais bien le crédit qui fait le dépôt. La quasi-totalité de la monnaie mondiale vient de la dette émise par les banques commerciales. Pour la rembourser avec les intérêts, il faut émettre encore plus de crédit : la spirale de l’endettement est donc infinie. La logique est un peu difficile à comprendre mais elle est fondamentale.

[8] Sur la question de l’inflation, nos deux auteurs montrent d’ailleurs les contradictions de la Banque centrale européenne, qui a laissé filer l’augmentation de la masse monétaire pour les produits financiers. Des produits qui ne créent rien, aucune richesse, juste du pouvoir d’achat pour les plus nantis. C’est une des causes du transfert des revenus du travail vers le capital opéré ces trente dernières années.

 

Si vous préférez une approche plus visuelle de ce qui vient d'être expliqué et quelques infos supplémentaires, un petit film amateur :

post de bibounet01 sur Dailymotion : "Comme avant 1973, l'état français devrait pouvoir emprunter SANS INTERET à sa banque centrale, c.a.d. à lui-même ! Le droit de création de la monnaie appartient au PEUPLE donc à l'ETAT et non pas aux banques privées ! La collusion entre certains politiques et les banquiers a abouti à cette maudite loi de 1973, entrée en application en 1974 et scellée dans le marbre avec l'article 104 de Maastricht (123 de Lisbonne). N'oublions pas que Pompidou a été directeur général de la banque Rothschild en 1956 et que Michel Pebereau, conseiller technique auprès de Giscard lors de la loi scélérate de Janvier 1973, est désormais président du conseil d'administration de BNP Paribas!"

 

 

Conclusion : un bras de fer loin d'être gagné!

“Quand le président Abraham Lincoln a eu besoin d’argent, en 1861, pour financer la guerre civile et que les crédits des ­banques Rothschild, financiers traditionnels des guerres, lui sont devenus trop chers, il a éludé le privilège des banques privées et fait imprimer un billet d’Etat, le «Greenback». Il ne devait pas survivre longtemps à cette démarche téméraire. En 1865, il a été assassiné par un tireur isolé, abattu lui-même lors de sa fuite. Le successeur de Lincoln, Andrew Johnson, a suspendu l’impression de billets pour des raisons inexplicables. Le prochain président qui a voulu redonner à l’Etat le monopole de l’impression de billets a été John F. Kennedy.

Peu de mois avant son assassinat, John F. ­Kennedy a été semoncé par son père Joseph dans le salon ovale de la Maison Blanche. «Si tu le fais, ils te tueront!» Mais le président ne s’est pas laissé dissuader. Le 4 juin 1963, il a signé l’acte exécutif numéro 111 110,
abrogeant ainsi l’acte exécutif 10289, remettant la production de billets de banque dans les mains de l’Etat et privant en grande partie de son pouvoir le cartel des banques privées. Après que quelque USD 4 milliards en petites coupures nommées «United States Notes» eurent déjà été mises en circulation et alors que l’imprimerie de l’Etat s’apprêtait à livrer des coupures plus importantes, Kennedy a été assassiné le 22 novembre 1963, soit 100 ans après Lincoln, par un tireur isolé abattu lui-même lors de sa fuite."

Wolfgang Freisleben, Les secrets de l’institut d’émission des Etats-Unis.

26.09.2007

Vive la franchise sur les médicaments !!!

3f6cb255adb46f336dccfed476786541.jpgCela risque d'être le seul article de soutien de ce blog à la politique du gouvernement Fillon, mais cela prouvera, au moins qu'il ne pratique pas langue de bois dont la gauche n'arrive pas à se débarrasser! 

 

 

Alors, pourquoi vanter une taxe de plus qui pénalise surtout les ménages modestes et les malades? 

 

 

 

 

Cette loi aurait été abjecte si, bien évidemment, elle n'avait pas été assortie d'un plafonnement de 50€ par an, ce que l'on feint d'ignorer à gauche! Si l'on calcule bien, ramené à l'année cela fait moins d'1€ par semaine, une somme dérisoire.

Ce n'est donc pas l'apport de cette taxe au budget de la Sécurité Sociale qui est important, mais plutôt son effet psychologique! En effet, tout comme pour les antibiotiques, les Français (l'auteur de cet article inclus) ont pris la fâcheuse habitude de considérer comme un "bon médecin" quelqu'un qui leur en donne pour leur argent, c'est a dire qui a la plume lourde au moment de la prescription.

Bref, plutôt que de l'écoute (pour les personnes âgées ou fragiles), plutôt que de la pédagogie (parents et enfants), on privilégie les drogues! Car il faut bien appeler un chat un chat : un médicament est un composant actif, le plus souvent de synthèse, visant à stimuler, ou au contraire annihiler, voire même se substituer à la réaction du corps humain de façon artificielle. On drogue donc bien les malades pour les soigner. D'ailleurs, la prise de stupéfiants, passible de 30 ans d'emprisonnement en France, depuis la loi de 1973, est autorisée dans certains car dans un cadre thérapeutique...

            Autre aspect : l’analyse de l’intérêt des médicaments en termes de coûts et d’efficacité, maintenant : un article de l’ « UFC-Que choisir ? » vient de mettre en évidence que les médecins administrent les médicaments "de façon irrationnelle" : une étude de l’association portant sur trois classes de médicaments ("Inexium", "ART 50" et "Sartans"), vendus entre 2002 et 2006, met en évidence "l'existence d'un immense gâchis". Bien qu’il ne soient pas plus efficaces que d'autres produits pourtant moins onéreux, ils auraient coûté autour de 650 millions d'euros à la Sécurité Sociale ! Pire encore, l’association précise : "Nous avons par exemple constaté que les ventes d'Inexium avaient progressé sans explication en termes d'efficacité, ni en termes de prévalence de la pathologie". Derrière ces chiffres, un autre réalité : « les labos » qui viennent démarcher les médecins ont plus d’impact sur eux que l'information de la Haute autorité de santé (HAS), pourtant la seule fiable !

            De leur côté, les patients ne veulent pas voir en face le coût pour la société de leurs propres dépenses : payer une cotisation (Sécu+mutuelle) ne vous blanchit pas pour l’année ! Lorsque vous avez un abonnement téléphonique, tout dépassement de forfait vous est facturé et personne ne trouve à y redire. Cependant la santé n’est pas un abonnement où on est soigné à hauteur de ses cotisations, heureusement. Du coup, il faut faire sentir passer le coput des médicaments à la population pou l’amener à réfléchir sur la question (d’ailleurs, il est regrettable que les bénéficiaires de la CMU en soient exonérés car cela participe à leur déresponsabilisation chronique dans une société ou la solidarité devient aveugle)

Sans nier l’importance des médicaments dans une thérapie, la mise en place de la franchise sur les médicaments, doit donc permettre de modifier le rapport entre les patients et les médecins, car il ne faut pas se leurrer : l’argent est le nerf de la guerre !

En effet, par manque d’éducation à la citoyenneté, ce qui est à tout le monde n’est à personne… Et la Sécurité Sociales (survivance d’une société qui croyait à la solidarité) en fait les frais par ses déficits abyssaux, aggravés par le « paquet fiscal » offert aux plus riches par ce gouvernement libéral qui n’inspire, par ailleurs, aucune sympathie !

13.01.2007

L'euro, 5 ans après : nous avions raison nous, les eurosceptiques !

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Cinq ans après son entrée en service total, l'Euro ne fait plus rêver, pas plus que l'Europe, d'ailleurs.

Nombreux sont ceux qui voulaient enterrer les eurosceptiques, mais voilà que tout ne se déroule pas comme ils l'avaient prévu... 

Voici donc une proposition d'analyse de la situation par MCI!

 

 

Tout d'abord, la revue de presse

  
1) Vu sur actusite.fr le 12 janvier 2007  : "L'euro n'a plus la cote auprès des Européens"

"Selon la Commission européenne, les Européens ne sont plus que 48 % à trouver l'euro avantageux, contre 59 % en 2002.

L’euro ne fait pas l’unanimité auprès des consommateurs européens. La proportion d'Européens à trouver la monnaie globalement avantageuse a diminué de 11 points. En 2006, ils ne sont plsu que 48 % à l'apprécier, contre 59 % en 2002. C'est ce que révèle la Commission européenne qui vient de publier les résultats de son « eurobaromètre », réalisé par l'institut Gallup, portant sur « la zone euro, cinq ans après l'introduction des pièces et des billets en euros ».

Par ailleurs, les Européens pensent à 37,5 % (30,9 % pour les Français) que la devise européenne a plus d'inconvénients que d'avantages. Ainsi, 81,4 % des Européens (64,4 % de Français) affirment que la nouvelle monnaie a eu pour effet une augmentation des prix. Résultat : les comportements d'achats ont changé pour 58 % des Européens (64 % des Français). Certains consommateurs ont diminué leurs dépenses, par peur de trop dépenser car ils n'arrivent pas à évaluer le coût véritable de leurs achats. D'autres n'ont rien modifié, mais ils n'appréhendent pas leurs dépenses réelles. Pour faire face à cette « sinistrose », la Commission européenne met en avant les avantages techniques de l'euro : une inflation maîtrisée (2,4 % en moyenne dans la zone), des taux d'intérêts bas, une protection contre la crise des changes, une réduction sur le coût des produits importés, la transparence des prix...

Les Européens trouvent tout de même des avantages à la monnaie unique : le fait de pouvoir se déplacer dans la zone euro sans changer de monnaie et l'acceptation de l'euro par certains pays en dehors de la zone euro. Enfin, 3/4 des Européens (71 % de Français) affirment que le statut de l'euro est identique à celui du dollar ou du yen et la moitié sait qu'actuellement l'euro vaut plus que le dollar."  (E.S avec Capa Conseil)

 

 2) Vu sur lemonde.fr : "Angela Merkel : "Le débat sur l'euro en France m'inquiète"

"Après l'Italie, l'euro est mis en cause en France. Est-il à l'origine de l'inflation et de la détérioration du niveau de vie ?

Franchement, ce débat mené en France m'inquiète assez. L'existence de l'euro est liée à une décision commune que nous avons prise : avoir une Banque centrale indépendante. Il faut faire attention à ce que nos difficultés - l'adaptation à la mondialisation, les réformes à faire, les problèmes sociaux à résoudre - ne soient pas mises de manière injuste sur le dos de l'euro. C'est une monnaie très dure, car elle laisse apparaître de manière très tranchée là où un pays est compétitif et là où il peut avoir des problèmes. C'est pour cela qu'il pourrait être tentant de faire des changements provisoires pour évacuer temporairement des difficultés. L'abandon du franc et du mark a été un pas considérable. Si nous voulons conserver la confiance dans l'euro, nous devons le laisser en dehors du débat politique, laisser à la Banque centrale son indépendance : c'est la position allemande très ferme."

 

Ce qu'il faut retenir : 

 - On se rend compte que c'est l'idée de "monnaie commune" qui aurait du prévaloir sur la monnaie unique :

La monnaie commune aurait été une devise européenne complémentaire des monnaies nationales, sans critères d'admission, servant uniquement pour le tourisme et le commerce communautaire, c'est à dire pour voyager en Europe en toute tranquilité.

- Le souhait d'Angela Merkel est de maintenir le cap libéral européen : on ne revient pas sur la constitution car ceux qui ne la signent pas sont minoritaires et on conserve l'indépendance de la BCE, c'est à dire un politique monétaire pénalisante pour le commerce extérieur mais pas pour le monde de la finance!!!

En conclusion : l'europe pourrie qui se construit depuis Maastricht se meurt déjà, à petit feu, et il est grand temps de proposer un "plan B" offrant un nouveau modèle moins contraignant qui conserverait le rôle central des etats membres et non une supranationalité qui ne fait que nous entraîner vers l'abîme du nationalisme!

"Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène" (Jaurès, L'armée Nouvelle, 1914)

 

 

29.08.2006

Attention à la fièvres catarrhale des politiques

medium_LangueBleu.jpgEn 2002, c'est une campagne entièrement axée sur l'insécurité qui aurait amené l'extrême droite au second tour...

Ca c'est la version officielle développée par les socialistes pour essayer de se rassurer et pour fuir leurs responsabilités, quand ils ne s'en sont carrément pas pris aux autres (avec en vilain petit canard guest star : Chevènement).

La réalité va beaucoup plus loin : depuis de nombreuses années, le PS est touché par le fièvre catarrhale, dite de "la langue bleue"!

En effet, certains discours chers à la droite ont débarqué dans un ps rosé bon teint il y a de cela plus de vingt ans, avec la parenthèse de la rigueur", autrement dit une parenthèse libérale, que les électeurs n'ont jamais manqué de sanctionner : en 1986, 1993 et 2002, c'est à dire à chaque bilan de la gauche!

Les langues bleues représentent aujourd'hui la plupart des courants du PS :

- Dominique Strauss-Khan est l'âme même du socialisme à la sauce néolibérale chère à Pascal Lamy. Il n'a rien à envier à Tony Blair ou à gerard Shröder!

- Ségolène Royale incarne la "nouvelle gauche" chrétienne, dont le gourou historique est Delors. Elle est plus conservatrice et attachée aux valeurs morales que les autres courants et prône une idée européenne au dessus des nations mais chrétienne avant tout. Double ration de langue bleue : bleue libérale et bleue croisée (comme le drapeau européen d'ailleurs dont l'inventeur aurait trouvé son inspiration à la chapelle de la madeleine où la niche d'une statue de la vierge est peinte en bleu avec des étoiles jaunes en demi-cercle, de façon à mettre en valeur cette dernière).

-Laurent Fabius, quant à lui, incarne l'ancienne branche libérale du parti socialiste. Il est le père de la "parenthèse de la rigueur", mais il n'a pas suivi les nouveaux libéraux depuis l'ouverture du marché de l'énergie et encore moins avec le libéralisme économique érigé en principe fondamental au dessus de tout texte, avec la constitution européenne.

-Il ne reste que les Mélanchon, Emanuelli ou Montebourg, minoritairements influents qui n'ont pas la langue bleue. Mais eux souffrent d'une toute autre maladies : celle des "couilles bleues". Il sont tellement habitués à ne pas être des mâles dominants, qu'ils préfèrent les humiliantions de la meute, plutôt que de lancer une grande mutinerie.

On pourrait developper cette métaphore sur tous les autres partis de gauche, mais ils sont devenus tellement inexistant qu'il devient impossible de les étudier! N'est-ce pas l'azote, ce gaz inerte, qui donne sa couleur bleutée au ciel terrestre?

27.08.2006

L'argent de poche des Français : la contre-enquête !

medium_Euro_Millions.2.jpgLes petits chérubins Français de 7 à 15 ans ont touché 2 milliards d'euros d'argent de poche en 2005. Cette somme semble énorme, mais il est important de rappeler que sont concernés plus de 7 millions de tire-lires ! Alors procédons à des comparaisons statistiques avec leurs aînés pour s'amuser un peu :

- l'Etat a reversé 10 milliards d'euros d'argent de poche à 1,2 million de RMIstes en 2005, soit 5 fois le montant de l'argent de poche des enfants français pour 6 fois mois de personnes. Je préfère parler d'argent de poche car il serait indescent de parler de salaire, pas tant à cause du montant versé que vis à vis des salariés au SMIC, qui , en travaillant n'ont pas un niveau de vie supérieur car ils n'ont pas droit à tout l'arsenal d'aides de cette caste (les allocataires du chômage ne sont pas comptabilisés car ce sont des travailleurs qui recherchent un emploi, au risque de se faire radier des listes).

-la bourse a reversé 24 milliards d'euros d'argent de poche à 4,5 millions d'actionnaires sous forme de dividendes, soit 12 fois le montant de l'argent de poche des enfants français pour 1/3 de personnes en moins. Le dividende est une prime que verse l'entreprise à ses actionnaires, ce qui n'a rien à voir avec la valeur nominale des actions qui, elle, a augmenté, de plus de 30% dans la même année!

En conclusion, lorsqu'on veut jouer à manipuler les chiffres en macroéconomie pour faire des scoops, on est vite servis !