09.09.2011
Un 11 septembre symptomatique

"La première victime d'une guerre, c'est la vérité."
Hiram Warren Johnson
Nous commérons en grande pompe, cette année, le 11 septembre 2001. Aucun son de cloche discordant ne sera autorisé ! Il faut porter, avec les Etats-Unis, le deuil des attentats les plus meurtriers de l’histoire! Cela est vraiment trop facile et révèle, une fois encore, que nous vivons, en France et en Occident, de plus en plus, dans un univers médiatique « One sided », une pensée unique.
Alors il convient aux bloggeurs de relancer un débat que tout le monde veut taire ! Alors un peu d’histoire, s’il vous plaît, messieurs les censeurs médiatiques et de la doxa historienne ! Tous les faits qui sont exposés dans cet article sont appuyés sur de multiples témoignages et archives et ne sont donc pas les élucubrations de cerveaux malades « conspirationnistes ».
11 septembre 1973 : le 11 septembre 2001 à l’envers
11 septembre, date maudite pour les amoureux des Etats-Unis et plus largement pour les défenseurs du modèle libéral occidental. Mais le 11 septembre est aussi une date noire pour les ennemis d’un capitalisme impérialiste exercé d’une main de fer par les Etats-Unis sur tout leur continent. 28 ans avant le 11 septembre 2001 et ses 3 000 morts Américains, il y a eu le 11 septembre 1973 au Chili et un nombre équivalent de morts dans la même semaine. Au total, la répression à la suite du coup d’Etat de la junte militaire de Pinochet aura fait plus de 20 000 morts. Rapporté à la population américain c’est comme s’il y avait eu 1 million de morts en septembre 2001.
Le 11 septembre 1973 et le 11 septembre 2001 ont un grand point commun : ceux qui l’ont perpétré ont été formés par des conseillers militaires américains. Les premiers ont été formés au Panama dans le but de faire tomber le régime de Salvador Allende, premier chef d’Etat socialiste démocratiquement élu en Amérique. Les seconds ont été formés en Afghanistan pour faire échouer la « guerre contre les fanatiques » menée par les soviétiques dans ce pays. Le conseil militaire et l’appui logistique américain ont été si efficaces que les Russes y épuiseront toute leur énergie, ce qui concourût à l’effondrement de l’Union soviétique. Mais les alliés d’hier se retournèrent ensuite contre les Etats-Unis, finalement tout aussi « infidèles » que les communistes à leurs yeux. Et ce fut le 11 septembre 2001, perpétré par Al Qaïda.
Le 11 septembre 1973 est finalement un 11 septembre 2001 à l’envers : les Etats-Unis y sont les terroristes qui attaquent un régime démocratique à travers un groupe d’hommes armés qui n’hésitent pas à bombarder le palais présidentiel, le cœur du pouvoir ! La différence est le résultat : le 11 septembre 1973 a été fatal au régime d’Allende et pas le 11 septembre 2001 qui, au contraire a renforcé Bush.
Pour effacer les traces de leurs méfaits les Etats-Unis n’hésitent pas à faire assassiner un journaliste américain qui en savait trop, Charles Horman. Son histoire a été racontée par Thomas Hauser dans « Missing » et ce livre a inspiré le film éponyme de Costa-Gavras. La petite anecdote de ce livre est que les responsables américains montrés du doigt dans le livre ont porté plainte en diffamation devant un tribunal californien qui les a déboutés, attestant ainsi de la valeur de témoignage de cet ouvrage. Que dit le livre ? Que les Etats-Unis ont coordonné le coup d’Etat militaire depuis Vina del Mar, port de plaisance chilien, sans pour autant s’impliquer directement militairement, afin de le pas provoquer de scandale international à leur encontre… Si ça ce n’est pas un complot, de quoi s’agit-il ?
Mais là nous n’avons parlé que du sacrifice d’un journaliste américain. Or, nous allons voir que les Etats-Unis n’hésitent pas à procéder à des sacrifices plus grands encore, pour arriver à leurs fins sans dévoiler leur jeu.

De Rome aux Etats-Unis, la technique de la réponse à une « agression » pour entrer en guerre.
La république romaine n’a jamais, selon son point de vue, déclenché aucune guerre. Elle a, à chaque fois, répondu à une « agression » supposée. Bien souvent, le simple fait de ne pas prêter allégeance à Rome était un motif suffisant pour qu’un peuple se retrouve attaqué par les Légions de la République romaine.
Mais revenons à l’histoire contemporaine :
1898 : une frégate américaine explose dans le port de La Havane, provoquant la colère des Etats-Unis et le début de la guerre hispano-américaine. A l’issu de celle-ci, les Etats-Unis règnent enfin en maîtres sur le continent, ayant enfin fini de chasser les anciennes puissance coloniales européennes de leur « pré-carré ». Il est maintenant prouvé que la frégate avait été sabotée par les Américains eux-mêmes, n’hésitant pas à sacrifier leurs propres soldats. Mais à l’époque, ce « massacre » suffit à provoquer l’adhésion populaire à l’entrée en guerre contre les « impérialistes européens »…
1917 : le paquebot Lusitania effectuant la liaison transatlantique est torpillé par les Allemands. Il y a 1500 morts et cela déclenche l’entrée en guerre des Etats-Unis et la victoire finale des Alliés face aux empires centraux. Les Européens se sont épuisés, la puissance économique, politique et militaire passe entre les mains des Etats-Unis qui imposent leur vision du monde aux Européen avec les « points Wilson ». Pourtant, le Kaiser Guillaume II avait prévenu, encart à l’appuis dans le New-York Times, qu’il considérait le Lusitania comme un bâtiment militaire car il transportait aussi, dans ses soutes, du matériel militaire pour les Alliés, en violation de la neutralité américaine. Peu importe, l’opinion américaine fut scandalisée et accepta l’entrée en guerre…
1941 : Pearl Harbour, les Japonais prennent les Etats-Unis par surprise, détruisant une partie de leur flotte du Pacifique. Les Etats-Unis entrent en guerre contre l’Axe et en ressortent première puissance mondiale incontestable : en 1945 les Etats-Unis représentent 50% du PIB mondial et règnent en maîtres sur plus de la moitié du globe. Seule l’URSS reste un obstacle à leur hégémonie. Il est maintenant prouvé par les historiens que l’Australie avait prévenu les autorités américaines d’un déplacement massif des forces japonaises en direction des forces américaines exactement 70 heures avant l’attaque de Pearl Harbour. De plus, il est aussi attesté que l’Ambassadeur japonais a dû attendre 3 heures dans un vestibule à la Maison Blanche avant de pouvoir annoncer que son pays entrait en guerre contre les Etats-Unis, le temps que les Japonais attaquent Pearl Harbour sans avoir officiellement déclaré la guerre aux USA. Électrochoc dans l’opinion américaine : l’opinion américaine devient favorable à l’entrée en guerre des Etats-Unis…
1964 : Deux frégates américaines sont attaquées dans le golfe du Tonkin par les Viêt-Congs. Les Etats-Unis, décident de riposter en entrant en guerre contre les communistes du Nord aux cotés du Vietnam sud nationaliste. C’est un moyen de contrer la progression communiste en Asie du Sud-Est sans avoir à combattre frontalement la Chine. Il est prouvé, depuis 2005 avec l’ouverture de certaines archives, que jamais aucune frégate n’a été visée, qu’il s’agissait d’un mensonge. Mais contrairement à la Corée, 20 ans plus tôt, il était devenu impossible d’avoir l’appui de l’ONU, les soviétiques ayant décidé d’y exercer leur droit de veto au Conseil de sécurité. Pour légitimer la guerre il faillait donc qu’il y eut une agression et cela suffit à obtenir l’adhésion du Congrès et du peuple américain qui se sentaient déjà largement encerclés par les communistes dans le monde (Cuba en 1959).
1990 : Saddam Hussein envahit le Koweït, état souverain et gros producteur de pétrole. Pour la première fois de la fin de la guerre froide un Etat souverain disparaît, englouti par son voisin. Dans l’ambiance de l’époque, c’est un événement considéré comme la première atteinte au « Nouvel ordre mondial » annoncé la même année par le président Bush père. En effet, avec la fin de la Guerre froide, les Etats-Unis deviennent la seule vraie superpuissance mondiale et se sentent donc les « gendarmes du monde ». Très vite, il est fait état de « couveuses » débranchées dans les hôpitaux de Koweït-City, de la dangerosité du régime de Saddam Hussein qui possède des armes de destruction massive et menace maintenant Israël. Le plus grand mouvement de troupes américaines depuis la guerre du Vietnam a lieu : les Etats-Unis installent leurs bases partout au Moyen-Orient et ils obtiennent, cette fois, une résolution de l’ONU permettant de fixer un ultimatum à l’Irak. En effet, Saddam Hussein étant déjà un allié occidental et l’URSS étant en décomposition (Mur de Berlin et Roumanie) il n’y a, cette fois, pas de veto. Les tractations échouent, l’ultimatum expire et la guerre devient finalement inévitable. A l’issue de la guerre du Golfe qui aura duré seulement 2 mois de janvier à février 1991, les Etats-Unis sont les maîtres du Moyen-Orient. Mais, en réalité, il s’est agit, une fois encore, d’une manipulation : la Maison Blanche a payé une agence de communication, Hill & Knowlton, pour « vendre la guerre » à l’opinion publique, au Congrès et à l’ONU. Il n’y a jamais eu de couveuses débranchées. Les Etats-Unis avaient tendu un piège à Saddam Hussein, devenu trop puissant, à leurs yeux, au Moyen-Orient, à la fin de la guerre Iran-Irak, et il s’est engouffré dedans en envahissant le Koweït (April Glaspie, ambassadrice des USA à Bagdad avait pourtant annoncé à Saddam Hussein, une semaine avant l’invasion du Koweït, que son pays n’interviendrait pas dans le contentieux historique entre le Koweit et l’Irak). Et envahissant le Koweït, Saddam Hussein a donc, en fait, offert le Moyen-Orient aux Etats-Unis.
Le 11 septembre : une « trop belle occasion » qui rappelle les précédentes
Tout d’abord, faisons une petite précision : un historien est, par définition, révisionniste. Il ne faut pas comprendre « négationniste » ! Petit rappel historique : le mot est apparu avec l’Affaire Dreyfus. On a appelé ainsi les dreyfusards qui demandaient la réouverture du procès et que la vérité soit faite sur une injustice flagrante, doublée d’antisémitisme.
Ainsi, depuis 2001, ceux qui veulent la réouverture de l’enquête du 11 septembre, les « truthers » (« chercheurs de vérité »), comme on les appelle aux Etats-Unis, sont des révisionnistes et c’est tant mieux qu’il existent.
Au regard de l’histoire écoulée au siècle précédent, il est flagrant de constater que dans la foulée du 11 septembre, deux pays stratégiques, l’Afghanistan (plateforme de l’Asie centrale, et l’Irak, plateforme du Moyen-Orient, ont été envahis et occupés par les Etats-Unis jusqu’à ce jour. Il est aussi à noter qu’en Occident les libertés individuelles se sont réduites au nom de la lutte contre le terrorisme et que le simple fait de mal penser est maintenant répréhensible par la loi ! En outre, le « Partiot Act », véritable atteinte aux Droits de l’Homme, a maintenant ses équivalents ailleurs en Occident, notamment en France et Allemagne. Vous pouvez voir ou revoir à ce sujet : « l’obsession sécuritaire » diffusé sur Arte (disponible sur Arte+7). Nous en avons déjà parlé sur ce blog à de nombreuses reprises, il semble que le Nouvel ordre mondial prenne sur la forme d’un « Eurotan », hydre à deux têtes transatlantique, ensemble dominé par les Etats-Unis et englobant l’Union européenne et l’Amérique du Nord.
L’enquête bâclée du 11 septembre 2001
Mais de simples coïncidences ne suffisent pas à parler de « complot ». Il est d’ailleurs difficile de savoir s’il y a eu complot ou non le 11 septembre 2001 à New-York. D’ailleurs, beaucoup de théories du complot ont circulé depuis 10 ans. Certaines sont farfelues, d’autres particulièrement complexes. Mais, une chose est sûre : à Washington, au moins, l’attaque contre le Pentagone est, pour le moins, troublante. De l’attaque contre le bâtiment le plus surveillé au monde, il n’y a pratiquement aucune image ! Et les seules images disponibles ne montrent qu’une explosion et A AUCUN MOMENT un avion. Pourtant il y a des témoins officiels, recencés par les enquêteurs du 11 septembre. Et que disent ces témoins officiels ? Beaucoup parlent d’un avion venant par le Nord puis d’une explosion contre le Pentagone. Manque de chance, la thèse « officielle » impute l’attaque contre le Pentagone à un avion venant du sud. La balistique atteste même cette trajectoire. Parmi ces témoins certains sont très crédibles car ils sont : deux policiers, un agent de la tour de contrôle de l’héliport du Pentagone, un fonctionnaire d’un ministère adjacent et un pilote d’avion. Et cela sans compter les dizaines d’autres témoins. Mais tant pour la doxa historienne que pour les grands médias on non faire que très rarement confiance aux témoins et on préfère accorder la confiance aux sources officielles, au pouvoir. C’est pourquoi la vérité
Mais que nenni ! Remettre en cause l’enquête officielle du 11 septembre fait de vous comme moi un « conspirationniste ». Alors si demander des éclaircissement sur les attentats qui ont changé la face du Monde, rogné nos démocraties, aggravé les haines interculturelles et interreligieuses, provoqué des centaines de milliers de morts innocentes, c’est être conspirationniste, alors oui : Conspirons, il en restera bien quelque chose ! Le pouvoir n’a jamais aimé qu’on le conteste donc il faut le combattre pour qu’éclate, peut-être un jour, la vérité, à l’instar du Capitaine Dreyfus.
La vidéo de la contre enquête du Pentagone :
17:05 Publié dans actualité, Etats-Unis, histoire, international, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, 11 septembre 2001, politique, actualité, actu, bush, attentats, world trade center, pentagone, al qaida, ben laden, pinochet, chili, allende, complot
27.08.2008
Hacker britannique contre Men in Black ?
Un Génie Livré Aux USA envoyé par Face_Occulte_De_Nos_Etats
Article original : Le hacker anglais Gary McKinnon livré aux USA le 31 août ? Bonjour l’angoisse ! Publié sur www.tlaxcala.es, le 24 août 2008 par M. PORCHERON :
Il s’appelle Gary McKinnon, rappelez-vous, il est anglais, il a 42 ans et une passion, disait-il, les extraterrestres quand boosté à l’anodin pétard, notre informaticien super-hacker était loin de penser qu’un jour il risquerait de finir sa vie dans une cellule quatre étoiles aux Etats Unis, livré par la justice de son pays depuis le 30 juillet dernier.
Aux dernières nouvelles, il devrait être définitivement fixé à la fin du mois d’août. S’il en réchappe, il abandonnera le clavier pour un jeu plus tranquille, genre sudoku.
Car Gary McKinnon est l’auteur d’un coup génial : entre février 2001 et mars 2002, cet expert a piraté, y rentrant comme dans du fromage blanc, des dizaines d’ordinateurs de la Nasa, de l’Armée de l’Air et de la Marine américaine. Le tout sans jamais quitter sa modeste chambre du modeste appartement du nord de Londres, à Enfield, prêté par la tante de sa copine, ont précisé ses amis pour qui, cela va de soi, il n’est ni un « terroriste » ni même un hacker malveillant. Pénard dans son bedroom, c’est logiquement qu’il s’était choisi un pseudo pour le net adapté à sa vie : « Solo ».
Mephisto ? Non, "Solo"
Un hacker de génie. Qui passait sa vie devant son ordinateur personnel lequel n’avait plus de secret pour lui. Supposons : s’il a pénétré ces réseaux militaires ultrasensibles, c’est uniquement pour découvrir des informations secrètes sur les vaisseaux extraterrestres. En réalité, comme des milliers de passionnés d’OVNIS (et de fans de la série X-Files), il est en effet persuadé que les autorités américaines nous cachent la vérité.... «Ce n'est pas qu'un intérêt pour les petits hommes verts ou les soucoupes volantes, expliquait McKinnon à la BBC. Je crois qu'il y a, ou qu'il y a eu dans le passé, des vaisseaux spatiaux qui circulent sur Terre sans que le public soit au courant.» Il est aussi convaincu que les militaires américains ont récupéré un système de propulsion par antigravité, qu'ils gardent secret.
Une passion qui s’est rapidement transformée en obsession, ajoutent ses amis sur le net. Ils ajoutent : à force de surfer internet, Gary McKinnon, qui délaissait sa salle de bains et vivait, comme un reclus, en peignoir dans son appartement, a fini par perdre sa petite amie, son travail, son anonymat...et, on le verra, son ordinateur désormais sans connexion à Internet. Un ordinateur réduit au rang de machine à écrire. Ce n’est pas une vie.
Le jour où cet administrateur système de formation pénétra les réseaux US, pour fêter ça, il se fit livrer une pizza napolitaine spéciale (nul n’est parfait). Comme c’est connu, dans les temps qui sont les nôtres, faîtes l’essai par téléphone, le livreur de pizza –casqué- arrive chez vous plus vite que la police- casquée mais pas seulement. Il n’avait pas avalé la dernière olive de sa pizza que déjà la justice américaine lançait un avis mondial de recherche, contre un (alors) inconnu accusé par les plus hautes autorités de l’hyper-puissance du « plus grand piratage informatique militaire de tous les temps ». Dégâts évalués : autour de 700 000 dollars, un chiffre relativement faible au regard des sommes quotidiennement traitées par les administrations visées.
Selon les accusations portées contre lui, il se serait approprié 950 mots de passe et il aurait détruit des informations vitales pour la marine US. Il aurait réussi à s’introduire par effraction dans 53 ordinateurs de l’armée, ce qui aurait forcé les responsables à fermer 2000 ordinateurs de la zone militaire de Washington,
pendant 24 heures, occasionnant des coûts imprévus de presque un million de dollars. Il est accusé d'avoir mis à mal 300 ordinateurs de la base navale de Earle (New Jersey) peu après les attentats du 11 septembre 2001, etc, etc...
De là à accuser McKinnon d’être à l’origine de la débâcle irakienne, des lourdes pertes de l’économie américaine, de la crise des subprimes, de la chute de l’hypo-président Bush, etc, etc...il n’y aurait qu’un pas. Le discret et flegmatique Gary a été catapulté au rang d’ennemi public numéro un aux Etats-Unis, de terroriste d’un nouveau type, le cyber-terroriste. À son insu et sans que « le grand public » le sache.
Si vous avez manqué les chapitres précédents : Cette histoire à la fois fabuleuse et pathétique – aujourd’hui elle ne fait rire personne- remonte à plus de six ans. Une fois découvertes les gigantesques « anomalies » informatiques qu’ils enregistrent, les plus fins limiers US font intervenir leurs Global Positioning Systems les plus sophistiqués, parviennent à loger l’intrus à Londres, comme quoi, soit dit en passant, il est plus facile et plus rapide de mettre la main sur un mangeur de rosbif, le visage crevette rose et le cheveu tirant sur le roux, que sur le bouffeur de yankees le plus recherché de l’histoire, le visage basané et une barbe tirant sur le blanc. Il faut bien plaisanter.
Et McKinnon lui ne se cache pas, ne change pas de domicile, ne voyage pas, ne complote pas, n’est animé d’aucune mauvaise intention. Quand les Américains demandent à leurs homologues anglais d’aller signifier au hacker de génie la litanie de chefs d’accusation que la « justice » de Washington à rédigé avec minutie, McKinnon, en peignoir, vaque à ses occupations. Et quand les police officers de sa Très Gracieuse Majesté – qui auparavant avaient installé un périmètre de sécurité autour de la maison afin d’éviter une fuite par l’escalier de service ou par une porte dérobée – frappe à sa porte, McKinnon ouvre comme il aurait ouvert au livreur de pizza. Il ne se cache pas, on l’a dit, il n’en a jamais eu l’idée, comme il ne cachera jamais s’être introduit à distance dans les ordinateurs américains.
Que lui disent ces envoyés très spéciaux ? Nous n’avons rien contre vous, la justice britannique n’a rien à vous reprocher, mais nous avons un message recommandé pour vous. La justice américaine en a après vous. Vous êtes inculpé par la justice fédérale américaine de huit chefs d'accusation de crimes informatiques commis dans 14 Etats différents. Ne quittez pas le territoire britannique. Vous recevrez bientôt une convocation.
Là commence un parcours judiciaire marathonien du prévenu, qui vient de se terminer fin juillet : préparez quelques affaires personnelles, vous allez être extradé vers le pays requérant, les Etats Unis. C’est une affaire de quelques semaines. Avant la fin du mois d’août, vous goûterez aux charmes d’un pénitencier tout équipé dernier modèle – vous y bénéficiez déjà d’une réservation de longue durée, entre 60 et 70 ans- comme seuls nos amis américains savent en faire.
Pour des raisons bassement politiciennes, cet homme risque ainsi de sortir de prison quand il aura 110 ans. Ça fait cher payer... la mauvaise sécurisation de sites web, non ?!
McKinnon qui au fil des ans, est devenu un personnage (hélas) célèbre dans son pays – son cas est nettement plus connu sur le web que dans la « grande presse » mondiale – est aujourd’hui autant entouré de médecins (pour méchante déprime légitime) que d’avocats. Lesquels ne font que répéter la même chose depuis le début : si leur client doit être jugé, il doit l’être par la justice de son pays, en qui ils n’arrêtent pas de croire. Si »crime » il y a, il a été commis en territoire britannique.
Hélas, ces avocats, au nom de McKinnon, toujours prévenu libre, en liberté surveillé, au chômage forcé, ont épuisé tous les recours de la «justice » britannique, qui ayant entre ses mains une hot potato et soucieuse d’être prévenante et complaisante envers la « justice », celle de M. Bush ne l’oublions pas, avec probablement derrière la tête l’idée d’un renvoi d’ascenseur un jour ou l’autre, livre donc McKinnon, aussi facilement qu’un livreur une pizza.
McKinnon n’aura pas eu l’occasion de profiter des senteurs printanières londoniennes, car plus que tendu, fébrile, il attendait comme le messie l’ultime décision de la Chambre des Lords le 30 juillet dernier. Le hacker de la NASA en appelle à la chambre des Lords .En effet en mai 2007, la Haute cour de Londres ayant autorisé son extradition vers les Etats-Unis pour y être jugé devant un tribunal militaire américain, il ne restait plus aux avocats que le recours d’appel auprès des Law Lords, la plus haute cour britannique...qui a rejeté cet appel et confirmé l'extradition du hacker. Les avocats ont annoncé qu'ils allaient "immédiatement" se pourvoir devant la Cour européenne des droits de l'Homme.
Les Américains attendent McKinnon de pied ferme. Ils parlent de cette affaire comme étant l’affaire du siècle. Ses avocats craignent plus que jamais les 60 ans de prison pour McKinnon, s’il est reconnu coupable de sabotage, et pourquoi pas une tenue orange sur mesure que les G.O de Guantanamo réservent à leurs pensionnaires. Le temps n’est plus où McKinnon considérait que l’orange est une couleur qui irait bien avec sa courte chevelure de rouquin. On se souvient que McKinnon avait alors donné une interview pour exprimer sa peur de finir dans la prison de Guantanamo pour violation de la loi américaine sur la lutte contre le terrorisme.
The fall guy ?
Cela étant, si quelqu’un devait tomber, ce serait plutôt le responsable informatique américain qui avait sous sa coupe le réseau réputée le plus sûr du monde, a fortiori après les attentats du 9/11. Or, McKinnon a révélé sans le vouloir, que ces ordinateurs n'étaient pas sécurisés !
Pour le gouvernement américain, ce piratage “était intentionnel et calculé pour influencer et affecter le gouvernement américain par intimidation et coercition “.
“En conséquence de sa conduite, des dommages ont été causés aux ordinateurs en mettant à mal leur intégrité, disponibilité et fonctionnalités des programmes, systèmes, informations et données”, avait précisé un juge américain qui à la fois perdait là une occasion de se taire et révélait à la terre entière la fragilité – une fragilité de plus- d’un méga-système qui devait protéger - en théorie- les USA de toutes les attaques « terroristes » qui n’allaient pas manquer de mettre le feu à la planète.
La justice américaine veut la peau de Gary McKinnon. Selon ses avocats, la justice américaine a fait pression sur leur client, en essayant de l'intimider pour qu'il accepte de plaider coupable devant un juge américain. Les hommes de loi ont révélé aussi que les autorités américaines auraient proposé un marché à son client, marché qui consisterait à lui assurer une peine de prison réduite s’il cessait de lutter contre son extradition. L’offre a bien évidemment été rejetée, mais surtout qualifiée d’ « approche illégale ». S'il ne coopère pas, cela pourrait être considéré comme un acte de terrorisme et valoir de la réclusion en quartier de haute sécurité. Dans le cas contraire, il prendrait entre 37 et 46 mois, serait rapatrié en Angleterre et serait libéré sur parole, après une condamnation pour « atteinte significative à la sécurité nationale ».
Vraiment très sympa, McKinnon qui, à toutes fins utiles, a donné aux Américains les clés de sa brillante opération purement technique : il a utilisé un programme appelé "Remotely Anywhere" pour pirater des postes de nuit des agences de sécurité américaines, lorsque tous les employés sont partis. Cet « Arsène Lupin » de l’informatique s’est alors fait prendre à cause du décalage horaire entre Londres et les Etats-Unis, un employé s’étant vite rendu compte de l’intrusion, dit encore un site ami du hacker. C’est aussi simple que ça. «J'ai découvert que les militaires américains utilisaient Windows, raconte l'ancien administrateur de réseaux informatiques, et j'ai cherché à voir si certains ordinateurs étaient mal protégés.»
« Gary » joue très gros. Déjà privé d’Internet, il a perdu le flegme très British du « Wait and See ». S’il perd également devant la Cour Européenne des droits de l’homme, avant la fin du mois d’août, il aura le titre très peu envié du premier pirate britannique à être extradé vers les Etats Unis.
Tout comme l'ancien pirate informatique américain Kevin Mitnick, accusé dans les années soixante d'intrusion dans un ordinateur du Pentagone, le pirate britannique Gary McKinnon a droit à un site Web prenant sa défense. Le site « Free Gary » assure ainsi un suivi quotidien des péripéties judiciaires du pirate et permet aux internautes de faire connaître leurs points de vue et leurs opinions sur cette histoire. Cependant, ils ne peuvent espérer une réponse directement de McKinnon puisqu'une des conditions pour sa remise en liberté est de ne pas utiliser d'ordinateur ayant un accès Internet...
Au fait, il fait quel temps, en ce moment, à Guantánamo ? C’est juste une question que se pose un ami de McKinnon. Très chaud et très humide. Insupportable. Même l’hiver.
Quelques liens avant la conclusion, provisoire :
http://www.zataz.com:80/news/15418/Gary-McKinnon-demande-du-secours-aux-Lords-anglais.html
Gary McKinnon (lire) est un internaute presque comme les autres. Sauf que lui, il risque de finir ses jours en prison (via la fameuse fumeuse faille IIS)
http://www.silicon.fr/fr/news/2008/06/16/mckinnon_le_hack...Articles associés :
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· Le 'hacker' McKinnon conteste les arguments de la justice US
· L'extradition de McKinnon est officialisée
· Le piratage le plus important de l'histoire a eu lieu
· McKinnon, le 'hacker' de la NASA, risque l'extradition vers les US
· Le pirate informatique Gary McKinnon pourrait être envoyé à Guantanamo
http://www.pcinpact.com:80/actu/news/44243-pirate-anglais-OVNI-extradition-abus.htm
Conclusion provisoire : juridiction basée à Strasbourg, la Cour Européenne des droits de l’Homme laisse un sursis à celui surnommé le pirate de la NASA. Dernier recours contre l’extradition, elle l’auditionnera le 28 août prochain. Elle a en effet demandé mercredi 13 août à la justice britannique de suspendre la décision d’extradition, le temps d'examiner le recours déposé par le hacker.
Il reste donc à McKinnon un sursis jusqu'au 31 août prochain. À minuit, il sera peut-être obligé de faire ses bagages.
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