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10.08.2011

MCI, le retour!

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Ce blog avait cessé d'émettre depuis quelques temps car personne n'est inusable, même pas les blogueurs. En effet, le manque d'interactivité constaté pour les publications de 2009 et de 2010 avaient fini par désespérer le blogueur que je suis de continuer à publier. En effet, jamais une réelle équipe journalistique organisée n'avait vraiment émergé et rares étaient les internautes désireux de pratiquer un dialogue, un échange autour de ces notes...

Pourquoi revenir alors?

Et bien parce qu'à un moment donné, le citoyen que je suis continue de ressentir le besoin de s'exprimer et le fait de se cantonner à déposer des commentaires sur les articles d'autres auteurs finit par devenir un exercice extrêmement frustrant.

Ce blog redevient donc un blog classique, c'est à dire un "billet d'humeur", "angle d'analyse" et outil de réflexion personnel d'un auteur qui restera anonyme, non par lâcheté mais par choix car, à l'image des Francs-Maçons, choisir le secret est aussi le moyen de protéger ma liberté d'expression.

Vous l'aurez donc compris, le MCI nouveau est arrivé : sans concessions, à prendre ou à laisser!

06.05.2010

Assa...Siné!?

sine-hebdo-86.jpg
"Siné hebdo" n'est plus... Encore une voix de la contestation qui s'éteint en France!

Mais, pour reprendre Michel Onfray dans le dernier numéro du journal, la faute à qui?

A la droite au pouvoir? Certainement pas car c'est l'ennemi connu depuis le départ. Le journal n'a fait l'objet d'aucune interdiction ni de procès mais est mort du manque de lecteurs pour le financer...

La faute aux lecteurs? Personnellement je suis resté fidèle au journal jusque dans les numéros 60's mais de plus en plus par obligation morale et de moins en moins pour la qualité du journal qui a beaucoup perdu en qualité à partir de l'été 2009...

La faute au journal alors? Certainement en partie mais bon on ne tire pas dans le fion de ceux qui osent se bouger le cul (comme aimerait dire Siné). C'était déjà pas mal d'oser sortir un journal concurrent de Charlie en 2008 et tenir jusque là! Dommage que Charlie ne soit pas mort, lui, car les fumiers qui s'en sont emparést le mériteraient 100 fois!

En réalité cette mort est symptomatique d'une incapacité : celle de la gauche à se rassembler

En effet, ce qui sautait le plus aux yeux en lisant Siné hebdo c'etait de constater le fossé (souvent sympathique au demeurant) qui pouvait exister entre ces courants "anarco-satiriques et la gauche élective. Mais au delà c'est ce sentiment unanime à gauche qu'il n'existe pas une famille, loin de là! Le mot gauche n'incarte plus rien, plus aucun projet... pour le moment! je laisse à Michel Onfray le loisir de s'expliquer pour nous sortir de l'impasse! (sic!)

24.03.2010

Peut-on encore faire de l'humour politique en France?

Hier, Stéphane Guillon, dans sa chronique sur France Inter, s'en prenait à Éric Besson qu'il présentait comme une taupe du Front National. Suite à cela, le ministre de l’identité nationale a exhorté Radio France à « prendre ses responsabilités ». Et, comme une carpette, son président Jean-Luc Hess,  Radio France a réagi : « Je présente les excuses du groupe Radio France à M. Éric Besson », a-t-il déclaré au point.fr, et au passage, il relève quelques formules employées par l’humoriste, qui ne sont pas, selon lui,  conformes au service public , notamment les "yeux de fouine", ajoutant que "les critiques sur le physique des personnes n’ont pas lieu d’être sur Radio France".

Cette attitude semble être sortie d'un autre temps, de l'époque de l'ORTF où le ministre de l'information n'avait qu'à prendre son téléphone pour faire taire les fauteurs de trouble! Elles semblent lointaines les années où on laissait un Desproges littéralement déboulonner les politiques dans son "Tribunal des flagrants délires!

Heureusement, Stéphane Guillon est un garçon courageux, lui, et de renchérir ce matin même en crachant à la gueule de son poltron de patron!

Merci Stéphane!

 

Voici la chronique de la discorde :


Le Pen, Besson et Zemmour ! envoyé par franceinter. - Plus de vidéos fun.


Et la réponse du berger à la bergère :


Papier hyper-gentil envoyé par franceinter. - Plus de vidéos fun.

27.06.2008

200e article publié! Merci chers lecteurs!

MCI, en 2 ans et demi et 200 articles, a déjà reçu près de 30 000  visiteurs et 70 000 pages visitées!

Merci à tous les lecteurs assidus, commentateurs infatigables et contributeurs (certes moins nombreux mais sympathiques aussi)!!!

MCI.jpg
ps: pour ceux qui n'ont pas compris --> nous n'avons pas (encore) de bureaux! ;-p 

 

04.04.2007

Jean-Pierre Elkabbach à l'université !

Jean-Pierre Elkabbach a trouvé bon de venir dans l'Université Paul Valéry Montpellier III faire la promo pour les nouvelles fréquences d'Europe 1 en Languedoc-Roussillon, sous couvert de débat sur "l'indépendance des journalistes"...

Il a été réçu avec les égards qui lui étaient dus! Voyez, plutôt :


 PS: les personnels de l'enseignement supérieur (habituellement plus libres que leurs collègues du secondaire) sont tenus au devoir de réserve en période électorale... Donc, M. le président Miossec était encore hors-la-loi, tout comme lorsqu'il avait fait charger les CRS sur le campus en 2006 (cf article)

 

 

14.12.2006

Quand la télévision montre, grandeur nature, sa capacité de manipulation au public

medium_herald.jpgLa RTBF a brusquement interrompu ses programmes mercredi, en début de soirée, pour annoncer que la Flandre faisait sésession et que le roi émigrait à l’étranger...

Un très bon article publié sur Indymedia Liège offre un résumé de la soirée télévisée suivi d'une très bonne analyse, en voici un extrait:  

"S’est ensuivie une « émission spéciale » qui ne ressemblait pas vraiment à une émission spéciale dans laquelle se sont enchaînés des décrochages « en direct » devant quelques bâtiments officiels et des reportages fort opportunément préparés. Le tout était gros comme une maison, accumulait de façon parfaitement invraisemblable des énormités plus visibles les unes que les autres, depuis la performance d’acteur tout à fait lamentable de José Happart donnant une fausse interview jusqu’à la parfaite ineptie d’une prise de position parlementaire dont les prémisses auraient été tenues secrètes (ben oui, sans cela, tout le monde en aurait parlé) en passant surtout par le fait absolument oublié ce soir qu’il n’existe pas de majorité politique en Flandre pour voter la partition du pays (pour régionaliser, c’est certain, pour déclarer l’existence de la nation flamande au sens culturel aussi, mais pas pour voter l’indépendance). Et puis, il y avait le remplacement du petit carré rouge dont est de temps en temps marqué l’écran lors des émissions d’information de la RTBF, carré rouge qui était orné aujourd’hui et tout du long de la soirée, d’une reproduction du célébrissime Pornocrates (illustration), icône de Félicien Rops dont l’utilisation par les équipes de la RTBF pourrait d’ailleurs prêter à bien des conjectures. Comme si, lors d’un événement de l’ampleur de celui qui avait prétendûment lieu, les équipes d’une chaîne de télévision avaient le temps de concevoir ce petit logo, comme si l’ironie évidente qui en transpire était en aucune manière convenable à une telle situation.

Le premier enseignement de cette affaire, c’est donc que l’histoire est crédible, de façon somme toute assez surprenante, aux yeux de suffisamment de personnes dans ce pays pour provoquer un tollé d’envergure, foutre par terre quelques serveurs web (celui de la RTBF, qui ne doit pas être le plus petit de tous, est en tout cas resté inatteignable une bonne partie la soirée, voire susciter des réactions émotionnelles passablement démesurées de la part de certains, au point que la RTBF a (dû ?) ajouté en cours de soirée un triste bandeau rouge titrant « Ceci est une fiction » (ouf, apaisement, retour à la normale). Les forums que se sont empressés d’ouvrir différents sites d’actualité (il n’y a pas de petit trafic) sont dès à présent pris d’assaut par des réactions très majoritairement indignées — la principale indignation qu’il y ait lieu d’avoir pour les crédules, pourtant, n’est que celle de constater qu’ils se sont fait berner de la plus grossière des façons. Il est vrai, à leur décharge, que c’était par la première chaîne de télévision publique, et que cela pose quelques questions d’éthique journalistique, mais rien de comparable à d’autres dérives bien plus graves qui se produisent chaque jour à la RTBF comme ailleurs et qui se résument grosso modo par cette indignité grave et extrêmement fréquente qui consiste, excusez-moi de le dire, à prendre les gens pour des cons."

Cette histoire n'est que l'énième démonstration de l'emprise des médias sur l'opinion : 

Déjà le 30 octobre 1938, Orson Welles, avec le Mercury Theater on the Air, avait interprèté à la radio une adaptation du célèbre roman d’H.G. Wells La guerre des Mondes qui est restée célèbre car son réalisme avait conduit à des scènes de panique de grande ampleur aux Etats-Unis, de nombreux auditeurs ayant cru à l’invasion martienne…

Mais, malheureusement, rarement cette manipulation ne sert pour divertir, pour mettre en éveil l'esprit critique ou pour dénoncer une situation (comme c'était le cas hier):

Pour aborder cette question, je commencerai par citer William Karel, qui m'a confié un jour qu'après la diffusion en salle d'"Opération Lune" (un vrai-faux documentaire qui exploite une théorie du complot selon laquelle la Nasa se serait offert les services de Kubrick pour réaliser le premier pas de l'homme sur la lune en studio), beaucoup de spectateurs doutaient encore qu'il s'agisse vraiment d'un canular alors que tout est fait par le réalisateur pour qu'ils s'en rendent compte! Il fut donc le premier surpris de ces réactions...

Le premier constat est que le public est globalement crédule et que si l'on lui montre ce qu'il a envie d'entendre, il adhère d'autant plus facilement. En l'occurence là c'était la bonne vieille théorie du comlpot... Mais les vrais manipulation sont bien souvent beaucoup plus insidueuses et sont d'une ampleur difficilement imaginables...

Par exemple, le documentaire américain réalisé par "Move On": "OUTFOXED"(2004) et le reportage canadien de Neil Docherty: "Vendre la guerre"(1992) expliquent très bien la manipulation médiatique qui a opéré aux Etats-Unis pour la mobilisation de l'opinion durant les mois précédant les deux guerres du Golfe (en 2003 et en 1991). Dans les deux cas c'est une connivence entre politique, business et journalisme qui a permis ces dérives...

Pour que la liberté d'expression continue d'exister:

- il est, plus que jamais important que de grands services publics indépendants et dotés de moyens continuent d'exister pour être libres de critiquer qui ils veulent, comme l'a fait la BBC en 2003 face à la décision de Blair d'entrer en guerre et comme vient de le faire la RTBF face au gouvernement belge.

- il faut, au plus vite permettre aux Indymedias d'émerger, au moyen de subventions ou de facilités pour avoir des licences pour émettre, de statuts spéciaux pour les "petits" vis à vis des droits d'auteurs dont les tarifs sont prohibitifs et ont causé la mort de pas mal de médias alternatifs après des procès perdus face à de grands groupes de presse tenus par des grands patrons de l'industrie, amis du pouvoir politique et bien armés pour s'offrir les faverus de la Justice...

- enfin il faut pouvoir critiquer le journalisme dans ses dérives au lieu de se réfugier derrière l'argument "cessez de critiquer les journalistes car ce sont eux qui défendent la liberté d'expression et critiquez plutot les dictatures", comme le fait stupidement Robert MENARD, le ridicule président de Reporters sans frontières...