14.05.2012
Le FLNC, un mouvement… très UMP/Le Pen!

Photo : AFP
Vous l'aurez sans doute remarqué, il n'y a eu que très peu d'attentats en Corse depuis le retour de la droite aux commandes en 2002, en comparaison du nombre continu d'attentats observables sous le gouvernement Jospin de 1997-2002! En effet, comment oublier que le mentor de Nicolas Sarkozy est un Corse : Charles Pasqua, l'homme de la Françafrique et du SAC (milice politique contre l'etrême gauche composée de 20 000 membres, souvent anciens de l'OAS, nostalgiques de l'Algérie française et profondément anticommunistes).
Rien d'étonnant alors que le mouvement indépendantiste Corse ait recommencé à fêter l'arrivée de François Hollande à la présidence de la République à sa façon : 21 résidences secondaires ont été victimes d'attentats depuis vendredi et tous les bâtiments portaient une inscription "FLNC" (Front de libération nationale de la Corse). La trêve est donc finie : il faut faire payer à la gauche sa victoire en créant un climat d'insécurité. On peut donc y voir la continuité objective d'une alliance UMP-FLNC.
D'ailleurs, à regarder de plus près les résultats des présidentielles en Corse, on ne peut pas dire que l'Ile de beauté soit franchement indépendantiste et encore moins de gauche révolutionnaire :

Avec un taux d'abstention à peine supérieur à la moyenne nationale (25% contre 20%), la Corse place Sarkozy et Le Pen en tête au premier tour des présidentielles. Et sans surprise donc, la Corse soutient largement Nicolas Sarkozy au Second tour : 56% contre 44% pour Hollande. Avec un Front National et une UMP qui représentent à elles deux à peu près le même score, aucun doute n'est possible! L'Ile de Beauté est bien pro-française car elle valide dans les urnes les thèses très nationalistes de la droite. D'autre part, on pourrait dire que le FLNC, en déterrant la hache de guerre juste après l'élection de François Hollande, mériterait qu'on le rebabtise Front Libéral-National-Capitaliste! Bref, ce genre de nationalisme Corse n'est plus que le sous-traitant de la droite métropolitaine.
16:25 Publié dans actualité, Connerie Nationale, France, politique, sondages | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : actualité, elections, presidentielles, politique, pasqua, corse, sarkozy, ump, hollande, ps, attentats
25.04.2012
Dégager Sarkozy? La bataille n'est pas encore gagnée, la preuve :
En utilisant le simulateur de report des voix proposé par "Fondapol", nous avons voulu tester l'hypothèse d'un recul d'intérêt de la part des électeurs pour le second tour, c'est à dire un plus fort taux d'abstention / vote blanc et nul de l'ordre de 30% cette fois, partant du principe que 10% des électeurs du premier tour sont dans le "ni - ni". Et la surprise est de taille : dans cette hypothèse qui n'a été évoquée par aucun institut, le rapport de force Sarkozy-Hollande devient jeu égal : 50-50!
Donc, pour résumer : rien n'est joué pour le 6 mai! Si les Français veulent dégager Sarkozy, ils ne devront compter que sur eux même en se déplaçant aux urnes. S'ils ne se motivent pas, alors il repassera!

13:33 Publié dans actualité, Blog, France, politique, Science, sondages, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections, presidentielles, france, sondage, sarkozy, hollande, abstention, politique, ump, ps, parti de gauche, verts, pcf, fn, modem
25.10.2010
Le petit timonier de Montpellier finit donc par une sortie de route...

Que dire de Georges Frêche quand, à mon age, on n'a jamais connu que lui aux commandes de Montpellier?
Malgré toutes les critiques qui viennent à l'esprit, il est impossible d'oublier le chaos politique qui va lui succéder... Mais ce chaos avait déjà commencé depuis la rébellion d'Hélène Mandroux après les municipales de 2008. Forte de son élection après avoir été placée par Frêche en 2004, elle s'est crue l'audace de poignarder César dans le dos! Mais il en fallait plus que ça pour abattre le vieil ours qui s'est fait réélire haut la main à la région en 2010 en ayant le culot de prononcer en début de campagne électorale : "il y a 6% de gens cultivés dans la population, je fais campagne pour les cons"!
Ses dérapages verbaux n'étaient pas souvent des accidents : Frêche savait jouer des divisions communautaires pour ensuite arriver comme le seul fédérateur en jouant sur le clientélisme. Par exemple, quand il dit que Fabius "n'a pas un air très catholique", il sait qu'il joue ainsi la carte de l'antisémisme à la fois largement répandu dans les milieux d'extrême droite que dans les cités à forte majorité arabo-musulmane de l'ouest de la ville. Cependant, il est aussi le principal allié du lobby juif montpelliérain en finançant l' "Institut Maïmonide", la rénovation du "Mikvé" médiéval ou le financement par la région du port fruitier de Sète pour les produits en provenance des colonies israéliennes dans les "territoires occupés". Bref il savait froidement compter les points jusqu'à 50+1 et assurer ainsi sa réélection!
On le voit, Frêche ne reculait devant rien en matière de calculs électoraux, et cela fonctionnait parfaitement! C'est ce qui explique que, contre toute attente, malgré le lynchage médiatique dont il a fait l'objet aux régionales, il a laminé tous ses concurrents, moins ancrés que lui dans l'électorat.
Quant à la presse locale, elle lui obéissait au doigt et à l'oeil, avec, comme moyen de contrôle, l'épée de Damoclès des "annonces légales" : si un journal déplaisait ou ne couvrait pas un "événement" voulu par le Monarque, il risquait à tout moment une "coupure" d' "annonces légales" car, rappelons le, Frêche contrôlait à la fois la mairie, l'agglomération et la région, donc presque tous les marchés publics (exception faite du département, par ailleurs parent pauvre des collectivités locales). Ainsi, des dires mêmes des élus, la "Gazette de Montpellier" était la "Pravda" locale au service de son Lénine!
Cependant, Frêche était aussi l'homme d'une parole : ce qu'il disait il le faisait, ce qui est rare pour un élu! Il était l'homme des grands projets pharaoniques : Antigone, Corum, Odysseum notamment. Il avait même lancé en 2009 un New Deal pour la région à la manière de Roosevelt! Son franc parler faisait, d'ailleurs, qu'il déplaisait beaucoup à la direction nationale du PS. C'était un allié encombrant mais incontrôlable, un peu comme De Gaulle avec l'Amérique dans les années 1960. Outre sa ténacité, c'était aussi un bon vivant et il aurait très bien pu reprendre à son compte les paroles de Churchill : "No sport"! C'est un peu cette vie à 100 à l'heure additionnée aux goût des bonnes choses qui ont fini par l'enterrer, mais ce serait à refaire il le referait à coups sûr et on ne pourrait pas l'en blâmer!
Son dernier coup de théâtre datait du mois dernier avec l’inauguration très controversée à Montpellier de cinq grandes statues représentant les “grands hommes du 20e siècle” - de Gaulle, Roosevelt, Churchill, Lénine, Jaurès - auxquels, on le voit, il avait un peu emprunté des traits distincts.
Le principal reproche que le Montpelliérain que je suis aurait à faire finalement à cet homme résolument du Sud - donc grande gueule et très mégalo - c'est finalement d'avoir un peu oublié, avec le temps, pourquoi il se référait à Jaurès, laissant Montpellier devenir peu à peu une ville bourgeoise d'où l'on chasse les classes populaires des faubourgs pour les remplacer par des "bo-bo" au lieu de continuer à jouer la carte de la mixité sociale comme il avait sû le faire dans ses débuts...
Pour finir, mes sentiments vont quand même à sa famille et ses proches que j'espère ne pas avoir blessés par mes mots car je voulais que cet article soit le plus honnête possible et non un hommage ou un pamphlet.
21:53 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : freche, montpellier, ps, politique, languedoc-roussillon, mort, parti de gauche
08.03.2009
Les trotskistes ou le syndrome Front National à gauche
Depuis leurs origines, les trotskistes ont toujours refusé de se placer en parti de gouvernement, si bien qu'ils se sont gardé une virginité jusqu'à aujourd'hui, crachant sur ceux qui exercent des mandats électifs. Ce fut exactement le cas de l'extrême droite jusqu'aux années 1980, mais surtout jusqu'aux années 1990 avec de larges ententes dans les conseils régionaux ou la prise de mairies comme Vitrolles... Et ensuite, preuve à l'appui de leur gestion, les électeurs se sont désintéressés progressivement de leur parti... Peut-être est-ce la raison pour laquelle le NPA refuse toute alliance?
Au second tour des élections présidentielles de 2002, Les Trotskistes sont les seuls, par la voix d'Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière), à avoir appelé à ne pas voter pour Chirac, c'est à dire refuser à la démocratie le droit de se laver de sa propre dérive en montrant au monde entier que l'extrême droite en France n'est pas un courant majoritaire, loin de là. Heureusement, peu d'électeurs ont suivi Arlette dans sa logique du pire : rappelons qu'hitler n'a jamais remporté de majorité par les urnes mais c'est que, profitant de la déliquescence de la République de Weimar, il a surfé sur les 40% des suffrages (dûs à de nombreuses abstentions) pour se faire propulser chancelier! Ainsi, Arlette rêvait-elle secrètement d'un putsch de l'extrême droite pour que commence la Révolution victorieuse des forces néo-bolchéviques...
Bref, sept ans plus tard, en 2009, Olivier Besancenot crée le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) qui n'est rien d'autre que la LCR, c'est à dire le second courant trotskiste en France. Ce parti d'extrême gauche, comme LO, a toujours choisi le vote "révolutionnaire" c'est à dire refuser le jeu de la "démocratie bourgeoise", tout en sachant très bien en jouer : ainsi on sait dans les milieux avertis que la campagne présidentielle de la LCR en 2002 aurait été partiellement financée par le PS pour émietter son elle gauche afin de rester la seule force crédible, stratégie qui s'avéra suicidaire; ainsi on sait aussi qu'en 2007, l'UMP se serait faite une joie de soutenir logistiquement ce parti pour empêcher un front unitaire à gauche, comme sous le gouvernement Jospin, ce qui a fonctionné puisque Sarkozy est aujourd'hui président, même si la candidature de Séglène Royal était déjà un acte de sabotage de la part du ps...
Les trotskistes sont devenus, l'automne 2006, avec le refus d'intégrer les CUAL (Collectifs Unitaires Anti-Libéraux), le cancer qui ne permet plus à l'aile gauche de la gauche de se fédérer, de s'organiser, poussant ainsi le PS dans les bras du Modem, au centre droit., comme on l'a vu à la présidentielle de 2007! Alors, maintenant que se pose la question de refaire, comme en 2005, un front unitaire contre la tournure libérale et anti-démocratique que prend la construciton européenne, cette fois ils veulent faire cavaliers seuls, plutôt que de rejoindre le front de gauche...
Les heures les plus sombres de la gauche française depuis l'après-guerre ont commencé : un parti majoritaire qui part au centre droit, une extrême gauche qui prend de l'ampleur et faisant fi de toute approche constructive et le reste de ce qui fut la gauche essayant de se construire un radeau sur les décombres de ce qui fut le paquebot de la "gauche plurielle" il y a de cela maintenant trop longtemps en arrière pour que cela soit à nouveau possible un jour...
16:51 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, npa, sarkozy, actualité, europe, gauche, société, ps, ump
29.01.2009
Aujourd'hui, 29 janvier, manifestons notre mécontentement!
02:56 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, société, france, grève, ump, ps, cgt
30.11.2008
"M. MELENCHON", le docu-feuilleton du naufrage du Parti Socialiste autour du Congrès de Reims
Ce qui devait être un reportage des webjournalistes de Teletoc est devenu par la force des choses un docu-feuilleton sur les causes du naufrage du PS et par là même du départ de Jean-Luc MELENCHON du Parti Socialiste. Ce petit film en 4 parties intitulé "M. Mélenchon" répondra à beaucoup de questions que ceux qui ne sont pas dans les arcanes du PS peuvent se poser... Mais ce film explique aussi les raisons qui ont poussé Jean-Luc MELENCHON, en homme de convication, à créer le "Parti de gauche". "Moi je ne suis pas au dessus de la mêlée, je suis dedans !" Voilà ce qui peut résumer la démarche de ce personnage hors du commun et haut en couleurs...
1ere partie :
2eme partie :
3eme partie :
4ème partie :
23:34 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, melenchon, parti socialiste, ps, hamon
14.11.2008
Entre le parti socialiste et les Français le fossé se creuse
Le Monde et L'institut de sondages Sofres ont publié aujourd'hui un sondage dont les résultats ne surprendront personne : entre "les Français et le PS, un crise de confiance". Tout est dit. Mais en analysant le document complet - disponible en pdf sur le site sofres (lien) - on trouve aussi des résultats très intéressants concernant les rapports entre les sympathisants de gauche et le parti socialiste qui ne sont pas développés par le journal Le Monde :

20:36 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, parti socialiste, royal, hamon, delanoe, aubry
10.11.2008
Le parti socialiste où l'interminable agonie idéologique
Chassez Ségolène Royal par la grande porte, elle revient par la petite!
Après l'échec de la présidentielle, Ségolène ROYAL reste, néammoins leader du parti socialiste. Nous ne recommencerons par un énième article pour exposer l'arrivisme ségolénien mais plutôt le néant total dans lequel se trouve le parti socialiste à une semaine du Congrès - soit-disant historique - de Reims.
Ce parti apparaît tellement divisé que la synthèse qui s'annonce semble plus être une solution d'appareil qu'une réelle volonté de contruire un projet de société. Après, le vote des motions de la semaine dernière, les rapports de force sont clairement visibles :

18:25 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, parti socialiste, royal, hamon, delanoe, aubry
America is Ba(ra)cK !!!
L'optimisme politique est une denrée rare depuis quelques décennies... Pourtant, on peut être noir, issu d'un père étranger, outsider de la politique traditionnelle et devenir l'homme le plus puissant de la planète! Les Etats-Unis renouent ainsi avec leur mythe fondateur : le self-made-man.
Et Barak OBAMA est un symbole d'espoir sans précédent tant pour l'alternative politique qu'il semble proposer aux Américains, après 8 années catastrophiques sous Bush, que pour les droits civiques, couronnant ainsi deux siècles de lutte, d'abord contre l'esclavage, puis contre la ségrégation et enfin contre la discrimination. Un nouveau chapitre de l'Histoire semble donc commencer à s'écrire...
Mais il ne faut pas attendre des merveilles de la nouvelle administration américaine :
Structurellement déjà, le parti démocrate correspond à la droite modérée en France - c'est à dire de l'aile droite du PS (avec Strauss-Kanniens), en passant par le Modem (même idéologie que l'aile droite du PS), jusqu'aux modérés de l'UMP (ce qui reste du clan chiraquien comme de Villepin). Du coup, on ne peut pas vraiment parler d'une gauche aux Etats-Unis et les questions de redistribution sociale restent toujours limitées. Il faut dire que, coté républicain, contrairement à l'UMP en France, le principe même de redistribution fiscale n'est pas ou très mal accepté. Le bouclier fiscal à 50% réalisé par Sarkozy apparaîtrait là bas comme une mesure encore socialiste!!! Le seul espoir est que le courage politique d'Obama l'amène à réaliser une CMU, comme Chirac l'a fait en France, et sauver les 4 millions de victimes des subprimes, ce qui ne serait déjà pas mal pour un président américain...
Ensuite, en politique étrangère, il y a toujours eu, comme en France, une Union Sacrée : rappelons nous que les deux guerres d'Irak ont été votées avec le soutien des parlementaires démocrates au Congrès. D'autre part, Clinton n'a jamais haussé le ton face à la politique de colonisation israélienne et n'a pas hésité à utiliser la force sans aval de l'ONU en Irak en 1996 et 1998 ou au Kosovo en 1999... La question du retrait de l'Irak devrait donc peu différer de celle qu'aurait mis en place Mc Cain. Dans 16 mois, des dizaines de milliers de soldats américains seront encore en Irak à moins qu'une force régionale ne prenne le relais (et heureusement car sinon ce sera le chaos). Le seul espoir est de voir les Etats-Unis rompre avec l'unilatéralisme diplomatique pratiqué par Bush
Enfin, et c'est là le point le plus important, en matière économique, les Démocrates sont, historiquement, ceux qui sont le plus protectionnistes. Il faut donc s'attendre à ce que l'Amérique se reconstruise de l'intérieur, laissant le reste du monde de dépêtrer dans la crise... Sur ce dernier point, hélas, l'Europe, avec la France en tête (Sarkozy en est le président tournant), est devenue la plus grande gardienne de la mondialisation libérale et cela est visible avec le contrôle qu'elle a sur le FMI (Strauss-Khann) ou l'OMC (Lamy). Il ne faut donc pas s'attendre à un plan de relance économique plus fort en Europe qu'aux Etat-Unis, bien au contraire... Sur ce point, donc, l'espoir pour les Américains risque de virer au cauchemard pour les autres...
En conclusion, en dehors de la leçon de démocratie donnée par les Etat-Unis avec l'élection d'un homme noir, le retour de la droite modérée à la Présidence américaine n'aura pas de grandes retombées positives pour le reste du Monde, mais pas de grandes retombées négatives non plus, ce qui nous changera de l'ère Bush! En revanche, du coté européen, nous pouvons nous faire le plus grand souci : le nouveau petit Bush européen ressemble étrangement à notre Sarkozy...
17:37 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, politique, usa, ps, sarkozy, ump
23.10.2008
A 1 mois du congrès du PS : exit DSK!

Et dire que Dominique Strauss-Kahn aurait pu être le nouveau favori du PS!
Dès fois il y a des affaires qui tombent à point nommer : en devenant directeur du FMI DSK bénéficiait d'un atout supérieur à tous ses rivaux du PS au sein d'un PS qui aurait fait en novembre 2008, une fois de plus la synthèse pour ne pas imploser (alors que la Frabce entière l'espère, sic!). On peut dire que ces événements ne mettent plus le clan strausskahnien en position de force sein du PS, à un mois du Congrès!
Grâce à ces affaires, le public peut, lui aussi, re-prendre conscience à temps que DSK n'est décidément pas un homme politique particulièrement recommandable...
Petit flashback tout d'abord : l'affaire MNEF (l'actuelle Mutuelle des Etudiants qui a du changer de nom à cause de cette affaire)
9 septembre 1998 : une information judiciaire visant trois sociétés sous-traitantes de la MNEF, chargées de la communication et des travaux d'impression, est ouverte. Elle est confiée aux juges Armand Riberolles et Françoise Neher. Démission de Olivier Spithakis, directeur général de la MNEF (depuis 1983!). Plusieurs noms de personnalités du PS ayant eu des liens avec la MNEF circulent dans la presse, dont celui du ministre de l'Economie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn, de Jean-Marie Le Guen, patron de la fédération de Paris, ou Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS. Le Parti Socialiste récuse toute relation avec la mutuelle!
12 janvier 1999 : Ouverture d'une deuxième information judiciaire concernant des escroqueries au préjudice de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), des largesses indûment consenties aux filiales, de présumés emplois fictifs et certaines opérations immobilières.
19 juin 1999 : un rapport provisoire de l'Inspection générale des affaires sociales, accablant pour la MNEF, est rendu public par le journal Le Monde.
14 octobre : Première mise en examen d'un responsable de la MNEF. Ancien chef de cabinet d'Olivier Spithakis, Philippe Plantagenest est poursuivi pour "complicité d'abus de biens sociaux". Le 28 octobre c'est au tour de M. Spithakis d'être mis en examen et écroué pour "recel et complicité de détournement de fonds publics". Un réquisitoire supplétif est délivré par le parquet de Paris aux juges pour "faux et usage" contre Dominique Strauss-Kahn, Olivier Spithakis "et tous autres". -
31 octobre : Dominique Strauss-Kahn s'entretient à Matignon avec Lionel Jospin.
2 novembre : Dominique Strauss-Kahn démissionne de ses fonctions de ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie.
La polémique actuelle : affaire de jupons et népotisme dans les couloirs du FMI
Certes, on l'accuse d'avoir courru les jupons au sein du FMI, jusque là rien de grave dans la tradition française, si ce n'est que cela s'est apparemment suivi de favoritisme, raison pour laquelle deux enquêtes parallèles concernent une subalterne et une jeune étudiante stagiaire... Sur l'aspect moral ou pas de la chose et du maintien au FMI de DSK, le débat matinal de France-info, ce matin entre Denis Olivennes, directeur de publication du Nouvel Observateur et Nicolas Baverez, essayiste, pose le double problème du népostisme de DSK et du respect de la vie privée des hommes publics...
téléchargez le débat de France-info en cliquant ici
Mais si, comme l'a publié Agoravos, l’affaire DSK était-elle l’arbre qui cachait la forêt ?
Dans les dîners mondains, dans le tout-Paris, le directeur du FMI est paraît-il connu pour ses conquêtes amoureuses. Sa supposée relation intime avec une économiste hongroise défraye en ce moment la chronique. Mais cette relation entre adultes consentants est après tout sans conséquence si, comme le dit lui-même DSK, elle ne s’est bornée qu’à un banal échange amoureux. Il y a plus grave. Une vidéo en ligne sur le web explique à mots couverts que DSK aurait pu se livrer à des violences sur Tristane Banon, une jeune journaliste et romancière. Si les faits sont avérés, l’accusation est terrible. Or la victime ne les dissimule pas, mieux, elle accuse le directeur du FMI de l’avoir malmenée. Le mot est faible.
DSK restera donc dans la mémoire collective comme un looser, et l'on sourit en écoutant son spot présidentiel des primaires du PS en 2007 :-p
Coups de reins! Coups de reins!
13:24 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, fmi, strauss-kahn, dsk, société, actualité
07.10.2008
Où est passé le mouvement social ?
Après un printemps 2008 de réduction généralisée du pouvoir d'achat et l'été le plus terne depuis le creux de la crise économique précédente, en 1993, on pouvait s'attendre à ce que le mécontentement des Français se fasse entendre bruyamment... Que nenni !!!
Après les réformes visant à comprimer la fonction publique et plus largement à la préparer, par pans entiers, à la privatisation, on pouvait s'attendre à une très large mobilisation dès la rentrée... Que nenni !!!
Pourtant, hier, le 06 octobre, nos voisins belges ont bien réussi à dépasser les clivages Public/privé et Wallons/Flamands pour provoquer une grève générale de 24 heures! Cela prouve donc que c'est possible aussi en France!
Mais alors, pourquoi diable la France reste-t-elle amorphe?
Petit calendrier politique et syndical :
- les 14, 15 et 16 novembre 2008 : 75ème Congrès national du Parti socialiste qui élira le nouveau 1er Secrétaire du parti.
- 3 décembre 2008 : élections prud'homales visant à élire les nouveaux conseillers pour 5 ans...
- les 11, 12, 13 et 14 décembre : 34ème Congrès national du Parti communiste qui élira le nouveau 1er Secrétaire du parti.
(seule la LCR d'Olivier Besançenot attend 2009 pour fonder son nouveau parti)
Par conséquent, au vu du calendrier politico-snydical, personne, dans ceux qui ont le pouvoir de faire bouger la gauche ne veut prendre le risque d'un mouvement social en période électorale...
Petit Flashback en 2007 :
le syndicat UNEF, co-signataire de la loi Pécresse sur la réforme de l'université française (appuyé par le PS), ne soutient pas le mouvement populaire étudiant qui a mobilisé plus de la moitié des centres universitaires français, malgré une omerta médiatique sans précédent... Sur l'université Paul Valéry Montpellier III, cette même UNEF est même allée jusqu'à organiser un référendum (sans campagne, sans respecter les délais légaux, sans convocation du corps étudiant), se rendant ainsi complice et coupable de soutenir le Président d'université qui avait fait évacuer violemment le campus quelques jours plus tôt par la police (voir article)
Par conséquent, non-contents de ne pas aider le peuple à se mobiliser, certains syndicats ou partis politiques de gauche peuvent servir de soutien à un gouvernement de droite pour casser le mouvement social...

En conclusion, Françaises, Français, il ne vous reste plus qu'à réaliser l'impossible : briser la coquille dans laquelle on vous a invité à vous enfermer depuis plus de deux décennies parce que si vous y restez, vous finirez comme des oeufs durs : bouillis, ou plutôt en bouillie !!!
01:16 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, blog, société, sarkozy, ps, pc, crise financière
17.06.2008
L'alternative à gauche va-t-elle enfin voir le jour?
L'appel de l'hebdomadaire "Politis" lancé, il y a tout juste un mois, pour fonder un nouveau parti de gauche, situé entre l'actuel PS et l'extrême gauche semble reçevoir un certain succès, même si les grands partis et les mass-médias veulent ébruiter le moins possible l'affaire... Pourtant la dynamique est belle et bien lancée, déjà beaucoup de pesonnalités de gauche ont signé cette pétition de soutien à un tel projet :
Paul Ariès, Ariane Ascaride, François Asensi, Clémentine Autain, Christophe Barbillat, Francine Bavay, Hamida Bensadia, Pierre Bergounioux, Jacques Bidet, Martine Billard, Jean-Jacques Boislaroussie, Patrick Braouezec, Bernard Calabuig, Yves Contassot, Eric Coquerel, Emmanuelle Cosse, Thomas Coutrot, Claude Debons, Bernard Defaix, Marc Dolez, Annie Ernaux, Jean-Claude Gayssot, Jacques Généreux, Susan George, Dominique Grador, Robert Guediguian, Michel Husson, François Labroille, Frédéric Lebaron, Jacques Lerichomme, Philippe Mangeot, Roger Martelli, François Maspero, Gérard Mauger, Marion Mazauric, Daniel Mermet, Mohammed Mechmache, Philippe Meyrieu, Claude Michel, Yann Moulier-Boutang, Dominique Noguères, Michel Onfray, Christian Picquet, Christophe Ramaux, Yves Salesse, Denis Sieffert, Patrick Silberstein, Evelyne Sire-Marin, Emmanuel Terray, Rémy Toulouse, Marcel Trillat, Christophe Ventura, Marie-Pierre Vieu, Claire Villiers.
L'appel de POLITIS :
Nous célébrons l’anniversaire de Mai 68.
Le temps n’est toutefois ni aux commémorations, ni à la nostalgie.
La planète s’est profondément transformée. Le capitalisme se fait toujours plus prédateur. Les émeutes de la faim sont le corollaire de l’enrichissement indécent d’une minorité de privilégiés. Les crises financières s’enchaînent et une catastrophe écologique se dessine. Bousculée par un nouveau totalitarisme de marché, la démocratie s’étiole.
C’est à la refondation d’une politique d’émancipation qu’il importe de s’atteler.
En France, le sarkozysme se heurte déjà à la résistance du pays. Dans les entreprises du secteur privé, dans les services publics, à l’école, d’amples mobilisations se font jour.
À quarante ans de distance, deux questions se reposent à nous : quelles perspectives offrir à la colère sociale ? Comment la volonté de changer radicalement l’ordre des choses peut-elle redonner majoritairement le ton à gauche ?
À cet égard, chacun hélas peut le constater, il manque toujours une force incarnant un projet alternatif.
Du côté de la majorité dirigeante du Parti socialiste, les volontés hégémoniques se confirment, et avec elles les tendances au renoncement social-libéral, inspirées des exemples de MM. Blair ou Prodi. Mais la gauche de transformation sociale et écologiste ne doit pas, elle, s’accommoder d’un statu quo qui lui interdit d’espérer changer en profondeur la donne politique.
La menace du bipartisme devient plus forte, avec son choix mortifère ramené à deux variantes de l’adaptation au libéralisme. Tout cela peut nous conduire à des désastres comme celui que vient de connaître la gauche italienne, incapable d’empêcher le retour de Berlusconi aux affaires et littéralement disloquée.
Les municipales et les cantonales viennent pourtant de prouver qu’il existe ici un espace comparable à celui révélé par Die Linke en Allemagne ou d’autres expériences similaires en Europe. Faute de convergence entre des traditions et des cultures jusqu’ici séparées, faute de prendre en compte l’apport des mouvements sociaux et citoyens ayant émergé depuis plusieurs années, le champ des possibles demeurera inévitablement limité : aucune force constituée ne peut rassembler autour d’elle seule.
Les échecs passés nous instruisent des difficultés de l’entreprise. Nous n’en restons pas moins convaincus que c’est le seul horizon porteur d’avenir.
Un cadre permanent pour faire front :
Nous en appelons donc à l’affirmation d’une gauche enfin à gauche. Qui n’oublie plus la nécessité de redistribuer les richesses. Qui soit en phase avec les aspirations des salariés, avec ou sans papiers, des quartiers populaires, des jeunes. Qui conjugue urgence sociale, urgence démocratique et urgence écologique. Qui permette au peuple d’exercer sa souveraineté dans tous les domaines. Qui place l’égalité entre hommes et femmes au cœur de son projet. Qui milite pour un nouveau mode de production et de consommation, soutenable et respectueux des équilibres écologiques. Qui promeuve la construction d’une autre Europe et des rapports de codéveloppement avec le Sud. Qui devienne, ce faisant, une véritable force.
Militants politiques, acteurs du mouvement social et culturel, nous pouvons dès à présent agir de façon coordonnée. Sans préalable sur les engagements des uns et des autres, construisons un cadre permanent qui nous permette, ensemble, nationalement et localement, de réfléchir aux moyens d’une vraie réponse politique aux attaques de la droite et du Medef et d’aborder les grands rendez-vous qui s’annoncent. D’ici l’été, que chacun et chacune se saisisse de cette proposition sur le terrain. Et retrouvons-nous à l’occasion d’un grand rendez-vous national en septembre, afin de prolonger ces échanges.
16:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, europe, france, blog, ps, pcf



