17.04.2008

Sans papiers pour Pékin...

07.04.2008

Jeux Olympiques de Pékin : Stéphane Diagana commémore à sa façon le geste courageux de Tommie Smith et de John Carlos au Jeux Olympiques de Mexico...

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(Amis lecteurs, ceci est bien évidemment un montage satirique!)
 
 
 
Entre courage et business, quarantes années de reniement...
 
 
JO de Mexico - 1968 (Source WIKI) : Le 17 octobre 1968, une controverse éclata au terme de la finale masculine du 200 mètres. les coureurs américains Tommie Smith et John Carlos arrivés premier et troisième du 200 mètres protestent contre la ségrégation raciale aux États-Unis en baissant la tête et en pointant, lors de l'hymne américain, leur poing ganté de noir vers le ciel, sur le podium de la remise des médailles.

Ce geste symbolique est la marque de leur soutien au mouvement politique noir-américain des Black Panthers et du Black power (pouvoir noir aux États-Unis). Ce geste fut déclaré scandaleux par le Comité International Olympique, qui ordonna aux officiels américains de suspendre Smith et Carlos. Ces derniers seront par la suite exclus à vie des jeux Olympiques.

Lors de ces jeux de Mexico, les athlètes noirs-américains, mais également une large majorité de leurs compatriotes blancs, portèrent sur leur veston un macaron portant l'inscription "Olympic project for human rights" (Projet olympique pour les droits humains). John Carlos déclara avant le début des jeux que les athlètes noirs d'Amérique ne boycotteront ou saboteront les jeux mais qu'ils réaffirmeront leur position contre l'injustice envers les noirs. Après son geste, il déclara aux journalistes : "Après ma victoire, l'Amérique blanche dira que je suis Américain, mais si je n'avais pas été bon, elle m'aurait traité de Négro".

 

    JO de Pékin - 2008 : les athlètes français, non contents de refuser de boycotter les Jeux de Pékin, non contents de refuser de porter un badge aux Jeux Olympiques, comme en 1968, sur lequel serait écrit "liberté" en chinois, non contents de refuser de participer au relais de la flamme olympique à Paris, se permettent de s'offusquer des incidents parisiens créés par les défenseurs de la liberté!

    Dans cet état d'esprit, Stéphane Diagana, premier porteur de la flamme Olympique n'a donc rien trouvé de mieux que de faire part de son agacement aux journalistes du journal de 13 heures!

    Nos athlètes se sont donc rangés du coté du business et du totalitarisme (d'ou le choix de ce montage) plutôt que dans le camp de la liberté!

Mais, après tout, le culte de la performance, cher aux sportifs, est à la fois le point commun du capitalisme et des totalitarisme...