08.06.2009
Européennes : une réalité occultée : une claque pour l'UMP aussi! En exclusivité : les vrais résultats comparés 2007-2009
Halte au mensonge! L'UMP n'est pas ressortie renforcée des élections européennes! Elle a perdu entre la moitié et les deux tiers de ses électeurs : de 11,5 millions d'électeurs en 2007 à 4,8 millions en 2009 !
Quand à la victoire des Ecologistes, si elle est bien réelle, elle ne se traduit pas pour autant par un raz-de-marée populaire : d'1 million d'électeurs en 2007 à 2,8 millions en 2009 ! (sur un total de 45 millions d'inscrits!)
Les gadins du PS et du MoDem, d'une part, ainsi que des extrémistes du NPA et du FN sont réels!
Le Front de gauche, quant à lui améliore légèrement le score du PCF de 2007 et Libertas - que l'on pourrait surnommer le front de droite - maintient le statu quo ( par rapport aux scores du MPF et de CPNT réunis)

04:45 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, sarkozy, ump, modem, parti socialiste, parti de gauche, pcf, npa, mpf
08.03.2009
Les trotskistes ou le syndrome Front National à gauche
Depuis leurs origines, les trotskistes ont toujours refusé de se placer en parti de gouvernement, si bien qu'ils se sont gardé une virginité jusqu'à aujourd'hui, crachant sur ceux qui exercent des mandats électifs. Ce fut exactement le cas de l'extrême droite jusqu'aux années 1980, mais surtout jusqu'aux années 1990 avec de larges ententes dans les conseils régionaux ou la prise de mairies comme Vitrolles... Et ensuite, preuve à l'appui de leur gestion, les électeurs se sont désintéressés progressivement de leur parti... Peut-être est-ce la raison pour laquelle le NPA refuse toute alliance?
Au second tour des élections présidentielles de 2002, Les Trotskistes sont les seuls, par la voix d'Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière), à avoir appelé à ne pas voter pour Chirac, c'est à dire refuser à la démocratie le droit de se laver de sa propre dérive en montrant au monde entier que l'extrême droite en France n'est pas un courant majoritaire, loin de là. Heureusement, peu d'électeurs ont suivi Arlette dans sa logique du pire : rappelons qu'hitler n'a jamais remporté de majorité par les urnes mais c'est que, profitant de la déliquescence de la République de Weimar, il a surfé sur les 40% des suffrages (dûs à de nombreuses abstentions) pour se faire propulser chancelier! Ainsi, Arlette rêvait-elle secrètement d'un putsch de l'extrême droite pour que commence la Révolution victorieuse des forces néo-bolchéviques...
Bref, sept ans plus tard, en 2009, Olivier Besancenot crée le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) qui n'est rien d'autre que la LCR, c'est à dire le second courant trotskiste en France. Ce parti d'extrême gauche, comme LO, a toujours choisi le vote "révolutionnaire" c'est à dire refuser le jeu de la "démocratie bourgeoise", tout en sachant très bien en jouer : ainsi on sait dans les milieux avertis que la campagne présidentielle de la LCR en 2002 aurait été partiellement financée par le PS pour émietter son elle gauche afin de rester la seule force crédible, stratégie qui s'avéra suicidaire; ainsi on sait aussi qu'en 2007, l'UMP se serait faite une joie de soutenir logistiquement ce parti pour empêcher un front unitaire à gauche, comme sous le gouvernement Jospin, ce qui a fonctionné puisque Sarkozy est aujourd'hui président, même si la candidature de Séglène Royal était déjà un acte de sabotage de la part du ps...
Les trotskistes sont devenus, l'automne 2006, avec le refus d'intégrer les CUAL (Collectifs Unitaires Anti-Libéraux), le cancer qui ne permet plus à l'aile gauche de la gauche de se fédérer, de s'organiser, poussant ainsi le PS dans les bras du Modem, au centre droit., comme on l'a vu à la présidentielle de 2007! Alors, maintenant que se pose la question de refaire, comme en 2005, un front unitaire contre la tournure libérale et anti-démocratique que prend la construciton européenne, cette fois ils veulent faire cavaliers seuls, plutôt que de rejoindre le front de gauche...
Les heures les plus sombres de la gauche française depuis l'après-guerre ont commencé : un parti majoritaire qui part au centre droit, une extrême gauche qui prend de l'ampleur et faisant fi de toute approche constructive et le reste de ce qui fut la gauche essayant de se construire un radeau sur les décombres de ce qui fut le paquebot de la "gauche plurielle" il y a de cela maintenant trop longtemps en arrière pour que cela soit à nouveau possible un jour...
16:51 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, npa, sarkozy, actualité, europe, gauche, société, ps, ump



