25.10.2010
Le petit timonier de Montpellier finit donc par une sortie de route...

Que dire de Georges Frêche quand, à mon age, on n'a jamais connu que lui aux commandes de Montpellier?
Malgré toutes les critiques qui viennent à l'esprit, il est impossible d'oublier le chaos politique qui va lui succéder... Mais ce chaos avait déjà commencé depuis la rébellion d'Hélène Mandroux après les municipales de 2008. Forte de son élection après avoir été placée par Frêche en 2004, elle s'est crue l'audace de poignarder César dans le dos! Mais il en fallait plus que ça pour abattre le vieil ours qui s'est fait réélire haut la main à la région en 2010 en ayant le culot de prononcer en début de campagne électorale : "il y a 6% de gens cultivés dans la population, je fais campagne pour les cons"!
Ses dérapages verbaux n'étaient pas souvent des accidents : Frêche savait jouer des divisions communautaires pour ensuite arriver comme le seul fédérateur en jouant sur le clientélisme. Par exemple, quand il dit que Fabius "n'a pas un air très catholique", il sait qu'il joue ainsi la carte de l'antisémisme à la fois largement répandu dans les milieux d'extrême droite que dans les cités à forte majorité arabo-musulmane de l'ouest de la ville. Cependant, il est aussi le principal allié du lobby juif montpelliérain en finançant l' "Institut Maïmonide", la rénovation du "Mikvé" médiéval ou le financement par la région du port fruitier de Sète pour les produits en provenance des colonies israéliennes dans les "territoires occupés". Bref il savait froidement compter les points jusqu'à 50+1 et assurer ainsi sa réélection!
On le voit, Frêche ne reculait devant rien en matière de calculs électoraux, et cela fonctionnait parfaitement! C'est ce qui explique que, contre toute attente, malgré le lynchage médiatique dont il a fait l'objet aux régionales, il a laminé tous ses concurrents, moins ancrés que lui dans l'électorat.
Quant à la presse locale, elle lui obéissait au doigt et à l'oeil, avec, comme moyen de contrôle, l'épée de Damoclès des "annonces légales" : si un journal déplaisait ou ne couvrait pas un "événement" voulu par le Monarque, il risquait à tout moment une "coupure" d' "annonces légales" car, rappelons le, Frêche contrôlait à la fois la mairie, l'agglomération et la région, donc presque tous les marchés publics (exception faite du département, par ailleurs parent pauvre des collectivités locales). Ainsi, des dires mêmes des élus, la "Gazette de Montpellier" était la "Pravda" locale au service de son Lénine!
Cependant, Frêche était aussi l'homme d'une parole : ce qu'il disait il le faisait, ce qui est rare pour un élu! Il était l'homme des grands projets pharaoniques : Antigone, Corum, Odysseum notamment. Il avait même lancé en 2009 un New Deal pour la région à la manière de Roosevelt! Son franc parler faisait, d'ailleurs, qu'il déplaisait beaucoup à la direction nationale du PS. C'était un allié encombrant mais incontrôlable, un peu comme De Gaulle avec l'Amérique dans les années 1960. Outre sa ténacité, c'était aussi un bon vivant et il aurait très bien pu reprendre à son compte les paroles de Churchill : "No sport"! C'est un peu cette vie à 100 à l'heure additionnée aux goût des bonnes choses qui ont fini par l'enterrer, mais ce serait à refaire il le referait à coups sûr et on ne pourrait pas l'en blâmer!
Son dernier coup de théâtre datait du mois dernier avec l’inauguration très controversée à Montpellier de cinq grandes statues représentant les “grands hommes du 20e siècle” - de Gaulle, Roosevelt, Churchill, Lénine, Jaurès - auxquels, on le voit, il avait un peu emprunté des traits distincts.
Le principal reproche que le Montpelliérain que je suis aurait à faire finalement à cet homme résolument du Sud - donc grande gueule et très mégalo - c'est finalement d'avoir un peu oublié, avec le temps, pourquoi il se référait à Jaurès, laissant Montpellier devenir peu à peu une ville bourgeoise d'où l'on chasse les classes populaires des faubourgs pour les remplacer par des "bo-bo" au lieu de continuer à jouer la carte de la mixité sociale comme il avait sû le faire dans ses débuts...
Pour finir, mes sentiments vont quand même à sa famille et ses proches que j'espère ne pas avoir blessés par mes mots car je voulais que cet article soit le plus honnête possible et non un hommage ou un pamphlet.
21:53 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : freche, montpellier, ps, politique, languedoc-roussillon, mort, parti de gauche
15.12.2007
La censure guette les blogs ... (article préventif)
Il est de plus en plus difficile de travailler sur le net sans se faire censurer!
En effet les sites comme Youtube ou Dailymotion préfèrent souvent retirer les videos plutôt que de s'exposer à des poursuites judiciaires...
Sachez que depuis les lois Perben, toutes les images mettant en oeuvre les forces de l'ordre prise par des amateurs sont formellement interdites! Il n'y a donc aucun moyen de contrôler ce que fait la police. Elle a tous les pouvoirs, y compris de fouiller voire de saisir l'ordinateur du rédacteur de cet article!
Notre rédaction a quand même opté pour la diffusion d'images en connaissance de cause et s'expose donc à des sanctions...
Croyez-vous sincèrement que nous soyons très éloignés de la Russie de Poutine ?
Tous les grands médias, publics et privés, sont sarkozistes et les membres du CSA sont nommés par le pouvoir donc eux aussi sarkozistes...
L'opposition parlementaire est inexistante : le MODEM avec 2 députés est plus actif que le PS dont la moitié des têtes est déjà impliquée dans les affaires gouvernementales ou diligentés par ce dernier dans les instances internationales...
Il ne reste donc que les blogs pour assurer une réelle opposition médiatique au pouvoir en place, mais pour combien de temps?
18:33 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, poutine, bavure, sarkozy, police, montpellier, greve
Référendum-plébiscite à l'Université sous forte protection policière pour tuer le mouvement étudiant
Après l'échec de son coup de force de lundi dernier, le président Miossec avait exigé la fermeture de l'université et fait charger la police dans le campus occasionnant une dizaine de blessés... Dans cet élan, il a organisé un "référendum" surl la question du blocage, au pied levé, le jeudi matin. Pour mener à bien cela, il a fait bloquer une rue entière de Montpellier à la circulation, histoire de laisser le campus fermé, aidé par 150 policiers et gendarmes dans un simulacre de démocratie... Un seul mot d'ordre : répression policière!
Le résumé en images (12 min) :
aux abords des établissements scolaires et universitaires - qui témoigne
d'une stigmatisation récurrente de la jeunesse appréhendée comme un risque
sociétal -, et contre tous les mouvements sociaux (cf les SDF et les
"Enfants de Don Quichotte", samedi, à Paris); cela révèle tant une volonté
de criminaliser toute protestation qu'un profond mépris social de la part
des couches dirigeantes.
Le groupe Promotion, relayé par les habituels écrits individuels
"spontanés", se félicite du "bon déroulement" de la consultation de jeudi.
Sans même parler de l'absence de réunion du CA pour en décider, de
l'absence de réponses à la communauté universitaire qui demandait à être
informée des modalités de ce referendum, de l'absence de listes
d'émargement, il fallait, jeudi 13, à l'entrée du portail de l'UPV,
détourner les regards pour ne pas voir, à nouveau, les violentes charges
policières contre nos étudiants. Il fallait volontairement regarder ailleurs
quand un de nos collègues IATOS, ciblé, a été, sans la moindre sommation,
victime de coups de matraques, de violences, menacé de se voir "casser les
doigts" et que sa camera a été arrachée et détruite (ce qui devient une
pratique usuelle de la police pour éviter la diffusion de ses "bavures") !
Le SNESup, qui déplore tout usage de la violence, assure de sa
solidarité les étudiants blessés et choqués de ces méthodes, ainsi que notre
collègue technicien. On ne comprendrait pas que le président qui a obtenu du
CA un vote pour l'autoriser à poursuivre devant les tribunaux les étudiants
coupables de voies de fait et d'insultes contre des personnels de
l'université n'en fasse pas autant pour entreprendre, en tant que
responsable des personnels, les poursuites nécessaires à la défense de ce
collègue.
La loi LRU renforce les pouvoirs des présidents. Qu'en ont-ils fait ?
Trop souvent incapables de nouer le dialogue social avec une jeunesse
inquiète de son avenir, d'assurer des débats démocratiques, ils n'ont eu de
cesse de recourir à la répression policière, bafouant eux-mêmes les
"franchises universitaires". Sont-ils aveugles au point de ne pas voir que
la majorité d'entre eux n'aura plus à "manager" que des "collèges
universitaires", privés de masters et de recherche, quand il ne restera plus
qu'une quinzaine d'universités dites compétitives et concurrentielles,
recentrées sur la seule recherche appliquée; tout ce qu'organisent
progressivement les diverses lois et que souhaitent les présidents de région
?
Dans notre université, la gestion de la crise a relevé de la
dramatisation et de l'incompétence : 2 fermetures administratives, trois
interventions policières en un mois, une seule tentative de dialogue
revendiquée, la suspension du CEVU et l'annulation du CA, sans que ses
membres en soient informés, et la non-convocation de ce dernier en séance
extraordinaire ! Une offre de formation qui ne partira que le 31 janvier
alors que des masters sont en balance dans un jeu concurrentiel déjà imposé
par les autres universités de Montpellier.
Le SNESup appelle à la poursuite et à l'approfondissement du débat
démocratique sur la LRU mais aussi, maintenant, sur la rénovation des
licences.
Le SNESup-UPV, dimanche 16 décembre 2007
Petit NB. Le groupe Promotion, comme d'autres qui se reconnaîtront, ont
de curieux "trous de mémoire" : n'est-ce pas lui qui avait déposé (CA, 21
avril 2001) une motion, aux termes d'une grande actualité :
"- déplore la gestion incohérente de la grève étudiante
- déplore la gestion désastreuse de l'université qui se traduit par
l'instauration d'un climat de défiance nuisible à la bonne marche de
l'établissement,
en conséquence, le CA demande la démission de l'équipe dirigeante et des
conseils élus afin que l'université opère un redressement immédiat" ?
N'est-ce pas lui qui avait soutenu une autre motion de "défiance",
déplorant le recours aux vigiles et ³la volonté d¹organiser un referendum
qui aurait nié la légitimité de l¹AG étudiante² ?
15:35 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : crs, lru, montpellier, universite, miossec, greve, etudiants
11.12.2007
Les images de ce qu'il faut appeler "la bavure policière de Montpellier III"
Dans cet extrait vidéo on voit bien la violence des forces de l'ordre et on entend très bien l'explosion d'une grenade anti-émeute...
Rectificatif par rapport à l'article d'hier : il s'agissait de la BAC (que l'on peut dénomer Brigade d'Actions Criminelles et plus brigade anti-criminalité depuis le CPE en 2006 où déjà elle avait saccagé un centre commercial -Le Polygone- pour faire porter le chapeau aux etudiants grévistes - en cas de plainte, messieurs les censeurs, sachez que nous possédons les preuves en images et qu'une saisie chez le rédacteur de cet article est inutile car il existe des dizaines de copies ;-p). Déjà, en 2006, la BAC avait déjà commis des exactions sur le campus : voir l'article d'archive
17:30 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, universités, Montpellier, BAC, Pécresse, autonomie, enseigement
Violences à l'université Paul Valéry Montpellier III : communiqué du SNESUP
Tiré de "Divergence FM", radio montpelliéraine :
lien vers le site avec l'émission en stream...
Blocage de l’Université Paul Valéry : le silence est d’or et les grenades assourdissantes
mar 11 déc 2007 - 12h, rediff. 17h
mardi 11 décembre 2007, par Gilles Gouget
Université Paul Valéry : Le SNESup-FSU, premier syndicat de l’enseignement supérieur, demande la démission du président Miossec.
Au micro de Gilles Gouget, Alain Marchand, enseignant et représentant SNESup-FSU ;
Antoine, étudiant, témoigne des derniers événements.
communiqué SNES-FSU
à Mesdames et Messieurs les journalistes,
Suite aux "évènements", à la deuxième fermeture administrative de l’université et à l’intervention policière de ce matin sur le campus de Montpellier III, le SNESup-FSU, premier syndicat de l’enseignement supérieur, vous informe de sa position par le communiqué ci-joint.
Alors que partout en France la mobilisation des étudiants contre la loi LRU prend des formes alternatives à la grève et au blocage, la stratégie de tension de la présidence de Montpellier III a débouché sur ce qui était prévisible. Appeler les étudiants à "la mobilisation la plus importante", alors qu’aucune initiative n’était fixée et que l’université était ouverte, parler "d’extrême gravité" de la situation apparaîssaient comme une provocation et ne pouvait déboucher que sur des crispations antagoniques.
Alors qu’aucun incident notable ne s’est produit, contrairement à ses allégations, le président a interrompu la séance du CEVU qui devait se prononcer sur l’offre de formation à transmettre en urgence au Ministère et annoncé qu’il ne remonterait pas cette offre, fait évacuer illico le bâtiment administratif, annoncé la seconde fermeture administrative en un mois de l’Université, et "au moins jusqu’à Noel", et fait intervenir la police pour évacuer le campus (deux arrestations).
Ni le président, ni le secrétaire général - garants du maintien de l’ordre - n’ont accompagné en personne l’intervention policière sur le campus. Seules la maturité et la responsabilité des 200 à 300 étudiants, alors présents, ont pu éviter que des incidents graves se produisent.
Depuis un mois et demi, le président fait la preuve de son incapacité à mener le dialogue social et laisser le débat démocratique se dérouler, à gérer la crise universitaire, à assurer la continuité du service public et maintenant il hypothèque gravement l’avenir de l’offre de formation de l’université et donc l’existence de celle-ci. Il doit en tirer les conséquences et démissionner !
Le SNESup en appelle donc au Recteur, chancelier des Universités, pour assurer la continuité des missions de l’Université. Il appelle les autres syndicats, soucieux du service public, à s’associer à la demande d’audience que le SNESup, la CGT et Sud déposent auprès du Recteur.
Le Snesup dénonce l’intervention policière et la fermeture de l’Université. Il demande la tenue, en urgence, d’un CA extraordinaire.
Il appelle tous les personnels à se retrouver mardi 11 décembre à 11h devant les grilles Vasarely de l’Université pour analyser la situation et décider des actions à entreprendre.
Snesup-UPV, lundi 10 décembre 2007, 12h30
communiqué SNES-FSU
À la suite de l’interpellation du deuxième étudiant, et au portail du Val de Montferrand, lundi 10 décembre vers 11h, les policiers ont utilisé contre les étudiants, outre des bombes (spray) lacrymogènes, des "grenades assourdissantes", matériel anti-émeutes, et à tirs tendus : 3 étudiants-tes ont été blessés à la cuisse et une à la tête ; 4 sont aux urgences pour des troubles auditifs dont trois sérieux.
Voilà les "violences" sur le campus... Et sans autre commentaire !
Snesup UPV (14h10) le 10 décembre
17:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, universités, Montpellier, BAC, Pécresse, SNESUP, autonomie
10.12.2007
La journée internationale des droits de l'homme vue par la France de Sarkozy: khadafi à paris des grenades anti-émeutes dans l'université!
- A Paris :
Sarkozy reçoit Khadafi, le dictateur Libyien, à l'Elysée, pour lui vendre des bombardiers et une centrale nucléaire, histoire de faciliter l'enracinement de son pouvoir, bien que ce dernier ait été tout aussi mal vu que Saddam Hussein en Occident pendant plus d'une vingtaine d'années pour avoir financé le "terrorisme international" ...
- A Montpellier :
L'université Montpellier III a été évacuée de façon extrêmement violente par des CRS déchaînés qui n'ont pas hésité à employer des grenades anti-émeutes contre les 300 étudiants grèvistes (mais aussi de simples badauds)! Sur ce plan, le bilan est lourd car 5 étudiants ont été touchés en plein corps par ces engins explosifs ainsi qu'une journaliste du Midi Libre. Il ne s'agit pas de dégâts collatéraux mais bien intentionnels! Chacune des victimes accuse une perte d'audition allant de 10% à 30% qui peut être irréversible !!!!!!!!!!! Le bilan global n'est pas établi pour ce qui concerne les coups reçus, les côtes brisées.... mais des dizaines c'est certain.
Pour plus de détails : après le vote par l'Assemblée Générale étudiante de la continuation du blocage de la fac jeudi dernier, la direction a ensuite publié un communiqué vendredi menaçant de faire sauter le semestre si les étudiants n'allaient pas se mobiliser pour aller en cours ce lundi!!! Morceau choisi : "il est absolument nécessaire de reprendre les cours la semaine prochaine au risque que les étudiants perdent le semestre".C'était un appel très clair à la violence!
Les salles de cours ont donc été rouvertes lundi matin mais, malgré quelques altercations sans gravité entre les étudiants opposés à cette reprise et des antibloqueurs, les piquets étaient de nouveau en place dès 8h30 et le calme était de retour (aucun blessé même léger n'était à déplorer). La direction a quand même pris comme prétexte les altercations du matin pour décider d'une nouvelle fermeture administrative (la précédente avait duré du 16 au 25 novembre).
Pourtant, quoi qu'en dise la direction, l'Assemblée générale était beaucoup plus représentative que les propres élus étudiant car il y avait jeudi dernier quelques 2000 étudiants réunis contre seulement 1400 votants pour les élections des conseils centraux en 2006!
Les forces de l'ordre sont donc intervenues en fin de matinée, à la demande du président de l'université, Jean-Marie Miossec, contre les 300 grèvistes restés sur le campus. 3 étudiants ont été interpellés au cours de cette opération. Ils étaient toujours en garde à vue en milieu d'après-midi au commissariat de Montpellier.
En début d'après-midi, 150 étudiants anti-blocage ont manifesté dans le centre-ville montpelliérain, place de la Comédie, pour réclamer "la libération" de l'université. Ils ont annoncé avoir déposé un référé dans ce sens auprès du tribunal administratif de Montpellier.
17:45 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, universités, Montpellier, CRS, Pécresse, autonomie, enseigement
16.11.2007
Une évacuation injustifiée de l'université Montpellier III par les CRS : les preuves !
Ce matin à 5 heures, les CRS sont donc venus déloger les étudiants du campus Paul Valéry - Montpellier III au mépris de la loi : seul un péril immédiat peut justifier ce genre d'évacuation selon la loi Chevènement de 1984.
Voilà la situation réelle vue par le recteur lui-même avant qu'il ne décide d'autoriser l'évacuation du campus 48 heures plus tard (Agence de presse universitaire) :
Mercredi 14 novembre 2007,
Mouvement anti-LRU: le recteur s'oppose à l'évacuation de
Montpellier-III
Le recteur de Montpellier s'est opposé hier soir, mardi 13 novembre
2007, à l'évacuation de l'Université Montpellier-III (Paul Valéry).
il estime avoir une"divergence de perception" avec le président de
l'université
Montpellier-III sur la question de la sécurité des biens et des
personnes au sein de cet établissement.
"Le président Jean-Marie Miossec m'a informé hier après-midi qu'il
allait demander au préfet de procéder à l'évacuation de l'université. Il
a aussi décidé de fermer l'université. Je lui ai demandé de ne pas
demander l'évacuation et j'ai donné, en tant que chancelier des
universités, un avis défavorable à cette évacuation au préfet", affirme
Christian Nique. Le recteur ajoute: "Le président de Montpellier-III a
eu tort de fermer l'université parce qu'en face des 15 000 étudiants de
cette université, il n'y a que quelques dizaines de perturbateurs. On ne
ferme pas un service public quand il est en capacité de fonctionner.
L'université Montpellier n'aurait pas dû être fermée aujourd'hui. J'en
veux pour double preuve que des étudiants ont pu y entrer aujourd'hui et
que les squatteurs sont toujours là malgré la fermeture et n'ont pas mis
le feu". Le recteur affirme qu'il pourrait être amener à changer de
point de vue "si la sécurité des personnes et des biens était menacée".
"La situation est très différente de ce qui s'est passé lors du
mouvement contre le CPE où il y avait un beaucoup plus grand nombre de
perturbateurs et de réels dégâts. Aujourd'hui, il y a eu certes quelques
dégâts, mais uniquement quelques meubles abimés".
Par ailleurs, le recteur de Montpellier demande aux étudiants de
l'académie de s'informer sur la réalité de la loi LRU. "Il y a trop
de manipulations et de désinformations sur cette loi. Je leur demande
aussi de dire non à la violence, de ne pas cautionner les blocages qui
sont le fait d'une minorité et de participer aux AG et aux votes car,
dans le cas contraire, une minorité peut compromettre leur année
universitaire".
Il est donc très clair qu'à Montpellier ou ailleurs les évacuations relèvent de la pure répression politique et non de la sécurité des biens et des personnes tant invoquée!!!!
12:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, autonomie, enseignement, montpellier, université, evacuation, pecresse
08.03.2007
Exclusif! Montpellier : après le drame de "l'Aiguelongue", des révélations fracassantes sur le scandale du "Petit-Bard"! Frêche et le PS de l'Hérault mis en cause!!!
Il y a une semaine, un dramatique incendie dans un HLM du quartier de l'Aiguelongue a réveillé le souvenir d'un autre, plus ancien, dans le quartier du "Petit-Bard", qui avait fait un mort et qui avait soulevé des inquiétudes de la part des habitants. Or, ces événements, cumulés au procès sur la mauvaise gestion du "Petit-bard" par les syndics successifs, délient les langues...
Un employé territorial, bien au fait de tout, témoigne, visage masqué. Ses révélations, divulguées à notre équipe, en exclusivité, sont fracassantes : pour payer ses campagnes électorales successives, le PS de l'Hérault aurait détourné de l'argent destiné à l'entretien de la plus grande copropriété de France qui est aussi la plus pauvre!
Le PS aurait ainsi détourné 3 millions d'euros en escroquant les pauvres!!!
Montez le son de votre ordinateur et regardez cette vidéo visible nulle part ailleurs!
Partie 1 :
Partie 2 :
| georgesmci.wmv |
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http://www.esnips.com/doc/b8a7f60f-876e-4341-9c79-7b218a6...
ps: si ça ne fonctionne pas en lecture sur le site, téléchargez la video sur votre ordinateur (15 Mo)
03:10 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, Freche, Herault, Montpellier, Petit-Bard, magouilles



