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09.08.2009

Population immigrée : de la gauche à la droite, la France face à ses responsabilités

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La gauche française a, à tort, considéré pendant des années que la question de l'immigration était un fantasme d'extrême droite. Mais voilà, la société "black, blanc, beur" est maintenant une réalité qu'il va falloir gérer à bras le corps! Les "Français" d'origine étrangère seraient autour de 9 millions en France...

 

 

 

 

Pourquoi les statistiques "ethniques" sont interdites en France? Parce qu'elles sont effrayantes!


Voici des statistiques que l'INSEE refuse de publier :

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Et l'article de Marianne qui éclaire ces statistiques est là : Immigration: l'INSEE aurait-t-elle peur des chiffres? (Jessica Thomas - Marianne, Mercredi 22 Juillet 2009).

Jamais, donc, les enfant issus de l'immigration n'ont jamais été aussi présents dans une génération montante. Mais les niveaux atteints en Ile de France sont de nature à remettre en cause les fondements mêmes de la République. Depuis ses origines, la république française visait à l'assimilation et l'intégraytion des populations dans une communauté unique : la France.

 

Entendons nous bien, par "Francçais" il faut entendre non pas "blanc" et/ou "chrétien" mais le fait de se reconnaître dans les Lumières du XVIIIe et la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789!

 

D'autre part, un petit éclairage avec la définition d' "intégration" s'impose : le fait d'inclure un élément dans un ensemble plus vaste.


Or, pour la premièe fois un problème grave se pose : en Ile de France, les enfants issus de l'immigration repésentent plus du tiers et presque la moitié des effectifs scolaires (base de l'enquête). En Seine Saint-Denis, ils représentent même une écrasante majorité. Alors quelle valeur revêt encore le mot "intégration" dans ces conditions?


Le principe du droit du sol s'est suicidé !

Force est de constater que cette fois la France se retrouve dans une situation qui remet en cause ses piliers fondamentaux à commencer par celui de la "nation républicaine" basée sur le droit du sol et non le droit du sang. La responsabilité en incombe au clientélisme de la gauche qui n'a eu de cesse de vouloir s'attirer les votes des populations immigrées et des bienpensants :

- pendant des décennies a sévi le remembrement familial, totalement contraire au principe d' "intérgration" car favorisant le communautarisme au lieu de forcer des individus isolés à fonder une famille avec les populations autochtones ou à rentrer au pays dans le cas contraire. Par ce biais on a fait entre sur le territoire environ 3 millions de personnes supplémentaires sans les intégrer et pire encore, en empêchant l'intégration des deux millions de travailleurs déjà présents!

- le concept de "sans-papier" une jolie formule vide de sens mais lourde de conséquences : les sans-papiers furent des personnes qui avaient un droit de séjour en France mais qui, à cause des lois Pasqua se sont retrouvés du jour au lendemain contraints à la clandestinités. Ces personnes ont été régularisées en 1997 par Jean-Pierre Chevènement et étaient au nombre de 180 000. Ensuite, l'extrême gauche s'est emparé du concept pour donner une légitimité à son combat pour la libre circulation des personnes et la suppression des frontières dans le but inavoué de  faire choir le capitalisme en multipliant les prolétaires et en comprimant les classes moyennes, jugées "petites-bourgeoises", donc ennemies de la révolution. Et ce combat, qui a trouvé comme allié de circonstance le patronat qui, lui aussi, a intérêt à une main d'oeuvre servile et donc emploie par centaines de milliers des clandestins, en particulier dans le BTP et la restauration. Une fois ces personnes économiquement (et non culturellement) intégrées, leur situation devient moralement inadmissible et l'on procède à des naturalisations forcées... Il faut savoir que d'après l'OSCE, ce flux a été d'environ 200 000 personnes par an sous le gouvernement Jospin. Et même aujourd'hui il continue à hauteur de 40 000.

- le "droit à la différence" ou le dynamitage final de la République : corollaire du combat pour les "sans papiers" celui du "droit à la différence" est, de loin, la plus grave faute imputable à la gauche dans les années 1980 : sous l'impulsion du Parti socialiste, l'association SOS racisme a vu le jour, stigmatisant tout comportement douteux de la part des autochtones mais jamais de la part des immigrés, pauvres victimes innocentes injustement montrées du doigt par Le Pen. Ainsi la France est rentré dans une schizofrénie politique dont elle n'est toujours pas sortie : si l'on critique les immigrés on est de droite et si on les défend on est de gauche.

 

Alors que faire aujourd'hui?

Pour le moment le seul parti à approter une solution qui paraisse à peu près crédible est l'UMP : fermer les robinets de l'immigration, lutter contre les discriminations, désenclaver les banlieues... Mais cette analyse est une fois de plus uniquement basée sur des questions économiques. Rien de très sérieux sur un "vivre ensemble" n'est proposé...

 

Peut-être faudrait-il alors repenser à comment s'est fait l'unification culturelle de la France : par l'école, au moyen des "hussards noirs" ?

La jeune République savait qu'elle était avant tout parisienne et que la France était encore une virtualité. Pourtant en quelques décennies d'acharnement, l'Etat s'appuyant sur l'école, réussit à s'imposer. Aujourd'hui, il en va de même : certains quartiers ou banlieues sont sûrement, d'un point de vue républicain, moins français que ne l'étaient beaucoup de "douars" du temps de l'Algérie française.

 

Comment y arriver ?

- Il faut un corps d'élite de l'enseignement, spécialisé dans la reconquête des territoires perdus!

Il faut déjà bien avoir conscience que le ver est dans la pomme : les ennemis de l'école sont une partie des enseignant qui sont beaucoup plus "fonctionnaires" que "hussards noirs": on préfère capituler sur les diplômes que l'on brade, faute d'obtenir de bons résultats en se battant sur le contenu... Aujourd'hui ceux qui se battent sont plus souvent les "contractuels" que les "titulaires"... UN mauvais soldat est "réformé" quand il n'est pas apte alors pourquoi  pas un mauvais prof?

- Il faut un soutien sans faille de tout le système de l'Etat pour que les enseignants fassent plus peur aux élèves ou à leurs  parents que l'inverse. Pour se justifier autant citer Platon : «Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants..., lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter; lorsque les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus rien au-dessus d'eux, c'est le début de la tyrannie.» Face au risque de la tyrannie, qu'est-ce qu'une fessée bien placée? Qu'est-ce qu'une expulsion musclée (par un personnel approprié) de parents un peu trop excités de l'école? Ras le bol de la niaiserie post soixante huitarde : dès fois l'enfant est trop con pour entendre un "non", tout simplement parce que la carence parentale est totale (les enfant de cas-sos sont eux même des cas-sos / les "enfants-rois" sont aussi des cas ingérables). Dans ce  alors une fessée (mais surtout pas une gifle beaucoup plus dégradante) ça remet les idées en place pour un coût pédagogique vraiment faible! Ras le bol aussi des parents qui prennent les enseignants pour des boniches : ceux qui ne sont pas contents n'ont qu'à placer leurs enfants dans le privé! Il faudrait aussi que les menaces et/ou coups sur enseignants soient aussi sévèrement réprimées que lorsqu'il s'agit de flics!

 

Vous doutes que de telles propositions soient de gauche? Pourtant, quand le respect et les règles communes viendront de l'école alors toute la société en sera irradiée, la répression policière deviendra infondée, la solidarité nationale se sera beaucoup moins pillée sans état d'âme par de petits profiteurs ayant grandi sur le terreau de l'égoïsme...

Beaucoup de personnes de sensibilité de gauche trouveront même sûrement dans cet article des relents "fascistes" Mais il faut en finir avec une gauche s'est trahie elle-même et qui, depuis longtemps, s'écoute parler  plutôt que de proposer des solutions concrètes et surtout pragmatiques! Non il n'est pas interdit d'interdire! Et ce n'est pas parce qu'on est pauvre et exclu qu'on est innocent ou à l'inverse parce qu'on est riche et influent qu'on est coupable!

 

Citoyens, camarades, êtes vous prêts à relever ce défi ou le pragmatisme est-il l'appanage de la seule droite?

 


04.07.2009

Demain l'opposition en prison! J'accuse la "loi Estrosi" de préparer, en France, la mise en place d'un régime autoritaire!!!

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La porte, était déjà ouverte à l'arbitraire avec le délit "d'outrage" dont les forces de l'ordre usent et abusent depuis 2003 pour écraser les militants ou étouffer l'élucidation de leurs propres dépapages... Avec la loi ESTROSI la porte est carrément défoncée!

Votée en pleine nuit à la veille des vacances scolaires, donc en catimini, la loi Estrosi a fini d'enterrer l'Etat de droit qui caractérise les démocraties! En effet, derrière la volonté affichée de lutter contre les phénomènes de "bandes", cette loi permet de punir le déli "d'intention", qui plus est, laissé à la libre évaluation des forces de l'ordre!

Bien évidemment, il faut lire entre les lignes : "Le fait de participer, en connaissance de cause, à un groupement, même formé de façon temporaire, qui poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou des destructions ou dégradations de biens, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende", prévoit l'article 1 du texte. (voir article)

Pour bien illuster nos propos, nous allons volontairement mettre ce blog en infraction flagrande de cette loi en déclarant la chose suivante :

"M. Estrosi mériterait qu'on lui botte le cul !"


Depuis le 30 juin, cette  phrase mérite qu'on emprisonne la rédaction de ce blog car :

- l'intention de commettre des violences est caractérisé.

- l'appel est prémédité par voie de blog, donc acté.

- le "on" collectif fait de tous les mécontents une "bande organisée"

Nous voilà bientôt en prison !

08.06.2009

Européennes : une réalité occultée : une claque pour l'UMP aussi! En exclusivité : les vrais résultats comparés 2007-2009

Halte au mensonge! L'UMP n'est pas ressortie renforcée des élections européennes! Elle a perdu entre la moitié et les deux tiers de ses électeurs : de 11,5 millions d'électeurs en 2007 à 4,8 millions en 2009 !

Quand à la victoire des Ecologistes, si elle est bien réelle, elle ne se traduit pas pour autant par un raz-de-marée populaire : d'1 million d'électeurs en 2007 à 2,8 millions en 2009 ! (sur un total de 45 millions d'inscrits!)

Les gadins du PS et du MoDem, d'une part, ainsi que des extrémistes du NPA et du FN sont réels!

Le Front de gauche, quant à lui améliore légèrement le score du PCF de 2007 et Libertas - que l'on pourrait surnommer le front de droite - maintient le statu quo ( par rapport aux scores du MPF et de CPNT réunis)

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07.06.2009

Européennes 2009 : après la spoliation du suffrage universel par le traité de Lisbonne, la sanction des urnes!

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Les médias ont fait leur grand battage sur la victoire de l'UMP et de la liste écologie mais aussi sur la déconfiture globale de la gauche. Or, qui est allé voter? Majoritairement ceux qui se sentaient encore concernés par la question européenne après la gifle infligée par une constitution européenne imposée aux peuples malgré le refus par les urnes à chaque consultation démocratique ( en 2005 en France et aux Pays-Bas pour le TCE et en 2008 en Irlande pour l'actuelle constitution) !

Alors la sanction est là : 60% d'abstention !

Les peuples ne sont pas dupes : la démocratie ne se limite pas au suffrage universel!

Donc, ce 7 juin 2009 est une date historique :

celle du divorce officiel des peuples européens dans leur ensemble d'avec la construction européenne!

 

ADDENDUM :

Le Monde, journal le plus compromis de France, titrait ce soir : "Une abstention record qui ne discrédite pourtant pas l'Europe"

Réaction saine d'un internaute sur le site du Monde :
FREDERIK B. (23h08) : "Votre titre est ahurissant de mauvaise foi ! Ce record d'abstention montre évidemment un rejet populaire de l'Europe, et le parlement européen est considéré par les électeurs pour ce qu'il est : une assemblée croupion destinée à donner un vernis démocratique à l'UE."


03.06.2009

EUROTAN : les élections européennes disparues des radars médiatiques au profit d'un accident aérien

Depuis lundi premier juin, la campagne européenne, qui avait peiné à démarrer, a disparu des médias à cause du "buzz" causé par la disparition en mer du vol transatlantique AF447 de la compagnie Air France... Comme dans la série Lost, cette disparition - au delà du drame humain - a quelque chose de magique : elle offre à l'UMP ce dont elle rêvait : le silence ! Et ainsi conserver son avance dans les sondages voir même renforcer son score en ne voyant que le gouvernement à la télévision...

Le spot officiel de la campagne européenne a donc été revisité par MCI à la sauce Lost pour mieux coller à la réalité de l'actualité !

 

EUROTAN : le gouvernement impérial de l'Occident se met en place dans l'iombre avec le groupe Bilderberg!

Voilà l'information que vous n'aurez pas eu dans les médias : le groupe Bilgerberg, réuni à Athènes (en plein festival de Cannes donc), rassemble de nombreux hommes d'influences dans la plus grande discretion. Leur but: la mise en place d'une gouvernance mondiale qu'ils contrôleront sans aucun levier démocratique! Ecoutez l'analyse de "Round Affectif" :

 

26.05.2009

EUROTAN : la grand'messe du plébiscite européen a commencé!

fuck-europe.jpgOyé! Oyé! Le grand battage des Européennes a commencé!

Depuis lundi 25 mai au matin les médias se sont mis à enfin aborder les élections européennes... et à recommencer comme en 2005 avec le référendum sur le TCE le même matraquage simpliste en prenant les Français pour des abrutis :

Déjà en allumant la radio, on pouvait constater par exemple sur France Info que toutes les demi-heures un journaliste européen (convaincu cela va de soi) était invité à s'exprimer et toujours pour vanter les mérites de la construction européenne actuelle.

Surtout aucun euroscepticisme n'est de mise!

 

Mais le pompon va à l'émission Mots Croisés diffusée sur France2 en soirée ou les invités sur le plateau télévisés - représentant des listes pour les élections européennes - étaient exclusivement des anciens ouiouistes du référendum de 2005! Aucun eurosceptique n'était invité sur le plateau... Pour sauver l'apparence de démocratie, des temps de parole sont à respecter pour chaque liste. Donc, afin de maintenir à distance les listes trop critiques envers l'Europe, l'émission a organisé des duplex où, par écran interposé, les candidats eurosceptiques étaient invités à s'exprimer sans participer au débat sur le plateau... On pourrait déplorer cela, mais au final cela permet de voir à quel point les anciens partisans du traité constitutionnel (qui sont donc d'accord sur à peu près tout) sont capable de se disputer pitoyablement afin de ne surtout pas aborder le probleme de fond : le divorce du peuple avec eux! Alors continuez vous nous faites bien rire!

Pour ceux qui ont, en revanche envie de s'instruire, lisez l'excellent numéro actuellement en kiosque du journal Fakir (http://www.fakirpresse.info) . Voir en particulier l'excellent article de Laurence KALAFATIDES sur L'histoire de la Communauté européenne : le "monstre de la CIA".

Pour conclure comme François RUFFIN (toujours dans FAKIR) : On a déjà gagné!

Qu'importe que ces élections soient une éniemme manipulation médatique, le divorce entre l'Europe et les peuples est bel et bien réel l'Europe libérale ne fait plus rêver. Le mécontentement gronde en Europe et il se pourrait bien qu'un jour l'union des peuples se fasse finalement, ironie du sort, par une alliance commune pour détruire l'institution européenne libérale!

 

21.05.2009

Eurotan : objectif démocratie zéro! Ou comment le Pouvoir a réussi à faire des Français des abrutis!

Les médias passent à la trappe les élections européennes pour éviter toute remise en cause comme en 2005. Ceci n'est qu'un symptome de la perte progressive de leur statut de citoyen par les Français: déjà l'école masque cette réalité en rendant automatique par "harmonisation" des notes des résultats supérieurs à 80% de réussite au Brevet et au Baccalauréat. Il est hors de question de former une élite républicaine à partir de ceux qui sont issus du peuple. La vraie élite, celle des décideurs, se reproduit très bien de manière endogène... les médias ne font qu'acheter le consentement du peuple en l'abreuvant de choses qui le rassurent ou, au contraire, en lui faisant peur selon les circonstances, de manière à le maintenir en léthargie. De toute façon, comme le peuple américain dont il a aimé se moquer pendant des décennies, le peuple français est  à son tour abruti par un trop-plein de non-culture vomi par les mass-medias et l'école et ça fonctionne!

Pour voir la magnifique société dans laquelle nous allons bientôt vivre, cette vidéo humoristique mais non moins vraie qui peut aussi faire froid dans le dos au vu des réponses des interviewés, bien que l'intention de ses auteurs soit contraire :-p

(allez sur leur site après le visionnage pour voir comment vous vous êtes fait manipuler : http://plombe.over-blog.com/)

01.05.2009

HADOPI : l'empire contre-attaque sur internet!

MCI y pensait, Germainpinpin l'a fait ! Chapeau!


Puisque l'heure est devenue suffisamment grave pour mettre en péril les libertés individuelles, il est du devoir de chacun de chercher des moyens d'action! Certains en ont trouvé  (mais chacun est libre ET responsable de ses choix) :



Pour approfondir "cyberguerilla" (documentaire, France, 52mn):

21.04.2009

Eurotan : Sarkozy, le plus Américain de nos présidents, est-il agent de la CIA?

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Sarkozy agent de la CIA? C'est ce que semble sous-entendre Thierry MEYSSAN du réseau Voltaire... Certes, de la part de cet auteur, il s'agit d'une énième théorie du complot, ce qui fait beaucoup pour une seule et même personne, mais beaucoup d'éléments publiés dans l'article de Meyssan sont intéressants. Comme le signale le chapeau introductif publié sur le site : "Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité". De plus, cet article a été publié par Profile, le principal news magazine russe actuel (édition du 16 juin 2008), sous le titre « ОПЕРАЦИЯ САРКОЗИ » (photo).

Pour l'essentiel, à savoir les réseaux mafieux, les stay-behind, les mariages, tout concorde donc pourquoi pas le reste de l'article? A vous de vous faire une idée :

"Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française" par Thierry Meyssan

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [1].

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [2]. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [3]. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [4], tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [6]). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
- Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
- François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
- Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
- Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La cote de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire ?

Thierry Meyssan (lien)

 

Dans la même idée un document publié par http://revelations4.blogs.fr/ va dans le même sens mais en plus fantasque (notamment concernant les Franc-maçons). Cependant, ce qu'il nomme le "Kuwait-Gate" ( qui constituerait la Grande affaire au dela de l'affaire Clearstream) est très intéressant:

 

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