06.05.2010
Les Grecs : cancer pour l'Euro mais chimiothérapie pour les peuples européens!

La flambée de violences que connaît la Grèce inquiète toute l'Europe. Et celles-ci ont occasioné des "dégâts collatéraux" ce mercredi dans une banque d'Athènes (3 morts), en marge de la manifestation de masse contre le plan d'austérité imposé à la Grèce par l'Eurotan (Entendez le Conseil des ministres de l'UE et le FMI dans ce cas précis - pour la définition du mot allez dans les archives!). A l'instar du gouvernement grec, les médias de l'Europe entière se sont offusqués de tels agissements de la part des jeunes grecs...
Mais soyons sérieux : de la même manière que les militaires qui partent à la guerre savent qu'ils peuvent mourir, les banquiers ou leurs subalternes travaillant dans la financent doivent savoir que lorsque l'on part guerroyer en bourse pour voler et piller l'argent du travail (et c'est ce que font les banksters depuis au moins 150 ans), il faut aussi s'attendre à y laisser sa peau un jour! Et puis comme le disait Brecht dans L'opéra de quat'sous : "il y a plus criminel que de cambrioler une banque : en fonder une!" Donc il n'y a pas matière à polémiquer : ce n'est que le début de la guerre, celle contre la finance!
D'ailleurs les Français ne s'y trompent pas: s'ils sont 66% à vouloir "aider" la Grèce, 38% d'entre eux sont déjà pour l'abandon de l'Euro et le retour au Franc, selon un sondage IFOP pour La lettre de l'opinion publié ce mercredi 5 mai. Pour rappel, un sondage de l'IFOP pour Paris Match, publié en février, indiquait que 69% des Français regrettaient le franc.
Derrière ce chiffre généraliste, le rejet de la monnaie unique européenne, malmenée par la crise grecque, est très connoté socialement : 59% des ouvriers et 58% des employés sont favorables au retour au Franc alors que 86% des professions libérales et des cadres supérieurs se prononcent pour le maintien de l'Euro. Les femmes, qui sont en moyenne payées 20% de moins que les hommes sont contre l'Euro à 41% contre 34% pour ces derniers.
On le voit donc, le système vacille et on voit mal comment il pourrait survivre dans une telle adversité, sauf à se montrer plus autoritaire qu'il ne l'est déjà et confisquer le droit encore laissé aux peuples de s'exprimer dans la rue et dans une moindre mesure dans les urnes...
Pour conclure, c'est aux différents peuples d'Europe et d'ailleurs, futures victimes de la dictature de la finance, de se rebeller contre la machine maléfique que celle-ci tente de mettre en place pour les contrer...
01:16 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grece, finance, économie, europe, euro, eurotan, fmi, guerre, revolution



