18.12.2008
J'accuse l’alerte à la bombe au « Printemps-Haussmann » d'être montée de toute pièce pour servir la répression!

Il est effarant de voir avec quelle précipitation les autorités sont passées en vigilance maximale après l'alerte à la bombe du Printemps alors que tout montre dans cette affaire qu'il n'y a jamais eu la volonté de perpétrer un attentat! Certes il y a 5 bâtons de dynamite, mais aucun dispositif d'allumage n'était présent. Il y a même eu des précaution de prises pour qu'elles n'explosent pas : elles étaient entourées dans du coton ( comme isolant car la nitroglycérine qu'elles contiennent peut devenir instable à la chaleur)
Dans un article du Monde, du 16 décembre, intitulé "Explosifs au Printemps : la piste islamiste n'est pas privilégiée", le parquet de Paris et un ancien juge antiterroriste font part de leur perplexité (extrait) :
"Les services antiterroristes pensent qu'il s'agit plutôt d'un avertissement car tout était indiqué pour retrouver les explosifs", tempère un porte-parole du parquet de Paris. Reste que l'identité du groupe, et son appartenance réelle à la mouvance terroriste afghane ne semblent pas convaincre vraiment les enquêteurs, qui redoutent une manipulation. "Le langage utilisé n'est pas un langage islamiste", constate Gérard Garchet, porte-parole du ministère de l'intérieur, avant de concéder qu'"aucune piste ne peut être écartée".
Cette thèse est également défendue par un ancien juge, spécialiste du terrorisme islamiste. "Les éléments de revendication ne correspondent pas aux revendications habituelles des groupes islamistes", assure celui-ci, dans un entretien accordé sous le sceau de l'anonymat à l'AFP. Selon lui, les inconsistances sont flagrantes : l'absence de références religieuse est remarquable quand on sait que "les islamistes pensent et agissent en religieux. Les références à la religion interviennent à chaque ligne, dans chaque communiqué. La seule légitimité de leur action, c'est le religieux". Il faut ajouter à cela la référence directe à l'Afghanistan en tant que nation, alors que "les textes de revendication des islamistes n'ont pas de référence nationaliste, ne se réfèrent pas directement à un pays", poursuit-il. "On ne parlera pas du peuple afghan mais de l'Oumma, la communauté des croyants." Enfin, l'évocation de "grands magasins capitalistes" est également du "jamais vu", explique-t-il.
Parallèlement, MAM, ministre de l'intérieur a annoncé le renforcement de la sécurité sur tout le territoire, à un moment ou le mouvement lycéen commence, en France, à se radicaliser comme cela a commencé en Grèce et comme cela se répand partout en Europe!
Il est étonnant de voir que l'on déploie massivement des forces de l'ordre dans tout le territoire alors que, comme nous venons de le montrer plus haut, le risque terroriste n'est pas plus élevé que d'habitude. Comment ne pas faire le lien avec la crainte d'un gouvernement qui s'est coupé de tout soutien populaire de voir la "rue" le déstabiliser? Il y a clairement de poser préventivement les bases d'une répression future de tout débordement de la "rue" en employant les grands moyens. C'est clairement le retour de l'Etat policier en France, tel qu'on ne l'a pas vu depuis, au minimum la guerre d'Algérie!!! Si, en janvier, les forces de l'ordre sont déjà massivement présentes dans les rues, l'effet répressif sera moins visible. C'est donc une coïncidence géniale qu'il y ait eu cette alerte à la bombe au Printemps Haussmann, juste au moment où les lycéens de France, motivés par leurs camarades grecs et européens, se mettent en révolte contre le gouvernement! MAM n'avait donc plus qu'à sauter sur l'occasion pour lâcher ses chiens!
De plus, on commence aussi à craindre les profs avec un mouvement de désobéissance civique à la réforme Darcos qui prend de l'ampleur. Et plus largement on craint les fonctionnaires et les syndicats de travailleurs qui ont annoncé une journée nationale d'action pour la fin janvier 2009, peut-être en prémice à un mouvement de grande ampleur... Donc en installant un climat de peur et de répression on espère dissuader la rue de trop ruer dans les brancards!
Pour conclure, autant laisser ma plume à Victor HUGO qui ne nous annonce, depuis sa tombe, rien de bon :
Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène :
il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ;
ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ;
c’est le mouvement perpétuel ;
mais, hélas ! Cette roue tourne à vide.
L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse.
Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise.
On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue !
Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé.
Victor HUGO, « Napoléon, le petit » (1852)
17:29 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, darcos, paris, société, france, critique
07.04.2008
Jeux Olympiques de Pékin : Stéphane Diagana commémore à sa façon le geste courageux de Tommie Smith et de John Carlos au Jeux Olympiques de Mexico...

Ce geste symbolique est la marque de leur soutien au mouvement politique noir-américain des Black Panthers et du Black power (pouvoir noir aux États-Unis). Ce geste fut déclaré scandaleux par le Comité International Olympique, qui ordonna aux officiels américains de suspendre Smith et Carlos. Ces derniers seront par la suite exclus à vie des jeux Olympiques.
Lors de ces jeux de Mexico, les athlètes noirs-américains, mais également une large majorité de leurs compatriotes blancs, portèrent sur leur veston un macaron portant l'inscription "Olympic project for human rights" (Projet olympique pour les droits humains). John Carlos déclara avant le début des jeux que les athlètes noirs d'Amérique ne boycotteront ou saboteront les jeux mais qu'ils réaffirmeront leur position contre l'injustice envers les noirs. Après son geste, il déclara aux journalistes : "Après ma victoire, l'Amérique blanche dira que je suis Américain, mais si je n'avais pas été bon, elle m'aurait traité de Négro".
JO de Pékin - 2008 : les athlètes français, non contents de refuser de boycotter les Jeux de Pékin, non contents de refuser de porter un badge aux Jeux Olympiques, comme en 1968, sur lequel serait écrit "liberté" en chinois, non contents de refuser de participer au relais de la flamme olympique à Paris, se permettent de s'offusquer des incidents parisiens créés par les défenseurs de la liberté!
Dans cet état d'esprit, Stéphane Diagana, premier porteur de la flamme Olympique n'a donc rien trouvé de mieux que de faire part de son agacement aux journalistes du journal de 13 heures!
Nos athlètes se sont donc rangés du coté du business et du totalitarisme (d'ou le choix de ce montage) plutôt que dans le camp de la liberté!
Mais, après tout, le culte de la performance, cher aux sportifs, est à la fois le point commun du capitalisme et des totalitarisme...
16:55 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : pekin, jeux olympiques, 2008, politique, blog, flamme olympique, paris
23.02.2008
No comment : Sarkozy au salon de l'agriculture (juste pour le plaisir)
12:58 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, ps, modem, ump, municipales, paris



