10.10.2011
Premier tour de la primaire socialiste, le choc : le parti socialiste contraint par les électeurs de proposer un programme de gauche en 2012!

En effet, en allant voter massivement ce week-end, les quelque 2,5 millions d'électeurs qui ont participé à la primaire socialiste ont envoyé un message fort au futur candidat à la présidentielle:
1) Il n'y a pas de courant écrasamment majoritaire au PS : le candidat devra faire des alliances
Si Hollande reste le favori, il est loin d'obtenir la majorité, à 8 points seulement devant Aubry, sa challengeuse (39% contre 31% vers 23h45).
2) Avec Montebourg comme 3e homme, le candidat devra tourner la barre à gauche et non à droite
L'arbitre de cette élection es clairement Arnaud Montebourg qui a réalisé un score très respectable et qu'aucun sondage n'avait anticipé alors que Ségolène Royal et Manuel Valls sont dans les choux, à jouer dans le bac à sable avec le PRG! Rappelons que Montebourg a multiplié les emprunts au programme de Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) qu'il a souvent cité d'ailleurs! Il en ressort un virage à gauche du PS que la personne désignée ne pourra pas se permettre d'ignorer!
3) Cette forte mobilisation électorale est sans doute le dernier test de crédibilité dans la démocratie française malade
La primaire socialiste est populaire, mais il suffit de parler autour de soi pour voir que les candidats ne soulèvent pas les foules. En revanche, il n'y a qu'à lire les dernières enquêtes de Rue89 sur le Front National pour voir l'espoir que suscite Marine Le Pen chez près d'un électeur sur 5! Si la Ve République continue à jouer à la République de Weimar, il ne faudra pas venir pleurer ensuite!
Il y a donc beaucoup d'espoir de placé par les citoyens dans une REELLE alternance et le PS n'aura pas le droit de déçevoir : si une fois de plus il se comporte en social-traitre comme ses homologues Grecs et Espagnols alors ce sera la fin de la Ve République!

Addendum : le second tour de la primaire socialiste n'apportera aucune surprise car les jeux sont déjà faits, à l'issue de ce premier tour. Le bras de fer Hollande/Aubry n'est qu'une bataille d'appareil, de clans, et non une rivalité idéologique. Comme le disait, il y a encore 1 mois et demi, Arnaud Montebourg lors du talk Orange Le Figaro le 26 août :
« Le duel des deux principaux candidats, tel que présenté par le système médiatique, est un duel fictif car ce sont des candidats qui ont été d'accord sur tout pendant vingt ans. »
00:26 Publié dans actualité, France, politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, hollande, aubry, montebourg, valls, royal, primaires, parti de gauche, melenchon
14.08.2011
Le nouveau danger pour la paix mondiale viendra (encore) du Texas!

C'est officiel, le gouverneur républicain du Texas, Rick Perry, s'est déclaré candidat à la primaire de son parti en vue de la présidentielle de 2012. Avec son sourire Colgate et son air propre sur lui, il incarne une Amérique affairiste et conservatrice qui met en avant les winners, élus de Dieu pour reigner sur le Monde. Dieu, la Famille et la Partie, tout est dit ans son discours prononcé samedi en Caroline du Sud, un des principaux bastions républicains : "Avec ma foi en Dieu, le soutien de ma famille et une foi inébranlable en les vertus de l'Amérique, je suis candidat à la présidence des Etats-Unis." Mais son discours ne s'arrête pas là et il est sans équivoque.
UNE POLITIQUE INTERIEURE VISANT A CASSER LE (MAIGRE) TRAVAIL SOCIAL D'OBAMA
Sans surprise il condamne le bilan de l'actuel président : "Nous n'allons pas rester sans rien faire et accepter la misère dans laquelle nous nous trouvons, car un grand pays a besoin d'être mieux dirigé, le renouveau d'un pays nécessite un nouveau président", omettant de préciser que la crise financière a commencé sous Bush. Mais il va encore plus loin pour s'assurer le soutien de tous ceux que l'Etat interventionniste répugnent : "je travaillerai tous les jours pour que Washington ait aussi peu d'incidence sur vos vie que possible". C'est évidemment là un cadeau aux mouvement Tea Party, aux milices d'extrême droite et plus largement à tous ceux qui ne veulent pas entendre parler de partage des richesses tant sur le plan social que national. Rappelons que le Texas est un riche Etat pétrolier qui, depuis toujours, rechigne à faire profiter l'ensemble du pays de sa manne financière. On le voit, le ton est diamétralement opposé à celui d'Obama : face à la crise chacun pour soi!
UNE POLITIQUE ETRANGERE OFFENSIVE COMME DU TEMPS DE BUSH
"La place de l'Amérique dans le monde est en danger, non seulement à cause d'une politique économique désastreuse, mais à cause de la pagaille incohérente qui passe pour être notre politique étrangère". Loin de faire son Mea-Culpa pour les terribles années Bush, le ton est donc à l'agressivité à l'égard d'Obama. Le fait de rechercher la paix mondiale (même si sur ce point le bilan est mitigé) est considéré par M. Perry comme une preuve de faiblesse. Il prône enfin un repli diplomatique des Etats-Unis, très éloigné de la Real Politik d'Obama au Proche-Orient, par exemple, qu'il estime être "un pied-de-nez à des alliés traditionnels comme Israël et la Grande-Bretagne". Donc l'arrivée de Perry serait, une fois encore la doctrine "America Alone", fanstasme d'une "Eurabia" islamisée, donc décadente, contre laquelle seule l'Amérique offrirait encore un rempart chrétien, donc vertueux (voir : Marc Steyn)
Nous le voyons donc, la relève républicaine se présente comme la continuité en pire de ce que nous avons déjà subi pendant 8 années sous Bush.
Voir aussi : Les autres candidats à l'investiture républicaine
16:35 Publié dans actualité, Etats-Unis, international, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, republicains, politique, international, obama, rick perry, 2012, primaires, présidentielle



