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15.12.2007

Référendum-plébiscite à l'Université sous forte protection policière pour tuer le mouvement étudiant

Après l'échec de son coup de force de lundi dernier, le président Miossec avait exigé la fermeture de l'université et  fait charger la police dans le campus occasionnant une dizaine de blessés... Dans cet élan, il a organisé un "référendum" surl la question du blocage, au pied levé, le jeudi matin. Pour mener à bien cela, il a fait bloquer une rue entière de Montpellier à la circulation, histoire de laisser le campus fermé, aidé par 150 policiers et gendarmes dans un simulacre de démocratie... Un seul mot d'ordre : répression policière!

Le résumé en images (12 min) :

 

 
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PS : communiqué de presse du SNESUP-UPV :
 
Le SNESup dénonce la banalisation des interventions policières dans et
aux abords des établissements scolaires et universitaires - qui témoigne
d'une stigmatisation récurrente de la jeunesse appréhendée comme un risque
sociétal -, et contre tous les mouvements sociaux (cf les SDF et les
"Enfants de Don Quichotte", samedi, à Paris); cela révèle tant une volonté
de criminaliser toute protestation qu'un profond mépris social de la part
des couches dirigeantes.

    Le groupe Promotion, relayé par les habituels écrits individuels
"spontanés", se félicite du "bon déroulement" de la consultation de jeudi.
    Sans même parler de l'absence de réunion du CA pour en décider, de
l'absence de réponses à la communauté universitaire qui demandait à être
informée des modalités de ce referendum, de l'absence de listes
d'émargement, il fallait, jeudi 13, à l'entrée du portail de l'UPV,
détourner les regards pour ne pas voir, à nouveau, les violentes charges
policières contre nos étudiants. Il fallait volontairement regarder ailleurs
quand un de nos collègues IATOS, ciblé, a été, sans la moindre sommation,
victime de coups de matraques, de violences, menacé de se voir "casser les
doigts" et que sa camera a été arrachée et détruite (ce qui devient une
pratique usuelle de la police pour éviter la diffusion de ses "bavures") !

    Le SNESup, qui déplore tout usage de la violence, assure de sa
solidarité les étudiants blessés et choqués de ces méthodes, ainsi que notre
collègue technicien. On ne comprendrait pas que le président qui a obtenu du
CA un vote pour l'autoriser à poursuivre devant les tribunaux les étudiants
coupables de voies de fait et d'insultes contre des personnels de
l'université n'en fasse pas autant pour entreprendre, en tant que
responsable des personnels, les poursuites nécessaires à la défense de ce
collègue.

    La loi LRU renforce les pouvoirs des présidents. Qu'en ont-ils fait ?
Trop souvent incapables de nouer le dialogue social avec une jeunesse
inquiète de son avenir, d'assurer des débats démocratiques, ils n'ont eu de
cesse de recourir à la répression policière, bafouant eux-mêmes les
"franchises universitaires". Sont-ils aveugles au point de ne pas voir que
la majorité d'entre eux n'aura plus à "manager" que des "collèges
universitaires", privés de masters et de recherche, quand il ne restera plus
qu'une quinzaine d'universités dites compétitives et concurrentielles,
recentrées sur la seule recherche appliquée; tout ce qu'organisent
progressivement les diverses lois et que souhaitent les présidents de région
?

    Dans notre université, la gestion de la crise a relevé de la
dramatisation et de l'incompétence : 2 fermetures administratives, trois
interventions policières en un mois, une seule tentative de dialogue
revendiquée, la suspension du CEVU et l'annulation du CA, sans que ses
membres en soient informés, et la non-convocation de ce dernier en séance
extraordinaire ! Une offre de formation qui ne partira que le 31 janvier
alors que des masters sont en balance dans un jeu concurrentiel déjà imposé
par les autres universités de Montpellier.

    Le SNESup appelle à la poursuite et à l'approfondissement du débat
démocratique sur la LRU mais aussi, maintenant, sur la rénovation des
licences.

    Le SNESup-UPV, dimanche 16 décembre 2007


    Petit NB. Le groupe Promotion, comme d'autres qui se reconnaîtront, ont
de curieux "trous de mémoire" : n'est-ce pas lui qui avait déposé (CA, 21
avril 2001) une motion, aux termes d'une grande actualité :
"- déplore la gestion incohérente de la grève étudiante
- déplore la gestion désastreuse de l'université qui se traduit par
l'instauration d'un climat de défiance nuisible à la bonne marche de
l'établissement,
    en conséquence, le CA demande la démission de l'équipe dirigeante et des
conseils élus afin que l'université opère un redressement immédiat" ?
  N'est-ce pas lui qui avait soutenu une autre motion de "défiance",
déplorant le recours aux vigiles et ³la volonté d¹organiser un referendum
qui aurait nié la légitimité de l¹AG étudiante² ?

16.11.2007

Une évacuation injustifiée de l'université Montpellier III par les CRS : les preuves !

Ce matin à 5 heures, les CRS sont donc venus déloger les étudiants du campus Paul Valéry - Montpellier III au mépris de la loi : seul un péril immédiat peut justifier ce genre d'évacuation selon la loi Chevènement de 1984.

Voilà la situation réelle vue par le recteur lui-même avant qu'il ne décide d'autoriser l'évacuation du campus 48 heures plus tard (Agence de presse universitaire) :

Mercredi 14 novembre 2007,

Mouvement anti-LRU: le recteur s'oppose à l'évacuation de
Montpellier-III

   Le recteur de Montpellier s'est opposé hier soir, mardi 13 novembre
2007, à l'évacuation de l'Université Montpellier-III (Paul Valéry).
   il estime avoir une"divergence de perception" avec le président de
l'université
Montpellier-III sur la question de la sécurité des biens et des
personnes au sein de cet établissement.

"Le président Jean-Marie Miossec m'a informé hier après-midi qu'il
allait demander au préfet de procéder à l'évacuation de l'université. Il
a aussi décidé de fermer l'université. Je lui ai demandé de ne pas
demander l'évacuation et j'ai donné, en tant que chancelier des
universités, un avis défavorable à cette évacuation au préfet", affirme
Christian Nique. Le recteur ajoute: "Le président de Montpellier-III a
eu tort de fermer l'université parce qu'en face des 15 000 étudiants de
cette université, il n'y a que quelques dizaines de perturbateurs. On ne
ferme pas un service public quand il est en capacité de fonctionner.
L'université Montpellier n'aurait pas dû être fermée aujourd'hui. J'en
veux pour double preuve que des étudiants ont pu y entrer aujourd'hui et
que les squatteurs sont toujours là malgré la fermeture et n'ont pas mis
le feu". Le recteur affirme qu'il pourrait être amener à changer de
point de vue "si la sécurité des personnes et des biens était menacée".
"La situation est très différente de ce qui s'est passé lors du
mouvement contre le CPE où il y avait un beaucoup plus grand nombre de
perturbateurs et de réels dégâts. Aujourd'hui, il y a eu certes quelques
dégâts, mais uniquement quelques meubles abimés"
.

Par ailleurs, le recteur de Montpellier demande aux étudiants de
l'académie de s'informer sur la réalité de la loi LRU. "Il y a trop
de manipulations et de désinformations sur cette loi. Je leur demande
aussi de dire non à la violence, de ne pas cautionner les blocages qui
sont le fait d'une minorité et de participer aux AG et aux votes car,
dans le cas contraire, une minorité peut compromettre leur année
universitaire".

Il est donc très clair qu'à Montpellier ou ailleurs les évacuations relèvent de la pure répression politique et non de la sécurité des biens et des personnes tant invoquée!!!!

13.11.2007

La loi Chevènement de 1984 sur le statut des universités est belle et bien morte

Depuis une semaine, le pouvoir, relayé pour ses basses oeuvres par les présidents d'universités, a décidé de réprimer systématiquement le mouvement étudiant qui se met en place et n'hésitant pas à recourrir aux CRS pour ves évacuations musclées.

Ces évacuations, dans l'esprit de la loi chevènement de 1984, sont censées être dérogatoires et à n'utiliser qu'en cas de péril imminent. Les universités étaient depuis considérées comme des sanctuaires où la police n'avait pas le droit d'entrer.

Mais c'était sans compter sur Sarkozy qui met le feu partout!

Donc, pour permettre à une minorité d'étudiants non-grévistes d'aller en cours à Nanterre, ce mardi 13 novembre, une centaine de CRS n'ont pas hésité à charger dans la masse des étudiants grévistes...

Qui sème le vent récolte la tempête M. Sarkozy!

A bientôt! ;-) 

 

12.11.2007

La métamorphose de Alain Finkielkraut en "Stinken Krot"

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La sénilité touche toutes les classes sociales et, semble-t-il, plus vite les philosophes que bon nombre d'intellectuels.

L'état de M. Finkielkraut, déjà devenu préoccupant depuis la campagne présidentielle de 2007,  s'est brusquement agravé depuis une semaine!

Déjà devenu "bouffon du roi" , il a, cette fois, déversé sa haine contre la jeunesse française sur tous les grands médias (toujours promts à servir la pâtée quand il s'agit de défendre le pouvoir en place).

Les étudiants sont donc des "séniles", à la tête d'un "mouvement odieux" refusant "l'ouverture nécessaire"...

Mais, M. Finkielkraut, les etudiant rejettent la loi sur l'autonomie mais ne défendent pas pour autant l'ancien système!

Enfin, voyons quand on voit ce qu'il a produit, en l'occurence vous-mêmes et M. Darcos, rassurez-vous, il n'y a aucune raison de s'attacher à conserver ce qui préexistait!

Le probleme avec votre gouvernement (vous permettrez que je vous y intègre), tout comme avec les idées de Le Pen (dont il s'inspire largement), c'est qu'il pose les bonnes questions mais offre les mauvaises réponses!  

Quand Science Po permet de lire l'avenir du financement de l'enseignement supérieur

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La fondation nationale des sciences politiques, organisme de droit privé créé en 1946,nous révèle ce que sera progressivement, à partir de la rentrée prochaine, le mode de financement des universités, une fois l'autonomie acquise...

 

 

 

 

 

    Le 6 novembre dernier, le directeur de Sciences Po Paris a adressé une lettre aux anciens élèves de l'établissement :

 

Paris, le 6 novembre 2007

Cher X ,

Révolution dans le monde de l'Université et des Grandes Ecoles : le Parlement a décidé cet été que c'est de plus en plus par des crédits d'impôts au bénéfice des particuliers et des entreprises que seront financés les établissements d'enseignement supérieur et de recherche.

Ainsi, 66 % des dons que vous accepteriez de faire à Sciences Po en 2007 seront déductibles du montant de l'impôt sur le revenu que vous paierez en 2008 (dans la limite de 20 % de votre imposition). Et si vous êtes redevable de l'ISF, vous pourrez verser à Sciences Po jusqu'à 50.000 euros au titre de cette imposition.

En somme, vous avez désormais le choix entre verser vos impôts à l'Etat ou bien vous en acquitter, à hauteur des 2/3, par une affectation dont vous décidez vous-même.

Cette révolution financière est aussi une révolution culturelle. Elle me conduit à vous demander de soutenir Sciences Po, à titre personnel, ce que, contrairement aux universités anglaises ou américaines, on n'a pas l'habitude de faire en France. Nous allons être sûrement nombreux à nous concurrencer pour tenter de vous convaincre. Saine émulation !

Alors pourquoi choisir Sciences Po plutôt que les autres ? Et, dans ce cas, à quoi servira votre argent ?

Choisir Sciences Po aujourd'hui, c'est nous juger sur des résultats : l'intégration internationale des études, la diversité sociale du recrutement de nos élèves, la professionnalisation de notre diplôme qui confère désormais le grade de master, la présence de nos chercheurs dans tous les grands débats de société.

Soutenir financièrement Sciences Po aujourd'hui, c'est nous permettre d'être un champion universitaire français dans la compétition internationale. Les idées, le sens de l'innovation, l'énergie, nous les avons, vous le savez. Avec vous, et seulement avec vous, nous réunirons les moyens de réaliser cette ambition.

Vous pouvez plus précisément vous informer sur notre campagne de levée de fonds sur le site : www.construire.sciences-po.fr

Avec toute ma gratitude et l'engagement personnel de mériter votre confiance,

Richard Descoings


Voilà donc l'avenir de l'université, cela se passe de commentaires!  

Autant dire que les facs de lettres finiront à poil !  

04.02.2007

My teatcher is rich...

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Partout le même signal d'alarme en Europe : on privatise l'enseigmement à grande vitesse!

 

- Grèce : trois semaines de lutte… et ça continue !!!!!, Publié mercredi 31 janvier 2007 sur Rebellyon.info :

"Le monde universitaire en Grèce est paralysé. Plus de la moitié des facultés du supérieur (Universités et Haute écoles) sont occupées au niveau national par les étudiants qui refusent la privatisation de l’enseignement grec. Tous les jours des Assemblées Générales sont organisées et des nouvelles facultés s’ajoutent à la liste. Aux côtés des étudiants nous trouvons aussi les professeurs universitaires, les enseignants du primaire et secondaire et plusieurs organisations syndicales".

- Royaume-Uni : "L’école britannique livrée au patronat", par Richard Hatcher. Le Monde Diplomatique, avril 2005 (site)

"On connaissait l’empressement de M. Anthony Blair à satisfaire les désirs du patronat. Notamment en bloquant toute avancée sociale dans les négociations sur le traité constitutionnel. Mais on n’imaginait pas qu’il irait jusqu’à confier au secteur privé les commandes du système éducatif. En transformant l’école en entreprise, le « nouveau travaillisme » montre une fois de plus qu’il incarne l’avenir de l’Europe libérale."

De l'autre coté de l'Atlantique, au Canada : À Sherbrooke, public et privé s’arrachent les élèves:
"Dans une région où 25% des élèves fréquentent une institution privée — 10% de plus que la moyenne provinciale — les écoles publiques et privées se livrent une bataille publicitaire pour attirer la clientèle étudiante. Après que les écoles publiques aient réagi à la popularité croissante de ses rivaux en offrant des programmes d’étude spécifiques tels que sciences et informatique, sports, arts et éducation internationale, le secteur privé sent que la compétition est beaucoup plus grande."

Voir aussi le "Financement privé du réseau public d'éducation : Le cheval de Troie des marchand, par henri Goulet.


 

En France, les grands médias n'en font pas un thème de campagne, bien au contraire, ils essaient de faie dans la "pédagogie" pour expliquer les bienfaits du privé:

 

- "Le livre du Jour", présenté par Philippe Vallet sur France-Info, lundi 29 janvier 2007 :  "Le grand méchant marché. Décryptage d'un fantasme français", David Thesmar, Augustin Landier, Flammarion

Les deux économistes, Augustin Landier et David Thesmar, essaient de comprendre pourquoi les Français n'aiment pas le capitalisme financier à travers l'histoire économique de notre pays... On nous explique rapidement que la France des Années 20 était très proche des Etats-Unis aujourd'hui en ce qui concerne le rapport à la finance : les Français aimaient la Bourse. Mais que depuis la crise des années 30 nous semblons touchés par une maladie qui nous rend frileux et les privatisations ont surtout servi aux capitaux étrangers. Jusque là c'était un résumé d'histoire de l'économie. Mais face au journaliste, les auteurs expliquent esquissent des propositions, notamment concernant l'enseignement supérieur qu'il faut forcément "ouvrir au partenariat privé" pour redorer l'image de la finance chez les jeunes et dynamiser les enteprises avec des partenariats...

- "Université : des chaires financées par le privé ? ", par catherine Rollot, publié dans Le Monde du 27/10/2006 :

"Je ne vois pas pourquoi (les entreprises) ne pourraient pas faire des dons à des universités pour que des enseignements soient plus développés qu’ils ne l’étaient avant. Il faut arrêter ce cloisonnement stupide." Lors du débat des candidats PS à l’investiture présidentielle, Dominique Strauss-Kahn a défendu, le 24 octobre, la diversification des ressources des universités. " Pour moi, il n’y aurait pas de scandale à ce que la chaire de physique nucléaire de Paris-VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c’est bon pour son image", avait-il déclaré en septembre dans Libération.

Contrairement à des pays comme les Etats-Unis ou le Japon et, dans une moindre mesure, le Royaume-Uni, le financement de l’enseignement supérieur français est encore essentiellement public. En 2004, l’Etat a participé à hauteur de près de 75 % au financement des formations supérieures. Les fonds privés pèsent 18,4 % dont 12 % via les droits de scolarité. Seuls 6,4 % proviennent des entreprises.

Pour l’essentiel, cette contribution est utilisée dans la recherche. Beaucoup de laboratoires universitaires ont signé des conventions avec des entreprises pour financer équipes et matériel.

Plus indirectement, via la taxe d’apprentissage, l’argent du monde économique est également affecté à des formations professionnalisantes. Mais les entreprises n’ont pas vraiment franchi jusqu’ici les portes des campus pour subventionner ouvertement matériel, bâtiments ou enseignements.

L’idée commence pourtant à faire son chemin. Le 18 janvier 2007, le Collège de France devrait inaugurer une chaire d’innovation technologique financée par la fondation Bettencourt-Schueller, présidée par Liliane Bettencourt, principale actionnaire de L’Oréal et deuxième plus grosse fortune de France. Ses dons, dont le Collège de France ne précise pas le montant, permettront de financer heures de cours et séminaires.

" Depuis cinq ans, nous travaillons sur ce projet", explique Pierre Corvol, nouvel administrateur du Collège, où il est aussi professeur. "Mme Bettencourt a décidé de financer cette chaire sur sa fortune personnelle. Nous avons une liberté totale, sur les thèmes de recherche mais aussi sur la personnalité qui va l’animer", précise-t-il.

La vénérable institution espère ne pas en rester là. " Je serais heureux que cette initiative donne des idées à d’autres entreprises, car aujourd’hui on ne peut pas tout attendre de l’Etat", considère M. Corvol.

A l’université de Marne-la-Vallée, son président Yves Lichtenberger partage la même analyse. En pointe sur les formations professionnalisantes, l’université planche sur la création d’une chaire en collaboration avec Veolia. Elle porterait sur les services de protection de l’environnement. Ouverture prévue à la rentrée 2007. " La collaboration avec Veolia nous permettrait d’avoir des moyens supplémentaires pour faire venir, par exemple, des chercheurs étrangers", explique le président de l’université.

Ces premiers projets feront-ils boule de neige ? Juridiquement rien n’empêche les universités de recevoir de l’argent privé. Restent les barrières psychologiques et idéologiques. Au fil du temps, les deux mondes ont appris à se connaître, à se faire confiance. Le développement de formations professionnalisantes qui nécessite des passerelles entre université et entreprise y a beaucoup contribué.

" Là où il existait ce type de formation, les plus sceptiques ont eu la preuve que les deux partenaires pouvaient travailler ensemble intelligemment, sans ingérence", constate Yves Lichtenberger.

La prise de conscience des faiblesses de l’université française dans un marché de la formation de plus en plus mondialisé pousse le monde universitaire à être plus pragmatique.

" L’université a besoin d’argent et il n’y a pas trente-six façons d’en trouver", analyse Yannick Vallée, vice-président de la Conférence des présidents d’université. " L’Etat doit continuer à jouer un rôle majeur mais nous savons que ce ne sera pas suffisant. Outre, la question de l’augmentation des droits d’inscription, la recherche de nouvelles sources de financement, entreprises et collectivités locales, doit être posée et envisagée."

 

 

Si le service public de l'enseignement est une notion qui a encore un sens, il est temps de prendre conscience que cela risque bientôt de n'être plus qu'un terme réservé aux historiens!