13.05.2007
Sarko : Après la video censurée, les journaux!

Toute la presse est en émoi après l'annonce de la censure expresse d'un article du JDD sur Cecilia Sarkozy par son patron, M. Lagardère, ami de Nicolas Sarkozy...
Lisez plutôt l'affaire révélée par Rue89, journal créé par d'anciens journalistes de Libé :
Premier cas de censure de l'ère Sarkozy. Selon nos informations, le Journal du Dimanche (groupe Lagardère) a renoncé à publier un article racontant comment Nicolas et Cécilia Sarkozy avaient passé leur dernier dimanche, le 6 mai, jour du second tour.
Au cours de leur enquête, les journalistes du JDD ont découvert, en consultant le registre (public) du bureau de vote, que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté. Ils ont pris un cliché de la liste d'émargement. Samedi matin, leur article a été mis au "menu" du journal. La rédaction en chef avait renoncé à publier un second article qui mentionnait de vifs échanges, au cours de la soirée électorale, au sein du couple.
Dans la journée de samedi, le directeur de la rédaction, Jacques Espérandieu, a demandé aux journalistes d'appeler la nouvelle "première dame" avant de publier l'information.
Une façon de tuer l'info... Sans surprise, Cécilia Sarkozy a répondu "no comment". A la suite de quoi, plusieurs membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy sont intervenus. Il s'agirait de Claude Guéant, Laurent Solly, et Franck Louvrier. Finalement, Arnaud Largardère, patron du groupe Lagardère, a exigé que l'article soit remis dans un tiroir. Ce qui fut fait vers 20 heures.
Quand on ajoute à cette affaire celle du Yacht et du jet privé de son ami Bolloré... Cette fois Sarko est vraiment le président élu par le Parti de la presse et de l'argent !!!!
Françaises, Français, chers compatriotes, il est grand temps de se mobiliser dans les urnes (et non la rue pour l'instant) contre Sarko!
19:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, cecila, politique, presidentielles
04.05.2007
Après les grands medias, Sarkozy censure Dailymotion & Youtube!!!!

http://www.dailymotion.com/video/x1llel_sarko-mot-a-mot-14
http://www.dailymotion.com/video/x1llof_sarko-mot-a-mot-24
http://www.dailymotion.com/video/x1llwm_sarko-mot-a-mot-34
http://www.dailymotion.com/video/x1nia1_sarko-mot-a-mot-4
Les journaux Le Monde, Libé et Novelobs l'ont retiré eux-aussi de leurs serveurs, mais, heureusement , on ne peut pas faire pression sur tous les sites du monde, monsieur sarkozy . Pour voir le reportage "Mot à Mot" qui a été censuré , en 4 parties ici :
2/4 http://www.ifilm.com/video/2845510
3/4 http://www.ifilm.com/video/2845855
4/4 http://www.ifilm.com/video/2845857
Voici le mail de Dailymotion publié dans agoravox :
"Bonjour ,Nous sommes désolés mais, comme cela est clairement indiqué sur notre
page d’upload, Dailymotion demande à ses utilisateurs de ne pas poster
de vidéos copyrightées.
*L’ayant-droit de ces vidéos nous a demandé de les retirer du site sous
peine de vous poursuivre au pénal.
Il s’agit d’une émission de télé dont vous n’avez pas les droits.
*
Cordialement,
Kendy
L’Equipe Dailymotion"
A la demande d'un internaute, des précisions concernant la non diffusion par France 2 :
Suite à un mail d'internaute reçu par la rédaction, il fallait apporter quelques ajustements aux propos tenus dans la note précédente. Cet internaute nous précisait que nous n'avions pas assez creusé notre sujet avant d'annoncer qu'il s'agissait de censure médiatique. En effet, l'article publié le 6 avril 2007 dans son propre journal par un des auteurs, Florence Muracciole, chef du service politique du JDD, précice bien les choses :
=} Bilan : "vous vous écrasez en 2005 et on vous laisse continuer en catimini sur France 5 en touchant un chèque 10 fois plus élevé en 2007" ! Ca s'appele acheter le silence! De plus le film de 2007 n'a rien à voir avec le film de 2005!!!
Voyez plutôt le résultat édulcoré que cela donne sur France 5 : 5 épisodes de 52 minutes diffusés en février 2007 (au final seulement 26 minutes pour Sarkozy au lieu de 52). Les interviewés on changé et le film de 2007 est très complaisant... Si ça ce n'est pas de l'autosensure pour se faire servir la soupe par De Carolis (lui même au pieds de Sarkozy)!
Voici les merveilleux documentaires diffusés par France 5 et présentés par nos deux petits suppositoires du PPA (parti de la presse et de l'argent), Gérard Leclerc et Florence Muracciole :
Voir le premier épisode : Jean-Marie Le Pen / Olivier Besancenot
Voir le deuxième épisode : Arlette Laguiller/ Philippe de Villiers
Voir le troisième épisode : Nicolas sarkozy / Marie-George Buffet
15:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Royal, presidentielles, PS, UMP, politique, actu
03.05.2007
Finalement, comme Bayrou, votez blanc, votez nul ou votez pour cette conne mais ne votez pas pour Sarko!!!
23:53 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Royal, presidentielles, PS, UMP, politique, actu
Debat Sarko vs Sego : un air de déjà vu...
La désormais historique envolée de Ségolène Royal contre sarkozy sur les handicapés n'est pas une première et Sarko le savait, d'où son calme... cette fois!
Voyez plutôt :
ps : au final c elle qui mène le bal ! ;-p
19:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Royal, presidentielles, PS, UMP, politique, actu
27.04.2007
Quand le PS prend les citoyens de gauche pour des chihuahua...

Dès mardi matin la messe était dite car Laurent Joffrin, le journaliste le plus bête de France (cf PlanB), vend la mèche sur l'antenne de France Info :
"A gauche de l'éléphant PS, il n'y a que des chihuahuas alors il est normal que nous regardions vers le centre"...
Voilà la conséquence du vote "utlie": Peuple de gauche tu n'existe plus!
Non! Tu n'as pas voté Royal ou Bayrou pour faire barrage au FN et battre ensuite Sarkozy!
Grâce au vote "utile", maintenant, Peuple de gauche, tout le monde croit que tu es au centre!
Alors Ségolène droitise sa campagne, croyant ramasser un nouvel électorat, mais elle se trompe et elle va le payer cher car un chihuahua c'est teigneux!
01:20 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, presidentielles, segolene, ps, royal, bayrou, chihuahua
23.04.2007
Premier tour : Victoire écrasante (73% des voix) du parti de la presse et de l'argent! (comme prévu!)

Depuis le 29 mai 2005, le "Parti de la presse et de l'argent" (PPA) attendait sa revanche...
Certes, le candidat SARKOZY s'est imposé de lui même, après le suicide collectif, en 2006, des derniers gaullistes dégénérés de l'UMP, avec le CPE.
Mais cela ne suffisait pas pour s'assurer un triomphe car, en cas de bipolarisation, on pourrait aboutir à du "tout sauf Sarko ". Alors, dès juin 2006 le PPA a commencé à propulser Ségolène ROYAL, une de ses plus fervantes serviteuses, à la tête des présidentiables du PS, de façon à réaliser un "hold-up" sur les primaires socialistes afin d'éviter que tout vrai débat de projet ne puisse animer ce parti!
Cependant, la constitution de collectifs anti-libéraux, qui rassemblaient chaque semaine plusieurs milliers de personnes un peu partout en France, à l'automne 2006, a commencé à agacer très sérieusement le PPA . Devenu parano à cause du traumatisme de 2005, il s'est dit qu'il fallait aussi contrôler l'émergence d'un "troisième homme" incarnant le rejet du "système"(mis en place par le PPA). Alors c'est à ce moment là que les médias, d'habitude très fermés sur les critiques à leur égard, ont laissé François BAYROU faire une percée, de manière à passer devant les trublions comme BOVE...
Il y avait donc au final un PPA représenté par trois candidats se positionnant comme les pires ennemis les uns des autres. Le seul outsider capable de faire un score à deux chiffres restant Le Pen, lui-même outil des présidents sortants pour assurer leur réélection en sabotant le débat (sous Mitterrand en 1988 et sous Chirac en 2002).
La partie était gagnée d'avance et les Français ont été pris au piège car il ne restait aucun candidat sérieux sur lequel reporter ses voix à gauche comme à droite!
En effet, le "front anti-libéral" a implosé (et la myriade de petits candidats vient d'être très sévèrement punie), tandis que la gauche et la droite républicaine ont brillé par leur absence en 2007!
Une chose est sûre : la République est déjà morte! Bienvenus dans la fédération des euro-régions où "la concurrence est libre et non-faussée" (par quelque régulation que ce soit)...
Pour ceux qui ont un doute concernant Ségolène ROYAL, lisez cette note anonyme reçue par mail à la rédaction, mais dont le contenu est, néammoins, véridique :
l'économique et le social : vive Blair !
Le projet et le modèle de S. Royal s'inventent hors de France, principalement chez Tony Blair :
"Il n'y a pas de tabou. Il faut être curieux de tout et essayer ce qui marche. Certains ont tort en France de caricaturer. Je n'oublie pas que Tony Blair a gagné les jeux Olympiques et que nous les avons perdus. Dans les dossiers français, j'ai vu beaucoup d'arrogance et peut-être une vision passéiste de ce qu'est la France. Blair a été beaucoup plus offensif sur l'identité multiculturelle du Royaume-Uni." (Salon de la mode internationale de la chaussure - MIDEC, 3 février 2006)
Tony Blair est "caricaturé en France. Cela ne me gêne pas d'afficher mon adhésion à certaines de ses idées. Il a réinvesti dans les services publics. Face au chômage des jeunes, il a obtenu de vrais succès en ayant recours à plus de flexibilité, et plus de sécurité." (Financial Times, 2 février 2006)
"Je maintiens ce que j'ai dit sur Tony Blair. On ne doit pas être sclérosés et enfermés dans des référents idéologiques qui nous empêchent de faire bouger les lignes." (Le Parisien, 23 février 2006)
"Il y a des choses avec lesquelles je ne suis pas d'accord, comme la guerre en Irak, mais je reconnais qu'il a donné un merveilleux élan à son pays." (The Guardian, 3 mars 2006)
"Je trouve regrettable de caricaturer les autres, voire de les diaboliser par facilité intellectuelle ou simplisme idéologique." (Paris Match, 6 avril 2006)
"Tout n'est pas positif, on le voit avec la grève actuelle dans les services publics, mais le Premier ministre britannique a une vision mobilisatrice de son pays. [...] Les travailleurs pauvres y sont nombreux et les inégalités fortes, mais je ne vois pas au nom de quelle langue de bois je devrais m'interdire de regarder certaines choses qui marchent outre-Manche, en Espagne et dans le nord de l'Europe." (Challenges, 13 avril 2006)
Alternance 2007 : ne pas défaire ce qu'a fait la droite
"Il est devenu insupportable de défaire la nuit ce que Pénélope a fait le jour ! Je ne déferai pas pour le plaisir ce qu'a fait la droite. J'essaierai de régler les problèmes avec un souci d'efficacité tout en étant au clair avec les valeurs de la gauche." (Le Parisien, 23 février 2006)
Ségolène Royal fait état de "nombreux débats où les positionnements n’épousent pas spontanément les frontières traditionnelles de la droite et de la gauche." (Le désordre démocratique, sur desirsdavenir.org, 6 avril 2006)
35 heures : poursuivre sur la voie des « assouplissements » ouverte par la droite
"Nous ne devons être bloqués sur aucun sujet, comme les 35 heures par exemple." (Financial Times, 2 février 2006)
"Il y a déjà eu des assouplissements avec la possibilité d'heures supplémentaires, d'autres méritent réflexion. C'est possible d'ouvrir des portes et des fenêtres. Il y a des salariés qui ont envie de travailler plus et cette liberté-là doit leur être donnée. A condition bien sûr que ce soit en accord avec les partenaires sociaux et que ce ne soit pas imposé." (Le Parisien, 23 février 2006)
Si des salariés veulent travailler plus, ils doivent pouvoir le faire dans le cadre d'un accord avec les partenaires sociaux. Les entreprises qui sont durement confrontées à la concurrence internationale comme celles qui prennent des risques en innovant doivent pouvoir bénéficier de souplesses pour rester agiles et créer des emplois ou les sauvegarder." (L'Humanité Dimanche, 9 mars 2006)
Chômage : ne plus être payé à ne rien faire
" L'équilibre d'une société, c'est personne sans revenu, personne à être payé à ne rien faire." (chat sur lci.fr, 12 avril 2006)
Pour réduire le chômage, il faut notamment " « coacher » efficacement les demandeurs d'emploi." (Challenges, 13 avril 2006)
Social : plus de libertés, moins de protections
Lors d'un débat à l'Institut Montaigne : "Je crois que ce qui nous rassemble, ce n'est pas seulement une aimable conversation d'experts, mais c'est de changer radicalement le modèle européen. [...] Toutes les opinions publiques doivent désormais admettre, une bonne fois pour toutes, que le processus de destruction – créatrice est désormais incontournable. [...] On freine ce processus de destruction créatrice, alors que par des libertés nouvelles on devrait l'accompagner, l'orienter, voire même l'accélérer." (21 novembre 2005)
"C'est la motivation individuelle au travail qui fait la croissance. [...] Des chefs d'entreprises [... n'innovent plus] parce qu'ils ont le sentiment d'une accumulation de réglementations qui les paralysent. [...] En effet, il faut donner davantage de libertés, en effet il faut mettre fin à un certain nombre d'archaïsmes en matière de réglementations. [...] On est dans un système ultra étatisé, ultra administré." (Institut Montaigne, 21 novembre 2005)
" Je suis très frappée par le discours très marqué à droite de Nicolas Sarkozy, à La Baule. Villepin est plus social." (Le Monde, 7 septembre 2005)
La vraie question sociale : la démotivation des cadres
"Lorsque aujourd'hui on observe la démotivation des cadres au travail, on sait que la démotivation au travail, qui se nourrit de la peur de la précarité, crée de l'anti-croissance, crée aussi les violences urbaines. [...] La démotivation massive des cadres : je le répète parce que je crois que c'est un symptôme grave dans nos sociétés." (Institut Montaigne, 21 novembre 2005)
"La flexibilité est un dégât social et un contresens économique. La question majeure, c'est la motivation des salariés. Les entreprises feraient mieux de s'intéresser au stress des cadres, à leur démotivation quand ils n'ont plus de vision claire sur la stratégie de l'entreprise et sur leur mission." (Paris Match, 6 avril 2006)
Retrait du CPE : une victoire sociale sans Ségolène Royal
En février, interrogée par des jeunes qui réclament le retrait du CPE, elle répondait :
"Il faut savoir ce qu'on met à la place avant d'avoir un discours sur l'abrogation." (Le Point, 6 avril 2006)
En mars, Ségolène Royal se satisfait de sa suspension :
"Aujourd'hui, le CPE doit être suspendu si on veut que le dialogue soit crédible. (à Vitrolles, citée par Libération, 24 mars 2006). "La seule solution, c'est de retirer le CPE ou, si le gouvernement ne veut pas perdre la face, de le suspendre et de renouer un vrai dialogue pour définir collectivement des mesures efficaces." (La Provence, 28 mars 2006)
S. Royal veut s'attaquer aux entreprises qui veulent recruter des CPE... :
Elle annonce que la région Poitou-Charentes a "écarté des subventions régionales les entreprises qui utilisent la précarité CNE – CPE." (Le Figaro, 9 mars). Le communiqué de presse est quelques heures plus tard nettement en retrait en évoquant les aides aux emplois et non plus aux entreprises : "pour le calcul des aides de la Région, aux entreprises, les nouveaux emplois précaires ne pourront pas être subventionés." (Le Figaro, 9 mars 2006)
...Mais la présidente de la région Poitou-Charentes craint surtout les risques que le CNE et le CPE font courir aux entreprises :
"Il serait paradoxal de subventionner un contrat qui expose l'entreprise à des coûts supplémentaires [...] : le gouvernement a précisé, en cas de rupture du CNE, que les aides accordées devraient être remboursées." (Le Monde, 17 mars 2006)
S'agissant des licenciements, les textes relatifs au CNE et au CPE introduisent "une zone d'ombre : [ils] exposent les employeurs à de sérieuses difficultés" en cas de contentieux. (Le Monde, 17 mars 2006)
Quant au soutien aux jeunes étudiants et lycéens en grève, il est mesuré. Interrogée sur les peines de prison ferme infligées à des manifestants qui n'étaient pas des casseurs, Ségolène Royal répond :
"Il faut savoir prendre son risque. [...] C'est ça, les luttes !" (Le Monde, 4 avril 2006)
Son bilan de trois mois de grève contre le CPE :
"L'image de la France est, après la révolte des banlieues, une nouvelle fois très dégradée. C'est mauvais pour la croissance économique." (Paris Match, 6 avril 2006)
les valeurs : vive l'ordre moral !
Jeunesse : lui inculquer le sens de l'effort et le respect des valeurs
Ségolène Royal prône "la morale sociale collective" (JDD, 12 mars) et "le retour des repères" (Le Monde, 10 mars 2006), autour du travail et de la famille, notamment lorsqu'il lui faut évoquer les crises que vit la jeunesse (des banlieues au CPE) :
"Il est temps de redonner de la valeur au travail et à l'effort." Il faut "donner aux jeunes le sens de l'effort et de la réussite." (Le Monde, 10 mars 2006)
Les jeunes, qui luttent contre le CPE "veulent participer à la reconstruction de la France qu'ils sentent en déclin." (France Inter, 30 mars 2006)
Il faut "des salariés motivés, bien formés et bien payés. C'est comme cela que les parents pourront bien élever leurs enfants avec des valeurs et des repères." (Le Monde, 10 février 2006 ; France 2, 22 février 2006 ; Privas, 8 mars 2006).
"Il suffit de quatre ou cinq élèves pour perturber totalement l'ambiance d'une classe ou d'un collège. On doit pouvoir les retirer de leur établissement scolaire et les placer [...] dans des internats de quartier pour ne pas trop les éloigner de leur famille tout en les prenant en charge", pour leur donner des "repères solides". (La Provence, 28 mars 2006)
"Je crois à l'importance des rites, de la transmission et des cadres qui structurent. Supprimer le service militaire a été une erreur, il aurait fallu l'améliorer et le raccourcir pour que ce soit une expérience partagée et structurante pour toute une génération." (La Provence, 28 mars 2006)
"Sincères ou provocateurs, certains jeunes ont dit ne prendre leur carte d’électeur que pour pouvoir la brandir sous le nez des policiers qui les contrôlent sans cesse, espérant qu’elle les protègerait mieux que leur carte d’identité." (Le désordre démocratique, sur desirsdavenir.org, 6 avril 2006)
Ecole : se méfier des enseignants
" Les parents ne doivent plus être exclus de l'école, mais associés étroitement à sa vie." (Femme actuelle, 27 février 2006)
"Il faut passer un pacte avec les organisations syndicales d'enseignants, qui porterait en particulier sur le changement de méthode et de travail. Une évolution du rôle et du métier des enseignants est nécessaire. Ceux-ci ne peuvent plus se contenter de transmettre du ou des savoirs : il leur incombe aussi un rôle d'animateur, de dialogue avec les enfants et les parents. [...] L'extension de la durée hebdomadaire de présence des enseignants dans les établissements scolaires [...] serait une des contreparties d'une plus grande liberté pédagogique. [...] L'emploi du temps des élèves et les rythmes scolaires doivent être totalement revus : la séquence d'une heure de cours ne semble plus vraiment adaptée." (Commission nationale du projet, 18 janvier 2006, cité par Libération, 7 février 2006)
En 1997, ministre déléguée chargée de l'enseignement scolaire, elle s'était exprimée sur sa vision de l'Education nationale :
Dénonçant "les corporatismes et les pesanteurs des syndicats de l'éducation nationale" elle déclarait : "Nous [avec Claude Allègre] avons décidé de ne plus faire de cogestion avec les syndicats." (Le Monde, 10 décembre 1997)
Forte de cette expérience, elle annonce son projet en juin 2005 au Conseil national du PS :
"La question de l'école est à mon avis la question majeure. Il va falloir faire une révolution dans le système scolaire." (Nouvel Observateur, 6 avril 2006)
Le mot-clé, la décentralisation :
"On peut imaginer que les régions, pour créer une émulation, prennent en charge les aspects de l'enseignement complémentaires auxquels ont accès, par exemple, les étudiants américains..." (chat sur lci.fr, 12 avril 2006)
Laïcité : d’abord respecter les religions
Quand le Parti socialiste rappelle les droits et devoirs de toutes les religions, Ségolène Royal impose à la République le respect des religions.
"La vraie notion de la laïcité, ce n'est pas le refus des religions, mais le respect de toutes les religions et de ceux qui les pratiquent." (Le Parisien, 23 février 2006)
Le 1er décembre 2003, en plein débat sur le voile, elle déplore que le débat ait "débordé sur la question religieuse". La question du voile et des signes religieux est "un problème délicat" et il faut "éviter de l'aborder de façon trop brutale. Au fur et à mesure que ce débat se déroule, on sent monter un certain malaise et les autres grandes religions sont réticentes. Une décision d'interdiction n'est pas suffisante. »
Déjà en 1989, lors de la première affaire du « foulard islamique » dans un collège à Creil, elle déclarait :
"Qu'est-ce qui est le plus inquiétant pour les valeurs françaises ou européennes ? Trois filles qui portent un foulard et qui finissent par l'enlever ou bien le fait que tous les jours des millions d'enfants voient pendant trois heures d'affilée des dessins animés japonais où on s'entretue. [...] Moi je pense que c'est beaucoup plus grave, ce qui se passe à la télévision, et tout le monde s'en fiche."
Gouverner, présider, c’est choisir. Avec Ségolène Royal, le PS n’aurait donc pas soutenu le principe d’une loi d’interdiction des signes religieux ostensibles dans les écoles. Elle préférait d'ailleurs en 2004 réclamer une "charte éthique" à une loi (cf. Madame Royal, par D. Bernard, sept. 2005). Résultat : les voiles auraient continué de prospérer dans les écoles et les professeurs auraient continué de nous tourner le dos !
Mixité : un principe à géométrie variable
Elle défend d'abord les horaires d'accès réservé aux femmes dans les piscines municipales, demandés par les associations islamistes :
"Dans certains cas, si les municipalités le font, c'est peut être que ça correspond à une demande. Les femmes enceintes ou les filles qui se font embêter à la piscine par les garçons, ça mérite d'être regardé." (interview sur RTL, citée par D. Bernard, op.cit)
Idée qu'elle veut décliner à l'école publique, après avoir concédé que "renoncer à la mixité à l'école serait une défaite idéologique lourde" :
Elle suggère de "réfléchir à des aménagements d'espaces non mixtes, des moments d'accalmie. Lors des cours d'éducation sexuelle par exemple, c'est indispensable. En éducation physique, à la piscine, pourquoi pas. Et même à la cantine qui est un moment fort de déclenchement de violence : on s'y bouscule beaucoup." (Le Parisien, 8 septembre 2003)
Mariage homosexuel et homoparentalité : ne pas provoquer les convictions familiales et religieuses
Le mariage homosexuel : une provocation
"La famille et l'autorité parentale sont des valeurs à conforter dans notre société où une bonne partie de l'adolescence est en souffrance par rapport à l'absence d'adultes qui n'exercent plus leur rôle de référent. S'il s'agit d'améliorer un contrat civil pour une égalité des droits, [...] oui. S'il s'agit d'une confusion des repères et d'une provocation injustifiée des convictions familiales et religieuses, non." (Le Monde, 12 mai 2004)
"Cette revendication, par les homosexuels, de la structure bourgeoise traditionnelle me paraît paradoxale. Il y a quelque chose qui cloche." (France 5, 16 mai 2004)
Elle confirme ses positions conservatrices deux ans plus tard, en contradiction avec la synthèse du Mans, favorable à l'égalité et au mariage pour les couples de même sexe :
"Je me suis toujours refusée à instrumentaliser les questions de société pour faire 'dans le coup'. Je préfère le mot union à celui de mariage pour ne pas bousculer les repères traditionnels, la famille c'est un père et une mère." (Le Parisien, 23 février 2006)
Dix jours plus tard, à Rome, elle dit exactement le contraire :
"La droite parle de la famille, tandis que la gauche parle des familles dans leur diversité, recomposée, homoparentale, homosexuelle." (Libération, 6 mars 2006)
Soit elle n'est pas sincère, soit elle partage les choix de la droite.
Moeurs : plutôt l’ordre moral que 68
Pour Ségolène Royal, les maux dont souffre notre société trouvent leur origine dans la disparition de l'ordre moral après 1968.
La prostitution "est de l'esclavage ; comme pour la pornographie, il y a une vieille philosophie soixante-huitarde mal digérée sur le thème : il faut respecter la liberté des mœurs, pas d'ordre moral … " (Paris Match, 22 septembre 2005)
Un thème sous-jacent dans ses prises de position sur la famille.
Ségolène Royal revendique un côté "un peu réac", estimant que les valeurs qu'elle défend "deviennent modernes". A la question : Cela vous énerve qu'on vous qualifie de Boutin de gauche ? , elle répond :
"Pas du tout. Mme Boutin a une double identité : une très conservatrice que je ne partage pas, et un côté chrétien qui la fait parfois prendre des positions extrêmement progressistes sur l'exclusion, les prisons ou le droit à un revenu minimum." (France 5, 16 mai 2004)
Valeurs : le terroir ne ment pas
Au Salon de l'Agriculture, elle vante "l'identité de la France" (Libération, 1er mars 2006) :
"La France a besoin de garder son identité rurale. C'est une identité traditionnelle, mais aussi moderne." (Le Parisien, 1er mars 2006)
Ségolène Royal revendique le rétablissement des valeurs, de la morale et des règles d'honnêteté :
"Il faut rétablir un ordre juste par le retour de la confiance" (Nouvel Obs, 6 avril 2006)
A propos de la lepénisation des esprits, elle écrit :
"Avoir la nostalgie des « valeurs traditionnelles » ne vaut pas fascisation des cervelles et même trouver qu’il y a « trop d’immigrés » ne signifie pas consentir à leur discrimination." (Le désordre démocratique, sur desirsdavenir.org, 6 avril 2006)
le sens de ma candidature : l'harmonie de la vie !
Son programme : mon projet est (presque) votre projet
"[Mon prochain livre sera] compatible avec la motion du PS, mais je ne vais pas la réciter. Ma parole y sera libre." (Le Figaro Magazine, 14 janvier 2006)
"Bien sûr que je me sens plus proche du modèle scandinave même s'il faut arrêter de raisonner en termes de « modèles ». C'est un raisonnement typiquement masculin." (Nouvel Observateur, 6 avril 2006)
Sa définition de la démocratie participative : chaque individu détient la vérité. Autrement dit, la démocratie représentative et la démocratie sociale sont contournées :
"Ecouter pour agir juste. Telle est la raison pour laquelle j'ouvre ce forum ; dans un monde de plus en plus complexe, mais aussi informé, chacun détient une part de vérité." (desirsdavenir.org, 16 février 2006)
"Les Français sont les meilleurs experts de leurs besoins et de ce qu'ils vivent." (Les 4 vérités, France 2, 22 février 2006) Les Français sont "les meilleurs connaisseurs de ce qu'ils vivent et de ce qu'ils attendent." (TF1, 6 avril 2006) "Les citoyens sont les experts légitimes de ce qu'ils vivent et de ce qu'ils attendent et on ne peut pas réformer sans eux... Les experts sont responsables d'une partie de la crise politique." (chat sur lci.fr, 12 avril 2006)
"L'état le plus abouti, c'est le budget participatif, quand les gens viennent voter sur des engagements budgétaires. [...] Il peut y avoir une impulsion nationale. La loi pourrait imposer que toutes les collectivités locales mettent obligatoirement une partie de leur budget au vote des citoyens... On peut le faire dans le domaine de l'environnement, du cadre de vie, du sport, de la culture... Tous les domaines peuvent s'inscrire dans cette démarche..." (chat sur lci.fr, 12 avril 2006)
S. Royal essaie de justifier que l'addition de demandes individuelles peut déboucher sur un projet collectif :
"Le citoyen prend la parole individuellement mais, très vite, il entre en interaction avec les autres, et un nouvel espace public se reconstruit, plus complexe donc plus vrai. A moi ensuite, forte de ce collectif reconstitué, de jouer mon rôle de médiatrice de la démocratie républicaine. En proposant une synthèse, de dire ce que je retiens et ce que je ne retiens pas." (Nouvel Obs, 6 avril 2006)
S. Royal essaie de répondre à la critique qui lui est faite du danger d'une démarche post-politique :
Les Français veulent "surtout qu'on leur dise, sans démagogie, sur quoi le politique est capable d'agir et sur quoi il ne peut pas peser. Par exemple, à cause de l'épuisement des ressources pétrolières, dans vingt ou trente ans, le plastique deviendra un produit de luxe. C'est une révolution colossale qui s'annonce, dont personne ne parle parce qu'elle demande des ruptures inquiétantes." (Nouvel Obs, 6 avril 2006)
Son idée : régionaliser la nation
Interrogée sur le contenu d'un programme pour la présidence de la République :
"Nous avons payé le permis de conduire à tous ces jeunes gratuitement en leur tenant un discours qui consistait à dire : [...] Pour vous prouver que ce sont de beaux métiers et que la région a besoin de vous, on va vous payer le permis de conduire. [...]... Et aujourd'hui il n'y a plus de crise de recrutement ou de vocations." A la question : Mais ce n'est pas un programme présidentiel ?, elle répond : "Si, c'est un programme de présidence de région." (France Inter, 30 mars 2006)
"Celui ou celle qui serait capable de tirer la France vers le haut, de dire aux Français : Vous avez une énergie formidable, on a des talents exceptionnels, eh bien tous ensemble on va arrêter ce déclin dont on souffre aujourd'hui et vous allez voir comment on va régler à la fois les problèmes quotidiens et ouvrir les yeux sur le monde, pour essayer de maîtriser la place de la France dans le monde et son rôle. Alors à ce moment là je crois qu'on pourra déclencher un mouvement positif et entousiaste." (France Inter, 30 mars 2006)
Renoncer aux politiques nationales de lutte contre le chômage, synonymes de bureaucratie et de gabegie, et mettre en concurrence 22 politiques régionales en matière d'emploi :
"Au-delà des clivages politiques, la vraie réforme de l'Etat c'est de renforcer la régionalisation, aller jusqu'au bout de la décentralisation, faire confiance aux gens qui se battent sur le terrain. Si on veut créer plus rapidement des emplois, il faut libérer les énergies dans les régions. Cela fera moins de bureaucratie, plus de rapidité, plus de responsabilité. Les citoyens verront concrètement les actions qui sont faites et pourront demander des comptes sur la bonne utilisation des fonds publics. On pourrait tellement faire mieux si on faisait confiance aux régions. Si les 22 régions se mettent en mouvement collectivement pour développer l'innovation, la recherche, les infrastructures... on aura de l'emploi, de l'énergie, une France qui avance." (AFP, 26 avril 2006)
Les conditions pour qu’un candidat socialiste l’emporte en 2007 :
"Que les Français votent pour lui. En général, dans une démocratie, dans une élection présidentielle, voilà, il faut avoir la majorité des voix au sein de la nation." (France Inter, 30 mars 2006)
"Les victoires, comme le dit Zidane, sont d'abord collectives." (La Provence, 28 mars 2006)
Sa candidature à la désignation par le PS : désir d'oublier le passé
En 1995, alors que les militants PS étaient appelés pour la première fois à choisir, entre Lionel Jospin et Henri Emmanuelli, leur candidat à l'élection présidentielle, elle démissionne du Conseil national :
Elle déclare "se mettre à l'écart de ces funestes querelles" : "Je reste au PS pour l'instant. Il va falloir imaginer de nouvelles militances, une nouvelle éthique, des engagements partagés, de nouveaux visages, une nouvelle jeunesse et sans doute un nouveau mouvement. " (AFP, Le Monde, 26 janvier 1995)
En 1992, sur un de ses tracts aux élections cantonales, elle annonce :
"Ma candidature est indépendant de tout parti politique." (cité par D. Bernard, Madame Royal, 2005, page 196)
Au-delà de l'étiquette et des idées, il importe qu'une femme soit candidate :
"Je pense que le moment des femmes est venu, non pas pour les femmes, mais pour l'harmonie de la vie tout simplement, et pour le bonheur des hommes et des femmes." (TF1, 6 avril 2006)
Ségolène Royal n'est pas favorable à un débat entre les candidats à la candidature socialiste :
"Je suis toujours favorable à tout ce qui est utile pour éclaircir l'intelligence citoyenne, et défavorable à tout ce qui est inutile et divise les socialistes." (lci.fr, cité par AFP, 12 avril 2006)
Les femmes qui parlent de Ségolène Royal
Bernadette Chirac, à Bénarès : "Ségolène Royal est une candidate sérieuse, elle peut même gagner. Ses petits camarades socialistes ne lui feront pas de cadeaux, mais l'heure des femmes a sonné : regardez Angela Merkel en Allemagne. Ségolène a un look, et à l'heure actuelle, ça compte beaucoup. A l'avenir, il y aura de plus en plus de femmes pour commander les hommes. C'est bien embêtant, mais c'est ainsi." (Le Parisien, 21 février)
Danielle Mitterrand, en avion : "Avec toi, tout est possible." (Le Figaro, 6 mars)
Anne Hidalgo, contre le déferlement médiatique : "Il y a 9 mois, l'homme providentiel s'appelait Dominique de Villepin. Il faut résister à l'emballement médiatique. [...] Comme tous les Français, je n'aime pas qu'on m'impose mes choix. [...] Ce n'est ni un homme providentiel, ni une femme providentielle qui permettra de nous en sortir. [...] Ce qui fonde d'abord l'engagement à gauche, ce sont les idées." (RTL, 7 avril)
Marie-George Buffet, à gauche : "La bonne question à se poser pour savoir si c'est une bonne candidate n'est pas celle de son sexe mais quel projet elle défend. [...] Je ne sais pas ce que porte Ségolène Royal comme projet politique. [...] Si son modèle, c'est Tony Blair, ce n'est pas très rassurant." (Europe 1, 6 mars)
Clémentine Autain, efficace : "Ses ambiguïtés sur le mariage homosexuel et ses propos sur la famille montrent bien ses côtés puritains et réac de gauche. Ses oeillades à Tony Blair ne sont pas non plus de nature à emballer toute la gauche." (Le Parisien, 24 février)
Dominique Voynet, diplomate : "Elle est certainement plus conservatrice que le point d'équilibre des écologistes sur les questions familiales." (i>télé, 13 mars)
Michèle Sabban, féministe non complaisante : "Pour une campagne présidentielle, il faut du souffle, une équipe et un projet, et pas seulement se revendiquer comme femme." (JDD, 5 mars)
Anne Sinclair, attentive sur le fond : "Elle ne s'est pas vraiment exprimé sur les fonctions d'un chef d'Etat." (Grand Journal - Canal +, 15 mars)
Michèle Stouvenot : "Personne n'est fichu de savoir quelles peuvent bien être ses idées ni, d'ailleurs, si elle en a." (JDD, 26 février)
Catherine Guibourg (militante PS) : "Il y a peu, interviewée sur Lci, Ségolène Royal nous dévoilait un peu son programme caché" : le dyptique « travail, famille ». Quel sera demain le troisième volet ? L'Europe ou la patrie ?" (courrier des lecteurs, Le Monde, 10 mars)
Le comité de soutien
Nicolas Rey, romancier, chroniqueur de « Cultures et dépendances » (France 3) : "Ton absence de projet ne me dérange pas. Personne n'en possède vraiment de projet. Un projet, c'est mesquin. [...] Et si la gauche, exceptionnellement un peu moins conne que d'habitude, se décidait à voterpour toi, de la LCR aux radicaux ?" (Le Monde, 14 avril 2006)
Philippe Lançon, chroniqueur de Libération : "Il n'est pas certain qu'elle fera pire que les autres, qui font si peu, face au pays. Mieux vaut, en définitive, une maman salope que tant de pères inutiles." (Libération, 2 décembre 2005)
Christine Clerc, journaliste du Figaro Magazine : "Avec elle reviendra le temps de la discipline et, comme avant Mai 68, de la sélection à l'entrée de l'université. [...] La fille de De Gaulle et de Tony Blair ! Du premier, elle a hérité les valeurs militaires. Du second, [elle a pris] une façon d'accrocher la lumière." (Marianne, 15 avril 2006)
12:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, presidentielles, UMP, Segolene, PS, Sarkozy, Bayrou
22.04.2007
5 piges! ça va faire mal !!!
20:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Royal, presidentielles, PS, UMP, politique, actu
14.04.2007
Commentaire de la dépêche du Nouvel Obs annonçant que "Les RG éliminent Ségolène Royal au 1er tour!"

Un inquiétant article publié sur le site du Nouvel Observateur, nouvelobs.com, hier (vendredi 13 avril), à 18h55, révèle que les Renseignements Généraux placent Le Pen au second tour face à Sarkozy (merci au bloggeurs du FLBerry pour le tuyau).
Pour mémoire, en 2002, les RG avaient fait la même prédiction, en contradiction aussi avec les instituts de sondage!
Bayrou et Royal vont donc, finalement, s'annuler l'un l'autre, vu que l'électorat ciblé est le pratiquement le même pour les deux.
A une semaine du scrutin, c'est aux candidats de prendre leurs responsabilités, sinon nous reproduirons, tous ensemble, le drame de 2002 et Sarkozy méritera bien sa place, faute de concurrents valables!
Après tout, c'est bien cela la démocratie : chaque citoyen vote pour déléguer son pouvoir à celles et ceux qui seront le s plus à même de diriger une fois élus!
L'article intégral du Nouvel Obs :
" Une enquête des Renseignements généraux donne Nicolas Sarkozy en tête devant Jean-Marie Le Pen et François Bayrou au coude à coude. Les RG démentent. Nouvelobs.com maintient.
La Direction Centrale des Renseignements Généraux est en possession d’une enquête confidentielle sur l’état de l’opinion qui annonce l’élimination de Ségolène Royal au 1 er tour. Cette enquête, effectuée dans le cadre des missions de prise de température de l’opinion sur des thèmes non politiques, baptisée "Mercure", est effectuée sur un échantillon de 15.000 personnes sur tout le territoire français. Officiellement, les Renseignements Généraux ne font plus de sondages électoraux. Mais, ces dernières semaines, les RG régionaux ont eu pour consigne de faire remonter des informations sur le vote du premier tour.Déflagration
Les informations, centralisées, cette semaine, par une cellule d’une dizaine de fonctionnaires, rue des Saussaies, à Paris, sont destinées à nourrir la réflexion du ministre de l’Intérieur. Ce sondage "Mercure", donnant Nicolas Sarkozy en tête, Ségolène Royal éliminée, et François Bayrou et Jean-Marie Le Pen au coude à coude, avec une "conjoncture positive" pour ce dernier, pourrait annoncer un deuxième tour entre Nicolas Sarkozy et le leader du Front National.
Cette information, que la place Beauvau ne peut révéler, pourrait provoquer une déflagration politique. Certains informateurs précisent que l’annonce d’une défaite possible de la candidate socialiste au premier tout pourrait réveiller les indécis et les encourager à retourner vers un vote en sa faveur dès le premier tour. "Certains candidats, Sarkozy, ou Bayrou, n’ont aucun intérêt à divulguer les résultats de ce sondage, souligne un fonctionnaire des RG. La révélation de cette info pourrait faire remonter Madame Royal…"
Les RG démentent
Les Renseignements généraux (RG) ont démenti en fin d'après-midi avoir réalisé une telle enquête. "Depuis le 15 juillet 2004, nous n'avons plus le droit de nous livrer à des prévisions électorales", a-t-on déclaré à la Direction des RG. "Cet article n'a aucun fondement de vérité", a-t-on ajouté.
Selon une source proche des RG, en aucun cas ce service ne serait livré à une telle enquête, a fortiori sur 15.000 personnes, ce qui aurait exigé des moyens considérables.
En revanche, on n'exclut pas que le secrétariat général ou un autre service du ministère de l'Intérieur ait commandé une enquête d'opinion à un institut spécialisé, comme cela a été fait il y a quelques mois en liaison avec d'autres organismes.
Confirmation
Selon nos sources, contrairement au démenti officiel, les RG ont bien livré une enquête sur les intentions de vote des Français. "Ils ne peuvent faire autrement que nier cette activité, car elle est devenue illégale depuis trois ans", confirme un collaborateur du ministère de l'Intérieur, qui poursuit: "En réalité, il ne s'agit pas à proprement parler d'un sondage, mais plutôt d'une étude qualitative améliorée". Nicolas Sarkozy y est largement en tête, entre 25 et 26 %, suivi de loin, à 19 %, par Le Pen, Bayrou, et, dans un mouchoir, Ségolène Royal. Cette dernière est donc légèrement distancée et peut revenir dans la course à tout moment. C'est pour cette raison que la direction centrale des RG dément sa "disqualification" au 1er tour, selon l'expression même des enquêteurs. S.R. "
17:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, presidentielles, actu, sondage, ps, ump, udf
10.04.2007
Le 22 avril : que faire?

A 13 jours du premier tour des élections présidentielles, près de la moitié des Français sont indécis. Et pour cause!
- La gauche antilibérale a déçu en ne proposant pas de candidat unique. Du coup elle est victime du principe de "vote utile"
- Les projets du Parti socialiste, de l'UDF et de l'UMP sont flous. Le bon sens indique que les trois programmes vont du plus à gauche au plus à droite, mais c'est la seule balise cohérente. Il faut se fier à telle ou telle déclaration de chacun face à l'actualité pou les différencier...
La seule certitude, c'est que l'électorat FN se porte bien et qu'il est largement sous-estimé par les sondages. Nous le répétons ici, depuis un certain temps : le FN fera au moins autant qu'en 2002 (d'autant plus que le MNR lui donne ses voix)!
Alors attendez vous à ce que l'on vous sermonne avec le "vote utile"!
Citoyens! ne vous laissez pas intimider et ne votez que pour un candidat représentant vos idées à plus de 60%
Et tant pis si Le Pen est au second tour ou si le bonapartiste Sarkozy est élu président! Si cela arrive, c'est que la République est morte! La force de la démocratie est justement sa faiblesse : elle offre toutes les possibilités, y compris son suicide!
Mais nous n'en sommes pas encore là! La seule certitude, c'est que si vous votez au pemier tour pour un candidat que ne vous représente pas, vous allez donner un mauvais message aux partis politiques. Toutes les politiques menées seront faites pour coller au plus près de la "pensée unique" et cela ne fera donc que repousser d'un mandat la fin de l'agonie du système...
ROYAL, BAYROU, SARKOZY : 3 programmes mais un seul projet de société!
Rappelez-vous que les trois grands candidats ont tous appelé à voter pour le OUI sur le TCE (traité établissant une constitution pour l'Europe), en 2005! Si vous vous intéressez un peu à ce texte, vous verrez que seul Sarkozy a le courage de reprendre pour lui-même ce qui y est inscrit en matière économique et sociale : destruction du service public et dérèglementation encore plus grande du marché, y compris du marché du travail! Travailler plus pour gagner moins, voilà ce qui vous attend tous! Aucun des trois candidats ne propose de rupture avec course aveugle dans la mondialisation ("marchande" et non pas "humaine"!)
Alors, citoyens, par pitié, lisez les programmes de campagne avant d'aller voter!
Vu l'offre, il va être très difficile de se déterminer (c'est mon cas aussi), mais on ne peut pas brader la démocratie!
Certes, vous risquez de voter pour un candidat par défaut (c'est à dire le moins éloigné de vos idées), mais au moins vous n'aurez pas donné de faux signaux aux partis politiques ...
Courage! Aux urnes citoyens!
12:15 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : urne, politique, presidentielles, actu, vote, ps, ump
05.04.2007
ELECTIONS PRESIDENTIELLES : ATTENTION ! SARKOZY IMPORTE LE VOTE TRUQUE DES USA !
Cette année, plus d'1,4 million d'électeurs vont voter dans des urnes électroniques, d'après les chiffres communiqués par le ministère de l'intérieur. Quand on sait que les candidats se départagent souvent à quelque milliers de voix près, en 2007 la présence prévisible de 4 candidats autour de 20% risque de compliquer les choses...
Sauf si, comme Bush en 2000, on a une botte secrete : la possibilité de trucage des élections par les urnes! Le ministère de l'intérieur s'en défend, argumentant sur la sécurité du système.
Pourtant, sur I-télévision (chaîne du groupe canalsat que l'on peut pourtant qualifier du "système") un sujet éloquent a démontré le danger de ces machines à voter pour la démocratie, tant il est facile de tromper les électeurs et même les responsables des bureaux de vote!!!
pour ceux qui en douteraient encore, pas de problème voici la preuve par l'image :
Si cela vous effraie, une grande pétition vient de commencer à voir le jour en France, à l'initiative de recul-democratique.org !
15:50 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : presidentielles, ump, Sarkozy, elections, politique, actu, medias



