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10.08.2011

La crise finale du capitalisme est amorcée

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Vingt ans après le Bloc communiste, c'est donc maintenant le bloc capitaliste qui présente une crise structurelle qui devrait lui être fatale. Depuis 5 ans, le système financier mondial n'en finit pas de panser ses plaies mais la crise ne passe pas. Pire, elle s'aggrave et le mois d'août 2011 restera sûrement dans les annales en la matière! En effet, malgré les différents plans de sauvetage de la Grèce, la zone Euro s'enfonce dans la crise. Les Etats-Unis en perdant leur triple A ont aussi perdu, vendredi 5 août, une grande part de leur prestige. Même la Grande-Bretagne, véritable Mecque du capitalisme, est secouée par des émeutes sans précédent que même les autorités ne peuvent contenir... Si l'on ajoute à tous ces facteurs celui de la crise mondiale de l'offre sur le marché des matières premières et des céréales, tous les ingrédients d'une pénurie durable, incompatible avec les impératifs de croissance, sont réunis.

 

Le capitalisme : une idéologie démasquée

Dès lors, le capitalisme est, comme dans les années 1930, exposé, mis à nu dans ce qu'il est avant tout une idéologie et non une "loi naturelle". Tous les ressorts sur lesquels il se base s'effondrent un à un, révélant l'imposture que celui-ci représente. La principale imposture sur laquelle repose le capitalisme est que la croissance des profits serait le moteur de la croissance économique. En réalité il n'en est rien : le capitalisme ne favorise que la concentration des richesses entre un nombre réduit d'acteurs. Avec la mondialisation économique, les centres capitalistes se sont multipliés, donnant l'impression d'une diffusion des richesses de par le Monde. Mais, tels les vases communiquants, ce sont les pays riches qui se sont sabordés au profit de pays émergents, les capitalistes réalisant, au passage, une plus-value en faisant migrer leurs activités de production des premiers vers les seconds.

 

L'imposture capitaliste ou la pyramide de Ponzi comme fondement

Les gains réalisés par les capitalistes ont donc été démultipliés sans connections avec l'économie réelle et sans volonté de péréniser une système vertueux, bien au contraire! Pour faire simple, le capitalisme est en fait une sorte de pyramide de Ponzi : les capitalistes doivent convaincre la masse des épargnants/citoyens du bien fondé de leur gestion pour les convaincre de participer au marché dans l'espoir de profits communs futurs. Mais, en réalité, pour capitalistes financiers, seul compte les gros rendements à court terme. Dans cette perspective, même les entreprises capitalistes transnationales ont été obligées de trouver de nouvelles façon de faire exploser leurs profits, même si la demande, sur le marché, stagnait. C'est la fameuse technique de profits par réduction des coûts, déguisée en "gains de productivité" par le verbiage des économistes. Dans les faits, on supprime des emplois dans la production industrielle, agricole ou de services dans les pays "développés" et on "délocalise" ceux-ci dans des pays dits "émergents" tout en continuant à faire consommer aux pays "développés" ce qui est "délocalisé". Or, en procédant ainsi on ne fait pas que déséquilibrer la balance commerciale des pays développés: on casse la croissance économique de ces derniers. Donc, vient le moment où les consommateurs des pays "développés" ont vidé toute leur épargne et vivent au dessus de leurs moyens. C'est à ce moment là que la pyramide de Ponzi qu'est le capitalisme explose : la base cesse de nourrir le haut de la pyramide. C'est donc un mensonge de penser que l'on peut réformer le capitalisme : il n'y a pas de plan B! Un bon exemple est l'affaire Madoff : l'ancien responsable de l'autorité de contrôle de la bourse de New-York, sans doute bien inspiré par ce qu'il a dû constater en voyant les coulisses du capitalisme, avait constitué une pyramide de ponzi évaluée à 50 milliards de dollars, juste en "plaçant" l'épargne de personnes qui lui faisaient confiance mais en fait il leur dérobait la somme sans que personne ne s'en aperçoive... Jusqu'au jour où, sous le poids de la crise boursière américaine, elle éclata en 2008, laissant tout le monde ruiné!

 

Demain la démocratie autoritaire...

Bien évidemment, il n'est pas question, pour les capitalistes que la pyramide de Ponzi n'explose. Donc, dans les semaines et les mois à venir, les politiques, les économistes, vont tout faire pour essayer de garder le contrôle de la situation, bien qu'ils n'aient pas de solution. Les techniques sont déjà en oeuvre : d'une part, il s'agit de rassurer les "marchés" en pratiquant la surenchère des plans de refinancement des dettes souveraines couplés à des plans d'austérité sans précédent; d'autre part, il s'agit de focaliser l'attention du peuple sur sa sécurité en brandissant le péril "anarchiste" comme c'est le cas en Grèce depuis 2 ans ou en Grande-Bretagne depuis quelques jours...

Le capitalisme étant un système taillé pour un nombre restreint de bénéficiaires mais ayant aussi besoin de rester dégagé de l'emprise étatique, il préfèrerait donc une démocratie autoritaire. En effet, la démocratie réelle est trop dangereuse pour sa survie car elle tend vers l'égalitarisme, tandis qu'en dictature le risque est permanent de se voir confisquer ses capitaux selon le goût de l'autorité.  La démocratie autoritaire, visera donc à péréniser le capitalisme en faisant payer au peuple le coût du hold-up dont il a été victime à ses propres cambrioleurs. Le fait de payer la "protection" contre ceux qui vous rançonnent a un nom : on appelle cela un système mafieux! Voilà donc le système qui se met en place sous nos yeux et qu'il va falloir combattre!

Voir aussi un article complémentaire publié par Edwy Plenel dans Mediapart : Contre la dictature financière, la révolte nécessaire

10.11.2008

America is Ba(ra)cK !!!

obama.1201801546.jpgL'optimisme politique est une denrée rare depuis quelques décennies... Pourtant, on peut être noir, issu d'un père étranger, outsider de la politique traditionnelle et devenir l'homme le plus puissant de la planète! Les Etats-Unis renouent ainsi avec leur mythe fondateur : le self-made-man.

Et Barak OBAMA est un symbole d'espoir sans précédent tant pour l'alternative politique qu'il semble proposer aux Américains, après 8 années catastrophiques sous Bush, que pour les droits civiques, couronnant ainsi deux siècles de lutte, d'abord contre l'esclavage, puis contre la ségrégation et enfin contre la discrimination. Un nouveau chapitre de l'Histoire semble  donc commencer à s'écrire...

 

 

 

 

 

Mais il ne faut pas attendre des merveilles de la nouvelle administration américaine :

 

Structurellement déjà, le parti démocrate correspond à la droite modérée en France - c'est à dire de l'aile droite du PS (avec Strauss-Kanniens), en passant par le Modem (même idéologie que l'aile droite du PS), jusqu'aux modérés de l'UMP (ce qui reste du clan chiraquien comme de Villepin). Du coup, on ne peut pas vraiment parler d'une gauche aux Etats-Unis et les questions de redistribution sociale restent toujours limitées. Il faut dire que, coté républicain, contrairement à l'UMP en France, le principe même de redistribution fiscale n'est pas ou très mal accepté. Le bouclier fiscal à 50% réalisé par Sarkozy apparaîtrait là bas comme une mesure encore socialiste!!! Le seul espoir est que le courage politique d'Obama l'amène à réaliser une CMU, comme Chirac l'a fait en France, et sauver les 4 millions de victimes des subprimes, ce qui ne serait déjà pas mal pour un président américain...

 

Ensuite, en politique étrangère, il y a toujours eu, comme en France, une Union Sacrée : rappelons nous que les deux guerres d'Irak ont été votées avec le soutien des parlementaires démocrates au Congrès. D'autre part, Clinton n'a jamais haussé le ton face à la politique de colonisation israélienne et n'a pas hésité à utiliser la force sans aval de l'ONU en Irak en 1996 et 1998 ou au Kosovo en 1999... La question du retrait de l'Irak devrait donc peu différer de celle qu'aurait mis en place Mc Cain. Dans 16 mois, des dizaines de milliers de soldats américains seront encore en Irak à moins qu'une force régionale ne prenne le relais (et heureusement car sinon ce sera le chaos). Le seul espoir est de voir les Etats-Unis rompre avec l'unilatéralisme diplomatique pratiqué par Bush

 

Enfin, et c'est là le point le plus important, en matière économique, les Démocrates sont, historiquement, ceux qui sont le plus protectionnistes. Il faut donc s'attendre à ce que l'Amérique se reconstruise de l'intérieur, laissant le reste du monde de dépêtrer dans la crise... Sur ce dernier point, hélas, l'Europe, avec la France en tête (Sarkozy en est le président tournant), est devenue la plus grande gardienne de la mondialisation libérale et cela est visible avec le contrôle qu'elle a sur le FMI (Strauss-Khann) ou l'OMC (Lamy). Il ne faut donc pas s'attendre à un plan de relance économique plus fort en Europe qu'aux Etat-Unis, bien au contraire... Sur ce point, donc, l'espoir pour les Américains risque de virer au cauchemard pour les autres...

 

En conclusion, en dehors de la leçon de démocratie donnée par les Etat-Unis avec l'élection d'un homme noir, le retour de la droite modérée à la Présidence américaine n'aura pas de grandes retombées positives pour le reste du Monde, mais pas de grandes retombées négatives non plus, ce qui nous changera de l'ère Bush! En revanche, du coté européen, nous pouvons nous  faire le plus grand souci : le nouveau petit Bush européen ressemble étrangement à notre Sarkozy...

 

 

11.09.2008

Attentats du 11 septembre 2001 : 7 ans après la version officielle est plus que jamais battue en brêche...

 

Après les attentats du 11 septembre 2001, une commission américaine a enquêté pendant 19 mois sur " les faits et les circonstances liés aux attaques terroristes " et a remis son rapport final le 22 juillet 2004...

Le moins que l'on puisse dire, c'est que compte-tenu de l'ampleur des attentats et de leur nombre cette enquête a été un eu expéditive : à titre de comaraison, l'enquête du crash sur l'avion TWA 800 (17/07/1996) a duré 4 ans!!!

La note de l'éditeur qui a publié le rapport  se termine ainsi : "Ce rapport, terrifiant, se lit comme un récit d'espionnage. C'est un formidable outil d'analyse géopolitique. Une plongée dans les rouages et les coulisses du pouvoir des Etats-Unis. Un tableau du terrorisme d'aujourd'hui et de demain".

En effet, on peut se demander s'il s'agit plus d'une réelle volonté de faire éclater la vérité ou si, au contraire il s'agit de produire une vision acceptable des faits?

Toujours est-il que la contre-enquête de la société civile, elle, continue l'nequête qui est loin d'être close! Malheureusement les différentes versions alternatives sont très inégales: allant de la pure spéculation au travail ultra-documenté. Cependant, toutes on l'avantage de souligner les faiblesses de la thèse officielle qui passe pour de moins en moins crédible...

 

Quelques films clé :

- Loose change-final cut : la version ultime du film conspirationniste qui a fait le tour du monde (VO) :

 

 

- Press for the truth : plus professionnel que loose change, réalisé par des journalistes américains (VOSTFR) :

 

-Eyewitness : un témoin filme les twin towers depuis le quai d'en face... Edifiant! (VOSTFR)

 

- BBC2 - Conspiracy Files : "The Third Tower" - 60 mn - 6 juil. 2008 (VO):

03.09.2008

A l'heure où l'on parle d'exclusion de la Russie du G8, gros plan sur une institution obsolète :

Le G8 est un groupe de discussion et de partenariat économique rassemblant huit pays parmi les plus puissants économiquement du monde: les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l'Italie, le Canada, et la Russie. Le G8 représente environ la moitié de l'économie mondiale. Cette institution a évolué lentement : G6 à sa création en 1975, puis G7 avec l'intégration du Canada en 1976, il a fallu attendre 1998 pour voir le groupe s'élargir à la Russie et devenir le G8.

Cette institution est, à juste titre, largement décriée par bon nombre de citoyens militants alors, pour s'amuser, nous avons fait un état des lieux des actuels membres du G8 et de autres puissances économiques qui n'en font pas partie alors qu'elles n'ont rien à envier à ses membres. Et là, surprise! On se rend compte que si l'on intègre toutes les puissances économiques comparables aux membres du G8 on se retrouve avec un G14 qui, d'ailleurs serait beaucoup plus représentatif en termes de population: on passerait d'un G8 représentant, certes, 46% du PIB mondial mais seulement 13% de la population mondiale à un G14 qui représentent 70% du PIB mondial mais surtout 56% de la population mondiale!

Etonnament cette proposition n'est pas à l'ordre du jour... Peut être parce que les nouveaux membres seraient, pour la plupart, issus du Tiers-Monde ?

Pourtant, comme le précise le président russe, Dmitri Medvedev, Interviwé par Euronews: "Même au sein du G8, on a bien compris que sans des pays comme la Chine ou l’Inde, sans l’utilisation des mécanismes de consultation extérieure, beaucoup de décisions prises par le groupe des Huit ne seraient pas valables, et encore moins si elles étaient prises sans la Russie".

G14project copie.jpg


















(cliquer sur l'image pour l'agrandir)


27.08.2008

Hacker britannique contre Men in Black ?

L'affaire McKinnon est une première du genre : non seulement un des plus grands hackers de tous les temps risque l'extradition aux Etats-Unis mais il a aussi des révélations fracassantes à faire sur ce qu'il a vu :

Un Génie Livré Aux USA envoyé par Face_Occulte_De_Nos_Etats

 


 

Article original : Le hacker anglais Gary McKinnon livré aux USA le 31 août ? Bonjour l’angoisse ! Publié sur www.tlaxcala.es, le 24 août 2008 par M. PORCHERON :

Il s’appelle Gary McKinnon, rappelez-vous, il est anglais, il a 42 ans et une passion, disait-il, les extraterrestres quand boosté à l’anodin pétard, notre informaticien super-hacker était loin de penser qu’un jour il risquerait de finir sa vie dans une cellule quatre étoiles aux Etats Unis, livré par la justice de son pays depuis le 30 juillet dernier.

Aux dernières nouvelles, il devrait être définitivement fixé à la fin du mois d’août. S’il en réchappe, il abandonnera le clavier pour un jeu plus tranquille, genre sudoku.

Car Gary McKinnon est l’auteur d’un coup génial : entre février 2001 et mars 2002, cet expert a piraté, y rentrant comme dans du fromage blanc, des dizaines d’ordinateurs de la Nasa, de l’Armée de l’Air et de la Marine américaine. Le tout sans jamais quitter sa modeste chambre du modeste appartement du nord de Londres, à Enfield, prêté par la tante de sa copine, ont précisé ses amis pour qui, cela va de soi, il n’est ni un « terroriste » ni même un hacker malveillant. Pénard dans son bedroom, c’est logiquement qu’il s’était choisi un pseudo pour le net adapté à sa vie : « Solo ».


Mephisto ? Non, "Solo"

Un hacker de génie. Qui passait sa vie devant son ordinateur personnel lequel n’avait plus de secret pour lui. Supposons : s’il a pénétré ces réseaux militaires ultrasensibles, c’est uniquement pour découvrir des informations secrètes sur les vaisseaux extraterrestres. En réalité, comme des milliers de passionnés d’OVNIS (et de fans de la série X-Files), il est en effet persuadé que les autorités américaines nous cachent la vérité.... «Ce n'est pas qu'un intérêt pour les petits hommes verts ou les soucoupes volantes, expliquait McKinnon à la BBC. Je crois qu'il y a, ou qu'il y a eu dans le passé, des vaisseaux spatiaux qui circulent sur Terre sans que le public soit au courant.» Il est aussi convaincu que les militaires américains ont récupéré un système de propulsion par antigravité, qu'ils gardent secret.

Une passion qui s’est rapidement transformée en obsession, ajoutent ses amis sur le net. Ils ajoutent : à force de surfer internet, Gary McKinnon, qui délaissait sa salle de bains et vivait, comme un reclus, en peignoir dans son appartement, a fini par perdre sa petite amie, son travail, son anonymat...et, on le verra, son ordinateur désormais sans connexion à Internet. Un ordinateur réduit au rang de machine à écrire. Ce n’est pas une vie.

Le jour où cet administrateur système de formation pénétra les réseaux US, pour fêter ça, il se fit livrer une pizza napolitaine spéciale (nul n’est parfait). Comme c’est connu, dans les temps qui sont les nôtres, faîtes l’essai par téléphone, le livreur de pizza –casqué- arrive chez vous plus vite que la police- casquée mais pas seulement. Il n’avait pas avalé la dernière olive de sa pizza que déjà la justice américaine lançait un avis mondial de recherche, contre un (alors) inconnu accusé par les plus hautes autorités de l’hyper-puissance du « plus grand piratage informatique militaire de tous les temps ». Dégâts évalués : autour de 700 000 dollars,  un chiffre relativement faible au regard des sommes quotidiennement traitées par les administrations visées.

Selon les accusations portées contre lui, il se serait approprié 950 mots de passe et il aurait détruit des informations vitales pour la marine US. Il aurait réussi à s’introduire par effraction dans 53 ordinateurs de l’armée, ce qui aurait forcé les responsables à fermer 2000 ordinateurs de la zone militaire de Washington,

pendant 24 heures, occasionnant des coûts imprévus de presque un million de dollars. Il est accusé d'avoir mis à mal 300 ordinateurs de la base navale de Earle (New Jersey) peu après les attentats du 11 septembre 2001, etc, etc...

De là à accuser McKinnon d’être à l’origine de la débâcle irakienne, des lourdes pertes de l’économie américaine, de la crise des subprimes, de la chute de l’hypo-président Bush, etc, etc...il n’y aurait qu’un pas. Le discret et flegmatique Gary  a été catapulté au rang d’ennemi public numéro un aux Etats-Unis, de terroriste d’un nouveau type, le cyber-terroriste. À son insu et sans que « le grand public » le sache.

Si vous avez manqué les chapitres précédents : Cette histoire à la fois fabuleuse et pathétique – aujourd’hui elle ne fait rire personne- remonte à plus de six ans. Une fois découvertes les gigantesques « anomalies » informatiques qu’ils enregistrent, les plus fins limiers US font intervenir leurs Global Positioning Systems les plus sophistiqués, parviennent à loger l’intrus à Londres, comme quoi, soit dit en passant, il est plus facile et plus rapide de mettre la main sur un mangeur de rosbif, le visage crevette rose et le cheveu tirant sur le roux, que sur le bouffeur de yankees le plus recherché de l’histoire,  le visage basané et une barbe tirant sur le blanc. Il faut bien plaisanter.

Et McKinnon lui ne se cache pas, ne change pas de domicile, ne voyage pas, ne complote pas, n’est animé d’aucune mauvaise intention. Quand les Américains demandent à leurs homologues anglais d’aller signifier au hacker de génie la litanie de chefs d’accusation que la « justice » de Washington à rédigé avec minutie, McKinnon, en peignoir, vaque à ses occupations. Et quand les police officers de sa Très Gracieuse Majesté – qui auparavant avaient installé un périmètre de sécurité autour de la maison afin d’éviter une fuite par l’escalier de service ou par une porte dérobée – frappe à sa porte, McKinnon ouvre comme il aurait ouvert au livreur de pizza. Il ne se cache pas, on l’a dit, il n’en a jamais eu l’idée, comme il ne cachera jamais s’être introduit à distance dans les ordinateurs américains.

Que lui disent ces envoyés très spéciaux ? Nous n’avons rien contre vous, la justice britannique n’a rien  à vous reprocher, mais nous avons un message recommandé pour vous. La justice américaine en a après vous. Vous êtes inculpé par la justice fédérale américaine de huit chefs d'accusation de crimes informatiques commis dans 14 Etats différents. Ne quittez pas le territoire britannique. Vous recevrez bientôt une convocation.

Là commence un parcours judiciaire marathonien du prévenu, qui vient de se terminer fin juillet : préparez quelques affaires personnelles, vous allez être extradé vers le pays requérant, les Etats Unis. C’est une affaire de quelques semaines. Avant la fin du mois d’août, vous goûterez aux charmes d’un pénitencier tout équipé dernier modèle – vous y bénéficiez déjà d’une réservation de longue durée, entre 60 et 70 ans- comme seuls nos amis américains savent en faire.

Pour des raisons bassement politiciennes, cet homme risque ainsi de sortir de prison quand il aura 110 ans. Ça fait cher payer... la mauvaise sécurisation de sites web, non ?!

McKinnon qui au fil des ans, est devenu un personnage (hélas) célèbre dans son pays – son cas est nettement plus connu sur le web que dans la « grande presse » mondiale  – est aujourd’hui autant entouré de médecins (pour méchante déprime légitime) que d’avocats. Lesquels ne font que répéter la même chose depuis le début : si leur client doit être jugé, il doit l’être par la justice de son pays, en qui ils n’arrêtent pas de croire. Si »crime » il y a, il a été commis en territoire britannique.

Hélas, ces avocats, au nom de McKinnon, toujours prévenu libre, en liberté surveillé,  au chômage forcé, ont épuisé tous les recours de la «justice » britannique, qui ayant entre ses mains une hot potato et soucieuse  d’être prévenante et complaisante envers la « justice », celle de M. Bush ne l’oublions pas, avec probablement derrière la tête l’idée d’un renvoi d’ascenseur un jour ou l’autre, livre donc McKinnon, aussi facilement qu’un livreur une pizza.

McKinnon n’aura pas eu l’occasion de profiter des senteurs printanières londoniennes, car plus que tendu, fébrile, il attendait comme le messie l’ultime décision de la Chambre des Lords le 30 juillet dernier. Le hacker de la NASA en appelle à la chambre des Lords .En effet en mai 2007, la Haute cour de Londres ayant autorisé son extradition vers les Etats-Unis pour y être jugé devant un tribunal militaire américain,  il ne restait  plus aux avocats que le recours d’appel auprès des Law Lords,  la plus haute cour britannique...qui a rejeté cet appel et confirmé l'extradition du hacker. Les avocats ont annoncé qu'ils allaient "immédiatement" se pourvoir devant la Cour européenne des droits de l'Homme.

Les Américains attendent McKinnon de pied ferme. Ils parlent de cette affaire comme étant l’affaire du siècle. Ses avocats craignent plus que jamais les 60 ans de prison pour McKinnon, s’il est reconnu coupable de sabotage, et pourquoi pas une tenue orange sur mesure que les G.O de Guantanamo réservent à leurs pensionnaires. Le temps n’est plus où McKinnon considérait que l’orange est une couleur qui irait bien avec sa courte chevelure de rouquin. On se souvient que McKinnon avait alors donné une interview pour exprimer sa peur de finir dans la prison de Guantanamo pour violation de la loi américaine sur la lutte contre le terrorisme.

The fall guy ?

Cela étant, si quelqu’un devait tomber, ce serait plutôt le responsable informatique  américain qui avait sous sa coupe le réseau réputée le plus sûr du monde, a fortiori après les attentats du 9/11. Or, McKinnon a révélé sans le vouloir, que ces ordinateurs n'étaient pas sécurisés !
Pour le gouvernement américain, ce piratage “était intentionnel et calculé pour influencer et affecter le gouvernement américain par intimidation et coercition “.

En conséquence de sa conduite, des dommages ont été causés aux ordinateurs en mettant à mal leur intégrité, disponibilité et fonctionnalités des programmes, systèmes, informations et données”, avait précisé un juge américain qui à la fois perdait là une occasion de se taire et révélait à la terre entière la fragilité – une fragilité de plus- d’un méga-système qui devait protéger - en théorie- les USA de toutes les attaques « terroristes » qui n’allaient pas manquer de mettre le feu à la planète.

La justice américaine veut la peau de Gary McKinnon. Selon ses avocats, la justice américaine a fait pression sur leur client, en essayant de l'intimider pour qu'il accepte de plaider coupable devant un juge américain. Les hommes de loi ont révélé aussi que les autorités américaines auraient proposé un marché à son client, marché qui consisterait à lui assurer une peine de prison réduite s’il cessait de lutter contre son extradition. L’offre a bien évidemment été rejetée, mais surtout qualifiée d’ « approche illégale ». S'il ne coopère pas, cela pourrait être considéré comme un acte de terrorisme et valoir de la réclusion en quartier de haute sécurité. Dans le cas contraire, il prendrait entre 37 et 46 mois, serait rapatrié en Angleterre et serait libéré sur parole, après une condamnation pour « atteinte significative à la sécurité nationale ».

Vraiment très sympa, McKinnon qui, à toutes fins utiles, a donné aux Américains les clés de sa brillante opération purement technique : il a utilisé un programme appelé "Remotely Anywhere" pour pirater des postes de nuit des agences de sécurité américaines, lorsque tous les employés sont partis. Cet « Arsène Lupin » de l’informatique s’est alors fait prendre à cause du décalage horaire entre Londres et les Etats-Unis, un employé s’étant vite rendu compte de l’intrusion, dit encore un site ami du hacker. C’est aussi simple que ça. «J'ai découvert que les militaires américains utilisaient Windows, raconte l'ancien administrateur de réseaux informatiques, et j'ai cherché à voir si certains ordinateurs étaient mal protégés.»

« Gary » joue très gros. Déjà privé d’Internet, il a perdu le flegme très British du « Wait and See ». S’il perd également devant la Cour Européenne des droits de l’homme, avant la fin du mois d’août, il aura le titre très peu envié du premier pirate britannique à être extradé vers les Etats Unis.

Tout comme l'ancien pirate informatique américain Kevin Mitnick, accusé dans les années soixante d'intrusion dans un ordinateur du Pentagone, le pirate britannique Gary McKinnon a droit à un site Web prenant sa défense. Le site « Free Gary » assure ainsi un suivi quotidien des péripéties judiciaires du pirate et permet aux internautes de faire connaître leurs points de vue et leurs opinions sur cette histoire. Cependant, ils ne peuvent espérer une réponse directement de McKinnon puisqu'une des conditions pour sa remise en liberté est de ne pas utiliser d'ordinateur ayant un accès Internet...

Au fait, il fait quel temps, en ce moment, à Guantánamo ? C’est juste une question que se pose un ami de McKinnon. Très chaud et très humide. Insupportable. Même l’hiver.

Quelques liens avant la conclusion, provisoire :

http://www.zataz.com:80/news/15418/Gary-McKinnon-demande-du-secours-aux-Lords-anglais.html
Gary McKinnon (lire) est un internaute presque comme les autres. Sauf que lui, il risque de finir ses jours en prison (via la fameuse fumeuse faille IIS)
http://www.silicon.fr/fr/news/2008/06/16/mckinnon_le_hack...

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· McKinnon, le 'hacker' de la NASA, risque l'extradition vers les US

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http://www.pcinpact.com:80/actu/news/44243-pirate-anglais-OVNI-extradition-abus.htm

http://lamouette.blog.lemonde.fr:80/2008/08/02/pirate-informatique-recherche-extraterrestres-desesperement/

 

Conclusion provisoire : juridiction basée à Strasbourg, la Cour Européenne des droits de l’Homme laisse un sursis à celui surnommé le pirate de la NASA. Dernier recours contre l’extradition, elle l’auditionnera le 28 août prochain. Elle a en effet demandé mercredi 13 août à la justice britannique de suspendre la décision d’extradition, le temps d'examiner le recours déposé par le hacker.

Il reste donc à McKinnon un sursis jusqu'au 31 août prochain. À minuit, il sera peut-être obligé de faire ses bagages.

30.12.2006

Quand les Etats-Unis assassinent l'Histoire...

medium_saddam_end.jpgCa y est! Le rêve des BUSH s'est réalisé : Saddam HUSSEIN est mort pendu!

 

 

 

 

 

L'ancien Raïs d'Irak a été condamné à mort dans un insignifiant procès ne portant que sur l'exécution de 148 villageois, en représailles d'une tentative d'assassinat dont il avait fait l'objet lors d'une visite dans le sud chiite du pays, en 1982, en pleine guerre contre l'Iran.

Jamais les Kurdes du nord insurgé n'auront la possibilité d'avoir droit, eux aussi, à ce que la justice fasse la lumière sur leur tragique histoire, ni les chiites qui s'étaient soulevés après la guerre du Golfe de 1991...

Et pour cause ! Les gaz qui avaient servi à génocider les Kurdes entre 1987 et 1988 avaient été vendu par l'entremise de Rumsfeld!

De même, au printemps 1991, le Pentagone avait pris peur et avait subitement décidé de laisser Saddam Hussein affaibli en place, face au péril qui aurait pu venir de l'Iran au prétexte d'aider ses "frêres" chiites d'Irak, laissant ainsi se faire massacrer quelques 100 000 chiites irakiens pour préserver le statu quo..

"une étape importante sur la route de l’Irak vers une démocratie" ?!?

Comme en 2003, où ils avaient préféré sauver le ministère du pétrole des pillards plutot que le grand musée archéologique de bagdad, les Etats-Unis ont sciemment laissé assassiner l'Histoire.

Le prétexte fallacieux donné par Bush est qu'il s'agissait d'"une étape importante sur la route de l’Irak vers une démocratie". De la part d'un pays comme les Etats-Unis qui ont contruit une démocratie sur le génocide de tout un peuple et la mise en esclavage d'un autre, cela n'a finalement rien d'étonnant : cela aurait trop terni le mythe fondateur. Alors on préfère commémorer "thanks giving", comme si la terre leur avaient été offerte.

Mais l'Irak est le pays qui a connu les premieres grandes civilisations telle Babylone qui a connu les premiers grands empires islamiques tels les Abbassides. C'est aussi un pays qui fut parml les plus avancés de la région, en matière de développement, avant le terrible quart de siècle qui lui a été infligé par Saddam.

Alors, non! Un tel pays ne pourra pas bâtir une démocratie sur de l'amnésie! Les Irakiens sont encore là, eux, à défaut des indiens d'Amérique, et ils ont besoin, au contraire des WASP (white anglo-saxon protestants) débarqués d'Europe sur une terre "nettoyée" de comprendre pour aller de l'avant...

Le pire reste donc à venir! C'est donc un terrible jour de plus pour l'Irak ...  

 

PS: MM Bush & Cie, si vous voulez éviter qu'un jour le TPI (tribunal pénal internationa) ne s'intéresse à vous, il vous reste encore pas mal d'encombrants témoins à faire disparaître... On ne devrait pas tarder à apprendre que M. Tarek AZIZ est mort "par arrêt du coeur" dans sa cellule...