09.09.2011
Un 11 septembre symptomatique

"La première victime d'une guerre, c'est la vérité."
Hiram Warren Johnson
Nous commérons en grande pompe, cette année, le 11 septembre 2001. Aucun son de cloche discordant ne sera autorisé ! Il faut porter, avec les Etats-Unis, le deuil des attentats les plus meurtriers de l’histoire! Cela est vraiment trop facile et révèle, une fois encore, que nous vivons, en France et en Occident, de plus en plus, dans un univers médiatique « One sided », une pensée unique.
Alors il convient aux bloggeurs de relancer un débat que tout le monde veut taire ! Alors un peu d’histoire, s’il vous plaît, messieurs les censeurs médiatiques et de la doxa historienne ! Tous les faits qui sont exposés dans cet article sont appuyés sur de multiples témoignages et archives et ne sont donc pas les élucubrations de cerveaux malades « conspirationnistes ».
11 septembre 1973 : le 11 septembre 2001 à l’envers
11 septembre, date maudite pour les amoureux des Etats-Unis et plus largement pour les défenseurs du modèle libéral occidental. Mais le 11 septembre est aussi une date noire pour les ennemis d’un capitalisme impérialiste exercé d’une main de fer par les Etats-Unis sur tout leur continent. 28 ans avant le 11 septembre 2001 et ses 3 000 morts Américains, il y a eu le 11 septembre 1973 au Chili et un nombre équivalent de morts dans la même semaine. Au total, la répression à la suite du coup d’Etat de la junte militaire de Pinochet aura fait plus de 20 000 morts. Rapporté à la population américain c’est comme s’il y avait eu 1 million de morts en septembre 2001.
Le 11 septembre 1973 et le 11 septembre 2001 ont un grand point commun : ceux qui l’ont perpétré ont été formés par des conseillers militaires américains. Les premiers ont été formés au Panama dans le but de faire tomber le régime de Salvador Allende, premier chef d’Etat socialiste démocratiquement élu en Amérique. Les seconds ont été formés en Afghanistan pour faire échouer la « guerre contre les fanatiques » menée par les soviétiques dans ce pays. Le conseil militaire et l’appui logistique américain ont été si efficaces que les Russes y épuiseront toute leur énergie, ce qui concourût à l’effondrement de l’Union soviétique. Mais les alliés d’hier se retournèrent ensuite contre les Etats-Unis, finalement tout aussi « infidèles » que les communistes à leurs yeux. Et ce fut le 11 septembre 2001, perpétré par Al Qaïda.
Le 11 septembre 1973 est finalement un 11 septembre 2001 à l’envers : les Etats-Unis y sont les terroristes qui attaquent un régime démocratique à travers un groupe d’hommes armés qui n’hésitent pas à bombarder le palais présidentiel, le cœur du pouvoir ! La différence est le résultat : le 11 septembre 1973 a été fatal au régime d’Allende et pas le 11 septembre 2001 qui, au contraire a renforcé Bush.
Pour effacer les traces de leurs méfaits les Etats-Unis n’hésitent pas à faire assassiner un journaliste américain qui en savait trop, Charles Horman. Son histoire a été racontée par Thomas Hauser dans « Missing » et ce livre a inspiré le film éponyme de Costa-Gavras. La petite anecdote de ce livre est que les responsables américains montrés du doigt dans le livre ont porté plainte en diffamation devant un tribunal californien qui les a déboutés, attestant ainsi de la valeur de témoignage de cet ouvrage. Que dit le livre ? Que les Etats-Unis ont coordonné le coup d’Etat militaire depuis Vina del Mar, port de plaisance chilien, sans pour autant s’impliquer directement militairement, afin de le pas provoquer de scandale international à leur encontre… Si ça ce n’est pas un complot, de quoi s’agit-il ?
Mais là nous n’avons parlé que du sacrifice d’un journaliste américain. Or, nous allons voir que les Etats-Unis n’hésitent pas à procéder à des sacrifices plus grands encore, pour arriver à leurs fins sans dévoiler leur jeu.

De Rome aux Etats-Unis, la technique de la réponse à une « agression » pour entrer en guerre.
La république romaine n’a jamais, selon son point de vue, déclenché aucune guerre. Elle a, à chaque fois, répondu à une « agression » supposée. Bien souvent, le simple fait de ne pas prêter allégeance à Rome était un motif suffisant pour qu’un peuple se retrouve attaqué par les Légions de la République romaine.
Mais revenons à l’histoire contemporaine :
1898 : une frégate américaine explose dans le port de La Havane, provoquant la colère des Etats-Unis et le début de la guerre hispano-américaine. A l’issu de celle-ci, les Etats-Unis règnent enfin en maîtres sur le continent, ayant enfin fini de chasser les anciennes puissance coloniales européennes de leur « pré-carré ». Il est maintenant prouvé que la frégate avait été sabotée par les Américains eux-mêmes, n’hésitant pas à sacrifier leurs propres soldats. Mais à l’époque, ce « massacre » suffit à provoquer l’adhésion populaire à l’entrée en guerre contre les « impérialistes européens »…
1917 : le paquebot Lusitania effectuant la liaison transatlantique est torpillé par les Allemands. Il y a 1500 morts et cela déclenche l’entrée en guerre des Etats-Unis et la victoire finale des Alliés face aux empires centraux. Les Européens se sont épuisés, la puissance économique, politique et militaire passe entre les mains des Etats-Unis qui imposent leur vision du monde aux Européen avec les « points Wilson ». Pourtant, le Kaiser Guillaume II avait prévenu, encart à l’appuis dans le New-York Times, qu’il considérait le Lusitania comme un bâtiment militaire car il transportait aussi, dans ses soutes, du matériel militaire pour les Alliés, en violation de la neutralité américaine. Peu importe, l’opinion américaine fut scandalisée et accepta l’entrée en guerre…
1941 : Pearl Harbour, les Japonais prennent les Etats-Unis par surprise, détruisant une partie de leur flotte du Pacifique. Les Etats-Unis entrent en guerre contre l’Axe et en ressortent première puissance mondiale incontestable : en 1945 les Etats-Unis représentent 50% du PIB mondial et règnent en maîtres sur plus de la moitié du globe. Seule l’URSS reste un obstacle à leur hégémonie. Il est maintenant prouvé par les historiens que l’Australie avait prévenu les autorités américaines d’un déplacement massif des forces japonaises en direction des forces américaines exactement 70 heures avant l’attaque de Pearl Harbour. De plus, il est aussi attesté que l’Ambassadeur japonais a dû attendre 3 heures dans un vestibule à la Maison Blanche avant de pouvoir annoncer que son pays entrait en guerre contre les Etats-Unis, le temps que les Japonais attaquent Pearl Harbour sans avoir officiellement déclaré la guerre aux USA. Électrochoc dans l’opinion américaine : l’opinion américaine devient favorable à l’entrée en guerre des Etats-Unis…
1964 : Deux frégates américaines sont attaquées dans le golfe du Tonkin par les Viêt-Congs. Les Etats-Unis, décident de riposter en entrant en guerre contre les communistes du Nord aux cotés du Vietnam sud nationaliste. C’est un moyen de contrer la progression communiste en Asie du Sud-Est sans avoir à combattre frontalement la Chine. Il est prouvé, depuis 2005 avec l’ouverture de certaines archives, que jamais aucune frégate n’a été visée, qu’il s’agissait d’un mensonge. Mais contrairement à la Corée, 20 ans plus tôt, il était devenu impossible d’avoir l’appui de l’ONU, les soviétiques ayant décidé d’y exercer leur droit de veto au Conseil de sécurité. Pour légitimer la guerre il faillait donc qu’il y eut une agression et cela suffit à obtenir l’adhésion du Congrès et du peuple américain qui se sentaient déjà largement encerclés par les communistes dans le monde (Cuba en 1959).
1990 : Saddam Hussein envahit le Koweït, état souverain et gros producteur de pétrole. Pour la première fois de la fin de la guerre froide un Etat souverain disparaît, englouti par son voisin. Dans l’ambiance de l’époque, c’est un événement considéré comme la première atteinte au « Nouvel ordre mondial » annoncé la même année par le président Bush père. En effet, avec la fin de la Guerre froide, les Etats-Unis deviennent la seule vraie superpuissance mondiale et se sentent donc les « gendarmes du monde ». Très vite, il est fait état de « couveuses » débranchées dans les hôpitaux de Koweït-City, de la dangerosité du régime de Saddam Hussein qui possède des armes de destruction massive et menace maintenant Israël. Le plus grand mouvement de troupes américaines depuis la guerre du Vietnam a lieu : les Etats-Unis installent leurs bases partout au Moyen-Orient et ils obtiennent, cette fois, une résolution de l’ONU permettant de fixer un ultimatum à l’Irak. En effet, Saddam Hussein étant déjà un allié occidental et l’URSS étant en décomposition (Mur de Berlin et Roumanie) il n’y a, cette fois, pas de veto. Les tractations échouent, l’ultimatum expire et la guerre devient finalement inévitable. A l’issue de la guerre du Golfe qui aura duré seulement 2 mois de janvier à février 1991, les Etats-Unis sont les maîtres du Moyen-Orient. Mais, en réalité, il s’est agit, une fois encore, d’une manipulation : la Maison Blanche a payé une agence de communication, Hill & Knowlton, pour « vendre la guerre » à l’opinion publique, au Congrès et à l’ONU. Il n’y a jamais eu de couveuses débranchées. Les Etats-Unis avaient tendu un piège à Saddam Hussein, devenu trop puissant, à leurs yeux, au Moyen-Orient, à la fin de la guerre Iran-Irak, et il s’est engouffré dedans en envahissant le Koweït (April Glaspie, ambassadrice des USA à Bagdad avait pourtant annoncé à Saddam Hussein, une semaine avant l’invasion du Koweït, que son pays n’interviendrait pas dans le contentieux historique entre le Koweit et l’Irak). Et envahissant le Koweït, Saddam Hussein a donc, en fait, offert le Moyen-Orient aux Etats-Unis.
Le 11 septembre : une « trop belle occasion » qui rappelle les précédentes
Tout d’abord, faisons une petite précision : un historien est, par définition, révisionniste. Il ne faut pas comprendre « négationniste » ! Petit rappel historique : le mot est apparu avec l’Affaire Dreyfus. On a appelé ainsi les dreyfusards qui demandaient la réouverture du procès et que la vérité soit faite sur une injustice flagrante, doublée d’antisémitisme.
Ainsi, depuis 2001, ceux qui veulent la réouverture de l’enquête du 11 septembre, les « truthers » (« chercheurs de vérité »), comme on les appelle aux Etats-Unis, sont des révisionnistes et c’est tant mieux qu’il existent.
Au regard de l’histoire écoulée au siècle précédent, il est flagrant de constater que dans la foulée du 11 septembre, deux pays stratégiques, l’Afghanistan (plateforme de l’Asie centrale, et l’Irak, plateforme du Moyen-Orient, ont été envahis et occupés par les Etats-Unis jusqu’à ce jour. Il est aussi à noter qu’en Occident les libertés individuelles se sont réduites au nom de la lutte contre le terrorisme et que le simple fait de mal penser est maintenant répréhensible par la loi ! En outre, le « Partiot Act », véritable atteinte aux Droits de l’Homme, a maintenant ses équivalents ailleurs en Occident, notamment en France et Allemagne. Vous pouvez voir ou revoir à ce sujet : « l’obsession sécuritaire » diffusé sur Arte (disponible sur Arte+7). Nous en avons déjà parlé sur ce blog à de nombreuses reprises, il semble que le Nouvel ordre mondial prenne sur la forme d’un « Eurotan », hydre à deux têtes transatlantique, ensemble dominé par les Etats-Unis et englobant l’Union européenne et l’Amérique du Nord.
L’enquête bâclée du 11 septembre 2001
Mais de simples coïncidences ne suffisent pas à parler de « complot ». Il est d’ailleurs difficile de savoir s’il y a eu complot ou non le 11 septembre 2001 à New-York. D’ailleurs, beaucoup de théories du complot ont circulé depuis 10 ans. Certaines sont farfelues, d’autres particulièrement complexes. Mais, une chose est sûre : à Washington, au moins, l’attaque contre le Pentagone est, pour le moins, troublante. De l’attaque contre le bâtiment le plus surveillé au monde, il n’y a pratiquement aucune image ! Et les seules images disponibles ne montrent qu’une explosion et A AUCUN MOMENT un avion. Pourtant il y a des témoins officiels, recencés par les enquêteurs du 11 septembre. Et que disent ces témoins officiels ? Beaucoup parlent d’un avion venant par le Nord puis d’une explosion contre le Pentagone. Manque de chance, la thèse « officielle » impute l’attaque contre le Pentagone à un avion venant du sud. La balistique atteste même cette trajectoire. Parmi ces témoins certains sont très crédibles car ils sont : deux policiers, un agent de la tour de contrôle de l’héliport du Pentagone, un fonctionnaire d’un ministère adjacent et un pilote d’avion. Et cela sans compter les dizaines d’autres témoins. Mais tant pour la doxa historienne que pour les grands médias on non faire que très rarement confiance aux témoins et on préfère accorder la confiance aux sources officielles, au pouvoir. C’est pourquoi la vérité
Mais que nenni ! Remettre en cause l’enquête officielle du 11 septembre fait de vous comme moi un « conspirationniste ». Alors si demander des éclaircissement sur les attentats qui ont changé la face du Monde, rogné nos démocraties, aggravé les haines interculturelles et interreligieuses, provoqué des centaines de milliers de morts innocentes, c’est être conspirationniste, alors oui : Conspirons, il en restera bien quelque chose ! Le pouvoir n’a jamais aimé qu’on le conteste donc il faut le combattre pour qu’éclate, peut-être un jour, la vérité, à l’instar du Capitaine Dreyfus.
La vidéo de la contre enquête du Pentagone :
17:05 Publié dans actualité, Etats-Unis, histoire, international, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, 11 septembre 2001, politique, actualité, actu, bush, attentats, world trade center, pentagone, al qaida, ben laden, pinochet, chili, allende, complot



