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14.05.2012

Le mouvement des "Indignés"/"Occupy" en quête d'une seconde jeunesse!

La bête noire des pouvoirs publics est de retour et pour le bien des peuples! Presque simultanément, en Espagne et en Amérique, les appels à reprendre le mouvement se sont multipliés. En fait depuis plus d'un an, le mouvement des Indignés ne s'est jamais arrêté à travers le monde. Cet appel initié en 2010 par Stephane Hessel avec son livre Indignez-vous! a reçu un écho mondial. Le premier mouvement a été le printemps arabe, dès janvier 2011 en Tunisie puis en février par l'occupation de la place Tahrir en février 2011 en Egypte au Caire. Ensuite, en mars le véritable mouvement "Indignés" a vu le jour en Espagne à Madrid à la Puerta del Sol, avant de faire tâche d'huile à travers toute l'Europe. Durant l'été 2011 c'était au tour de la population israélienne de s'indigner. A l'automne 2011 le mouvement a continué avec "Occupy Wall Street", qui s'est vite transformé en "Occupy" tout court dans plus de 180 villes d'Amérique du Nord de septembre à novembre 2011. Ce mouvement a été suivi dans l'hémisphère sud de manifestations sans précédent au Chili, suivies du "printemps érable" au Québec, mouvement sans précédent encore! Loin d'être mort, il y a donc un mouvement mondial qui commence à se remettre tout doucement en place, à se coordonner, et il ne reste plus qu'à souhaiter un joyeux premier anniversaire au mouvement des Indignés en chantant avec eux : "El pueblo Unido Jamas Sera Vincido" (le peuple uni ne sera jamais vaincu)

Le FLNC, un mouvement… très UMP/Le Pen!

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Photo : AFP

Vous l'aurez sans doute remarqué, il n'y a eu que très peu d'attentats en Corse depuis le retour de la droite aux commandes en 2002, en comparaison du nombre continu d'attentats observables sous le gouvernement Jospin de 1997-2002! En effet, comment oublier que le mentor de Nicolas Sarkozy est un Corse : Charles Pasqua, l'homme de la Françafrique et du SAC (milice politique contre l'etrême gauche composée de 20 000 membres, souvent anciens de l'OAS, nostalgiques de l'Algérie française et profondément anticommunistes).

Rien d'étonnant alors que le mouvement indépendantiste Corse ait recommencé à fêter l'arrivée de François Hollande à la présidence de la République à sa façon : 21 résidences secondaires ont été victimes d'attentats depuis vendredi et tous les bâtiments portaient une inscription "FLNC" (Front de libération nationale de la Corse). La trêve est donc finie : il faut faire payer à la gauche sa victoire en créant un climat d'insécurité. On peut donc y voir la continuité objective d'une alliance UMP-FLNC.

D'ailleurs, à regarder de plus près les résultats des présidentielles en Corse, on ne peut pas dire que l'Ile de beauté soit franchement indépendantiste et encore moins de gauche révolutionnaire :

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Avec un taux d'abstention à peine supérieur à la moyenne nationale (25% contre 20%), la Corse place Sarkozy et Le Pen en tête au premier tour des présidentielles. Et sans surprise donc, la Corse soutient largement Nicolas Sarkozy au Second tour : 56% contre 44% pour Hollande. Avec un Front National et une UMP qui représentent à elles deux à peu près le même score, aucun doute n'est possible! L'Ile de Beauté est bien pro-française car elle valide dans les urnes les thèses très nationalistes de la droite. D'autre part, on pourrait dire que le FLNC, en déterrant la hache de guerre juste après l'élection de François Hollande, mériterait qu'on le rebabtise Front Libéral-National-Capitaliste! Bref, ce genre de nationalisme Corse n'est plus que le sous-traitant de la droite métropolitaine.

09.05.2012

Le Gard, ce département aux 100 000 cons!

N'ayons pas peur de le dire : voter Marine Le Pen n'excuse pas tout! Le choix ne manquait pas, de l'extrême gauche radicale à l'extrême droite, pas moins de 10 candidats! Mais curieusement dans le Gard un électeur sur quatre a porté son choix sur l'extrême droite, devant tous les autres candidats!!! Donc, à un mois des élections législatives, il convient de se pencher sur le département le plus con de France!

Depuis toujours, les voisins des Gardois (Héraultais ou Lozériens) vous diront que c'est un département peuplé de cons. En fait, ce serait insulter les 3/4 de la population du département, en particulier les Cévenols qui votent même plutôt à gauche! Donc, non nous ne cèderons pas à la facilité de dire que le Gard est un département de cons! A y regarder de plus près, les cons se situent plutot dans la plaine, dans de petites villes ou villages, à bonne distance donc des "quartiers" chauds...

 

Prenons donc un village gardois typique où le FN a dépassé 30% : le village de Connaux

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Vous voyez, nous n'avons rien inventé! Ce petit village médiéval bordé de vignes a l'air bien sympathique - il vous souhaite même la bienvenue (sic). Mais hélas, il se trouve que près du tiers de ses concitoyens sont de vrais connaux et ils le prouvent!

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source : Liberation.fr

 

Pourtant c'est une commune sans histoires, juste un village de 1600 habitants entouré de vignes. Les raisons profondes d'un tel passage à l'extrême droite semblent être liées au fait que certains électeurs de ce village de droite (maire divers droite) aient été déçus par le bilan présidentiel de Nicolas Sarkozy et aient choisi de se venger en votant comme des connaux! Ah! "Les cons d'la Marine" - que pourrait chanter Brassens - ces "connaux de souche", en somme, devraient se rappeler que ce n'est pas la première fois dans l'histoire que leur village arrive à se distinguer. L'inscription malheureuse sur le monument aux morts communal avait déjà été source de polémique dans l'entre-deux-guerres :

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Mais que les millions de cons de France ne rient pas trop fort, nous aurions pu, hélas, faire le même article pour des miliers d'autres communes!


25.04.2012

Dégager Sarkozy? La bataille n'est pas encore gagnée, la preuve :

En utilisant le simulateur de report des voix proposé par "Fondapol", nous avons voulu tester l'hypothèse d'un recul d'intérêt de la part des électeurs pour le second tour, c'est à dire un plus fort taux d'abstention / vote blanc et nul de l'ordre de 30% cette fois, partant du principe que 10% des électeurs du premier tour sont dans le "ni - ni". Et la surprise est de taille : dans cette hypothèse qui n'a été évoquée par aucun institut, le rapport de force Sarkozy-Hollande devient jeu égal : 50-50!

Donc, pour résumer : rien n'est joué pour le 6 mai! Si les Français veulent dégager Sarkozy, ils ne devront compter que sur eux même en se déplaçant aux urnes. S'ils ne se motivent pas, alors il repassera!

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23.04.2012

En 5 ans, il n'y a pas que Carla qui ait bruni... Mais nous résisterons!

Les cartes parlent d'elles mêmes (infographie source LeMonde.fr) :

A gauche les communes ou Marine Le Pen fait plus que 18,9% et à droite les communes où elle arrive en tête au premier tour des présidentielles :

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Comment nous en sommes arrivés là?

Suite à l'élection présidentielle de 2007, on a vu beaucoup de "transfuges" de la gauche se rallier subitement à Nicolas Sarkozy, c'était le moment de "l'ouverture". Puis, après l'échec des élections régionales, ce fut à nouveau une droitisation forcenée du discours et de la politique gouvernementale. Alors, Hortefeux puis Guéant ont pu s'en donner à coeur-joie pour stigmatiser le mal intérieur des immigrés, en particulier les musulmans. Parallèlement, sans doute par repli identitaire, les musulans ont tendu le bâton pour se faire battre : jamais la France n'a compté autant de femmes voilées ni de barbus. Petite anecdote : en plein débat sur la Burqa, en 2010, je suis tombé nez à nez avec une femme en Burqa marchant délibérément au beau milieu de la chaussée en plein Montpellier! Je tiens aussi à rappeler que lors des premières élections libres en Tunisie en 2011, les électeurs tunisiens présents en France ont voté à près de 50% pour les islamistes! Donc oui une bonne partie des musulmans en France s'est radicalisée! Mais c'est toujours la question de la poule et l'oeuf : repli identitaire à double sens : la "Francité" d'un coté contre la "musulmanité" de l'autre, au péril de la citoyenneté républicaine. De plus, beaucoup à gauche ne sont pas clairs sur la question, en particulier le NPA qui acceptait une femme voilée sur sa liste des régionales en PACA tantis que ce même parti est prompt à attaques les Cathos dès qu'il le peut...

Le seul à avoir combattu Marine Le Pen sur son propre terrain et sans concessions est Jean-Luc Mélenchon. Le score tout de même honnorable du Front de gauche est là pour montrer que s'engager avec un discours de gauche radical, cela fonctionne quand même : crédité de 5% en juillet 2011, il aura finalement fait 11% en avril 2012, en reconquérant une partie du peuple! Que de chemin parcouru!

Mais dans le même temps, c'est une bataille inégale qui a été menée par le FN : "le racisme paie plus que la solidarité" a hurlé une jeune femme horrifiée par l'affichage des résultats, place Stalingrad. C'est malheureusement vrai. En revanche, l'électeur FN est en règle générale une personne isolée, peu politisée et qui ne fait pas le poids face à un militant du Front de gauche! Si la confrontation se passait dans la rue comme en 1934, ils seraient pas nombreux les militants FN en face! Ces gens qui ont le "courage" de salir les urnes avec leurs votes n'auraient certainement pas le courage de descendre en masse dans la rue et encore moins de s'investir réellement en politique comme les militants du Front de gauche le font, cela il ne faut pas l'oublier! Ne perdez pas espoir camarades!

Vive le Front de gauche! Vive la République! Vive la France!

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20.04.2012

Présidentielles 2012, le sondage de la Toile : qui devance qui?

L'éternelle question des sondages! Si un article est ici consacré aux sondages, c'est parce qu'il offre un angle de vue un peu particulier : il s'intéresse aux consultations des fiches des candidats sur wikipaedia en mars (paru dans la rubrique Bistro de Wikipaedia France) :

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Si l'on considère ces résultats comme liés à l'intérêt suscité par les différents candidats chez les internautes, il est très clair que la surprise principale est le score de Jean-Luc Mélenchon qui se place en seconde position, devant Hollande et Le Pen! C'est donc bien LE candidat qui aura le mieux fait campagne en 2012, Sarkozy étant le Président sortant donc il est normal qu'il suscite plus d'intérêt puisque la question de sa reconduction se pose.

Reste un OVNI (sic) : Jacques Cheminade. Il semblerait que ce dernier soit tellement un inconnu aux yeux de tous que les internautes, qui sont, par nature, curieux cherchent à savoir qui il est?

Ce sondage, pas plus que ceux des instituts sur les intentions de votes n'a vocation à jouer les Mme Irma pour dimanche prochain mais il a le mérite de mettre en avant l'intérêt pour chaque candidat. Et celui pour Hollande semble se résumer à : contre Sarkozy (ce qui est un peu le fil de sa campagne en définitive).

Alors Mélenchon au Second Tour! Qu'on en finisse!

Vive le Front de gauche! Vive la République! Et vive la France!

19.04.2012

Réinventer le monde

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Parce que la bataille de l'Elysée n'est pas une fin en soi mais plutôt le point de départ d'un nouveau souffle, il faut préparer la suite et cela passe par un droit d'inventaire sur le monde actuel et des propositions pour demain.

"Le grand réinventaire" va dans ce  sens (présentation des auteurs) :

"Le grand réinventaire est un abécédaire vidéo en ligne : des films pour mettre en commun les pensées et les actions de la gauche radicale, des luttes sociales, de l’écologie politique.

D’ici et d’ailleurs, des citoyens, des collectifs font œuvre de résistance. Résistance aux maîtres qui disent le formatage des désirs, qui répètent les paroles sans queue ni tête du profit et de l’austérité. Nous pensons qu’il est temps de cultiver sa propre sensibilité pour retrouver le contact du monde, de prendre la parole et de la donner.

Car si beaucoup aspirent à voir s’élever un monde nouveau dans la poussière de l’ancien qui s’écroule, peut-être ne voyons-nous pas qu’il est déjà là, dans de grands chantiers et des friches modestes. Dans des rencontres et des pas de côté."

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11.10.2011

La mondialisation du mouvement des "indignés": quand "Occupy Wall-Street" devient "Occupy the World"

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Il fallait en finir avec le "veau d'or" d'un capitalisme financier si puissant qu'aucun gouvernement ne pouvait lui résister, et pire encore devait accepter de se faire rançonner sans broncher.  Le mouvement des "indignés", qui, en quelque sorte a commencé avec les révoltes arabes du printemps 2011 en partie dues à la crise économique et sociale), en passant surtout ensuite par Madrid en Mars et Tel-Aviv en août pour devenir "Occupy Wall-Street" (OWS) en septembre. Le mouvement OWS, lancé en septembre et fort de son succès veut maintenant devenir ensuite "Occupy the World" (OTW) à partir du samedi 15 octobre! L'appel est lancé et notre blog-journal s'en fait écho.

 

Ad-Busters, journal de contre-culture qui avait décidé de mettre le capitalisme à terre, en lançant OWS est en passe de réussir son pari : toute l'Amérique est occupée :

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Déjà, la contre-révolution conservatrice s'organise mais on ne peut aller contre la vague qui a déjà submergé bien des régimes sans violence. Mais il faut quand même voir la violence de ses paroles : "les protestataires vont vous attirer à eux, vous pousser dans la rue et vous tuer!" (Glenn Beck). Il faut donc s'attendre à de violentes ripostes du pouvoir qui vascille, un peu partout dans les pays occidentaux.

L'Objectif de la mobilisation pour les prochaines semaines est donc d'arriver au sommet du G20 des principaux pays riches et émergents, présidé par la France à Cannes, les 3 et 4 novembre, avec une mobilisation telle que ce sommet soit un échec pour le capitalisme financier!

09.09.2011

Un 11 septembre symptomatique

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"La première victime d'une guerre, c'est la vérité."

 Hiram Warren Johnson

 

Nous commérons en grande pompe, cette année, le 11 septembre 2001. Aucun son de cloche discordant ne sera autorisé ! Il faut porter, avec les Etats-Unis, le deuil des attentats les plus meurtriers de l’histoire! Cela est vraiment trop facile et révèle, une fois encore, que nous vivons, en France et en Occident, de plus en plus, dans un univers médiatique « One sided », une pensée unique.

Alors il convient aux bloggeurs de relancer un débat que tout le monde veut taire ! Alors un peu d’histoire, s’il vous plaît, messieurs les censeurs médiatiques et de la doxa historienne ! Tous les faits qui sont exposés dans cet article sont appuyés sur de multiples témoignages et archives et ne sont donc pas les élucubrations de cerveaux malades « conspirationnistes ».

 

11 septembre 1973 : le 11 septembre 2001 à l’envers

11 septembre, date maudite pour les amoureux des Etats-Unis et plus largement pour les défenseurs du modèle libéral occidental. Mais le 11 septembre est aussi une date noire pour les ennemis d’un capitalisme impérialiste exercé d’une main de fer par les Etats-Unis sur tout leur continent. 28 ans avant le 11 septembre 2001 et ses 3 000 morts Américains, il y a eu le 11 septembre 1973 au Chili et un nombre équivalent de morts dans la même semaine. Au total, la répression à la suite du coup d’Etat de la junte militaire de Pinochet aura fait plus de 20 000 morts. Rapporté à la population américain c’est comme s’il y avait eu 1 million de morts en septembre 2001.

Le 11 septembre 1973 et le 11 septembre 2001 ont un grand point commun : ceux qui l’ont perpétré ont été formés par des conseillers militaires américains. Les premiers ont été formés au Panama dans le but de faire tomber le régime de Salvador Allende, premier chef d’Etat socialiste démocratiquement élu en Amérique. Les seconds ont été formés en Afghanistan pour faire échouer la « guerre contre les fanatiques » menée par les soviétiques dans ce pays. Le conseil militaire et l’appui logistique américain ont été si efficaces que les Russes y épuiseront toute leur énergie, ce qui concourût à l’effondrement de l’Union soviétique. Mais les alliés d’hier se retournèrent ensuite contre les Etats-Unis, finalement tout aussi « infidèles » que les communistes à leurs yeux. Et ce fut le 11 septembre 2001, perpétré par Al Qaïda.

Le 11 septembre 1973 est finalement un 11 septembre 2001 à l’envers : les Etats-Unis y sont les terroristes qui attaquent un régime démocratique à travers un groupe d’hommes armés qui n’hésitent pas à bombarder le palais présidentiel, le cœur du pouvoir ! La différence est le résultat : le 11 septembre 1973 a été fatal au régime d’Allende et  pas le 11 septembre 2001 qui, au contraire a renforcé Bush.

Pour effacer les traces de leurs méfaits les Etats-Unis n’hésitent pas à faire assassiner un journaliste américain qui en savait trop, Charles Horman. Son histoire a été racontée par Thomas Hauser dans « Missing » et ce livre a inspiré le film éponyme de Costa-Gavras. La petite anecdote de ce livre est que les responsables américains montrés du doigt dans le livre ont porté plainte en diffamation devant un tribunal californien qui les a déboutés, attestant ainsi de la valeur de témoignage de cet ouvrage. Que dit le livre ? Que les Etats-Unis ont coordonné le coup d’Etat militaire depuis  Vina del Mar, port de plaisance chilien, sans pour autant s’impliquer directement militairement, afin de le pas provoquer de scandale international à leur encontre… Si ça ce n’est pas un complot, de quoi s’agit-il ?

Mais là nous n’avons parlé que du sacrifice d’un journaliste américain. Or, nous allons voir que les Etats-Unis n’hésitent pas à procéder à des sacrifices plus grands encore, pour arriver à leurs fins sans dévoiler leur jeu.

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De Rome aux Etats-Unis, la technique de la réponse à une « agression » pour entrer en guerre.

La république romaine n’a jamais, selon son point de vue, déclenché aucune guerre. Elle a, à chaque fois, répondu à une « agression » supposée. Bien souvent, le simple fait de ne pas prêter allégeance à Rome était un motif suffisant pour qu’un peuple se retrouve attaqué par les Légions de la République romaine.

Mais revenons à l’histoire contemporaine :

1898 : une frégate américaine explose dans le port de La Havane, provoquant la colère des Etats-Unis et le début de la guerre hispano-américaine. A l’issu de celle-ci, les Etats-Unis règnent enfin en maîtres sur le continent, ayant enfin fini de chasser les anciennes puissance coloniales européennes de leur « pré-carré ». Il est maintenant prouvé que la frégate avait été sabotée par les Américains eux-mêmes, n’hésitant pas à sacrifier leurs propres soldats. Mais à l’époque, ce « massacre » suffit à provoquer l’adhésion populaire à l’entrée en guerre contre les « impérialistes européens »…

1917 : le paquebot Lusitania effectuant la liaison transatlantique est torpillé par les Allemands. Il y a 1500 morts et cela déclenche l’entrée en guerre des Etats-Unis et la victoire finale des Alliés face aux empires centraux. Les Européens se sont épuisés, la puissance économique, politique et militaire passe entre les mains des Etats-Unis qui imposent leur vision du monde aux Européen avec les « points Wilson ». Pourtant, le Kaiser Guillaume II avait prévenu, encart à l’appuis dans le New-York Times, qu’il considérait le Lusitania comme un bâtiment militaire car il transportait aussi, dans ses soutes, du matériel militaire pour les Alliés, en violation de la neutralité américaine. Peu importe, l’opinion américaine fut scandalisée et accepta l’entrée en guerre…

1941 : Pearl Harbour, les Japonais prennent les Etats-Unis par surprise, détruisant une partie de leur flotte du Pacifique. Les Etats-Unis entrent en guerre contre l’Axe et en ressortent première puissance mondiale incontestable : en 1945 les Etats-Unis représentent 50% du PIB mondial et règnent en maîtres sur plus de la moitié du globe. Seule l’URSS reste un obstacle à leur hégémonie. Il est maintenant prouvé par les historiens que l’Australie avait prévenu les autorités américaines d’un déplacement massif des forces japonaises en direction des forces américaines exactement 70 heures avant l’attaque de Pearl Harbour. De plus, il est aussi attesté que l’Ambassadeur japonais a dû attendre 3 heures dans un vestibule à la Maison Blanche avant de pouvoir annoncer que son pays entrait en guerre contre les Etats-Unis, le temps que les Japonais attaquent Pearl Harbour sans avoir officiellement déclaré la guerre aux USA. Électrochoc dans l’opinion américaine : l’opinion américaine devient favorable à l’entrée en guerre des Etats-Unis…

1964 : Deux frégates américaines sont attaquées dans le golfe du Tonkin par les Viêt-Congs. Les Etats-Unis, décident de riposter en entrant en guerre contre les communistes du Nord aux cotés du Vietnam sud nationaliste. C’est un moyen de contrer la progression communiste en Asie du Sud-Est sans avoir à combattre frontalement la Chine. Il est prouvé, depuis 2005 avec l’ouverture de certaines archives, que jamais aucune frégate n’a été visée, qu’il s’agissait d’un mensonge. Mais contrairement à la Corée, 20 ans plus tôt, il était devenu impossible d’avoir l’appui de l’ONU, les soviétiques ayant décidé d’y exercer leur droit de veto au Conseil de sécurité. Pour légitimer la guerre il faillait donc qu’il y eut une agression et cela suffit à obtenir l’adhésion du Congrès et du peuple américain qui se sentaient déjà largement encerclés par les communistes dans le monde (Cuba en 1959).

1990 : Saddam Hussein envahit le Koweït, état souverain et gros producteur de pétrole. Pour la première fois de la fin de la guerre froide un Etat souverain disparaît, englouti par son voisin. Dans l’ambiance de l’époque, c’est un événement considéré comme la première atteinte au « Nouvel ordre mondial » annoncé la même année par le président Bush père. En effet, avec la fin de la Guerre froide, les Etats-Unis deviennent la seule vraie superpuissance mondiale et se sentent donc les « gendarmes du monde ». Très vite, il est fait état de « couveuses » débranchées dans les hôpitaux de Koweït-City, de la dangerosité du régime de Saddam Hussein qui possède des armes de destruction massive et menace maintenant Israël. Le plus grand mouvement de troupes américaines depuis la guerre du Vietnam a lieu : les Etats-Unis installent leurs bases partout au Moyen-Orient et ils obtiennent, cette fois, une résolution de l’ONU permettant de fixer un ultimatum à l’Irak. En effet, Saddam Hussein étant déjà un allié occidental et l’URSS étant en décomposition (Mur de Berlin et Roumanie) il n’y a, cette fois, pas de veto. Les tractations échouent, l’ultimatum expire et la guerre devient finalement inévitable. A l’issue de la guerre du Golfe qui aura duré seulement 2 mois de janvier à février 1991, les Etats-Unis sont les maîtres du Moyen-Orient. Mais, en réalité, il s’est agit, une fois encore, d’une manipulation : la Maison Blanche a payé une agence de communication, Hill & Knowlton, pour « vendre la guerre » à l’opinion publique, au Congrès et à l’ONU. Il n’y a jamais eu de couveuses débranchées. Les Etats-Unis avaient tendu un piège à Saddam Hussein, devenu trop puissant, à leurs yeux, au Moyen-Orient, à la fin de la guerre Iran-Irak, et il s’est engouffré dedans en envahissant le Koweït (April Glaspie, ambassadrice des USA à Bagdad avait pourtant annoncé à Saddam Hussein, une semaine avant l’invasion du Koweït, que son pays n’interviendrait pas dans le contentieux historique entre le Koweit et l’Irak). Et envahissant le Koweït, Saddam Hussein a donc, en fait, offert le Moyen-Orient aux Etats-Unis.

 

Le 11 septembre : une « trop belle occasion » qui rappelle les précédentes

Tout d’abord, faisons une petite précision : un historien est, par définition, révisionniste. Il ne faut pas comprendre « négationniste » ! Petit rappel historique : le mot est apparu avec l’Affaire Dreyfus. On a appelé ainsi les dreyfusards qui demandaient la réouverture du procès et que la vérité soit faite sur une injustice flagrante, doublée d’antisémitisme.

Ainsi, depuis 2001, ceux qui veulent la réouverture de l’enquête du 11 septembre, les « truthers » (« chercheurs de vérité »), comme on les appelle aux Etats-Unis, sont des révisionnistes et c’est tant mieux qu’il existent.

Au regard de l’histoire écoulée au siècle précédent, il est flagrant de constater que dans la foulée du 11 septembre, deux pays stratégiques, l’Afghanistan (plateforme de l’Asie centrale, et l’Irak, plateforme du Moyen-Orient, ont été envahis et occupés par les Etats-Unis jusqu’à ce jour. Il est aussi à noter qu’en Occident les libertés individuelles se sont réduites au nom de la lutte contre le terrorisme et que le simple fait de mal penser est maintenant répréhensible par la loi ! En outre, le « Partiot Act », véritable atteinte aux Droits de l’Homme, a maintenant ses équivalents ailleurs en Occident, notamment en France et Allemagne. Vous pouvez voir ou revoir à ce sujet : « l’obsession sécuritaire » diffusé sur Arte (disponible sur Arte+7). Nous en avons déjà parlé sur ce blog à de nombreuses reprises, il semble que le Nouvel ordre mondial prenne sur la forme d’un « Eurotan », hydre à deux têtes transatlantique, ensemble dominé par les Etats-Unis et englobant l’Union européenne et l’Amérique du Nord.

 

L’enquête bâclée du 11 septembre 2001

Mais de simples coïncidences ne suffisent pas à parler de « complot ». Il est d’ailleurs difficile de savoir s’il y a eu complot ou non le 11 septembre 2001 à New-York. D’ailleurs, beaucoup de théories du complot ont circulé depuis 10 ans. Certaines sont farfelues, d’autres particulièrement complexes. Mais, une chose est sûre : à Washington, au moins, l’attaque contre le Pentagone est, pour le moins, troublante. De l’attaque contre le bâtiment le plus surveillé au monde, il n’y a pratiquement aucune image ! Et les seules images disponibles ne montrent qu’une explosion et A AUCUN MOMENT un avion. Pourtant il y a des témoins officiels, recencés par les enquêteurs du 11 septembre. Et que disent ces témoins officiels ? Beaucoup parlent d’un avion venant par le Nord puis d’une explosion contre le Pentagone. Manque de chance, la thèse « officielle » impute l’attaque contre le Pentagone à un avion venant du sud. La balistique atteste même cette trajectoire. Parmi ces témoins certains sont très crédibles car ils sont : deux policiers, un agent de la tour de contrôle de l’héliport du Pentagone, un fonctionnaire d’un ministère adjacent et un pilote d’avion. Et cela sans compter les dizaines d’autres témoins. Mais tant pour la doxa historienne que pour les grands médias on non faire  que très rarement confiance aux témoins et on préfère accorder la confiance aux sources officielles, au pouvoir. C’est pourquoi la vérité

Mais que nenni ! Remettre en cause l’enquête officielle du 11 septembre fait de vous comme moi un « conspirationniste ». Alors si demander des éclaircissement sur les attentats qui ont changé la face du Monde, rogné nos démocraties, aggravé les haines interculturelles et interreligieuses, provoqué des centaines de milliers de morts innocentes, c’est être conspirationniste, alors oui : Conspirons, il en restera bien quelque chose ! Le pouvoir n’a jamais aimé qu’on le conteste donc il faut le combattre pour qu’éclate, peut-être un jour, la vérité, à l’instar du Capitaine Dreyfus.

 

La vidéo de la contre enquête du Pentagone :


14.08.2011

Le nouveau danger pour la paix mondiale viendra (encore) du Texas!

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C'est officiel, le gouverneur républicain du Texas, Rick Perry, s'est déclaré candidat à la primaire de son parti en vue de la présidentielle de 2012. Avec son sourire Colgate et son air propre sur lui, il incarne une Amérique affairiste et conservatrice qui met en avant les winners, élus de Dieu pour reigner sur le Monde. Dieu, la Famille et la Partie, tout est dit ans son discours prononcé samedi en Caroline du Sud, un des principaux bastions républicains : "Avec ma foi en Dieu, le soutien de ma famille et une foi inébranlable en les vertus de l'Amérique, je suis candidat à la présidence des Etats-Unis." Mais son discours ne s'arrête pas là et il est sans équivoque.

 

UNE POLITIQUE INTERIEURE VISANT A CASSER LE (MAIGRE) TRAVAIL SOCIAL D'OBAMA

Sans surprise il condamne le bilan de l'actuel président : "Nous n'allons pas rester sans rien faire et accepter la misère dans laquelle nous nous trouvons, car un grand pays a besoin d'être mieux dirigé, le renouveau d'un pays nécessite un nouveau président", omettant de préciser que la crise financière a commencé sous Bush. Mais il va encore plus loin pour s'assurer le soutien de tous ceux que l'Etat interventionniste répugnent : "je travaillerai tous les jours pour que Washington ait aussi peu d'incidence sur vos vie que possible". C'est évidemment là un cadeau aux mouvement Tea Party, aux milices d'extrême droite et plus largement à tous ceux qui ne veulent pas entendre parler de partage des richesses tant sur le plan social que national. Rappelons que le Texas est un riche Etat pétrolier qui, depuis toujours, rechigne à faire profiter l'ensemble du pays de sa manne financière. On le voit, le ton est diamétralement opposé à celui d'Obama : face à la crise chacun pour soi!


UNE POLITIQUE ETRANGERE OFFENSIVE COMME DU TEMPS DE BUSH

"La place de l'Amérique dans le monde est en danger, non seulement à cause d'une politique économique désastreuse, mais à cause de la pagaille incohérente qui passe pour être notre politique étrangère". Loin de faire son Mea-Culpa pour les terribles années Bush, le ton est donc à l'agressivité à l'égard d'Obama. Le fait de rechercher la paix mondiale (même si sur ce point le bilan est mitigé) est considéré par M. Perry comme une preuve de faiblesse. Il prône enfin un repli diplomatique des Etats-Unis, très éloigné de la Real Politik d'Obama au Proche-Orient, par exemple, qu'il estime être "un pied-de-nez à des alliés traditionnels comme Israël et la Grande-Bretagne". Donc l'arrivée de Perry serait, une fois encore la doctrine "America Alone", fanstasme d'une "Eurabia" islamisée, donc décadente, contre laquelle seule l'Amérique offrirait encore un rempart chrétien, donc vertueux (voir : Marc Steyn)

Nous le voyons donc, la relève républicaine se présente comme la continuité en pire de ce que nous avons déjà subi pendant 8 années sous Bush.

Voir aussi : Les autres candidats à l'investiture républicaine

10.08.2011

La crise finale du capitalisme est amorcée

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Vingt ans après le Bloc communiste, c'est donc maintenant le bloc capitaliste qui présente une crise structurelle qui devrait lui être fatale. Depuis 5 ans, le système financier mondial n'en finit pas de panser ses plaies mais la crise ne passe pas. Pire, elle s'aggrave et le mois d'août 2011 restera sûrement dans les annales en la matière! En effet, malgré les différents plans de sauvetage de la Grèce, la zone Euro s'enfonce dans la crise. Les Etats-Unis en perdant leur triple A ont aussi perdu, vendredi 5 août, une grande part de leur prestige. Même la Grande-Bretagne, véritable Mecque du capitalisme, est secouée par des émeutes sans précédent que même les autorités ne peuvent contenir... Si l'on ajoute à tous ces facteurs celui de la crise mondiale de l'offre sur le marché des matières premières et des céréales, tous les ingrédients d'une pénurie durable, incompatible avec les impératifs de croissance, sont réunis.

 

Le capitalisme : une idéologie démasquée

Dès lors, le capitalisme est, comme dans les années 1930, exposé, mis à nu dans ce qu'il est avant tout une idéologie et non une "loi naturelle". Tous les ressorts sur lesquels il se base s'effondrent un à un, révélant l'imposture que celui-ci représente. La principale imposture sur laquelle repose le capitalisme est que la croissance des profits serait le moteur de la croissance économique. En réalité il n'en est rien : le capitalisme ne favorise que la concentration des richesses entre un nombre réduit d'acteurs. Avec la mondialisation économique, les centres capitalistes se sont multipliés, donnant l'impression d'une diffusion des richesses de par le Monde. Mais, tels les vases communiquants, ce sont les pays riches qui se sont sabordés au profit de pays émergents, les capitalistes réalisant, au passage, une plus-value en faisant migrer leurs activités de production des premiers vers les seconds.

 

L'imposture capitaliste ou la pyramide de Ponzi comme fondement

Les gains réalisés par les capitalistes ont donc été démultipliés sans connections avec l'économie réelle et sans volonté de péréniser une système vertueux, bien au contraire! Pour faire simple, le capitalisme est en fait une sorte de pyramide de Ponzi : les capitalistes doivent convaincre la masse des épargnants/citoyens du bien fondé de leur gestion pour les convaincre de participer au marché dans l'espoir de profits communs futurs. Mais, en réalité, pour capitalistes financiers, seul compte les gros rendements à court terme. Dans cette perspective, même les entreprises capitalistes transnationales ont été obligées de trouver de nouvelles façon de faire exploser leurs profits, même si la demande, sur le marché, stagnait. C'est la fameuse technique de profits par réduction des coûts, déguisée en "gains de productivité" par le verbiage des économistes. Dans les faits, on supprime des emplois dans la production industrielle, agricole ou de services dans les pays "développés" et on "délocalise" ceux-ci dans des pays dits "émergents" tout en continuant à faire consommer aux pays "développés" ce qui est "délocalisé". Or, en procédant ainsi on ne fait pas que déséquilibrer la balance commerciale des pays développés: on casse la croissance économique de ces derniers. Donc, vient le moment où les consommateurs des pays "développés" ont vidé toute leur épargne et vivent au dessus de leurs moyens. C'est à ce moment là que la pyramide de Ponzi qu'est le capitalisme explose : la base cesse de nourrir le haut de la pyramide. C'est donc un mensonge de penser que l'on peut réformer le capitalisme : il n'y a pas de plan B! Un bon exemple est l'affaire Madoff : l'ancien responsable de l'autorité de contrôle de la bourse de New-York, sans doute bien inspiré par ce qu'il a dû constater en voyant les coulisses du capitalisme, avait constitué une pyramide de ponzi évaluée à 50 milliards de dollars, juste en "plaçant" l'épargne de personnes qui lui faisaient confiance mais en fait il leur dérobait la somme sans que personne ne s'en aperçoive... Jusqu'au jour où, sous le poids de la crise boursière américaine, elle éclata en 2008, laissant tout le monde ruiné!

 

Demain la démocratie autoritaire...

Bien évidemment, il n'est pas question, pour les capitalistes que la pyramide de Ponzi n'explose. Donc, dans les semaines et les mois à venir, les politiques, les économistes, vont tout faire pour essayer de garder le contrôle de la situation, bien qu'ils n'aient pas de solution. Les techniques sont déjà en oeuvre : d'une part, il s'agit de rassurer les "marchés" en pratiquant la surenchère des plans de refinancement des dettes souveraines couplés à des plans d'austérité sans précédent; d'autre part, il s'agit de focaliser l'attention du peuple sur sa sécurité en brandissant le péril "anarchiste" comme c'est le cas en Grèce depuis 2 ans ou en Grande-Bretagne depuis quelques jours...

Le capitalisme étant un système taillé pour un nombre restreint de bénéficiaires mais ayant aussi besoin de rester dégagé de l'emprise étatique, il préfèrerait donc une démocratie autoritaire. En effet, la démocratie réelle est trop dangereuse pour sa survie car elle tend vers l'égalitarisme, tandis qu'en dictature le risque est permanent de se voir confisquer ses capitaux selon le goût de l'autorité.  La démocratie autoritaire, visera donc à péréniser le capitalisme en faisant payer au peuple le coût du hold-up dont il a été victime à ses propres cambrioleurs. Le fait de payer la "protection" contre ceux qui vous rançonnent a un nom : on appelle cela un système mafieux! Voilà donc le système qui se met en place sous nos yeux et qu'il va falloir combattre!

Voir aussi un article complémentaire publié par Edwy Plenel dans Mediapart : Contre la dictature financière, la révolte nécessaire

25.10.2010

Le petit timonier de Montpellier finit donc par une sortie de route...

 

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Que dire de Georges Frêche quand, à mon age, on n'a jamais connu que lui aux commandes de Montpellier?

Malgré toutes les critiques qui viennent à l'esprit, il est impossible d'oublier le chaos politique qui va lui succéder... Mais ce chaos avait déjà commencé depuis la rébellion d'Hélène Mandroux après les municipales de 2008. Forte de son élection après avoir été placée par Frêche en 2004, elle s'est crue l'audace de poignarder César dans le dos! Mais il en fallait plus que ça pour abattre le vieil ours qui s'est fait réélire haut la main à la région en 2010 en ayant le culot de prononcer en début de campagne électorale : "il y a 6% de gens cultivés dans la population, je fais campagne pour les cons"!

Ses dérapages verbaux n'étaient pas souvent des accidents : Frêche savait jouer des divisions communautaires pour ensuite arriver comme le seul fédérateur en jouant sur le clientélisme. Par exemple, quand il dit que Fabius "n'a pas un air très catholique", il sait qu'il joue ainsi la carte de l'antisémisme à la fois largement répandu dans les milieux d'extrême droite que dans les cités à forte majorité arabo-musulmane de l'ouest de la ville. Cependant, il est aussi le principal allié du lobby juif montpelliérain en finançant l' "Institut Maïmonide", la rénovation du "Mikvé" médiéval ou le financement par la région du port fruitier de Sète pour les produits en provenance des colonies israéliennes dans les "territoires occupés". Bref il savait froidement compter les points jusqu'à 50+1 et assurer ainsi sa réélection!

On le voit, Frêche ne reculait devant rien en matière de calculs électoraux, et cela fonctionnait parfaitement! C'est ce qui explique que, contre toute attente, malgré le lynchage médiatique dont il a fait l'objet aux régionales, il a laminé tous ses concurrents, moins ancrés que lui dans l'électorat.

Quant à la presse locale, elle lui obéissait au doigt et à l'oeil, avec, comme moyen de contrôle, l'épée de Damoclès des "annonces légales" : si un journal déplaisait ou ne couvrait pas un "événement" voulu par le Monarque, il risquait à tout moment une "coupure" d' "annonces légales" car, rappelons le, Frêche contrôlait à la fois la mairie, l'agglomération et la région, donc presque tous les marchés publics (exception faite du département, par ailleurs parent pauvre des collectivités locales). Ainsi, des dires mêmes des élus, la "Gazette de Montpellier" était la "Pravda" locale au service de son Lénine!

Cependant, Frêche était aussi l'homme d'une parole : ce qu'il disait il le faisait, ce qui est rare pour un élu! Il était l'homme des grands projets pharaoniques : Antigone, Corum, Odysseum notamment. Il avait même lancé en 2009 un New Deal pour la région à la manière de Roosevelt! Son franc parler faisait, d'ailleurs, qu'il déplaisait beaucoup à la direction nationale du PS. C'était un allié encombrant mais incontrôlable, un peu comme De Gaulle avec l'Amérique dans les années 1960. Outre sa ténacité, c'était aussi un bon vivant et il aurait très bien pu reprendre à son compte les paroles de Churchill : "No sport"! C'est un peu cette vie à 100 à l'heure additionnée aux goût des bonnes choses qui ont fini par l'enterrer, mais ce serait à refaire il le referait à coups sûr et on ne pourrait pas l'en blâmer!

Son dernier coup de théâtre datait du mois dernier avec l’inauguration très controversée à Montpellier de cinq grandes statues représentant les “grands hommes du 20e siècle” - de Gaulle, Roosevelt, Churchill, Lénine, Jaurès - auxquels, on le voit, il avait un peu emprunté des traits distincts.

Le principal reproche que le Montpelliérain que je suis aurait à faire finalement à cet homme résolument du Sud - donc grande gueule et très mégalo - c'est finalement d'avoir un peu oublié, avec le temps, pourquoi il se référait à Jaurès, laissant Montpellier devenir peu à peu une ville bourgeoise d'où l'on chasse les classes populaires des faubourgs pour les remplacer par des "bo-bo" au lieu de continuer à jouer la carte de la mixité sociale comme il avait sû le faire dans ses débuts...

Pour finir, mes sentiments vont quand même à sa famille et ses proches que j'espère ne pas avoir blessés par mes mots car je voulais que cet article soit le plus honnête possible et non un hommage ou un pamphlet.