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11.12.2007

Les images de ce qu'il faut appeler "la bavure policière de Montpellier III"

Dans cet extrait vidéo on voit bien la violence des  forces de l'ordre et on entend très bien l'explosion d'une grenade anti-émeute... 

Rectificatif par rapport à l'article d'hier : il s'agissait de la BAC (que l'on peut dénomer Brigade d'Actions Criminelles et plus brigade anti-criminalité depuis le CPE en 2006 où déjà elle avait saccagé un centre commercial -Le Polygone- pour faire porter le chapeau aux etudiants grévistes - en cas de plainte, messieurs les censeurs, sachez que nous possédons les preuves en images et qu'une saisie chez le rédacteur de cet article est inutile car il existe des dizaines de copies ;-p). Déjà, en 2006, la BAC avait déjà commis des exactions sur le campus : voir l'article d'archive 

 

Violences à l'université Paul Valéry Montpellier III : communiqué du SNESUP

Tiré de "Divergence FM", radio montpelliéraine :

lien vers le site avec l'émission en stream... 

Blocage de l’Université Paul Valéry : le silence est d’or et les grenades assourdissantes

mar 11 déc 2007 - 12h, rediff. 17h

mardi 11 décembre 2007, par Gilles Gouget

Université Paul Valéry : Le SNESup-FSU, premier syndicat de l’enseignement supérieur, demande la démission du président Miossec.

Au micro de Gilles Gouget, Alain Marchand, enseignant et représentant SNESup-FSU ;

Antoine, étudiant, témoigne des derniers événements.

communiqué SNES-FSU

à Mesdames et Messieurs les journalistes,

Suite aux "évènements", à la deuxième fermeture administrative de l’université et à l’intervention policière de ce matin sur le campus de Montpellier III, le SNESup-FSU, premier syndicat de l’enseignement supérieur, vous informe de sa position par le communiqué ci-joint.

Alors que partout en France la mobilisation des étudiants contre la loi LRU prend des formes alternatives à la grève et au blocage, la stratégie de tension de la présidence de Montpellier III a débouché sur ce qui était prévisible. Appeler les étudiants à "la mobilisation la plus importante", alors qu’aucune initiative n’était fixée et que l’université était ouverte, parler "d’extrême gravité" de la situation apparaîssaient comme une provocation et ne pouvait déboucher que sur des crispations antagoniques.

Alors qu’aucun incident notable ne s’est produit, contrairement à ses allégations, le président a interrompu la séance du CEVU qui devait se prononcer sur l’offre de formation à transmettre en urgence au Ministère et annoncé qu’il ne remonterait pas cette offre, fait évacuer illico le bâtiment administratif, annoncé la seconde fermeture administrative en un mois de l’Université, et "au moins jusqu’à Noel", et fait intervenir la police pour évacuer le campus (deux arrestations).

Ni le président, ni le secrétaire général - garants du maintien de l’ordre - n’ont accompagné en personne l’intervention policière sur le campus. Seules la maturité et la responsabilité des 200 à 300 étudiants, alors présents, ont pu éviter que des incidents graves se produisent.

Depuis un mois et demi, le président fait la preuve de son incapacité à mener le dialogue social et laisser le débat démocratique se dérouler, à gérer la crise universitaire, à assurer la continuité du service public et maintenant il hypothèque gravement l’avenir de l’offre de formation de l’université et donc l’existence de celle-ci. Il doit en tirer les conséquences et démissionner !

Le SNESup en appelle donc au Recteur, chancelier des Universités, pour assurer la continuité des missions de l’Université. Il appelle les autres syndicats, soucieux du service public, à s’associer à la demande d’audience que le SNESup, la CGT et Sud déposent auprès du Recteur.

Le Snesup dénonce l’intervention policière et la fermeture de l’Université. Il demande la tenue, en urgence, d’un CA extraordinaire.

Il appelle tous les personnels à se retrouver mardi 11 décembre à 11h devant les grilles Vasarely de l’Université pour analyser la situation et décider des actions à entreprendre.

Snesup-UPV, lundi 10 décembre 2007, 12h30

communiqué SNES-FSU

À la suite de l’interpellation du deuxième étudiant, et au portail du Val de Montferrand, lundi 10 décembre vers 11h, les policiers ont utilisé contre les étudiants, outre des bombes (spray) lacrymogènes, des "grenades assourdissantes", matériel anti-émeutes, et à tirs tendus : 3 étudiants-tes ont été blessés à la cuisse et une à la tête ; 4 sont aux urgences pour des troubles auditifs dont trois sérieux.

Voilà les "violences" sur le campus... Et sans autre commentaire !

Snesup UPV (14h10) le 10 décembre

10.12.2007

La journée internationale des droits de l'homme vue par la France de Sarkozy: khadafi à paris des grenades anti-émeutes dans l'université!

Programme pour une journée internationale des droits de l'homme réussie :

82a833d1ae45c1e993c3772501960dea.jpg- A Paris :

Sarkozy reçoit Khadafi, le dictateur Libyien,  à l'Elysée, pour lui vendre des bombardiers et une centrale nucléaire, histoire de faciliter l'enracinement de son pouvoir, bien que ce dernier ait été tout aussi mal vu que Saddam Hussein en Occident pendant plus d'une vingtaine d'années pour avoir financé le "terrorisme international" ...

 

 

 

282f49aa3b61f4f3b222f47c0b4bf441.jpg- A Montpellier :

L'université Montpellier III a été évacuée de façon extrêmement violente par des CRS déchaînés qui n'ont pas hésité à employer des grenades anti-émeutes contre les 300 étudiants grèvistes (mais aussi de simples badauds)! Sur ce plan, le bilan est lourd car 5 étudiants ont été touchés en plein corps par ces engins explosifs ainsi qu'une journaliste du Midi Libre. Il ne s'agit pas de dégâts collatéraux mais bien intentionnels! Chacune des victimes accuse une perte d'audition allant de 10% à 30% qui peut être irréversible !!!!!!!!!!! Le bilan global n'est pas établi pour ce qui concerne les coups reçus, les côtes brisées.... mais des dizaines c'est certain.

Pour plus de détails :  après le vote par l'Assemblée Générale étudiante de la continuation du blocage de la fac jeudi dernier, la direction a ensuite publié un communiqué vendredi menaçant de faire sauter le semestre si les étudiants n'allaient pas se mobiliser pour aller en cours ce lundi!!! Morceau choisi : "il est absolument nécessaire de reprendre les cours la semaine prochaine au risque que les étudiants perdent le semestre".C'était un appel très clair à la violence!

Les salles de cours ont donc été rouvertes lundi matin mais, malgré quelques altercations sans gravité entre les étudiants opposés à cette reprise et des antibloqueurs, les piquets étaient de nouveau en place dès 8h30 et le calme était de retour (aucun blessé même léger n'était à déplorer). La direction a quand même pris comme prétexte les altercations du matin pour décider d'une nouvelle fermeture administrative (la précédente avait duré du 16 au 25 novembre). 

Pourtant, quoi qu'en dise la direction, l'Assemblée générale était beaucoup plus représentative que les propres élus étudiant car il y avait jeudi dernier quelques 2000 étudiants réunis contre seulement 1400 votants pour les élections des conseils centraux en 2006!

Les forces de l'ordre sont donc intervenues en fin de matinée, à la demande du président de l'université, Jean-Marie Miossec, contre les 300 grèvistes restés sur le campus. 3 étudiants ont été interpellés au cours de cette opération. Ils étaient toujours en garde à vue en milieu d'après-midi au commissariat de Montpellier.

En début d'après-midi, 150 étudiants anti-blocage ont manifesté dans le centre-ville montpelliérain, place de la Comédie, pour réclamer "la libération" de l'université. Ils ont annoncé avoir déposé un référé dans ce sens auprès du tribunal administratif de Montpellier.

 

 

08.12.2007

Mouvement étudiant : toujours fort malgré la répression policière, malgré le silence complice des médias et malgré la tahison des syndicats!

 

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Depuis plus de 10 jours, on ne parle plus du mouvement étudiant en France dans les grands médias (déjà qu'avant on n'en parlait pas beaucoup et que c'était pour l'attaquer...)

Bruno Julliard a trahi sans problème ses camarades étudiants en appelant à cesser le mouvement et en quittant la direction de son syndicat pour rejoindre Delanoë sur les listes PS aux municipales, révélant à la face du monde étudiant ce qu'est l'UNEF : un organisme qui obéit comme un chien à son maître du parti socialiste. Et François Hollande de se permettre d'attaquer SUD, dernier syndicat étudiant aux côtés des grêvistes : « le syndicalisme que l’on doit combattre c’est celui de SUD » déclarait-il  il y a quelques jours!!!

On ne compte plus le nombre d'évacuations de campus injustifiées (voir l'article précédent sur le mouvement)  par les CRS, les nombreuses semaines de fermetures admisnistratives qui ont suivi ces évacuations pour tuer le mouvement étudiant. Mais le plus hallucinant reste la mise en place de CRS devant des facs comme LYON II pour "filtrer" à la tête du client les entrées!!! (voir lien) Ou encore, la présidente de Montpellier I qui refuse de prêter un amphi aux étudiants pour faire une AG. Et pour cause: Montpellier I est une fac pilote de la loi Pécresse!!!

Mais, malgré tout, le mouvement reste important! Il est toujours relativement pacifique (un miracle vu le contexte) et actif, rejoint par les lycéens sur lesquels la répression sévit aussi avec autant de violence (évacuation par les CRS du prestigieux Lycée Joffre de Montpellier jeudi matin)

Situation réelle au 7 décembre : environ 10 sites universitaires en blocage, une dizaine fermés administrativement et une vingtaine de sites mobilisés mais privés de moyens par la répression (Lyon II, Rennes II & Montpellier I par exemple)

Pour plus d'infos allez voir les liens sur le site : WIKILRU

De plus, le fait est rare, des assemblées générales enseignantes commencent à voir le jour. A Paris se tient aujourd'hui une AG interuniversitaire : http://www.sauvonsluniversite.com/et à Montpellier III, l'AG enseignants appelle même à la grève pour mardi 11 cécembre! 

Que la lutte continue! Le mouvement citoyen est en marche!

01.12.2007

Mouvement anti-LRU de Pécresse : Violences à Grenoble : le directeur de l'IEP pris en flag'!

Sans commentaires...

 

16.11.2007

Une évacuation injustifiée de l'université Montpellier III par les CRS : les preuves !

Ce matin à 5 heures, les CRS sont donc venus déloger les étudiants du campus Paul Valéry - Montpellier III au mépris de la loi : seul un péril immédiat peut justifier ce genre d'évacuation selon la loi Chevènement de 1984.

Voilà la situation réelle vue par le recteur lui-même avant qu'il ne décide d'autoriser l'évacuation du campus 48 heures plus tard (Agence de presse universitaire) :

Mercredi 14 novembre 2007,

Mouvement anti-LRU: le recteur s'oppose à l'évacuation de
Montpellier-III

   Le recteur de Montpellier s'est opposé hier soir, mardi 13 novembre
2007, à l'évacuation de l'Université Montpellier-III (Paul Valéry).
   il estime avoir une"divergence de perception" avec le président de
l'université
Montpellier-III sur la question de la sécurité des biens et des
personnes au sein de cet établissement.

"Le président Jean-Marie Miossec m'a informé hier après-midi qu'il
allait demander au préfet de procéder à l'évacuation de l'université. Il
a aussi décidé de fermer l'université. Je lui ai demandé de ne pas
demander l'évacuation et j'ai donné, en tant que chancelier des
universités, un avis défavorable à cette évacuation au préfet", affirme
Christian Nique. Le recteur ajoute: "Le président de Montpellier-III a
eu tort de fermer l'université parce qu'en face des 15 000 étudiants de
cette université, il n'y a que quelques dizaines de perturbateurs. On ne
ferme pas un service public quand il est en capacité de fonctionner.
L'université Montpellier n'aurait pas dû être fermée aujourd'hui. J'en
veux pour double preuve que des étudiants ont pu y entrer aujourd'hui et
que les squatteurs sont toujours là malgré la fermeture et n'ont pas mis
le feu". Le recteur affirme qu'il pourrait être amener à changer de
point de vue "si la sécurité des personnes et des biens était menacée".
"La situation est très différente de ce qui s'est passé lors du
mouvement contre le CPE où il y avait un beaucoup plus grand nombre de
perturbateurs et de réels dégâts. Aujourd'hui, il y a eu certes quelques
dégâts, mais uniquement quelques meubles abimés"
.

Par ailleurs, le recteur de Montpellier demande aux étudiants de
l'académie de s'informer sur la réalité de la loi LRU. "Il y a trop
de manipulations et de désinformations sur cette loi. Je leur demande
aussi de dire non à la violence, de ne pas cautionner les blocages qui
sont le fait d'une minorité et de participer aux AG et aux votes car,
dans le cas contraire, une minorité peut compromettre leur année
universitaire".

Il est donc très clair qu'à Montpellier ou ailleurs les évacuations relèvent de la pure répression politique et non de la sécurité des biens et des personnes tant invoquée!!!!

13.11.2007

La loi Chevènement de 1984 sur le statut des universités est belle et bien morte

Depuis une semaine, le pouvoir, relayé pour ses basses oeuvres par les présidents d'universités, a décidé de réprimer systématiquement le mouvement étudiant qui se met en place et n'hésitant pas à recourrir aux CRS pour ves évacuations musclées.

Ces évacuations, dans l'esprit de la loi chevènement de 1984, sont censées être dérogatoires et à n'utiliser qu'en cas de péril imminent. Les universités étaient depuis considérées comme des sanctuaires où la police n'avait pas le droit d'entrer.

Mais c'était sans compter sur Sarkozy qui met le feu partout!

Donc, pour permettre à une minorité d'étudiants non-grévistes d'aller en cours à Nanterre, ce mardi 13 novembre, une centaine de CRS n'ont pas hésité à charger dans la masse des étudiants grévistes...

Qui sème le vent récolte la tempête M. Sarkozy!

A bientôt! ;-) 

 

12.11.2007

La métamorphose de Alain Finkielkraut en "Stinken Krot"

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La sénilité touche toutes les classes sociales et, semble-t-il, plus vite les philosophes que bon nombre d'intellectuels.

L'état de M. Finkielkraut, déjà devenu préoccupant depuis la campagne présidentielle de 2007,  s'est brusquement agravé depuis une semaine!

Déjà devenu "bouffon du roi" , il a, cette fois, déversé sa haine contre la jeunesse française sur tous les grands médias (toujours promts à servir la pâtée quand il s'agit de défendre le pouvoir en place).

Les étudiants sont donc des "séniles", à la tête d'un "mouvement odieux" refusant "l'ouverture nécessaire"...

Mais, M. Finkielkraut, les etudiant rejettent la loi sur l'autonomie mais ne défendent pas pour autant l'ancien système!

Enfin, voyons quand on voit ce qu'il a produit, en l'occurence vous-mêmes et M. Darcos, rassurez-vous, il n'y a aucune raison de s'attacher à conserver ce qui préexistait!

Le probleme avec votre gouvernement (vous permettrez que je vous y intègre), tout comme avec les idées de Le Pen (dont il s'inspire largement), c'est qu'il pose les bonnes questions mais offre les mauvaises réponses!  

Quand Science Po permet de lire l'avenir du financement de l'enseignement supérieur

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La fondation nationale des sciences politiques, organisme de droit privé créé en 1946,nous révèle ce que sera progressivement, à partir de la rentrée prochaine, le mode de financement des universités, une fois l'autonomie acquise...

 

 

 

 

 

    Le 6 novembre dernier, le directeur de Sciences Po Paris a adressé une lettre aux anciens élèves de l'établissement :

 

Paris, le 6 novembre 2007

Cher X ,

Révolution dans le monde de l'Université et des Grandes Ecoles : le Parlement a décidé cet été que c'est de plus en plus par des crédits d'impôts au bénéfice des particuliers et des entreprises que seront financés les établissements d'enseignement supérieur et de recherche.

Ainsi, 66 % des dons que vous accepteriez de faire à Sciences Po en 2007 seront déductibles du montant de l'impôt sur le revenu que vous paierez en 2008 (dans la limite de 20 % de votre imposition). Et si vous êtes redevable de l'ISF, vous pourrez verser à Sciences Po jusqu'à 50.000 euros au titre de cette imposition.

En somme, vous avez désormais le choix entre verser vos impôts à l'Etat ou bien vous en acquitter, à hauteur des 2/3, par une affectation dont vous décidez vous-même.

Cette révolution financière est aussi une révolution culturelle. Elle me conduit à vous demander de soutenir Sciences Po, à titre personnel, ce que, contrairement aux universités anglaises ou américaines, on n'a pas l'habitude de faire en France. Nous allons être sûrement nombreux à nous concurrencer pour tenter de vous convaincre. Saine émulation !

Alors pourquoi choisir Sciences Po plutôt que les autres ? Et, dans ce cas, à quoi servira votre argent ?

Choisir Sciences Po aujourd'hui, c'est nous juger sur des résultats : l'intégration internationale des études, la diversité sociale du recrutement de nos élèves, la professionnalisation de notre diplôme qui confère désormais le grade de master, la présence de nos chercheurs dans tous les grands débats de société.

Soutenir financièrement Sciences Po aujourd'hui, c'est nous permettre d'être un champion universitaire français dans la compétition internationale. Les idées, le sens de l'innovation, l'énergie, nous les avons, vous le savez. Avec vous, et seulement avec vous, nous réunirons les moyens de réaliser cette ambition.

Vous pouvez plus précisément vous informer sur notre campagne de levée de fonds sur le site : www.construire.sciences-po.fr

Avec toute ma gratitude et l'engagement personnel de mériter votre confiance,

Richard Descoings


Voilà donc l'avenir de l'université, cela se passe de commentaires!  

Autant dire que les facs de lettres finiront à poil !