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27.07.2009

Le documentaire qui prouverait que les premiers pas de l'homme sur la Lune étaient un canular!

Jusqu'à présent, nous avions immédiatement dans l'idée que ceux qui pensent que l'homme n'a jamais mis le pied sur la Lune et que les missions Apollo étaient enregistrées en studio étaient des cinglés de la théorie du complot. D'ailleurs le film de William Karel, Opération Lune, était tout à fait pertinent pour ridiculiser ces conspirationnistes...  Mais un nouveau documentaire vient remettre des doutes (ci-dessous en streaming)

D'ailleurs, comment croire sur parole une nation qui dans la même décennie que l'événement du premier pas de l'homme sur la lune a assassiné son Président (Kennedy en 1963), inventé une attaque dans le Golfe du Tonkin (1964) pour justifier l'intervention militaire au Vietnam, assassiné les personnalités éminentes de la cause noire qu'étaient Malcom X ( 1965) et Martin Luther King (1968)? Donc, rien que pour la décennie 1960, la superpuissance américaine apparait comme une démocratie assez obscure...

Mais plus largement, une tradition de mensonges et coups de force existe qui dépasse largement l'époque de la guerre Froide. Dans tous les conflits précédents et postérieurs les Etats-Unis n'hésitent pas à utiliser le mensonge : ils ont fait exploser une de leurs frégates dans le port de La Havanne pour déclencher la geurre Hispano-américaine en 1898,  envoyé au suicide le paquebot Lusitania en 1917 pour entrer en guerre contre l'Allemagne, laissé volontairement Pearl Harbour se faire attaque en 1942 (mis au courant 72 heures à l'avance par l'Australie) sans prévenir leurs hommes sur place , laissé entendre à Saddam Hussein qu'il pouvait envahir le Koweït en aout 1990 (et inventé l'affaire des "couveuses") pour l'attaquer ensuite en 1991, inventé des armes de destruction massive en 2002 pour justifier une nouvelle guerre contre l'Irak en 2003... Sans parler des doutes sérieux qui planent sur les attentats du 11 septembre 2001 qui ont finalement bien arrangé l'administration Bush eux aussi...

Bref, sur cette base, on part déjà avec une suspicion concernant le premier pas de l'homme sur la lune... Donc autant faire comme Saint Thomas : attendre que l'homme "retourne" sur la lune ou envoie des engins (mais pas la NASA).

Regardez donc ce documentaire très dérangeant sur les missions Apollo, diffusé ce mois-ci mais sur une chaîne du satellite (sic).

Enfin, gardez un oeil critique! La manipulation ça fonctionnne dans les deux sens !!!

 

En comparaison, l'humour de Rémi GAILLARD montre qu'on peut marcher sur la lune à moindre frais^^ PLus sérieusement, que bidonner est à la porté de tous :

 

 

15.04.2008

Archives sous scellé!

1347084876.jpgChers lecteurs, voici un  texte transmis par l'AUSPAN (Association des Usagers du Service Public des Archives Nationales). Il concerne le projet de loi sur les Archives qui vient d'être adopté par le Sénat :

 

 





"Le texte du nouveau projet de loi sur la conservation et la communication des Archives a été adopté par le Sénat. Des auditions ont été faites par la commission des lois de l’Assemblée nationale cette semaine et le texte doit être prochainement voté (dans la deuxième quinzaine d’'avril selon le calendrier parlementaire, peut- être le 17). Ce texte est disponible sur le site de l’Assemblée : page d’'accueil aller à la rubrique « document parlementaire », projet n°566 ou cliquez sur ce lien : http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl0566.asp

Ce projet mérite votre attention dans son ensemble, mais plus particulièrement le chapitre « régime de communication ». Il prévoit certes un raccourcissement des délais légaux d’accès à une partie des documents (vingt-cinq ans contre trente, ou cinquante contre soixante par exemple) mais comprend aussi quatre points très inquiétants.

- La création d’une nouvelle catégorie d’archives : les archives incommunicables. Elles pourront ne jamais être communiqués au nom de la «sécurité nationale » (armes biologiques…) et de la « sécurité des personnes », certainement immortelles. Il y a une contradiction dans les termes du texte, qui ne permet pas de comprendre quelles sont les intentions du législateur. Il est dit :

Art. L213-1 : "Les archives publiques sont [...] communicables de plein droit" et L 231-2 : « il existe des archives qui "ne peuvent être consultées" ».

Cet art. 213-2 n'a pas de raison d'être, car :

- 1/ les informations permettant de concevoir des armes biologiques ou de destruction de masse sont nécessairement récentes ; or celles-ci sont déjà couvertes par l'art. 213-2 I 3° ;

- 2/ les informations de nature à compromettre la sécurité des personnes sont déjà visées par le 213-2 I 4°.

- Un nouveau délai, fixé à soixante-quinze ans, est créé, fondé sur une extension de la notion de protection de la vie privée, visant la plupart des archives publiques (Art. L. 213-2-4). Il y a ici amalgame entre la « protection de la vie privée » (celle-ci n’étant pas plus définie) et le fait de rendre publique « une appréciation ou un jugement de valeur », catégories particulièrement floues. Ou pire, le fait de « faire apparaître le comportement d’une personne dans des conditions susceptibles de lui porter préjudice ». Pratiquement tous les dossiers d’archives publiques, tels les rapports de préfets, contiennent des jugements de valeur. Qui décidera – et sur quels critères – ce qui doit être ouvert alors ? Fixer la barre à 75 ans, conduirait de plus à refermer de nombreux dossiers ouverts depuis 15 ans. Verra-t-on se de refermer pour quelques années les études sur le Front populaire, la 2e Guerre mondiale et Vichy, ou celles sur la guerre froide qui commençaient à s’ouvrir librement ? Certes, restent les dérogations, mais c’est placer les chercheurs sous le sceau du privilège individuel pour 25 ans de plus.
- Une notion de « secret des statistiques » est introduite de façon répétitive (14 occurrences au mot secret, dont 8 au secret statistique). L'’article 25 – nouveau – dit dans un I que les documents administratifs (immédiatement consultables en vertu de la loi de 1978 sur la transparence administrative) ne sont communicables qu'aux intéressés quand ils portent atteinte au secret de la vie privée ou comportent des jugements sur les personnes. C'est le cas des dossiers d'instituteurs par exemple. Dans un II, il ajoute que les documents visés aux I sont consultables dans les conditions fixées par le 213-2 : c'est-à-dire 75 ans. Et comme ce II de l'article 25 nouveau ne mentionne pas le 213-3, qui est l'article autorisant des dérogations, le couvercle est vissé. Nul chercheur ou citoyen ne verra les dossiers de cour de justice ou les dossiers personnels avant 75 ans : aucune dérogation n’est possible.

- L’art. 213-I 4° aurait pour conséquence d'interdire toute recherche sérielle postérieure à 1923 ; l'art. 213-2 4° rend très difficile la consultation des listes nominatives.
- Enfin, le système des protocoles, déjà en vigueur pour les Chefs d’État et dont on a constaté les dérives dans certains cas est étendu à tous les papiers des ministres (Art. L. 213-4). Il permettra à ceux- ci de traiter les archives publiques produites par eux et par leurs collaborateurs, comme des archives privées jusqu’à leur décès. Les nouvelles dispositions prévues par ce texte sont extrêmement graves : elles traduisent une défiance inquiétante de la part des pouvoirs publics envers la communauté des chercheurs certes, mais de façon plus globale, envers la communauté des citoyens. Elles sont en contradiction flagrante avec les recommandations du Conseil de l’Europe adoptées le 21 février 2002 par le comité des ministres.

Nous tenions à vous faire savoir sans attendre cette 1ère information. Une pétition et d’autres initiatives sont en discussion. N’hésitez pas à faire circuler le texte voté par le Sénat et soumis aux députés et à diffuser ces informations."

22.02.2008

KOSOVO : les européens une fois de plus coupables de "mettre de l'huile sur le feu" dans les Balkans

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 Dessin d'enfant du Kosovo (1999)
 
 

Déjà, en décembre 1991, la reconnaissance unilatérale de l'indépendance de la Croatie et de la Slovénie par l'Allemangne avait transformé un conflit de faible ampleur en boucherie organisée. Mitterrand, pour ne pas faire capoter le référendum de Maastricht avait reconnu, dès janvier 1992, les deux nouveaux Etats et l'Allemagne avait du faire profil bas, voyant le déchaînement de violence que ces prises de positions diplomatiques entraînaient ...

Il aura fallu envoyer plusieurs dizaines de milliers de "casques bleus" de l'ONU et faire appel à l'OTAN en appui aérien contre les Serbes pour forcer les parties à signer les accord de Dayton, trois ans plus tard, sans rien régler concrètement par rapport à 1991. Le prix aura été des centaines de milliers de personnes déplacées de force dans chaque groupe "ethnique" et plus de 200 000 morts...

En 1999, avec la guerre du Kosovo, l'OTAN a imposé par les armes l'arrêt de l'"épuration ethnique" des populations albanophones mais a déclenché celle des populations serbophones qui se sentaient trop en danger pour rester...

Cette fois, en reconnaissant le Kosovo avant d'avoir fini de négocier sur son statut final avec toutes les parties, les Européens permettent à la colère des Serbes d'exploser, d'autant plus que le Kosovo est le lieu fondateur de leur nation et qu'il s'en sentent déjà chassés militairement depuis 1999 ...

L'explosion de violence des nationalistes à Belgrade aujourd'hui n'est que la conséquence logique d'une diplomatie européenne partiale qui exacerbe les haines là où elle aurait pu permettre le dialogue et le compromis...

Devoir de mémoire : nos enfants ne doivent pas se sentir responsables de crimes commis par d'autres gens en d'autres temps!

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La proposition de parrainage d'un enfant mort pendant la Shoah par un petit enfant français est vraiment malsaine! 

Pourquoi un enfant d'aujourd'hui devrait endosser la souffrance d'un autre et pourquoi plus un enfant de la Shoah qu'un enfant d'un autre drame de l'Histoire? 

Il est d'ailleurs intéressant de noter que la repentance française concernant son passé colonial est plus vite balayée d'un revers de la main par Sarkozy que celui de son passé collaborationniste.

D'ailleurs ce passé collaborationniste est plus ambigu : il y avait des "justes" et des résistants en France pour aider les Juifs pendant la guerre...

En revanche, sous la IIIème République, il y avait l'unanimité pour prôner la colonisation "civilisatrice"...

Sans rentrer dans le cercle infernal de l'excuse perpétuelle, le devoir de Mémoire est donc d'abord de rappeler aux jeunes générations que si ces choses là ont existé, c'est parce que le pays où l'on vit n'est pas seulement la "patrie des droits de l'homme" et qu'aujourd'hui encore il faut rester vigilant car nous sommes potentiellement capables des pires abominations...

23.02.2007

Historiens, changez de métier!

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L'article intégral de Françoise Chandernagor, visible sur le FLB(lien), et publié dans le numéro 317 de "L'histoire", interpelle les citoyens sur le danger que font courrir les "lois mémorielles" sur la liberté d'expression mais aussi et surtout sur les historiens-chercheurs.
"profitant du vide, le Parlement est passé à l’offen­sive : aujourd’hui, des lois dangereuses peuvent conduire des historiens éton­nés devant des juges embarrassés".
 
Bonne lecture!
PS: n'hésitez pas à laisser vos commentaires