Boosterblog.com : Echange de clics !

25.12.2007

- - - > WE WANT YOU ! : ECRIVEZ DANS MCI ! < - - -

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Rien de plus simple :

il vous suffit d'envoyer votre proposition d'article à la rédaction par mail à mouvement_citoyen @ voila.fr
avec le pseudo de journaliste que vous désirez porter ;-)
 

 

Si l'article s'inscrit dans l'esprit de ce blog et qu'il est bien rédigé, vous serez publié rapidement!

A vos plumes (ou à vos souris) !

ps : si vous voulez réagir à un article publié, il suffit de laisser un commentaire. Merci! 

19.06.2007

La censure continue à France télévision : France 5 supprime "Arrêt sur images"

 

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Pultôt qu'on long article, juste quelques précisions avant de laisser la parole à Daniel Schneiderman qui est le premier intéressé.

Nous vous avions parlé le mois dernier du documentaire interdit : "Sarko mot à mot" qui a été déprogrammé de France 2 sous la pression de l'intéressé. Cette fois c'est au tour de l'émission culte "Arrêt sur images" de se faire pulvériser en plein vol. Il faut dire que cette émission de décryptage des images de télévision avait été assez critique au moment des émeutes de 2005 et avec les grèves du CPE de 2006... C'est donc dans cette logique que les hommes de M. De Carolis, ami de Nicolas Sarkozy et président du groupe Fance télévisions, ont oeuvré pour faire déprogrammer l'émisssion à partir de la rentrée. Ainsi, on démonte un à un les contre-pouvoirs institutionnels... L'étau se resserre, le système Sarkozy s'affine!

Signez la pétition citoyenne sur  : http://arret-sur-images.heraut.eu/ 

Voici quelques extraits du blog de Daniel Schneiderman :

"[...]Il faut que vous sachiez que c’est ainsi que les courageux dirigeants de France 5 en ont fini avec la plus ancienne émission de la chaine : sans un mot face à face, sans une convocation, sans l’ombre d’une raison donnée.

Quelques minutes après la mise en ligne de l’urgent du Point, le directeur de l’antenne Vilamitjama a appelé notre producteur Alain Taïeb. Il a parlé de "refonte générale de la grille". Il a dit "c’est ferme et irrévocable". Alain a dit qu’on ne se débarassait pas comme ça, au téléphone, des anciens serviteurs. Du coup, Vilamitjana, dans sa mansuétude, a consenti à le voir (moi, je suis aujourd’hui sur les bords de Loire). Il lui a dit : "c’est une formidable émission, mais elle est usée." C’est tout. Pas un reproche explicite. Auprès de certains des journalistes qui, en ce moment même, m’appellent en rafales, il a été plus loquace. Il parait qu’il nous aurait demandé de modifier la formule, de parler plus de ceci, moins de cela. Sachez que c’est faux. L’homme qui tient le stylo pour signer notre arrêt de mort, et porte le titre de directeur d’antenne, ne nous a jamais fait aucune suggestion que ce soit.

Mais l’important n’est pas dans ces péripéties. L’important n’est pas que Carolis et ses hommes décident, sans l’ombre d’une explication, de tuer Arrêt sur images.

L’important, c’est qu’ils ne sont pas effleurés par l’idée que cette émission remplissait une mission indispensable de service public.

L’important, c’est qu’ils renoncent impunément, sans un soupir, à cette mission : critiquer à la télévision, avec les armes de la télévision, le pouvoir des images.

Cette mission était, en 1995, au coeur du projet de chaine de la connaissance. C’était après la première guerre du Golfe, et ses dérapages en direct. C’était après la fausse image du faux charnier de Timisoara. Ceux qui avaient imaginé cette chaine, et s’appelaient Georges Duby ou Jean-Noël Jeanneney, avaient voulu voir si on pouvait retourner le monstrueux outil contre lui-même. Ils ne savaient pas très bien comment faire. Cavada, premier président, m’appela. "Ca vous tente ?" Je n’en avais pas la moindre idée, mais oui, ça me tentait. J’avais tout de même une intuition. Pour dépouiller les images de leur pouvoir, il fallait les arrêter.

[...] je pense à eux, évidemment, au quatuor des assassins tremblants. Tous ces mois à ronger leur frein, à attendre l’heure, avant de porter enfin le coup de poignard. Tous ces mois, ou toutes ces années. Ah, Carolis, depuis quand rêviez-vous secrètement de prononcer les mots que vous venez de prononcer ? Depuis que nous avions mis en lumière votre petit bidonnage sur France 3, quand vous aviez vendu des images de reconstitution d’un sauvetage en montagne, comme celles d’un sauvetage réel ? Depuis qu’il vous a fallu piteusement venir vous expliquer devant les télespectateurs de la médiatrice de France 3 ? Quel effet ça fait, Carolis, de porter si longtemps votre vengeance ?

Il parait que Vilamitjana avait déjà demandé l’arrêt de l’émission à Carolis l’an dernier (l’an dernier, c’est à dire après que nous ayions traité dans l’émission du problème de Mme Borloo, présentatrice de journal, et que Arlette Chabot s’en soit fort énervée). Je n’en sais rien. A vrai dire, ça m’est égal. Claude-Yves Robin (directeur général de France 5), Philippe Vilamitjama (directeur de l’antenne), Patrice Duhamel (directeur général de France Télévisions), Patrick de Carolis (PDG) : je ne sais pas, dans le quatuor, qui a tenu le poignard, qui a tenté de retenir la main de qui, qui s’est caché derrière qui. A vrai dire, ça m’est égal. Tous quatre sont à mes yeux responsables.

Au fond, la question n’est pas : pourquoi s’arrête Arrêt sur images ? La question est : pourquoi ne s’arrête-t-elle que maintenant ? Comment avons-nous fait, pour tenir douze ans ? "Si je touchais à l’émission, j’aurais l’impression d’être liberticide", nous disait, souriant et un peu étonné lui-même de cette drôle d’impression, Jean Mino, qui fut le premier directeur des programmes de la chaine, à sa création. Puis, vinrent d’autres hommes, qu’effleura sans doute la même impression.

Jusqu’au quatuor actuel. A-t-il décidé seul ? A-t-il entendu des suggestions ? Je n’en sais rien. Peut-être, seulement, aura-t-il été enhardi par la tendance de la saison, à la décomplexion.

Les hasards de la vie font que je dois me rendre, lundi prochain, à Genève. J’y suis invité par le comité des télespectateurs de la télévision publique. C’est un comité qui a une existence officielle. Parce que là-bas, figurez-vous, ils ont apparemment inventé un système pour que les télespectateurs puissent donner leur avis à propos des programmes de la télévision qu’ils paient. Un avis argumenté, se traduisant en mots et en phrases, et pas seulement en courbes d’audience. Je ne sais pas exactement comment ça marche. Je vous dirai à mon retour. Mais s’ils m’offrent l’asile médiatique, il n’est pas impossible que j’accepte"

 

14.03.2007

MCI : 100ème !

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Pour la centième note publiée, quelques chiffres encourageants :

- 100 notes en 400 jours d'existance 

- plus de 32 000 pages visitées

- plus de 13 000 visiteurs

- 220 commentaires déposés sur les articles

Un bémol toutefois :

 Tenir un blog demande une certaine assiduité, beaucoup d'inspiration et surtout que les articles soient lus et commentés. Parfois on perd l'envie d'écrire comme ce fut le cas de mai à juillet 2006 où le blog avait été purement et simplement abandonné... Il a réssussité en août, pour ne pas s'éteindre de sitôt, en tout cas pas tant qu'il y aura autant de lecteurs!

 Cependant, du côté des "journalistes en herbe" on ne se pousse pas au portillon pour les contributions : seulement 2 articles publiés proposés par des internautes (blogueurs eux aussi en l'occurence) !

Merci à tous ceux qui animent ce blog et sans lesquels il aurait sans doute cessé d'exister!

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04.02.2007

My teatcher is rich...

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Partout le même signal d'alarme en Europe : on privatise l'enseigmement à grande vitesse!

 

- Grèce : trois semaines de lutte… et ça continue !!!!!, Publié mercredi 31 janvier 2007 sur Rebellyon.info :

"Le monde universitaire en Grèce est paralysé. Plus de la moitié des facultés du supérieur (Universités et Haute écoles) sont occupées au niveau national par les étudiants qui refusent la privatisation de l’enseignement grec. Tous les jours des Assemblées Générales sont organisées et des nouvelles facultés s’ajoutent à la liste. Aux côtés des étudiants nous trouvons aussi les professeurs universitaires, les enseignants du primaire et secondaire et plusieurs organisations syndicales".

- Royaume-Uni : "L’école britannique livrée au patronat", par Richard Hatcher. Le Monde Diplomatique, avril 2005 (site)

"On connaissait l’empressement de M. Anthony Blair à satisfaire les désirs du patronat. Notamment en bloquant toute avancée sociale dans les négociations sur le traité constitutionnel. Mais on n’imaginait pas qu’il irait jusqu’à confier au secteur privé les commandes du système éducatif. En transformant l’école en entreprise, le « nouveau travaillisme » montre une fois de plus qu’il incarne l’avenir de l’Europe libérale."

De l'autre coté de l'Atlantique, au Canada : À Sherbrooke, public et privé s’arrachent les élèves:
"Dans une région où 25% des élèves fréquentent une institution privée — 10% de plus que la moyenne provinciale — les écoles publiques et privées se livrent une bataille publicitaire pour attirer la clientèle étudiante. Après que les écoles publiques aient réagi à la popularité croissante de ses rivaux en offrant des programmes d’étude spécifiques tels que sciences et informatique, sports, arts et éducation internationale, le secteur privé sent que la compétition est beaucoup plus grande."

Voir aussi le "Financement privé du réseau public d'éducation : Le cheval de Troie des marchand, par henri Goulet.


 

En France, les grands médias n'en font pas un thème de campagne, bien au contraire, ils essaient de faie dans la "pédagogie" pour expliquer les bienfaits du privé:

 

- "Le livre du Jour", présenté par Philippe Vallet sur France-Info, lundi 29 janvier 2007 :  "Le grand méchant marché. Décryptage d'un fantasme français", David Thesmar, Augustin Landier, Flammarion

Les deux économistes, Augustin Landier et David Thesmar, essaient de comprendre pourquoi les Français n'aiment pas le capitalisme financier à travers l'histoire économique de notre pays... On nous explique rapidement que la France des Années 20 était très proche des Etats-Unis aujourd'hui en ce qui concerne le rapport à la finance : les Français aimaient la Bourse. Mais que depuis la crise des années 30 nous semblons touchés par une maladie qui nous rend frileux et les privatisations ont surtout servi aux capitaux étrangers. Jusque là c'était un résumé d'histoire de l'économie. Mais face au journaliste, les auteurs expliquent esquissent des propositions, notamment concernant l'enseignement supérieur qu'il faut forcément "ouvrir au partenariat privé" pour redorer l'image de la finance chez les jeunes et dynamiser les enteprises avec des partenariats...

- "Université : des chaires financées par le privé ? ", par catherine Rollot, publié dans Le Monde du 27/10/2006 :

"Je ne vois pas pourquoi (les entreprises) ne pourraient pas faire des dons à des universités pour que des enseignements soient plus développés qu’ils ne l’étaient avant. Il faut arrêter ce cloisonnement stupide." Lors du débat des candidats PS à l’investiture présidentielle, Dominique Strauss-Kahn a défendu, le 24 octobre, la diversification des ressources des universités. " Pour moi, il n’y aurait pas de scandale à ce que la chaire de physique nucléaire de Paris-VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c’est bon pour son image", avait-il déclaré en septembre dans Libération.

Contrairement à des pays comme les Etats-Unis ou le Japon et, dans une moindre mesure, le Royaume-Uni, le financement de l’enseignement supérieur français est encore essentiellement public. En 2004, l’Etat a participé à hauteur de près de 75 % au financement des formations supérieures. Les fonds privés pèsent 18,4 % dont 12 % via les droits de scolarité. Seuls 6,4 % proviennent des entreprises.

Pour l’essentiel, cette contribution est utilisée dans la recherche. Beaucoup de laboratoires universitaires ont signé des conventions avec des entreprises pour financer équipes et matériel.

Plus indirectement, via la taxe d’apprentissage, l’argent du monde économique est également affecté à des formations professionnalisantes. Mais les entreprises n’ont pas vraiment franchi jusqu’ici les portes des campus pour subventionner ouvertement matériel, bâtiments ou enseignements.

L’idée commence pourtant à faire son chemin. Le 18 janvier 2007, le Collège de France devrait inaugurer une chaire d’innovation technologique financée par la fondation Bettencourt-Schueller, présidée par Liliane Bettencourt, principale actionnaire de L’Oréal et deuxième plus grosse fortune de France. Ses dons, dont le Collège de France ne précise pas le montant, permettront de financer heures de cours et séminaires.

" Depuis cinq ans, nous travaillons sur ce projet", explique Pierre Corvol, nouvel administrateur du Collège, où il est aussi professeur. "Mme Bettencourt a décidé de financer cette chaire sur sa fortune personnelle. Nous avons une liberté totale, sur les thèmes de recherche mais aussi sur la personnalité qui va l’animer", précise-t-il.

La vénérable institution espère ne pas en rester là. " Je serais heureux que cette initiative donne des idées à d’autres entreprises, car aujourd’hui on ne peut pas tout attendre de l’Etat", considère M. Corvol.

A l’université de Marne-la-Vallée, son président Yves Lichtenberger partage la même analyse. En pointe sur les formations professionnalisantes, l’université planche sur la création d’une chaire en collaboration avec Veolia. Elle porterait sur les services de protection de l’environnement. Ouverture prévue à la rentrée 2007. " La collaboration avec Veolia nous permettrait d’avoir des moyens supplémentaires pour faire venir, par exemple, des chercheurs étrangers", explique le président de l’université.

Ces premiers projets feront-ils boule de neige ? Juridiquement rien n’empêche les universités de recevoir de l’argent privé. Restent les barrières psychologiques et idéologiques. Au fil du temps, les deux mondes ont appris à se connaître, à se faire confiance. Le développement de formations professionnalisantes qui nécessite des passerelles entre université et entreprise y a beaucoup contribué.

" Là où il existait ce type de formation, les plus sceptiques ont eu la preuve que les deux partenaires pouvaient travailler ensemble intelligemment, sans ingérence", constate Yves Lichtenberger.

La prise de conscience des faiblesses de l’université française dans un marché de la formation de plus en plus mondialisé pousse le monde universitaire à être plus pragmatique.

" L’université a besoin d’argent et il n’y a pas trente-six façons d’en trouver", analyse Yannick Vallée, vice-président de la Conférence des présidents d’université. " L’Etat doit continuer à jouer un rôle majeur mais nous savons que ce ne sera pas suffisant. Outre, la question de l’augmentation des droits d’inscription, la recherche de nouvelles sources de financement, entreprises et collectivités locales, doit être posée et envisagée."

 

 

Si le service public de l'enseignement est une notion qui a encore un sens, il est temps de prendre conscience que cela risque bientôt de n'être plus qu'un terme réservé aux historiens!

 

 

 

 

30.01.2007

VAGUE DE FROID SUR LA FRANCE : UN MORT

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Comme pour nous faire un pied-de-nez, l'abbé Pierre est mort en pleine vague de froid, à le veille de
discussions historiques à l'Assemblée sur le droit opposable au logement... Sans doute a-t-il cru sa mission terminée...

20.12.2006

Encore plus de pub pour nos chérubins!

    Cette fois ça y est : nous n'avons plus rien à envier à nos voisins américains!

 

medium_marques.gif Le parlement européen a voté, le 14 décembre 2005,  la proposition de la Commission sur l'encadrement les activités de radiodiffusion télévisuelle, amendant la directive "Télévision sans frontières" de 1989, qui n'avait plus été révisée depuis 1997.

 

    Cette directive européenne libéralise un peu plus l'usage de films publicitaires et ouvre son champ à l'ensemble de l'audiovisuel, compte tenu des évolutions technologiques. Concrètement, cela aurotise :

  • Le placement de produits sera autorisé en Europe : comme pour le cinéma, des marques pourront être introduites dans des productions télévisuelles. On entre ainsi un peu plus dans la publicité subliminale... Pour sauver l'honneur, une exception est faite pour les programmes d'actualité et d'information, les documentaires et les émissions pour enfants...
  • Les émissions de télévision peuvent être interrompues par de la publicité toutes les 30 minutes, au lieu des 45 minutes actuellement autorisées. Concretement, cela permet de passer de 2 à 3 coupures pub par émission de 1h30. Si l'on ajoute la pub avant et après l'émission cela fait 30mn de pub pour 1h30 de programmes !!! miam!
  • En parlant de "miam", l'amendement sur la "junk food" à destination des enfants (alimentation à haute teneur en graisses, sel ou sucres), contrairement aux produits visés, lui, a été édulcoré, limitant la restriction à un code de conduite volontaire!
  • Les services audiovisuels autres que la télévision, incluant les services dits non linéaires et à la demande, devront suivre certaines règles sur le contenu, et notamment remplir l'obligation de promouvoir le contenu européen. Quelle belle alliance entre les grandes marques et l'Europe ! Le deal est simple : plus de popagande publicitaire pour les multinationales en échange de plus de propagande pour le modèle européen libéral!

 

medium_marques.4.gif Vous remarquerez que, jusqu'à présent, ce blog était exempt de toute publicité à l'exception d'un compteur qui indiquait qu' avec de la pub celui-ci m'aurait rapporté 1 500 € par an...

 

    L'Europe montre la voie, alors pourquoi se gêner ? De toute façon c'est le libéralisme non?  


   Sainte publicité priez pour nous! Amen!

 

14.12.2006

Quand la télévision montre, grandeur nature, sa capacité de manipulation au public

medium_herald.jpgLa RTBF a brusquement interrompu ses programmes mercredi, en début de soirée, pour annoncer que la Flandre faisait sésession et que le roi émigrait à l’étranger...

Un très bon article publié sur Indymedia Liège offre un résumé de la soirée télévisée suivi d'une très bonne analyse, en voici un extrait:  

"S’est ensuivie une « émission spéciale » qui ne ressemblait pas vraiment à une émission spéciale dans laquelle se sont enchaînés des décrochages « en direct » devant quelques bâtiments officiels et des reportages fort opportunément préparés. Le tout était gros comme une maison, accumulait de façon parfaitement invraisemblable des énormités plus visibles les unes que les autres, depuis la performance d’acteur tout à fait lamentable de José Happart donnant une fausse interview jusqu’à la parfaite ineptie d’une prise de position parlementaire dont les prémisses auraient été tenues secrètes (ben oui, sans cela, tout le monde en aurait parlé) en passant surtout par le fait absolument oublié ce soir qu’il n’existe pas de majorité politique en Flandre pour voter la partition du pays (pour régionaliser, c’est certain, pour déclarer l’existence de la nation flamande au sens culturel aussi, mais pas pour voter l’indépendance). Et puis, il y avait le remplacement du petit carré rouge dont est de temps en temps marqué l’écran lors des émissions d’information de la RTBF, carré rouge qui était orné aujourd’hui et tout du long de la soirée, d’une reproduction du célébrissime Pornocrates (illustration), icône de Félicien Rops dont l’utilisation par les équipes de la RTBF pourrait d’ailleurs prêter à bien des conjectures. Comme si, lors d’un événement de l’ampleur de celui qui avait prétendûment lieu, les équipes d’une chaîne de télévision avaient le temps de concevoir ce petit logo, comme si l’ironie évidente qui en transpire était en aucune manière convenable à une telle situation.

Le premier enseignement de cette affaire, c’est donc que l’histoire est crédible, de façon somme toute assez surprenante, aux yeux de suffisamment de personnes dans ce pays pour provoquer un tollé d’envergure, foutre par terre quelques serveurs web (celui de la RTBF, qui ne doit pas être le plus petit de tous, est en tout cas resté inatteignable une bonne partie la soirée, voire susciter des réactions émotionnelles passablement démesurées de la part de certains, au point que la RTBF a (dû ?) ajouté en cours de soirée un triste bandeau rouge titrant « Ceci est une fiction » (ouf, apaisement, retour à la normale). Les forums que se sont empressés d’ouvrir différents sites d’actualité (il n’y a pas de petit trafic) sont dès à présent pris d’assaut par des réactions très majoritairement indignées — la principale indignation qu’il y ait lieu d’avoir pour les crédules, pourtant, n’est que celle de constater qu’ils se sont fait berner de la plus grossière des façons. Il est vrai, à leur décharge, que c’était par la première chaîne de télévision publique, et que cela pose quelques questions d’éthique journalistique, mais rien de comparable à d’autres dérives bien plus graves qui se produisent chaque jour à la RTBF comme ailleurs et qui se résument grosso modo par cette indignité grave et extrêmement fréquente qui consiste, excusez-moi de le dire, à prendre les gens pour des cons."

Cette histoire n'est que l'énième démonstration de l'emprise des médias sur l'opinion : 

Déjà le 30 octobre 1938, Orson Welles, avec le Mercury Theater on the Air, avait interprèté à la radio une adaptation du célèbre roman d’H.G. Wells La guerre des Mondes qui est restée célèbre car son réalisme avait conduit à des scènes de panique de grande ampleur aux Etats-Unis, de nombreux auditeurs ayant cru à l’invasion martienne…

Mais, malheureusement, rarement cette manipulation ne sert pour divertir, pour mettre en éveil l'esprit critique ou pour dénoncer une situation (comme c'était le cas hier):

Pour aborder cette question, je commencerai par citer William Karel, qui m'a confié un jour qu'après la diffusion en salle d'"Opération Lune" (un vrai-faux documentaire qui exploite une théorie du complot selon laquelle la Nasa se serait offert les services de Kubrick pour réaliser le premier pas de l'homme sur la lune en studio), beaucoup de spectateurs doutaient encore qu'il s'agisse vraiment d'un canular alors que tout est fait par le réalisateur pour qu'ils s'en rendent compte! Il fut donc le premier surpris de ces réactions...

Le premier constat est que le public est globalement crédule et que si l'on lui montre ce qu'il a envie d'entendre, il adhère d'autant plus facilement. En l'occurence là c'était la bonne vieille théorie du comlpot... Mais les vrais manipulation sont bien souvent beaucoup plus insidueuses et sont d'une ampleur difficilement imaginables...

Par exemple, le documentaire américain réalisé par "Move On": "OUTFOXED"(2004) et le reportage canadien de Neil Docherty: "Vendre la guerre"(1992) expliquent très bien la manipulation médiatique qui a opéré aux Etats-Unis pour la mobilisation de l'opinion durant les mois précédant les deux guerres du Golfe (en 2003 et en 1991). Dans les deux cas c'est une connivence entre politique, business et journalisme qui a permis ces dérives...

Pour que la liberté d'expression continue d'exister:

- il est, plus que jamais important que de grands services publics indépendants et dotés de moyens continuent d'exister pour être libres de critiquer qui ils veulent, comme l'a fait la BBC en 2003 face à la décision de Blair d'entrer en guerre et comme vient de le faire la RTBF face au gouvernement belge.

- il faut, au plus vite permettre aux Indymedias d'émerger, au moyen de subventions ou de facilités pour avoir des licences pour émettre, de statuts spéciaux pour les "petits" vis à vis des droits d'auteurs dont les tarifs sont prohibitifs et ont causé la mort de pas mal de médias alternatifs après des procès perdus face à de grands groupes de presse tenus par des grands patrons de l'industrie, amis du pouvoir politique et bien armés pour s'offrir les faverus de la Justice...

- enfin il faut pouvoir critiquer le journalisme dans ses dérives au lieu de se réfugier derrière l'argument "cessez de critiquer les journalistes car ce sont eux qui défendent la liberté d'expression et critiquez plutot les dictatures", comme le fait stupidement Robert MENARD, le ridicule président de Reporters sans frontières...

06.09.2006

Israël est le seul Etat au monde qui peut se permettre de donner des ordres au Conseil de Sécurité!

medium_onu652123.jpgKofi Annan en a eu pour son grade : lorsqu'il est allé demander à Israël de lever le blocus sur le Liban, il a reçu une fin de non-reçevoir de ce dernier qui lui a ordonné de faire déployer plus vite les casques bleus de la FINUL, s'il voulait être entendu, alors que le Liban est à l'agonie et que le cessez-le-feu est respecté par le Hezbollah. De tels propos sont d'autant plus scandaleux qu'un mois plus tôt, c'est Israël qui tuait des casques bleus au sud Liban et s'en excusait à peine !

C'est le monde à l'envers! Israël, ce petit Etat ridicule, dont la population ne représente pas la moitié de la ville de New-York, siège de l'ONU, se permet de dire aux vrais "Grands" ce qu'ils doivent faire!!!

Il est temps de remettre les pendules de l'insolent îlot sioniste à l'heure!

L'Etat hébreu ne doit son existance et sa survie qu'à la bonne volonté des pays Occidentaux : à la France et la Grande-Bretagne d'abord, dans les années 1947 à 1967, puis aux Etats-Unis, surtout, ensuite!

Si Israël  se considère encore comme un pays civilisé, il doit participer financièrement à la recontruction du Liban dont il a durablement  anéanti les infrastructures de communication aériennes et routières, les centrales électriques, et un très grand nombre de bâtiments civils en dehors de la zone des combats (située exclusivement au Sud-Liban), sans oublier la pire marée noire qu'ait connu la Méditerranée! A titre de comparaison, les interventions de ses alliés occidentaux en Irak ou en Afghanistan ont été accompagnées de programmes de reconstruction financés par ces derniers...

Au delà, Israël doit revoir toute sa politique extérieure qui confine au mazochisme!

En cherchant, depuis des années, à punir ses voisins palestiniens et libanais collectivement, lorsque des groupes extrémistes commettent des actes terroristes à son encontre, Israël n'a cessé d'affaiblir les progressistes au profit de ces organisations terroristes, hypothèquant, chaque jour un peu plus, ainsi, ses chances de connaïtre la paix sur son sol ... et chez ses voisins.

 Post Scriptum à l'attention des ennemis de la liberté d'expression

Cet article ne s'en prend pas au peuple israélien, manipulé, comme tant d'autres pour préférer la guerre quand on a pourtant toutes les armes diplomatiques en main pour se faire entendre des ses alliés. Cet article combat la tendance communautariste observée en France chez certains hommes influents comme de Bernard-Henri Lévy, André Glucksmann ou Arno klarsfeld, devenus les avocats sytématiques de la politique du gouvernement hébreu en taxant d'antisémite tout propos trop critique à son égard!